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mercredi, 17 décembre 2014

Inauguration du Partech Shaker: Emmanuel Macron, Jean-Louis Missika et les mal logés !

Les mal-logés s'invitent à l'inauguration du Partech Shaker  !

La ville-monde, pour TOUT le monde  !

 

«  Le point commun entre ces investissements nombreux et massifs est en effet leur contribution décisive à l’émergence d’une ville bienveillante c’est-à-dire à la fois ouverte sur le monde et fortement soudée autour des valeurs qui l’identifient : à la fois rayonnante et solidaire.  »

Anne Hidalgo, sur le budget 2015 de la Ville.

 

partech shaker.jpgParis, ville ouverte sur le monde  ? Oui, mais pas pour tout le monde.

Parisiens modestes et en recherche de logement, nous avions décidé de nous inviter aujourd'hui à l'inauguration du Partech Shaker, en présence de notre adjoint à l'Urbanisme, Jean-Louis Missika, mais aussi du Ministre de l’Economie Emmanuel Macron, et des représentants du fonds d’investissemet international Partech.

 

Évidemment, la ville-monde a ses frontières internes et nous avons été bloqués par un cordon de CRS à quelques pas de la fête et de ses invités prestigieux.

 

Mais Jean-Louis Missika est cependant venu à la rencontre de la manifestation bruyante et déterminée des mal-logés, pour nous proposer de nous rencontrer très prochainement, avec l’adjoint au Logement.

 

« Oser Paris », disait Anne Hidalgo pendant sa campagne. C’est ce que les mal-logés en lutte font, en s’invitant là où ils ne sont pas attendus, là où leurs problèmes ne sont pas entendus par les décideurs. Au Partech Shaker aujourd'hui, dans l'un des sièges de la BNP Paribas, il y a quelques semaines, notre manière d'imposer la mixité sociale...

 

Voir le communiqué diffusé sur place ci dessosus

 


Inauguration de PARTECH SHAKER, les mal-logés... par HLMPOURTOUS


Inauguration de PARTECH SHAKER : Colère des mal... par HLMPOURTOUS

Le Partech Shaker, c'est un immeuble de neuf étages, magnifiquement rénové, ultra-moderne et fonctionnel qui accueillera des start-up françaises et internationales, un lieu unique en Europe, financé par un fond d'investissement privé européen.

 

Que viennent faire dans cette inauguration festive , des mal-logés parisiens  ? Ouvriers ou employés, nous avons bien notre place dans cet espace flambant neuf...mais pour faire les travaux de rénovation, pour venir nettoyer les bureaux tôt le matin et tard le soir, nous avons notre place aux alentours, comme vendeuses dans les magasins fréquentés par les salariés du lieu, ou dans les crèches et dans l'ensemble des services publics dont bénéficient l'ensemble des acteurs économiques parisiens.

Mais ensuite, nous sommes priés de nous faire oublier  : sommés de retourner dans des hôtels de banlieue , alors que nos enfants sont scolarisés à Paris. Sommés d'attendre un logement décent, parfois jusqu'à la retraite, sans jamais obtenir satisfaction.

 

On nous annonce toujours des avancées «  considérables  » sur le logement social  : mais si ces annonces séduisent les médias, sur le terrain, la réalité précise est bien différente. 80% d'entre nous ne peuvent accéder qu'à un logement très social, mais en quinze ans, 22% seulement des nouveaux logements sociaux ont ce niveau de loyer.

 

De plus parmi ces logements, beaucoup ne sont pas de la construction neuve  : récemment, Ian Brossat et Anne Hidalgo ont ainsi annoncé le rachat de 10 000 logements privés...déjà occupés pour la plupart. Bien sûr, dans certains d'entre eux, les locataires sont menacés d'un départ contraint à cause d'un congé pour vente., mais comme le reconnaît la mairie, les logements rachetés seront des logements qui avaient déjà des loyers les classant dans le parc social de fait...on ne crée donc pas d'offre nouvelle.

 

Aujourd'hui, nous sommes 150 000 demandeurs de logement à Paris.

Quand les élus parisiens inaugurent un complexe comme le Partech Shaker, ils mettent en avant avec fierté la dimension internationale et européenne des entreprises présentes. Mais cette conception louable de la «  ville-monde  » ne s'applique pas aux mal-logés  : en ce qui nous concerne, la Ville a une idée extrêmement restrictive du «  Parisien  »  . N'est plus Parisien, le locataire expulsé que le SAMU social a envoyé dans un hôtel de banlieue, n'a pas «  vocation à être Parisien  », celui qui travaille en CDD dans une ville voisine, ou celui qui travaille à Paris, mais n'y a pas sa domiciliation.

 

Une ville bienveillante, rayonnante et solidaire  ? C'est là le rêve des Parisiens demandeurs de logement, un rêve dont nous souhaitons la traduction concrète maintenant, au même titre que les start-up, pour lesquelles on n'attend pas 2025, ou autres échéances lointaines fixées pour résoudre le mal-logement.

22:02 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : partech-shaker, jean-louis missika, emmanuel macron, bnp paribas, ian brossat, mixité-sociale, bureaux vides | | |  Facebook

lundi, 15 décembre 2014

Paris Habitat OPH: un cinq pièces vide depuis un an

a-louer.jpgUne nouvelle fois, la question de l’occupation des logements qui appartenaient autrefois à la SAGI et sont désormais dans le patrimoine des deux principaux bailleurs sociaux de la Ville de Paris, La RIVP et Paris Habitat OPH , revient sur le devant de la scène : on découvre « brusquement » que le frère de Bernadette Chirac occupe un logement social dans le Marais depuis trente ans, et qu’il en avait un second jusqu’en 2007.

Scandale après scandale, année après année, la fameuse « gestion transparente » du parc de logements de la Ville de Paris est remise en cause, alors qu’elle est censée être effective depuis quinze ans.

Mais bien au-delà des locataires people et fortunés, d’autres situations, moins spectaculaires démontrent l’étendue du problème.

Notre collectif a été contacté récemment par des riverains d’un immeuble de Paris Habitat OPH situé au 5, avenue Armand Rousseau dans le 12ème arrondissement : selon leur témoignage, dans cet immeuble cossu , un cinq pièces magnifique avec deux salles de bains , trois chambres, un salon et une salle à manger est vide depuis plus d’un an, suite au départ d’une locataire qui l’occupait seule depuis son entrée dans les lieux. Le logement est en très bon état, il aurait  été repeint et rénové immédiatement après le départ de cette locataire.

L’adjoint au Logement de la Ville de Paris, les élus du 12ème arrondissement ont été saisis par écrit d’une situation révoltante, au regard du nombre de familles qui ne trouvent même plus une place au SAMU social, ou qui s’entassent dans des logements trop petits. Comment un appartement fonctionnel et spacieux peut-il être laissé vacant un an durant quand 150 000 personnes attendent un logement social, et parmi elles de nombreuses familles ?

Avertis de cette situation, nous avons cherché à comprendre : il s’avère que cet immeuble fait partie d’un ensemble qui appartenait autrefois à la SAGI : jusqu’en 2005-2006, la Ville de Paris est minoritaire et ne détient que 40% des parts de cette société, qui gère pour elle , environ 35 000 logements. En 2005, Paris Habitat OPH récupère la gestion de 16 000 de ces logements, mais fait un choix très défavorable aux demandeurs de logement.

En effet, l’Office Public de la Ville choisit de maintenir ces logements sous statut PLI : pour Paris, les niveaux de loyer sont de plus de 18euros le m2. Cela rend ces logements totalement inaccessibles à plus de 80% des Parisiens demandeurs de logement.  Qui peut payer un loyer de 1400 ou 1500 euros pour un quatre pièces ? Pas les ouvriers, pas les employés, pas les précaires, pas les familles modestes. Quant aux personnes ayant des salaires leur permettant de faire face à une telle dépense mensuelle, bien évidemment, la plupart n’ont aucun intérêt à privilégier cette solution, plutôt qu’accéder à la propriété .

Au 5, avenue Armand Rousseau, c’est apparemment ce qui se passe : ce logement vide a été visité par une famille, et refusé, et d’après les témoignages recueillis, aucun candidat n’est trouvé par Paris Habitat OPH.

Quel est donc l’intérêt pour les Parisiens de conserver un patrimoine à tel niveau de loyer par Paris Habitat OPH ? Pourquoi des logements restent-ils vides aussi longtemps ? Quel est l’intérêt , même pour Paris Habitat OPH et la Ville de Paris ?

Ces questions sont d’autant plus légitimes que sur l’ensemble d’immeubles et de logements de la rue Armand Rousseau, quatre studios ont été transformés en Plus, c'est-à-dire en logements sociaux ordinaires. On trouve trace de cette transformation dans les états des lieux de la production de logements sociaux 2001-2010 édités par la mairie du 12ème arrondissement et par la Ville de Paris .

Pourquoi cette requalification a-t-elle été cantonnée en 2009 à 4 studios sur un ensemble immobilier beaucoup plus vaste ? Quel est le statut actuel des autres logements ? Comment un 5 pièces peut-il rester vide dans une période de mal-logement effroyable ?

Paris Habitat OPH  ne souhaite pas recevoir notre collectif et a opposé un refus formel et écrit à nos demandes de rendez-vous récentes. Il ne nous est donc pas possible de présenter sa version des faits.

Nous relayons donc les interrogations des habitants qui nous ont contacté  puisque c’est sans doute le seul moyen pour que cet appartement soit enfin attribué.

Mais la récurrence des « anomalies » au sein de l’ex-patrimoine de la SAGI pose des questions bien plus globales, et montre que la gestion de ce parc ne correspond pas aux besoins des Parisiens en attente de logement, bien qu’elle se fasse avec l’argent public.

D'autres infos sur les ex-logements de la SAGI

- Paris Habitat OPH, le compte n'y est pas

- Le cas d'un logement insalubre de la SAGI récupéré par Paris Habitat: il a fallu plusieurs années de lutte pour obtenir  la reconnaissance de l'insalubrité et le relogement de la famille.

13:48 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | | |  Facebook

mercredi, 10 décembre 2014

La SNI finance du logement cher et expulse les demandeurs de logement social.

logo_sni_caisse_des_depots-483x237.jpgCe 10 décembre, la SNI, premier bailleur social public français  tenait une grande conférence de presse pour annoncer la nouvelle: son programme de 10 000 logements "intermédiaires" lancé sur demande de l'Etat en partenariat avec des gros investisseurs privés est très bien parti, et même en avance.

Ce n'est pas étonnant: les investisseurs en question, BNP Paribas, CNP Assurances, Malakoff Mederic vont bénéficier d'une TVA à 10% et de l'exonération totale de la taxe foncière pendant 20 ans. Le fonds abondé par leurs investissement voit ainsi sa rentabilité estimée à 5,8 % dès la première année, grâce à tous ces avantages fiscaux...qui sont autant de rentrées en moins dans les caisses de l'Etat et donc du logement social.

C'est sans doute la raison pour laquelle la SNI et la Caisse des Dépôts n'ont qu'une seule réponse à faire aux demandeurs de logement , salariés, précaires, retraités qui n'ont pas des millions à investir: 80 d'entre eux ont été expulsés à la demande de la SCET, filiale de la Caisse des Dépôts ce mercredi.

En effet si les plans concernant le logement intermédiaire avancent, ceux concernant le logement social attendront: les annonces sur 10 000 logements très sociaux qui doivent être construits par la SNI ne sont pas suivies d'effet majeur, pas de conférence de presse pour annoncer des résultats plus tôt que prévu.

La direction de la SNI a fait au mois d'octobre plusieurs communiqués de presse consécutifs pour affirmer sa volonté de reloger, et même de dialoguer avec les demandeurs de logement social.

Mais le dialogue social selon la direction de la SNI, c'est recevoir une délégation pendant une demi-heure , prendre des engagements...et ne plus donner signe de vie ensuite.

Ces méthodes dilatoires ne peuvent pas fonctionner dans un contexte où des centaines de familles dorment à la rue chaque soit, où le SAMU social ne répond plus aux appels après 10h du matin. La lutte continue , parce que les mal-logés n'ont pas le choix.

 


La SCET occupée par les mal-logés et évacuée... par HLMPOURTOUS

 

Le communiqué diffusé sur place.  

LES MAL-LOGES OCCUPENT UNE FILIALE DU BAILLEUR PUBLIC SNI-Caisse des Dépôts

 

Les demandeurs de logement s'invitent aujourd'hui dans une des filiales du bailleur public S.N.I-Caisse des logo.pngDépôts.

 Hier les salariés du SAMU Social étaient en grève  : dans certaines villes, à partir de dix heures du matin, plus aucune place d'hébergement n'est disponible.

 

Tout au bout de la chaîne du mal-logement, la mise à l'abri n'est donc même plus garantie. Mais ce n'est pas en ouvrant des dortoirs supplémentaires qu'on changera les choses, car le problème se situe à l'autre bout de la chaîne  : la production de logement social.

 

Aujourd'hui des salariés au SMIC, des chômeurs indemnisés , au lieu d'être relogés en HLM, stagnent des années dans les hébergements d'urgence. Des locataires, à qui le propriétaire délivre un congé pour vente, ne sont pas relogés deux ans après, puis expulsés et à leur tour orientés vers le SAMU social. Des jeunes actifs, des familles entières sont hébergés chez des tiers, jusqu'au jour où la rupture d'hébergement intervient, prévisible, mais jamais anticipée par un relogement.

 

Pourquoi l'accès au logement social est-il si difficile  ? Parce que ces dernières années, dans les zones tendues, les bailleurs sociaux ont construit beaucoup trop de PLS, les plus chers des logements sociaux. Ceux-ci sont inaccessibles aux classes populaires. Les grands quartiers d'habitat social de la première couronne ont été «  rénovés  »  : mais si on a détruit des logements dont certains étaient en mauvais état, on a reconstruit avec des loyers beaucoup plus chers.

 

Les bailleurs sociaux comme la SNI ont  donc bien des logements neufs à attribuer  : mais l'agence des Hauts de Seine d'EFIDIS, une des filiales, refuse par exemple les dossiers de demandeurs d'emploi indemnisés à hauteur de 1500 euros, sous prétexte qu'ils ne sont pas assez «  solides  ». ce bailleur n'a réalisé qu'une seule construction neuve en 2013 à Paris et il s'agit d'un foyer  .

 

Il faut un plan d'urgence pour le logement  : et le premier bailleur de l'Etat doit donner l'exemple, et pas avec des effets d'annonce. Cela fait deux ans et demi maintenant que le Ministère du Logement a annoncé un programme de construction massif de PLA-I. Régulièrement, l'annonce est réitérée. Mais ces logements ne sont toujours pas sortis de terre.

 

Lors de notre dernière manifestation à la SNI, en octobre, celle-ci annonçait par voie de presse être prête à travailler avec les organisations de demandeurs de logement. Le résultat  ? Deux mois après, pas même un simple courrier de réponse concernant la situation d'une locataire du bailleur dans une situation épouvantable.

 

L'accès au logement n'est pas un privilège, ni un passe-droits, les bailleurs publics ont une obligation de résultat.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS  MAINTENANT

C'EST POSSIBLE ET C'EST URGENT

 

22:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | | |  Facebook

 
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