Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

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vendredi, 29 février 2008

Scandale de la RIVP : les mal-logés en Colère occupent la Mairie du XIVéme arrondissement

ef8615e7b6cb4f10ab8e51fefce69dd2.jpgLA RIVP EST UN BAILLEUR SOCIAL…NOUS EXIGEONS DES LOGEMENTS !

 

La RIVP est aujourd'hui le deuxième bailleur social parisien contrôlé par la Ville de Paris, après l'OPAC. Sur les 52 000 logements de son parc immobilier, plus de 18 000 sont en loyer libre, c'est-à-dire totalement inaccessibles à l'immense majorité des demandeurs de logement parisiens.

Malgré le scandale Bolufer, Pierre Castagnou, maire du 14ème arrondissement et président de la RIVP a annoncé la semaine dernière le maintien du niveau actuel de loyers pour ces logements en loyer libre, et confirmé son refus de les transformer en logements sociaux adaptés aux besoins des demandeurs de logement parisiens.

Comment les promesses de Bertrand Delanöe en matière de logements sociaux peuvent elles se réaliser concrètement ?, Comment la production de vrais logements sociaux va pouvoir augmenter de manière significative, si la politique d'un des principaux bailleurs sociaux consiste à maintenir des loyers libres ?

La RIVP est elle un bailleur social destiné à répondre à la demande de logements à bon marché ou un propriétaire privé ? Un outil au service du logement social financé par l'argent public ou un vulgaire promoteur ? Car les logements à loyer libre ne sont pas le seul secteur ou l'activité de la RIVP ressemble étrangement à celle de n'importe quel investisseur immobilier : ainsi dans le 19ème arrondissement, l'un de ceux qui compte le plus de mal logés à Paris, dans un quartier ou les habitants pauvres ou modestes sont chassés par la flambée des prix , la RIVP achète 7000 m2 pour créer, des locaux commerciaux. Sur l'ensemble de l'opération, seuls 130 logements sociaux sont prévus contre 230 pour du privé ( Axentia et BNP Paribas)

Vendredi dernier, nous étions une centaine à occuper l'antenne nord de la RIVP: lors d'un rendez-vous obtenu suite à cette occupation, la direction de la RIVP a opposé une fin de non recevoir à nos demandes de relogement, tout en confirmant que les 18 000 logements à loyer libre ne deviendraient pas du logement social. Elle nous a proposé un
autre rendez vous avec Serge Contat , directeur général de la RIVP, après le premier tour des élections municipale et sans proposer la moindre avancée concrète.

La Ville de Paris a déboursé 240 millions d'euros pour devenir actionnaire majoritaire de la RIVP. Autant d'argent qui aurait pu être investi dans la construction de logements sociaux, et une dépense qui n'apportera rien de plus aux mal logés: depuis 2000, la Ville de Paris était déjà décisionnaire en matière d'attribution des logements sociaux de la RIVP, le seul avantage du rachat était donc la transformation des logements en loyers libre, en vrais HLM.

Nous sommes donc aujourd'hui venus exiger de Mr Pierre Castagnou, maire du 14ème arrondissement, élu de la majorité municipale et Président de la RIVP de trouver les solutions concrètes qui permettront aux mal logés parisiens d'accéder aux logements de la société qu'il préside. Nous exigeons aussi de le rencontrer avant le premier tout afin de pouvoir rendre compte publiquement des positions sur ces sujets essentiels pour les 109 000 Parisiens demandeurs de
logement.

16:45 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rivp, paris, mal-logés, logement social, municipale, 14éme | | |  Facebook

vendredi, 22 février 2008

Occupation de la RIVP par une centaine de Mal-logés en Colère !

2fa5b1db1958b63387879dfdb5569fe9.jpgLA RIVP EST UN BAILLEUR SOCIAL…
NOUS EXIGEONS DES LOGEMENTS !


La RIVP est aujourd’hui le deuxième bailleur social parisien contrôlé par la Ville de Paris, après l’OPAC. Sur les 56 000 logements de son parc immobilier, plus de 18 000 sont en loyer libre, c'est-à-dire totalement inaccessibles à l’immense majorité des demandeurs de logement parisiens.

Le scandale autour du directeur de cabinet de Christine Boutin, logé dans l’un de ces appartements n’a pas seulement mis en lumière le clientélisme et le double discours politique.

Il a surtout fait éclater une réalité intolérable pour les mal logés : les collectivités publiques gèrent des logements de luxe, des logements dont les loyers n’ont rien à voir avec ceux d’un bailleur social.

Aujourd’hui, à quelques semaines des élections, Pierre Castagnou, président de la RIVP et maire du 14ème arrondissement fait une annonce pour le moins contradictoire avec les ambitions affichées de l’équipe municipale sortante pour la prochaine mandature : d’un côté la promesse d’un effort sans précédent sur le logement social. De l’autre, les 18 000 logements de la RIVP vont, selon Pierre Castagnou garder leur statuts et donc rester inaccessibles aux Parisiens précaires et modestes. Pire certains vont voir leurs loyers s’aligner progressivement sur les prix du marché privé !

Comment les promesses de Bertrand Delanöe peuvent elles se réaliser concrètement ?, comment la production de vrais logements sociaux va pouvoir augmenter de manière significative, si la politique d’un des principaux bailleurs sociaux consiste à maintenir des loyers libres ? Même en cas de départ des occupants actuels, sur le tiers de son parc immobilier

La RIVP est elle un bailleur social destiné à répondre à la demande de logements à bon marché ou un propriétaire privé ? Un outil au service du logement social financé par l’argent public ou un vulgaire promoteur ? Car les logements à loyer libre ne sont pas le seul secteur ou l’activité de la RIVP ressemble étrangement à celle de n’importe quel investisseur immobilier : ainsi dans le 19ème arrondissement, l’un de ceux qui compte le plus de mal logés à Paris, dans un quartier ou les habitants pauvres ou modestes sont chassés par la flambée des prix , la RIVP achète 7000 m2 pour créer, des locaux commerciaux. Sur l’ensemble de l’opération, seuls 130 logements sociaux sont prévus contre 230 pour du privé ( Axentia et BNP Paribas ).

Il y a un an, lors de la prise de contrôle de la RIVP par la Mairie de Paris, les élus parisiens et le nouveau président de la société annonçaient leur intention de développer son rôle « d’acteur majeur du logement social » ( communiqué de la Ville du 19 septembre 2006 ). Plus d’un an après, on est loin du compte. D’ailleurs , le nouveau directeur du logement social , Serge Contat, exerçait anciennement la même fonction à l’ANAH ( Agence Nationale de l’Amélioration de l’Habitat ) dont le rôle principal consiste à organiser le financement des propriétaires privés, grands ou petits, sans contreparties sur la durée en termes de niveau de loyers.

Si la politique pratiquée par la RIVP lui permet réellement de répondre aux besoins des mal logés, fonction première des bailleurs sociaux, alors nous demandons à Mr Castagnou et à Mr Contat de le prouver en répondant immédiatement à nos besoins.


Collectif « Mal-Logés en Colère »

 

18:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logés, paris, rivp, loyers libres, hlm, castagnou, bolufer | | |  Facebook

vendredi, 08 février 2008

Delanoe en campagne, les mal logés en galère !

Jeudi 7 février, Bertrand Delanoe animait deux réunions de campagne, l'une dans le 19ème, avec le maire sortant et candidat à sa propre succession, Roger Madec, l'autre dans un hôtel de luxe de 10ème, avec Rémi Ferraud, candidat dans le 10ème arrondissement.

Bientôt expulsés de leurs hôtels ou de leurs logements, bloqués depuis des années dans des appartements trop petits et insablubres, les mal logés des deux arrondissements avaient décidé de venir à là rencontre de leurs élus et de leur rappeler, en manifestant devant leurs réunions, que rien n'est réglé à Paris sur le front du logement.

Parmi nous, les habitants des hôtels de la rue Jarry ( 75010) : après des mois d'interruption du financement des hébergements par la Ville, et une lutte très dure pour pouvoir rester dans les lieux à défaut d'un relogement, ils viennent d'apprendre que l'hôtel va fermer définitivement. Après un hiver ponctué par les coupures d'électricité, les tentatives d'expulsions sauvages, doivent-ils se résigner à finir à la rue ou dans un autre hôtel pourri au printemps ?

Parmi ces Parisiens que le Maire n'a pas voulu rencontrer, préférant barrer l'entrer de ses réunions publiques avec un cordon de CRS, beaucoup de grandes familles entassées dans des logements minuscules au loyer hors de prix, mais aussi des retraités, à qui leurs faibles revenus ne permettent pas d'accéder à un autre type de logement que les HLM.

Les demandeurs de logement sont 109 000 à Paris, donc plus nombreux qu'en 2001. En plus de l'attente, ceux des quartiers populaires sont confrontés à des maires d'arrondissement qui refusent de construire de nouveaux logements sous prétexte qu'il y en aurait déjà trop.

En tout cas, dans la mesure ou Bertrand Delanoe leur en interdit l'accès, il ne risque pas d'y avoir trop de mal logés dans les réunions de campagne, ce qui permet ainsi d'éviter le sujet du nombre scandaleusement bas de logements bon marché comparé à celui en hausse constante des logements sociaux pour classes moyennes supérieures!

 

 

Voici les deux tracts diffusés au public des deux réunions lors de ces manifestations qui ont réuni une centaine de mal logés.

 

Le texte diffusé dans le10ème

 

Hôtels de la Rue Jarry : les occupants toujours menacés d’expulsion.

 

Depuis les incendies en 2005, les fermetures d’hôtel se multiplient. La liste noire des hébergements que la Ville de Paris refuse de financer s’allonge. Pour autant, si la Ville et la Préfecture se protègent ainsi de toute mise en cause en cas d’accident lié à l’insalubrité, dans les faits, personne ne protège les mal logés en les relogeant, ni même en leur garantissant l’accès à un hébergement stable

Depuis le 11 octobre, par exemple, plus aucun financement n’est assuré par les services sociaux de la Ville de Paris, pour les familles de l’hôtel Crystal ( 75010) .

La cause : un arrêté de péril, lié à l’état des façades, pris par la Préfecture le 11 août. C’est seulement fin septembre que les habitants auront connaissance de l’existence de cette mesure, ni les services préfectoraux , ni la Ville n’ayant jugé bon de les en informer jusqu’à cette date, ou les travailleurs sociaux leur apprennent que le paiement de leurs hébergements va être interrompu, sans qu’aucune solution, ni de relogement, ni d’hébergement ne leur soit proposée.

Les habitants s’organisent , occupent la mairie du 10ème, interpellent Olga Trotsiansky, adjointe à la Petite Enfance , et candidate à la succession de l’actuel Maire du 10ème, Tony Dreyfus. Celui s’engage à débloquer des hébergements stables rapidement, mais à ce jour, rien n’a bougé. Il a été expliqué aux résidents qu’ils pouvaient pour l’instant de maintenir dans l’hôtel sans payer, à cause de l’arrêté de péril

Comment la Ville de Paris peut-elle simultanément refuser de financer les hébergements au prétexte que les hôtels sont dangereux, et dans le même temps enjoindre aux familles de rester sur place et ne faire aucune proposition de relogement dans l’urgence.

Comment Bertrand Delanöe peut-il vanter l’exemplarité de sa politique du logement ? Dans le seul 10ème arrondissement, les habitants des innombrables hôtels meublés, qui y attendent depuis des années un relogement qui ne vient pas sont la preuve que l’éradication de l’insalubrité et du mal logement n’a pas eu lieu.

Une nouvelle fois, des discours d’un côté, sur la qualité de la politique du logement menée par la Ville, sur l’augmentation du nombre d’hébergements « de stabilisation « par le Ministère et de l’autre une réalité qui s’aggrave de jour en jour. Des Parisiens livrés aux pressions des marchands de sommeil ou à la rue.

Ne reste donc aux habitants des hôtels de la rue Jarry, comme à tous les mal logés, que la pression des actions collectives pour contraindre la Ville et la Préfecture à assumer leurs responsabilités et à trouver rapidement de vraies solutions.

 

 

Le texte diffusé dans le 19ème

 

 

Aujourd’hui 80 pour cent des Parisiens pensent que la politique du logement de la Ville de Paris n’a pas permis d’améliorer la situation en général, et 63 pour cent que la politique en matière de logement social n’a pas changé les choses.

 

De fait, nous sommes plus nombreux à attendre un logement social qu’il y a dix ans.

 

Et les demandeurs sont majoritairement issus des quartiers populaires, notamment du 19ème.

Et pour cause : l’augmentation des loyers privés, et celle des prix à la vente est une des plus fortes de tout Paris. Les personnes, les familles qui avaient une location dans le privé se voient expulser par des propriétaires qui vendent leur bien. Elles n’ont aucune chance de retrouver un appartement dans le privé, pas plus que celles qui n’ont déjà pas de logement et sont hébergées chez des proches ou à l’hôtel.

 

Effectivement, des taudis sont détruits, des hôtels interdits à la location ; mais dans la réalité, les arrêtés de péril, les constats d’indécence ou de sur-occupation du logement ne suffisent pas à l’obtention d’un relogement. Pire, dans les hôtels, ils aboutissent à une fin de la prise en charge du loyer par les services sociaux, sans solution alternative acceptable. Au mieux, c’est un hébergement en banlieue, dans des villes ou personne ne veut de ces mal logés, au pire, aucune proposition n’est faite.

 

Et pour cause : les quartiers riches de la capitale n’accueillent pas beaucoup plus de logements sociaux qu’en 2001. Mais dans le 19ème, la mixité sociale est pour les élus plus importante que le relogement des habitants pauvres. Les nouvelles constructions qui remplacent les taudis sont soit du privé hors de prix, soit une immense majorité de PLS, c'est-à-dire des logements publics pour classes moyennes, mais pas pour les plus modestes.

 

En 2004, face à cette situation, le Collectif Mal Logés en Colère est né : un collectif de lutte regroupant des demandeurs de logement de toutes conditions, de toutes origines, de tous statuts. Parce que nos souffrances sont ignorées quand elles sont subies en silence, nous avons choisi de montrer la réalité des mal logés sur la place publique. Non seulement en nous en prenant à la politique menée par l’Etat mais aussi en allant à la rencontre des élus de la Ville, dans leurs interventions publique : nous étions là à l’inauguration du 104, rue d’Aubervilliers, à celle du Jardin d’Eole, à celle de Paris Plage. Pas parce que nous n’aimons pas les musées, les jardins ou les fêtes, mais parce que sans une vraie politique de logement social, une partie des Parisiens sera toujours exclue de fait de la vie économique et culturelle.

 

Manifestement, la majorité des Parisiens partagent ce constat : pourtant le maire du 19ème, et la Mairie de Paris semblent vouloir cacher la réalité au lieu de la changer. Nous avons été violemment évacués de Paris Plage cet été, notre local de la rue Mathis a été expulsé, et nos demandes de rendez-vous restent vaines.Roger Madec, affirme que le nombre de logements sociaux dans le 19ème est suffisant, alors que le nombre de demandes n’y a jamais été aussi élevé.

Ce soir, nous manifestons donc devant le gymnase Jaurès ou, Bertrand Delanoe et Roger Madec présentent leur programme. En effet, les mal logés revendicatifs ne sont pas les bienvenus dans les réunions publiques.

 

 

UN LOGEMENT POUR TOUS !


 

 

 

 

 

 

 

14:29 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoe, madec, logement, municipales, paris, bilan, hlm | | |  Facebook

 
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