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jeudi, 30 octobre 2014

Dans le 11ème comme ailleurs, le droit au logement n'est pas sur concours.

 mairie 11ème, cotation,ian brossat,françois vauglin,dalo,demande de logement,insalubrité,pla-iCe mercredi 29 octobre, une nouvelle manifestation de mal-logés a eu lieu devant la mairie du 11ème arrondissement.

Il y a dans le 11ème, comme ailleurs à Paris des retraités qui attendent un logement depuis 19 ans, des familles qui vivent dans des taudis dont le plafond contaminé à l'amiante et noir de moisissure dégage une odeur pestilentielle, des logements où s'entassent trois générations. Derrière l'image moderne et dynamique de l'arrondissement, des réalités dignes du 19ème siècle pour les Parisiens des classes populaires. Lors de nos précédentes rencontres avec des élus, lorsque nous exposons ces situations insupportables, on nous rétorque qu'  «  on n'obtient pas un logement avec des manifestations  ».

 Mais manifester et rendre visible les conditions de vie qui nous sont faites , c'est le seul droit accessible quand on nous refuse les autres.

Car le problème est là  : ouvriers, employés, précaires, retraités modestes ne peuvent accéder qu'à un logement très social, le PLA-I. Mais celui-ci, mal vu par les élus ne représente que 20% de la production depuis quinze ans, alors qu'il correspond aux besoins de 70% des demandeurs de logement parisiens.

 Aujourd'hui, la mairie de Paris a mis en place un nouveau système de «  cotation  » des demandes, et nous promet que les dossiers les «  plus urgents  » seront ainsi traités. Cela ne va pas nous rassurer  : cela fait sept ans que le DALO est en place, qui devait permettre lui aussi de traiter l'  «  urgence  ». Résultat  ? Il y a 27 000 dossiers labellisés en attente. Et le DALO est surtout utilisé pour justifier le non-relogement de ceux qui ne sont pas labellisés  ! Aussi, un nouveau système de tri, avec de nouveaux critères ne permettra pas plus de relogements sans la volonté politique  : à la place, les demandeurs auront surtout droit à un gain de complexité dans l'élaboration de leurs dossiers, et toujours plus de choses à prouver, pour seulement «  entrer dans les critères  » et avoir une bonne note finale.

Ainsi, certains ont appris que l'ancienneté de la demande ne serait désormais plus prise en compte. D'autres peuvent certes faire valoir une procédure d'expulsion, mais seul le stade de la lettre du commissariat leur vaudra le nombre maximum de points: la veille de la mise à la rue, on aura donc une très bonne cotation, quelle consolation !

La justice et la transparence, ce ne peut pas être un concours du mal-logement entre les 150 000 demandeurs parisiens, avec chacun sa note unique: le droit au logement, pas plus que les autres droits ne peut être un droit au rabais, dont l'application serait conditionnée à des "points", et auxquels certains devraient de fait renoncer, parce qu'ils n'ont pas eu la bonne note nécessaire.

UN LOGEMENT POUR TOUS !


Paris 11ème: nouvelle mobilisation des mal-logés par HLMPOURTOUS

11:47 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cotation, ian brossat, françois vauglin, dalo, demande de logement, insalubrité, pla-i | | |  Facebook

jeudi, 16 octobre 2014

SNI: quand un bailleur social trouve "inopinée" la visite de mal-logés...

groupe SNI.jpgHier, nous étions environ 70 mal-logés et locataires de la S.N.I rassemblés devant le siège social du bailleur, avenue de France.

Suite à plusieurs heures de manifestation, la police nous a fait savoir que la direction, en réunion" commerciale", ne pouvait prendre une décision sur un rendez-vous avec le collectif, avant la fin de la dite réunion. Finalement,en début de soirée, la S.N.I envoyait un communiqué, à la presse, où elle se déclarait notamment prête à recevoir une "délégation de pétitionnaires". C'est donc par l'intermédiaire d'une dépêche AFP que le dialogue a été entamé.

Anecdotique ? Pas vraiment, tant cela illustre la difficulté du demandeur de logement social ou du locataire isolé à se faire entendre d'un bailleur public gigantesque, engagé dans mille projets, dont beaucoup relèvent du logement dit "intermédiaire", c'est à dire quasiment aux prix du marché.

La direction de la S.N.I trouve notre visite" inopinée": mais du côté des locataires OSICA de notre collectif,reconnus prioritaires DALO, et qui attendent un changement de logement depuis des années, tout en ayant frappé à toutes les portes de ce bailleur, rien d'"inopiné" dans une manifestation collective qui s'avère être le seul moyen d'être entendu, pour eux comme pour les centaines de milliers de demandeurs de logement social qui attendent en vain que leurs situations d'urgence soient prises en compte.


SNI : les mal-logés manifestent pour de vrais... par HLMPOURTOUS

Le tract diffusé sur place

 

 

SNI : la mixité sociale à géographie variable du premier bailleur social public.

 

 

 

 

 

La SNI premier bailleur social public en France affiche la mixité sociale parmi ses objectifs prioritaires : c'est ainsi que la société, propriété de la Caisse des Dépôts justifie notamment une politique d'investissement dans le « logement intermédiaire », au travers d'un nouveau fond le « FLI » géré en commun avec des investisseurs privés, assurances et banques.

 

 

 

10 000 nouveaux logements seront financés avec ce fond, aux loyers encore plus chers que les PLS, les plus chers des logements sociaux. Ils seront notamment situés à Paris, où l'on manque toujours de foncier pour faire du logement très social, mais où, étrangement, les terrains se libèrent très vite lorsqu'on veut faire plus cher.

Demandeurs de logement et locataires de la SNI issus des catégories populaires, nous manifestons aujourd'hui pour rappeler au bailleur SOCIAL sa véritable vocation : reloger correctement tous ceux qui n'ont pas accès au privé.

Un constat s'impose : la SNI, aujourd'hui ne propose pas grand-chose aux demandeurs de logement parisiens et de la petite couronne. Et pour cause, dans ces zones, c'est la filiale EFIDIS qui possède le plus de patrimoine et produit le plus souvent les nouvelles opérations. Or les logements d'EFIDIS ont le plus souvent un loyer élevé avec des charges des très importantes, et entrent dans la catégorie des PLS, les plus chers des logements sociaux. Ils sont inaccessibles à 85% des demandeurs de logement parisiens et de la petite couronne.

La SNI a bien un patrimoine un peu plus social : c'est essentiellement celui d'OSICA, une autre filiale, mais ce patrimoine est localisé essentiellement en moyenne et en grande couronne.

Sur le papier, la SNI semble remplir ses objectifs de mixité sociale, en cumulant des logements très sociaux et des logements PLS , ainsi que du logement intermédiaire.

Mais sur le terrain, la réalité est très différente : à Paris et en petite couronne, le parc de la SNI est inaccessible en grande partie aux ouvriers, aux employés, aux précaires , aux retraités modestes. Lorsque ceux-ci obtiennent un relogement, ce sera beaucoup plus loin en banlieue, dans des zones mal desservies en transport, et en services publics. Et quels que soient les besoins de ces locataires, un changement de logement a peu de chances d'aboutir, au vu de la structure du parc.

La SNI est le principal opérateur de l'Etat pour sa politique du logement : actuellement, en plus du fond créé pour le logement intermédiaire, la SNI va aussi gérer un programme de création de 10 000 nouveaux logements sociaux . Mais au vu de la politique actuelle, les inquiétudes sur leur localisation sont légitimes.

Demandeurs de logement et locataires du logement social sont déjà confrontés à une production dramatiquement insuffisante de vrais logements sociaux : il serait inacceptable que leur répartition sur le territoire aboutisse à renforcer une situation d'exclusion spatiale, amenant les catégories populaires à vivre toujours plus loin des centres urbains, des services publics et de leur lieu de travail. Surtout si dans le même temps, le plus important des bailleurs publics s'associe avec des investisseurs privés pour le logement intermédiaire, permettant à ces derniers de s'assurer les meilleurs terrains et les meilleurs emplacements pour rentabiliser leurs programmes.

 

 

 

12:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sni, osica, efidis, adoma, andré yche, mixité sociale, loi sru, pls, pli, uls, logement intermédiaire | | |  Facebook

jeudi, 02 octobre 2014

Dans le 15ème comme ailleurs, le mal-logement n'est pas une fatalité.

Au moins dix mille foyers sont en situation de mal-logement dans le 15ème, sans doute beaucoup plus car ce chiffre ne recense que les personnes qui renouvellent chaque année leur demande de logement.

Pourtant, il suffit de taper un mot clé comme "logement social" dans Google, pour se rendre compte qu'il n'est pas associé à un besoin essentiel pour de nombreux habitants, mais à un problème. En effet, on trouve immédiatement des articles intitulés " Logement social: les habitants du 15ème arrondissement échaudés" ou pire " Logements sociaux et insécurité dans le 15ème".

D'emblée les Parisiens en attente d'une solution à leurs problèmes sont donc stigmatisés.

Mais dans le 15ème comme ailleurs, ce ne sont pas les mal-logés qui doivent avoir honte, mais l'ensemble des responsables qui depuis des années se contentent de déplorer la "crise", sans jamais y répondre.

C'est pourquoi pour la seconde fois en quelque mois, une soixantaine de mal-logés ont organisé une manifestation déterminée et revendicative devant les fenêtres de la mairie. En effet, pour faire cesser le premier rassemblement, le collectif avait été rapidement reçu par le directeur de cabinet du maire, qui nous promettait un "dialogue constructif" pour la suite.....Suite qui s'est concrétisée par une méthode malheureusement commune chez les interlocuteurs des mal-logés: observer un silence total aux demandes ultérieures de tenue des engagements.

Mais cette méthode a ses inconvénients, surtout face à des collectifs qui ne s'arrêtent pas d'exister parce que les élus les ignorent: les demandeurs de logement sont donc revenus aujourd'hui devant la mairie du 15ème, plus nombreux que la fois précédente.


Mal-logement: nouvelle manifestation dans le... par HLMPOURTOUS

Le tract diffusé sur place

Mairie du 15ème: quand les mal-logés se rendent visibles...

A Paris on entend souvent dire que la mixité sociale est absente de l'Ouest parisien. En réalité , les très riches y côtoient bien les catégories sociales plus modestes...mais le vrai problème, c'est qu'elles vivent dans des conditions de logement inacceptables et pourtant peu visibles.

Ainsi, le 15ème arrondissement compte 10 000 demandeurs de logement, soit autant que des arrondissements populaires de l'Est. Derrière les façades impeccables de beaucoup d'immeubles, se cachent des logements sur-occupés, où les générations s'entassent, de toutes petites surfaces insalubres où vivent des familles entières, mais aussi des foyers d'hébergement d'urgence où des structures assurant la domiciliation des personnes à la rue, mais pas leur accès au logement.

En manifestant aujourd'hui devant la mairie, nous voulons rendre visible cette réalité.

Nous voulons aussi montrer que les demandeurs de logement n'ont pas à se cacher : en effet dans le 15ème, comme dans d'autres arrondissements, dès qu'un programme de logement social est évoqué, il donne lieu à la stigmatisation des mal-logés. Insécurité, drogue, saleté, laideur architecturale, voilà ce qu'on entend contre le logement social, comme si les Parisiens ouvriers, employés, retraités modestes , qu'on supporte très bien quand ils font vivre la capitale notamment par leurs emplois, devenaient indésirables dès qu'ils exigent un logement décent.

A l'Assemblée Nationale, le maire de l'arrondissement défend le « relogement des DALO près de leur ancien domicile ». Mais dans son arrondissement, alors que la majorité des demandeurs de logements a besoin d'un vrai logement social, il prône le « recentrage » sur les « classes moyennes », et surtout le développement du logement privé. Les 10 000 demandeurs de logement social sont-ils pour lui des administrés de seconde zone ?

Dans le même temps, le 15ème se peuple de bureaux : le Balardgone, mais aussi la future Tour Triangle, un édifice colossal , dédié aux très grosses entreprises, et ce alors que la capitale est déjà pleine de bureaux vides.

En avril dernier, suite à une manifestation, le directeur de cabinet du maire Philippe Goujon s'était engagé à des échanges réguliers, mais n'a plus donné suite. Nos problèmes sont toujours là, nous aussi !

 Dans le 15ème comme ailleurs, tout le monde a droit à un logement !

 

19:06 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : tour triangle, philippe goujon, mal-logement, loi sru, mixité sociale | | |  Facebook

 
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