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vendredi, 11 janvier 2008

Les Mal-Logés en Colère répondent à l'appel de Martin Hirsch , chroniqueur à "Psychologies"

3dd519de0971c6bf274704f8be2e5fd5.jpgAprès plus de sept mois de refus, Martin Hirsch , Haut Commissaire aux solidarités actives et à la lutte contre la pauvreté a enfin accepté de recevoir notre collectif: il nous aura donc fallu aller jusqu'à occuper le journal "Psychologies " ou Martin Hirsch tient désormais une chronique pour obtenir des engagements clairs de l'ex-président d'Emmaus, qui avait été jusqu'à annuler sa participation à un colloque sur les travailleurs pauvres à Paris en juin dernier, pour ne pas nous y rencontrer.

Il aura aussi fallu plusieurs heures de négociations serrées avec Mr Le Naou, chargé de mission du Ministère pour que celui-ci se déplace sur le lieu de l'occupation puis accepte de répondre à notre demande.

Nous attendons des réponses concrètes et immédiates, parce qu'il faut savoir en terminer avec la crise du logement: ces réponses, qui portent notamment sur des demandes de logement datant de dix à vingt ans, des demandes de personnes SDF, nous ne les avons pas obtenues du Ministère de Mme Boutin.

Aujourd'hui, parce que Mr Hirsch n'est pas Madame Boutin, et n'a pas le même parcours , comme nous l'a rappelé son cabinet, nous attendons des actions rapides, à la hauteur de l'intérêt affiché dans sa chronique pour les mal-logés.





Communiqué diffusé sur place :

Une soixantaine de "Mal-loges en Colère" occupent aujourd'hui le siège du mensuel Psychologies , et espère y rencontrer un de ses prestigieux chroniqueurs (1), Martin Hirsch par ailleurs Haut Commissaire du gouvernement aux solidarités actives contre la pauvreté.

Ce mois ci, dans sa chronique, le Haut Commissaire conte sa rencontre avec l'un d'entre nous, dans le métro, un SDF à qui il n'a jamais rien donné , ce qui apparemment a crée chez lui, un fort sentiment de culpabilité, car il n'a plus jamais eu l'occasion de le faire.

Qui sait,  l'un de ces précaires si justement décrits dans sa chronique, ceux dont il jure que s'il a l'occasion de les croiser à nouveau il prendra le temps d'écouter leur histoire est peut être l'un d'entre nous ?

Et il serait bien temps que le Ministre chroniqueur nous écoute en effet, au lieu de nous rappeler sèchement, à l'occasion d'un campement, qu'il faut savoir terminer une lutte.

Au lieu de cautionner une Ministre du Logement, qui déclare sans honte que la loi DALO ne résoudra pas grand-chose, avec une franchise qu'apprécieront tous ceux qui font la queue devant les Préfectures en espérant que cette fois, on lira leur dossier, qu'on les sortira des hôtels, des taudis, de l'errance urbaine d'hébergement en hébergement. Une Ministre du Logement, qui face aux morts de la rue ose déclarer qu'il va falloir que jouent les solidarités familiales parce que l'Etat ne peut pas tout faire.

Dans sa chronique Martin Hirsch espère que « son «  mal logé du métro a retrouvé du travail et un toit. C'est peu probable. Les membres de notre collectif eux n'ont pas eu cette chance, plus de huit mois après deux demandes d'audience auprès de Martin Hisrch : celui-ci après avoir refusé de nous rencontrer lors de l'occupation de l'ANSA ( Agence Nationale des Solidarités Actives ), avait préféré en juin annuler sa participation au dernier moment à un colloque sur les travailleurs pauvres plutôt que faire face à nos questions.

En septembre, nous avons déposé au Ministère une liste de demandeurs de logement de plus de dix ans , ainsi qu'une composée de personnes sans aucun hébergement. Aucune réponse n'y a été apportée. Personne ne peut demander à des mal logés qui attendent une solution depuis des années, parfois dans la rue, et toujours dans des conditions de survie insupportables, d'attendre encore l'avis d'une commission puis une décision de justice qui ne changera rien puisque les clefs des logements ne sont pas dans les poches des juges, mais dans celle des bailleurs, des préfectures et des mairies.

Dans son émouvante chronique à Psychologies, Martin Hirsch conclut en jurant que s'il n'est pas arrivé malheur à « son «  mal logé, il « s'arrêtera le temps qu'il faudra et le temps qu'il voudra « .

En venant nous rencontrer , l'ex-président d'Emmaus a une occasion de montrer qu'il ne s'agissait pas là de paroles en l'air, et qu'il n'y aucun décalage entre le chroniqueur ému de la misère quotidienne du mal logement et le Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté qui a le pouvoir de prendre des mesures immédiates pour la faire cesser.

(1) la première chronique de Martin Hisrch est dans le numéro de janvier de Psychologies, et lisible ici
http://www.psychologies.com/cfml/article/c_article.cfm?id=6867&estat_svc=s%3D01119%26svc_mode%3DI%26svc_campaign%3DAutresLiensTexte%26svc_partner%3DHP%26svc_position%3DContenu



16:29 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : martin hirsch, mal-loges, sdf, dalo, boutin, hebergements, solidarité | | |  Facebook

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