Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

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jeudi, 29 mai 2008

Loi DALO: le grand bluff

LOI DALO: Le grand Bluff

 

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Intervention collective des mal logés en colère à l'assemblée générale du Conseil National des Villes.


Aujourd'hui, l'assemblée générale du Conseil National des Villes devait notamment aborder "les problèmes soulevés par l'application de la loi DALO ", en présence de Mme Boutin, Ministre du Logement.

En toute logique, nous étions une centaine de mal logés à nous être invités à cette Assemblée Générale. Qui, mieux que les concernés peut évoquer les problèmes crées par cette loi, pourtant censée résoudre la crise du logement dans les meilleurs délais ?

Quatre mois après sa mise en place, nous constatons déjà que la loi DALO ne résoud rien au quotidien.

Au contraire, la loi DALO ne fait que complexifier et ralentir les processus de relogement.


Avant cette loi, les Préfectures avaient déjà des obligations de relogement légales, qu'elles ne tenaient pas, notamment en matière d'insalubrité. Aujourd'hui, pour faire reconnaitre ces obligations, il faut passer par le filtre d'une commission de médiation, puis éventuellement au Tribunal.

Concrètement en région parisienne, les mal logés qui ont déposé des dossiers au mois de février n'ont même pas encore l'attestation de dépôt !

La loi DALO est donc un filtre, une procédure de tri entre les mal logés: les critères très restrictifs permettent de déclarer non prioritaires des milliers de dossiers. Ainsi il faut être en hébergement d'urgence depuis plus de six mois pour pouvoir éventuellement être reconnu prioritaire par la commission de médiation.

Alors que l'accès au logement social était un droit conditionné au niveau de ressources, la loi DALO ne tient aucun compte de certaines catégories de mal logés, notamment ceux dont le loyer dans le privé leur laisse à peine de quoi survivre.

D'autres critères parfaitement subjectifs et arbitraires comme "la bonne foi" ou "la nécessité sociale d'un passage préalable par l'hébergement" permettent aussi d'exclure certains mal logés.

La loi DALO, bien loin d'adapter l'offre à la demande de logements sociaux, fait exactement l'inverse: l'investissement dans les vrais logements sociaux n'augmente pas, des dizaines de milliers de logements sont détruits chaque année, le 1% patronal finance désormais du loyer libre. La loi DALO en définissant des mal logés "prioritaires " et d'autres qui ne le seraient pas vise bien à accompagner cette politique.

Mal logés de toutes conditions, nous sommes donc venus rappeler aux élus du Conseil National des Villes et à Mme Boutin, que le logement social a pour vocation de permettre à tous ceux qui ont des revenus modestes d'être logés à bon marché.

1078627273.jpg Mme Boutin a préféré attendre notre départ, dans sa voiture blindée, ce qui n'est pas très étonnant de la part d'une Ministre qui ne reloge même pas les mal logés qui répondent aux critères pourtant restrictifs définis par la loi DALO. Après de longues négociations avec plusieurs membres de son cabinet, une réunion dans l'urgence a cependant été obtenue.

Le maire de Vaux en Velin et la maire du Havre, également à la présidence et à la vice présidence du CNLV se sont également engagés à rendre publiques nos critiques et la réalité de la loi DALO , telles que les concernés la vivent.

Nous continuerons à venir publiquement à la rencontre de Mme Boutin, Ministre du Logement qui ne veut pas voir les mal logés.

16:46 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dalo, boutin, conseil national des villes, mal logés, logement social, crise du logement | | |  Facebook

jeudi, 22 mai 2008

Les Mal-logés chez Meunier-Habitat

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Des Logements, pas des bureaux !

Le Collectif Mal Logés en Colère occupe aujourd’hui les locaux de Meunier Habitat, promoteur immobilier et aménageur, filiale de BNP Paribas. Meunier Habitat a été choisi par la Ville de Paris, la RIVP et la SAGI pour l’aménagement de la ZAC Claude Bernard, dans le 19ème arrondissement.

 

Ce projet est un des principaux programmes immobiliers de la seconde mandature de Bertrand Delanoe : il concerne un des derniers quartiers populaires de la capitale et l’arrondissement qui concentre le plus de demandeurs de logements sociaux.

 

Pourtant sur l’ensemble du programme, seulement 150 logements sociaux neufs seront construits, sur 30 000 m2 aménagés par Meunier Habitat. Le reste ? De l’accession à la propriété, des bureaux, un complexe cinéma, des commerces. 40 000 m2 ont aussi été cédés à Icade, une des sociétés immobilières les mieux cotées en bourse. Là aussi ce seront des bureaux.

 

Les quelques dizaines de logements sociaux ne peuvent masquer le décalage entre les priorités affichées de la Ville de Paris en matière de logement social et la réalité : là ou il y avait la place pour répondre aux besoins, et des terrains publics pour le faire, la Ville de Paris a choisi de construire un quartier dont les Parisiens modestes seront exclus et ou les promoteurs immobiliers vont réaliser d’immenses bénéfices.

 

Nous n’acceptons pas de voir nos relogements toujours remis à plus tard, nous n’acceptons pas que Jean Yves Mano, adjoint au Logement de la Ville de Paris, déclare qu’ « on ne pourra pas loger tout le monde à Paris » , quand dans le même temps, des dizaines de milliers de m2 sont livrés aux banques et aux promoteurs.

 

Nous sommes donc venus demander des comptes à la BNP Paribas, sur ses projets sur la ZAC Claude Bernard .

Conséquence directe des projets immobiliers prévus sur la ZAC Claude Bernard, la spéculation immobilière bat son plein dans le 19ème arrondissement : les logements privés ont désormais des niveaux de loyer qui les rendent inaccessibles aux catégories populaires, les hôteliers « sociaux » chassent les familles pour se reconvertir en établissements plus chers, les propriétaires multiplient les congés pour vente.

 

Tandis que la filiale immobilière de la BNP engrange les bénéfices, les mal logés sont confrontés aux expulsions et à l’exil vers la lointaine banlieue. Et la BNP, qui a été actionnaire majoritaire de la RIVP pendant des années n’a vu aucun inconvénient à y loger des élus et des hauts fonctionnaires.

Plusieurs bonnes raisons de venir aujourd’hui lui demander des comptes.

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Un logement pour tous, dès maintenant !

17:31 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : 19éme, delanoé, semavip, rivp, mal-logés, bnp, zac | | |  Facebook

mardi, 13 mai 2008

Les Mal-logés en Colère s'invitent au Grenelle de l'Insertion (Mairie de Montreuil)

Pas de logement, pas d'Insertion

 

Intervention à la Mairie de Montreuil à l'occasion du Grenelle de l'Insertion


Dès le mois de mai 2007, quelques jours après sa prise de fonction au Haut Commissariat aux Solidarités Actives, le Collectif Mal-logés en Colère occupait l'ANSA, présidé par Martin Hirsch. Notre objectif était alors de nous assurer que le nouveau Haut-Commissaire, ex-président d'Emmaus-France, dont la nomination devait selon nous beaucoup aux luttes de mal-logés passées, saurait se souvenir de toutes les revendications qu'il avait pu porter jusque là, une fois au gouvernement.

Peine perdue, Martin Hirsch nous fit savoir que sa Solidarité Active ne portait pas sur le logement mais sur l'Insertion, et nous orienta vers le cabinet de la ministre du Logement, Madame Boutin. Un ministère qui affiche beaucoup plus une de volonté de défense des propriétaires que des mal-logés demandeurs de logements HLM. En témoignent les plans de destructions massives de HLM, la vente prévisionnelle d'au moins 40 000 logements sociaux, la charte avec les banques pour « faciliter » l'accession à la propriété, ainsi qu'une convention avec les agences immobilières pour engager celles-ci à « améliorer » leurs pratiques commerciales (décisions prises aux « Réunions de chantier » à Lyon en Septembre dernier)

A notre sens, l'insertion dont parle Martin Hirsch passe avant tout par le Logement. Combien de « désinserés », le resteront tant qu'ils n'auront pas une adresse, un domicile, la possibilité de se soigner ou tout simplement de vivre dans un logement convenable.

C'est à force d'acharnement, après la perturbation d'un colloque sur la précarité de l'emploi organisé par Martin Hirsh à Paris au mois de Juin (Conservatoire National des Arts et Métiers) et l'occupation du mensuel « Psychologies » ou le Haut Commissaire est chroniqueur, que nous avons obtenu un rendez vous avec Martin Hirsch au mois de janvier dernier.

Son cabinet s'était alors engagé à nous recontacter  rapidement pour organiser une rencontre où nous seraient expliqué pourquoi nos demandes de logements n'aboutissent pas !

Nous n'avons jamais été recontacté, peut etre parcque rien ne peut justifier que nos demande n'aboutissent pas.

Nous vivons dans des logements insalubres, dans des hôtels meublés hors de prix pour lesquels les financements de l'aide sociale ne sont plus assurés, nous sommes baladés d'hébergement en hébergement d'urgence parfois de département en département.

Certains parmi nous sont mal-logés à Montreuil, la ville même ou est organisé ce colloque sur l'insertion.

Nous sommes venue rappeler que la Solidarité Active dont nous avons besoin , l'Insertion dont on nous parle, passe avant tout par le relogement des mal-logés.


UN LOGEMENT POUR TOUS !

17:25 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : insertion, hirsch, grenelle, montreuil, mal-logés, dalo, boutin | | |  Facebook

mardi, 06 mai 2008

Le maire du 10ème envoie la police contre les mal logés , mais épargne les marchnads de sommeil

Ce matin soixante dix mal logés du collectif se sont fait expulser par les gardes mobiles de la mairie du 10ème arrondissement.C’est la deuxième fois en quinze jours.

Interrogé tout juste après sa prise de fonctions, Mr Rémi Ferraud nouveau maire du 10ème arrondissement déclarait à un journal parisien « Ma priorité c’est l’éradication de l’insalubrité « . Mais le mal logement s'éradique-t-il en expulsant les mal logés ?

A deux pas de la mairie , dans la rue Jarry des dizaines de familles vivent entassées dans plusieurs hôtels meublés.La suroccupation y est un problème général, qui à lui seul devrait justifier le relogement.


A l’hôtel Crystal, la situation n’ a fait qu’empirer ces derniers mois. Au début du mois d’octobre, un arrêté de péril frappe l’hôtel, la Ville de Paris cesse immédiatement d’assurer le financement de l’hbergement. Elle ne propose aux habitants que des hôtels tout aussi dégradés, et dans l’immense majorité des cas, en banlieue.

Les familles , Parisiennes de longue date, avec leurs enfants scolarisés dans l’arrondissement se mettent en lutte pour leur relogement. Malgré des promesses préélectorales, la Ville ne propose aucune solution stable. Et il faut tout l’hiver manifester, occuper, pour que l’électricité ne soit pas coupée, pour faire face aux tentatives d’expulsions sauvages de l’hôtelier.

Au printemps, les travaux sont faits, l’arrêté de péril concernait la façade : mais immédiatement, une autre injonction de travaux suit, les services sociaux refusent la reprise du financement.

Les élections sont passées, et les mal logés de la rue Jarry, leur détermination incommodent la mairie, qui a refait des propositions de changement d’hôtel, sans aucune garantie de stabilité, comme si il était inconcevable que des habitants du 10ème arrondissement soient relogés à Paris dans un vrai logement.

Désormais, les habitants de l’hôtels qu’ils viennent à la mairie à cinq, à dix ou à 60 sont expulsés par la police sans qu’un élu vienne leur parler.

L’hôtelier  a averti les habitants : la Mairie se désintéressant totalement du sort des familles, il s’estime autorisé à multiplier les pressions et les violences. Depuis quinze jours, il n’y a plus d’eau chaude, l’électricité est régulièrement coupée, les provocations physiques et verbales se multiplient .

Rémi Ferraud prend aujourd’hui une lourde responsabilité : la santé des enfants notamment est gravement menacée par cette situation, et le risque d’expulsion sauvage, comme celui de violences graves est permanent.

Les habitants et le Collectif Mal Logés en Colère vont poursuivre leur lutte pour le relogement de tous. Mais si les familles se retrouvent à la rue, si leur intégrité physique et morale est constamment menacée, la Mairie du 10ème arrondissement ne pourra pas se contenter d’accuser les marchands de sommeil. Quand des élus sont prêts à dépenser l’argent public sans compter pour mobiliser des cars de CRS contre les mal logés, mais refusent de se donner les moyens de reloger, ils se font objectivement le soutien de ces marchands de sommeil.

18:09 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal logés, marchands de sommeil, rémi ferraud, hôtels, ville de paris, logement social | | |  Facebook

 
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