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mardi, 29 avril 2008

Occupation de l'association "Entreprises et Logement"




Le collectif Mal Logés en Colère s'est invité depuis ce matin dans les locaux de l'association "Entreprises et Logement", présidée par Alain Sionneau.

 

Environ 70 Mal Logés en Colère ont occupé les lieux pendant toute la matinée et une partie de l'après-midi



Selon les informations du journal le Parisien du vendredi 25 avril, cette association est directement financée par les fonds du un pour cent logement. Pas moins d'un million et demi d'euros lui ont en effet été alloués pour le seul paiement de son loyer par l'Union d'Economie Sociale pour le Logement !



Une somme qui a de quoi faire rêver tous les mal logés victimes de "congés pour vente", expulsables parce qu'ils n'ont pu racheter leur logement vendu par le propriétaire, ou ceux , qui chaque mois, engloutissent leur salaire dans le paiement d'hôtels meublés, faute d'avoir accès au logement social.



Cette association aurait pour objectif de "financer des études sur le logement".



Les mal logés n'ont pas besoin d'études mais de logements : les fonds du un pour cent n'appartiennent pas au MEDEF mais aux salariés mal logés, et doivent servir à la mise sur le marché de logements sociaux aux loyers adaptés à leur revenus.



Depuis quelques années, les fonds du un pour cent servent notamment à financer les projets de l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine, c'est-à-dire la destruction de HLM et la construction de logements en accession sociale à la propriété ou en loyers libres. Ce financement, contraire à la vocation du un pour cent se fait par le bais de la Foncière Logement, une autre « association », dont Alain Sionneau est également administrateur. Au MEDEF, on a d'ailleurs une bien étrange conception de l'engagement associatif au service du logement social, puisqu'Alain Sionneau a perçu pendant longtemps 8000 euros mensuels pour occuper ce poste.



Ces petits cadeaux entre amis employeurs ne relèvent pas du fait divers: la prétendue crise du logement est aussi le résultat de la main mise des employeurs et des acteurs privés de l'immobilier et du bâtiment sur les fonds publics destinés au logement social : il y a quinze jours nous occupions la SOVAFIM, une société anonyme détenue par l'Etat qui vend terrains et bâtiments à des fonds de pension ou des investisseurs privés. Le président de la SOVAFIM, Jean Paul Dumortier occupe aussi d'importantes fonctions chez le principal acteur de l'immobilier de bureaux français, la Société Foncière Ile de France.



Cette collusion d'intérêts généralisée explique aujourd'hui que les travailleurs pauvres n'accèdent pratiquement jamais aux logements du un pour cent patronal : en contrats précaires, en temps partiel, avec un CDI au SMIC, les mal logés n'ont quasiment aucune chance de franchir le barrage des commissions d'attribution.



Nous exigeons donc qu'Alain Sionneau , président d' "Entreprises et Logement " , association financée par nos cotisations , utilise celles-ci pour l'usage qui doit être le leur : permettre le relogement des salariés mal logés.

18:19 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal logés, un pour cent patronal, alain sionneau, medef, uesl, logement social | | |  Facebook

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