Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

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jeudi, 25 octobre 2007

Mme PANAFIEU interpelée par des Mal-Logés en Colère !

Malgré une intervention musclée du service d'ordre de l'hôtel (et de l'UMP) , la candidate à la Mairie de Paris, Mme Panafieu à été contrainte de recevoir une délégation du collectif. Un rendez-vous ultérieur a par ailleurs été fixé.

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Ce soir le Collectif Mal Logés en Colère a interpelé Françoise de Panafieu, venue tenir une réunion-débat dans le 10ème arrondissement, au 36,rue de l’Echiquier

La candidate de l'UMP Paris a choisi un hôtel pour présenter son programme aux habitants.

 

Nous espérons donc qu'il s'agit d'un symbole fort montrant son intérêt pour le problème du logement dans la capitale, sur lequel nous souhaitons avoir ce soir des réponses concrètes et des interventions immédiates. En effet, Mme de Panafieu n'est pas une candidate lambda, mais la représentante à Paris, de la majorité gouvernementale, dont les décisions ont des conséquences sur la survie de plus en plus difficile des mal logés.

 

Nous sommes venus demander des réponses précises aux urgences suivantes :

 

-Pourquoi la Préfecture de Paris ne reloge-t-elle pas des familles qui vivent depuis des années dans des taudis frappés d'arrêtés de péril ou d'interdiction d'habiter, alors même que chaque jour passé dans ces « logements «  les expose à des risques certains pour leur sécurité ?

 

-Pourquoi les arrêtés de péril qui frappent les hôtels meublés parisiens ne s'accompagnent-ils d'aucune mesure de relogement ou même d'hébergement pour les habitants ? Une question urgente pour les habitants des hôtels de la rue Jarry, laissés à la merci des hôteliers qui les menacent d'expulsion et leur ont d'ores et déjà coupé l'eau et le chauffage ?

 

-Pourquoi, alors que la Ministre du Logement , Christine Boutin se proclame une ardente défenseuse de la famille, aucune politique ambitieuse de grands logements à bon marché n'est-elle entreprise pour permettre d'en finir avec le cauchemar de la suroccupation ?

 

En ce début de campagne électorale, jamais la situation n'a été aussi grave et tendue pour les mal logés : le SAMU social affiche complet, les expulsions continuent à une semaine du début de la trève d'hiver. L'ensemble des candidats à la Mairie qui ont d'ores et déjà les possibilités concrètes et les responsabilités qui leur permettent d'agir multiplient les promesses et les déclarations d'intention pour l'après élection.

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Les mal logés n'attendront pas le printemps, c'est maintenant qu'il faut agir !

Dans la Presse :

extrait du Parisien/Paris du 26 octobre 2007

" Le lieu : hôtel Les Provinces-Opéra, rue de l'Echiquier, quartier de « la petite Turquie »
Affluence : 120 pour 150 places
Coût : 1 000 € pour la location de la salle, le matériel de sonorisation...
Personnalités : Il y en eut peu comparé aux autres meetings, le sénateur Philippe Dominati, les conseillers de Paris Laurence Douvin et Patrick Trémège, et un seul maire d'arrondissement, Jean-Pierre Lecoq (VI e )

 

medium_mal_logés_panafieu.3.gifUN VRAI cauchemar, une soirée à vite oublier. Le meeting de campagne de Françoise de Panafieu, la candidate UMP à la mairie de Paris, a tourné au fiasco hier soir dans le X e arrondissement. La soirée devait être consacrée au thème des transports, mais c'est le logement qui s'est invité avec une manifestation du collectif Mal-logés en colère, qui a dégénéré en échauffourées avec les services de sécurité de l'UMP et ceux de l'hôtel où se tenait le meeting.

Il a fallu l'intervention de la police, qui a envoyé une vingtaine d'hommes, pour permettre à la candidate de rentrer dans les lieux. Les mal-logés n'ont accepté de partir qu'après une entrevue avec la candidate"

 

Video "Le Figaro" sur DailyMotion

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23:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dases, hotels, péril, mal-logés, panafieu, samu, paris | | |  Facebook

jeudi, 11 octobre 2007

Occupation de la Société Nationale Immobilère par une centaine de Mal-logés en Colère !

La centaine de demandeurs de logement du collectif Mal-logés en Colère à occupé ce matin les locaux parisiens de la SNI pendant près de deux heures. (12 rue Daniel Stern, 75015) initiant ainsi une campagne d'actions contre les plus gros bailleurs sociaux.
Une rencontre entre des représentants des bailleurs sociaux qui composent la SNI, Jean Salines le directeur de l'agence parisienne de la SNI, et le collectif sera organisée sous peu afin d'étudier les dossiers que nous allons présenter.


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communiqué :

Aujourd'hui s'ouvrent les Assises du Renouvellement Urbain, où des Ministres, des bailleurs sociaux vont une nouvelle fois parler de la crise du logement. "Réunions de Chantier"  de Mme Boutin à Lyon, réunions du PARSA et du DALO toujours très médiatisées, Entretiens de l'ANAH ( Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat ), ce lundi
, les colloques , les évènements médiatiques se multiplient sur le front du logement.Ce ne sont cependant  pas dans ces grandes agoras que les décisions sont prises, mais dans les sociétés qui contrôlent pour le compte de l'Etat, la construction, l'acquisition , et la vente
de logements


Nous occupons la  SNI parce que les décisions qui sont prises ici sont la cause des problèmes à l'autre bout de la chaine du logement.

Comment s'étonner de la saturation de l'hébergement d'urgence, que des centaines de milliers de personnes restent bloquées dans des hôtels ou dans des foyers, quand la SNI qui regroupe des bailleurs comme EFIDIS, ou OSICA ( ex-SCIC ), n'a mis sur le marché qu'un millier de logements sociaux neufs sur le marché, chiffre en baisse de 700 unités en deux
ans ? En 2006, 150 millions d'euros avaient été investis, seulement 110 le seront en 2007 .

Si le principal bailleur public ne construit pas plus, d'où sort la soi-disant hausse du nombre de logements sur le marché vantée par Christine Boutin ?

Non seulement la construction n'a rien à voir avec les besoins réels, mais la SNI vend des logements sociaux. Six cent logements ont été cédés en 2006, et le même nombre acheté. Gain en termes de nouveaux logements : Zéro.

Ces quelques chiffres expliquent notre présence dans les locaux parisiens de la SNI : de plus, la SNI qui a apparemment si peu d'argent à investir dans le logement social, dépend de la Caisse des dépôts et Consignations, qui finance et prête des sommes colossales lorsqu'il s'agit de détruire du HLM à bon marché, par le biais de l'ANRU qui tient ses Assises aujourd'hui.

Nous resterons dans les locaux jusqu'à ce que M.Achet, président du Directoire de la SNI vienne nous y rejoindre pour résoudre concrètement les problèmes de logement rencontrés par les mal-logés à cause des carences de la politique de la SNI

14:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : bailleurs, sni, efidis, mal-logés, anru, anah osica, démolitions | | |  Facebook

mardi, 09 octobre 2007

Hôtels de la rue Jarry: les habitants toujours en voie d'expulsion


Depuis les incendies en 2005, les fermetures d’hôtel se multiplient. La liste noire des hébergements que la Ville de Paris refuse de financer s’allonge. Pour autant, si la Ville et la Préfecture se protègent ainsi de toute mise en cause en cas d’accident lié à l’insalubrité, dans les faits, personne ne protège les mal logés en les relogeant, ni même en leur garantissant l’accès à un hébergement stable

A partir du 11 octobre, plus aucun financement ne sera assuré par les services sociaux de la Ville de Paris, pour les familles de l’hôtel Crystal ( 75010) . C’est déjà le cas pour celles de l’hôtel voisin.

La cause : un arrêté de péril, lié à l’état des façades, pris par la Préfecture le 11 août. C’est seulement fin septembre que les habitants auront connaissance de l’existence de cette mesure, ni les services préfectoraux , ni la Ville n’ayant jugé bon de les en informer jusqu’à cette date, ou les travailleurs sociaux leur apprennent que le paiement de leurs hébergements va être interrompu, sans qu’aucune solution, ni de relogement, ni d’hébergement ne leur soit proposée.

Les habitants s’organisent : suite à une occupation de la Mairie du 10ème, ils sont reçus par deux fois par le Maire de l’arrondissement, M. Tony Dreyfus. Après concertation avec Gisèle Stiévenard, adjointe aux affaires sociales de la Ville, M.Dreyfus convie les habitants de l’hôtel à une réunion avec un représentant de la Fondation Abbé Pierre, le lundi 8 octobre à l’Hôtel de Ville du 10éme arrt.

Celui-ci n’est pas là, contrairement à ce qu’avait promis le maire de l’arrondissement, pour proposer une solution de relogement ou d’hébergement, mais pour expliquer aux habitants ….qu’ils peuvent rester légalement dans les lieux sans payer du fait de l’arrêté de péril. Le directeur de cabinet du Maire, présent à cette réunion, confirme qu’il s’agit pour l’instant de la seule proposition de la Ville.

Comment la Ville de Paris peut-elle simultanément refuser de financer les hébergements au prétexte que les hôtels sont dangereux, et dans le même temps enjoindre aux familles de rester sur place et refuser de leur trouver d’autres hébergements ?

Les élus parisiens, comme les services préfectoraux qui ont pris l’arrêté de péril laissent donc les habitants à la merci des pressions des hôteliers, qui exigent déjà leur départ. Qu’importe aux habitants que la loi soit de leur côté, quand il faudrait de longs recours judiciaires pour la faire respecter ? En attendant, dès ce jeudi, les familles ont toutes les chances de subir des tentatives d’expulsion sauvages, des coupures d’eau ou d’électricité et de chauffage, voire pire. Nombreux sont les occupants qui ont déjà vécu cette situation dans d’autres hôtels parisiens

Une nouvelle fois, des discours d’un côté, sur la qualité de la politique du logement menée par la Ville, sur l’augmentation du nombre d’hébergements « de stabilisation « par le Ministère et de l’autre une réalité qui s’aggrave de jour en jour. Des Parisiens livrés aux pressions des marchands de sommeil ou à la rue.

Ne reste donc aux habitants des hôtels de la rue Jarry, comme à tous les mal logés, que la pression des actions collectives pour contraindre la Ville et la Préfecture à assumer leurs responsabilités et à trouver rapidement de vraies solutions.

23:46 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : expulsion, hébergement, hôtels, stiévenard, mal-logés, péril, insalubrité | | |  Facebook

mercredi, 03 octobre 2007

Hôtel du 8, rue Jarry : les résidents à la rue le 11 octobre

La DASES ( Ville de Paris) arrête le financement : des familles de l'hôtel du 8, rue Jarry à la rue le 11 octobre

medium_expulsion.2.jpgL'ensemble des familles du 8, rue Jarry ont été averties à la mi-septembre que le financement de leurs chambres d'hôtel s'arrêterait brutalement au début du mois d'octobre. Aucune solution ne leur a été proposée par les services sociaux parisiens.

Aucune de ces familles ne peut, avec ses ressources propres acquitter le loyer de sa chambre, celui-ci correspond en effet à celui d'un grand logement dans le privé.

Pourquoi cette décision des services de la Ville de Paris ?

Mardi , suite à un rassemblement de l'ensemble des résidents de l'hôtel, rejoints par des habitants des hôtels voisins, et le collectif, une délégation a été reçue par Tony Dreyfus, maire du 10ème arrondissement et la directrice de la DASES ( Aide Sociale à l'Enfance ) du 10ème arrondissement. Comme d'habitude, mairie et Préfecture se renvoient la balle: la mairie invoque l'existence d'un arrêté de péril  et de la  fermeture imminente de l'immeuble . Arrêté qui n'a pas été porté à la connaissance des résidents et qui n'a pas été produit lors du rendez-vous d'hier soir, ni confirmé depuis.

 

 

En tout état de cause, la fermeture de l'hôtel si elle était avérée devrait s'accompagner de solutions alternatives pour les parisiens concernés: or aucune proposition sérieuse n'a été avancée par le maire, ni par la directrice de la DASES, qui se contentent de confirmer la fin des prises en charge en cas d'arrêté de péril.

Pourquoi jeter des familles dans la précarité et l'errance ?

Une grande partie des familles de l'hôtel a déjà changé d'hébergement ces derniers mois.Certaines y étaient installées depuis moins de deux mois, suite à la fermeture d'un autre hôtel. C'est le quotidien des Parisiens hébergés dans ces structures depuis 2005 : au lieu de reloger , Ville et Préfecture rouvrent et ferment les structures, imposent aux familles de trouver des solutions par elle-même, ce qui est totalement impossible, l'immense majorité des hôteliers exigeant d'être contactés par les services sociaux et non par les particuliers .Des mal-logés qui habitent la capitale depuis de nombreuses années se voient ainsi rabattues sur le SAMU social ( statutairement destiné aux personnes sans adresse fixe ), sont envoyées au mieux en grande banlieue, et ne sont plus comptabilisées dans les demandeurs de logement parisiens. Est-ce l'effet recherché par les autorités ?

Aujourd'hui, collectivement, les résidents des hôtels de la rue Jarry exigent leur maintien dans les lieux en attendant leur relogement.

 

Parce qu'elles n'ont pas choisi de vivre à l'hôtel, que la responsabilité de cette situation est du côté des autorités, et notamment de la Ville de Paris, qui ne met pas sur le marché le nombre de HLM correspondant aux besoins, l'arrêt des ruptures d'hébergement comme le paiement des hôtels doit être assuré dans la continuité par la DASES.

20:20 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : hôtel, meublés, expulsion, dases, social, prefecture, mairie | | |  Facebook

 
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