Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

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vendredi, 28 novembre 2008

Les Mal-logés en Colère occupent le Haut Commissariat aux Solidarités Actives

 

COMMUNIQUE de L'OCCUPATION :

Le collectif Mal Logés en Colère occupe aujourd'hui le Haut Commissariat aux Solidarités Actives contre la Pauvreté

Comme chaque hiver, comme après chaque incendie de taudis, Mme Boutin et son gouvernement n'ont qu'une seule réponse : hiérarchiser les dangers que courent TOUS les mal logés.

Ainsi, ceux qui campaient l'hiver dernier, aujourd'hui qualifiés d « objets encombrant la voie publique » étaient alors qualifiés de mal logés chanceux, dans la mesure ou l'insalubrité de leurs hôtels et de leurs taudis leur « garantissaient tout de même un toit ». Mme Boutin mettait alors en avant sa soi disant priorité : les SDF.

Mais cet hiver, on découvre qu'il y a des « mieux lotis » même chez les SDF : Mme Boutin considère que ceux qui vivent dans des abris de fortune sont tout de même dans une situation moins urgente que ceux qui n'ont qu'une couverture.

Et être classé en tête dans la hiérarchie du malheur de Mme Boutin et de son Ministère n

e signifie pas être relogé ou même pris en compte. Mme Boutin fait mine de compatir sur les uns pour mieux laisser mourir les autres, mais ne reloge jamais personne, sauf éventuellement sous la pression des luttes.

Quand à Martin Hirsch, la lutte contre la pauvreté se résume désormais pour lui à se scandaliser vertueusement de quelques « excès » de sa confrère : Martin Hirsch est contre le fait de faire payer des amendes aux mal logés qui dorment dans des tentes pour ne pas crever dans les taudis, mais le fait que la politique du Logement aboutisse à ce que les campements de fortune, les taudis ou l'errance plus discrète d'hébergements en hébergements soient le lot commun de millions de personnes ne le dérange pas outre mesure.

D'ailleurs, en imposant à l'ensemble des allocataires des minima sociaux des démarches d'insertion professionnelle, il vient lui-même d'exposer une partie des mal logés et les SDF à la suppression de tout revenu. Et ce alors que l'emploi ne résout pas les problèmes de logement, plus d'un SDF sur trois travaille, et ne se voit pourtant pas attribuer de logement social.

Les mal logés, SDF ou pas passent leur vie à faire des dossiers pour des commissions qui trient soigneusement les prioritaires, pour ne finalement rien faire : parmi ceux qui ont franchi le parcours du combattant des commissions DALO, l'immense majorité n'a toujours pas de logement.

Le logement est un droit minimum pour tous et toutes, pas une aumône exceptionnelle délivrée uniquement sur la base de critères d'urgences de plus en plus restrictifs. Ne pas avoir de logement décent, voilà l'urgence absolue que partagent tous les mal logés. Et ce qu'ils partagent également c'est le mépris total de ce gouvernement, et sa volonté de réprimer toutes les formes de lutte et de résistance que développent, de plus en plus nombreux, les mal logés.

Mal logés, et en plus insultés et criminalisés, ça suffit. Depuis un an et demi, l'ex président d'Emmaus, met la « bonne réputation » acquise à ce titre, au service d'un gouvernement qui détruit le logement social. A ce titre il est au moins aussi responsable que Christine Boutin ses déclarations lénifiantes ne lui coûtent rien, alors que nous payons cher la politique qu'il soutient.

NOUS EXIGEONS UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

malloges.jpg

 

COMMUNIQUE DE FIN D'OCCUPATION :

La centaine de Mal Logés en Colère a quitté le Haut Commissariat aux Solidarités Actives contre la pauvreté à 14H15.

Après avoir agité la menace d'une évacuation policière « aux conséquences potentiellement graves » pour tenter de nous faire quitter les lieux sans aucun engagement , un rendez-vous avec les Préfets de Seine Saint Denis, de Paris et Martin Hirsch nous a été proposé. Le Haut Commissariat s'est par ailleurs engagé à ce que l'ensemble des immeubles insalubres ou indécents que nous lui signalerons soient visités et pris en compte.

Nous constatons qu'il est donc nécessaire d'occuper collectivement les Ministères pour que les dossiers de mal logement ne soient ne serait-ce qu'ouverts et étudiés par les services dont c'est le travail.

Nous nous ne faisons donc aucune illusion : le relogement de tous ne sera obtenu qu'en harcelant sans trève les responsables du mal logement, en multipliant les actions collectives.

D'ailleurs, Le Haut Commissariat de Martin Hirsch l'avoue lui-même à la presse « Sur soixante dossiers remis par le collectif, dix huit ont été traités depuis juillet « ( source Le Monde ). Le Haut Commissariat oublie simplement de préciser que ces dossiers croupissent pour certains depuis plus de dix ans, date à laquelle ils ont été déposés individuellement en Préfecture. Et que tous relèvent de situations d'urgence, qu'il s'agisse de personnes hébergées, à la rue, de retraités de plus de 70 ans, d'habitants des hôtels ou des taudis.

Parmi ces dossiers ne figurent pas ceux des mal logés que nous n'avons pas rencontré, ceux des centaines de milliers d'entre nous qui n'ont pas la force et la possibilité de se battre. Martin Hirsch fait mine d'avoir l'oreille attentive aux pauvres, mais ne les entend que lorsqu'ils hurlent, sans quoi ils peuvent bien peupler des bidonvilles qui comptent désormais des milliers de personnes rien qu'en Ile de France.

Les mal logés n'ont donc pas le choix : il leur faut cesser d'attendre les conclusions de telle ou telle commission, la décision de tel ou tel Tribunal qui éventuellement leur reconnaitra individuellement un droit déjà inscrit dans la loi depuis des dizaines d'années pour tous, sans résultat notable.

Il est temps de forcer les hommes politiques, les bailleurs sociaux, les Préfets , non seulement à ouvrir le dossier du mal logement, mais surtout à le traiter : il n'y a pas de crise du logement, il y a la volonté de détruire le logement social et le seul moyen de l'empêcher, c'est la lutte collective, pour le relogement de tous, tout de suite.

Depuis quatre ans que notre collectif existe, aucun rendez-vous, aucune promesse ne nous a dissuadé d'occuper, de manifester, d'interpeller publiquement les responsables du mal logement semaine après semaine.Il n'en sera pas autrement concernant Martin Hirsch, et ce d'autant plus que celui-ci n'a sa place au gouvernement que comme caution sociale de la politique menée.

17:48 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : martin hirsch, mal-logés, sdf, dalo, boutin, tentes | | |  Facebook

jeudi, 20 novembre 2008

Les mal Logés en Colère chez Domaxis

 

 

 

Après EFIDIS, ICF-LA SABLIERE, la SEMIDEP et Le LOGEMENT FRANÇAIS, une centaine de mal logés en colère ont occupé aujourd’hui le siège de DOMAXIS, un autre bailleur « social » très implanté en Ile de France.

 

La loi DALO n’a rien changé : peu de dossiers reconnus prioritaires et encore moins de logements attribués aux foyers modestes, surtout en Ile de France et encore plus dans la petite et moyenne couronne.

 

Le gouvernement ne construit pas assez, les bailleurs non plus, et surtout leurs activités sont de moins en moins tournées vers le logement social à bon marché, accessible à tous.

 

Domaxis, au travers de ses filiales PAX PROGRES PALLAS et LES TROIS VALLEES est un bon exemple de ce délaissement des besoins réels des mal logés.

 

Ainsi, PAX PROGRES PALLAS possède près de 10 000 logements, et en attribue environ 1200 par an sur toute l’Ile de France. Mais elle n’a accepté d’en mettre que 41 dans le dispositif des accords collectifs réservé aux foyers en insalubrité, menacés d’expulsion ou aux revenus très modestes. Trois Vallées affichait l’objectif « ambitieux » de 117 logements, elle n’en a finalement attribué que la moitié.Rien d’étonnant à ce que ce dispositif soit en état de saturation permanente.

 

Et si on regarde les quelques programmes neufs mis sur le marché par le DOMAXIS, on se rend compte que la société a une stratégie simple : les quelques logements bon marchés ( PLUS construits par Trois Vallée se situent en très grande couronne, alors que le programme de Boulogne ne comporte que du PLS, dont les niveaux de loyer conviennent aux classes moyennes. Quand à PAX PROGRES PALLAS, plus « sociale », elle n’aura mis sur le marché qu’une centaine de vrais logements sociaux en petite couronne en 2006 , à peine le tiers en logements très sociaux.

 

Par contre, les initiatives en loyers libres, ou en accession à la propriété foisonnent, alors qu’elles ne correspondent ni au besoin des mal logés franciliens, et ne sont absolument pas du logement social, ce qui devrait être la seule vocation d’un bailleur qui se vante par ailleurs de sa bonne santé financière !

 

Cinquante lois DALO ne changeront rien à la situation des mal logés dans ce contexte, et avec des politiques qui accélèrent la raréfaction du logement social.

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

21:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : logement social, domaxos, dalo, accesion à la propriété, mal logés | | |  Facebook

A Pantin, place aux banquiers, dehors les mal logés

A Pantin, place aux banquiers, pas aux mal logés

 

Depuis quelques mois, notre collectif a mené plusieurs actions en direction de la mairie socialiste de Pantin.

 

Pantin fait partie de ces villes populaires qui attirent aujourd’hui entreprises et promoteurs : comme toujours, cette attractivité se traduit par l’augmentation des loyers du privé, et la difficulté croissante à se loger.

L’accès au logement privé devient impossible hormis dans les taudis loués à prix d’or.

Il y a donc 4000 demandeurs de logement social à Pantin : mais la mairie  refuse de tenir compte de la demande et préfère se réfugier derrière le taux de HLM existants, 40 pour cent.

Mais dans des villes, ou l’habitat social de fait, c'est-à-dire le logement privé à bas prix se réduit comme une peau de chagrin, ce raisonnement conduit à un résultat évident : l’exil d’une partie des Pantinois, ou des conditions de vie insupportables, d’hébergement en hébergement, ou la suroccupation pour des familles entières qui doivent se contenter d’un studio ou d’un deux pièces, le plus souvent insalubre.

Pourtant la place ne manque pas pour construire du logement : mais la commune a par exemple préféré vendre les Grands Moulins à la BNP Paribas pour faire des bureaux.

Et la mairie détruit du logement social, notamment aux Courtillières. Sans hésiter à expulser ceux qui se sont installés dans des appartements laissés vides, après leur avoir pris l’équivalent d’un loyer ( indemnités d'occupation) pendant des années.

Pour toutes ces raisons nous avons organisé depuis le mois de juin plusieurs rassemblements devant la mairie et les services sociaux, et mené plusieurs occupations dont celle de la SEMIP, la société d’aménagement urbain contrôlée par la mairie.

Suite à cette occupation, nous avons été reçus en mairie par le directeur de cabinet de Bertrand Kern, Philippe bon ainsi que par la chargée de mission du logement.

Si ce rendez-vous ne nous a rien apporté en termes de solutions pour les membres pantinois du collectif, il nous a permis par contre d’avoir une idée claire du mépris de la municipalité pour les mal logés.

Tout d’abord, la liste des non prioritaires n’a cessé de s’allonger pendant le rendez-vous .

Pantin ne reloge pas les squatters, même si les dit squatters vivaient à Pantin depuis des années avant de prendre un logement vide, faute d’avoir reçu une réponse à leur demande de logement.La mairie est cependant moins regardante quand il s'agit de prendre l'argent de ces mêmes squatters, à titre d'indemnités d'occupations, pour fianlement les expulser.

Mais la mairie considère aussi que les hébergés ne sont pas « prioritaires », car « ils ont un toit »

Alors qui ? Les habitants des taudis ? Non plus.

La veille du rendez-vous une équipe de la mairie s’était rendue dans un immeuble ou vivent des foyers du collectif : il y a du plomb, les appartements sont humides, certains planchers branlants, et la suroccupation est généralisée.

Mais pour la mairie, la solution est simple : des travaux contre le plomb seront imposés aux propriétaire, et les familles contraintes de s’exiler à l’hôtel puis de revenir dans leurs taudis.

Pas de relogement non plus : et l’initiative de la mairie a déjà un résultat concret : la colère du propriétaire, qui menace les locataires de ne pas renouveler les baux.

Bref, pour Bertrand Kern et sa majorité municipale, la liste des mal logés dont il ne souhaite pas entendre parler est très longue, et les critères qui peuvent par miracle amener à un relogement sont pour le moins flous.

Les mal logés du collectif ont donc été en toute logique « invités «  à aller voir à Neuilly ou aux Pavillons sous Bois : les Pantinois pauvres sont donc sommés de quitter la commune, par contre très ouverte aux nouveaux arrivants à condition qu’ils soient banquiers ou promoteurs. Les nouveaux logements sont en effet nombreux, mais il s’agit d’accession à la propriété.

Nous avons depuis longtemps pris l’habitude de ces sommations de quitter les lieux, les mal logés en Ile de France sont systématiquement considérés comme des habitants de seconde zone, des fardeaux indésirables.

Mais comme d’autres maires, Mr Bertrand Kern devra s’habituer à notre présence collective et à notre lutte pour le relogement de tous.

00:36 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : pantin, kern, bnp, mal logés, logement social, insalubrité, grands moulins | | |  Facebook

mercredi, 19 novembre 2008

Les mal logés occupent ICF- La Sablière

Le collectif Mal Logés en Colère a occupé  14 Novembre 2008 le bailleur social ICF Sablière 24, rue Paradis dans le 10ème arrondissement de Paris. Une centaine de mal-logés du collectif ont investi les locaux de cette société HLM, pendant plusieurs heures.

Cette action s'inscrit dans une campagne de pression sur les bailleurs sociaux : au mois d'octobre et novembre, nous avons occupé le siège d'Efidis, celui du Logement Français et celui de la SEMIDEP.

Comme le gouvernement, les bailleurs se réfugient derrière l'écran de fumée de la Loi DALO pour masquer la réalité : derrière la prétendue avancée constituée par cette loi, la politique de construction mais aussi d'attribution des logements sociaux n'a absolument pas changé.

La loi DALO instaure un tri scandaleux dans les demandeurs de logements, dont beaucoup sont déclarés non prioritaires par les commissions de médiation franciliennes ( 33 pour cent de dossiers rejetés à Paris, plus de 40 pour cent dans d'autres départements d'Ile de France). En effet les deux critères principaux l' « urgence » et le caractère « prioritaire » de la demande laissent la place aux interprétations les plus sévères d'autant plus que la charge de la preuve incombe au mal logé.

 

Les dossiers jugés « non prioritaires » par la commission sont écartés des propositions du contingent préfectoral : reste les appartements du un pour cent, de plus en plus inaccessibles, notamment aux travailleurs précaires, et les appartements librement attribués par les bailleurs qui se gardent bien de prendre les candidatures aux revenus trop modestes à leurs goûts.

Et pour ceux qui sont jugés « prioritaires », le résultat n'est dans l'immense majorité des cas pas différent. La loi DALO instaure trois candidatures pour chaque logement. Par conséquent les mal logés qui reçoivent des propositions sont certes plus nombreux qu'auparavant.

Mais la désillusion est encore plus grande, car pour deux familles sur trois, c'est évidemment un refus. Et de fait, dans ces commissions, les bailleurs imposent leurs critères habituels, notamment un revenu le plus élevé possible.

 

Ainsi, dans notre collectif, les propositions d'ICF se sont toutes soldées par un refus, malgré l'urgence reconnue de la situation.

Pourtant ICF a racheté plus de deux mille logements à la SAGI, société de la Ville de Paris.

Mais comme la plupart des bailleurs, ICF consacre une bonne part de ses nouvelles constructions à l'accession à la propriété, inaccessible aux classes populaires en région parisienne, surtout en ces périodes de restriction du crédit généralisée, et de baisse des revenus.

Le nombre de logements vraiment sociaux ( PLA-I et certains PLUS ) ne correspondent en rien aux besoins.

Que le droit au logement soit inscrit dans le marbre de la loi DALO ne change donc rien, aucun juge n'est en mesure d'attribuer des logements.

De toute façon, entre les barrages de la commission de médiation, et celui de l'accès au tribunal, peu nombreux seront les mal logés qui arriveront au terme de la procédure. De plus, les bailleurs ne sont absolument pas concernés par les obligations de la loi DALO, ni sur le contingent un pour cent, ni sur leurs contingents propres. Et celle-ci ne les empêche pas de toute façon de faire le tri et de ne répondre que marginalement à la demande, par le seul biais du contingent préfectoral, un peu plus de 2000 logements par an sur Paris, par exemple.

 

Les mal logés n'ont donc rien à attendre ni de la loi DALO, et seule la pression collective peut amener les bailleurs comme le gouvernement et les communes à accroitre l'offre en fonction des besoins réels.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

23:53 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : bailleur social, mal logés, hlm, icf-la sablière, dalo, logement | | |  Facebook

 
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