Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

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jeudi, 16 avril 2009

Les mal logés en colère occupent la direction de la CNAF

La direction de la CNAF ( Caisse Nationale d’Allocations Familiales ), située au 32, rue Sibelle dans le 14ème arrondissement a été occupée toute la journée par une centaine de membres du collectif.

Depuis des mois, Martin Hirsch et Christine Boutin organisent des visites médiatiques des antennes des CAF, pour promouvoir leur politique de lutte contre la pauvreté , DALO ou RSA.

Mais lorsque les caméras et le Ministre repartent, la réalité reprend ses droits : la CNAF censée accueillir et conseiller les demandeurs de logement se contente de leur donner des formulaires.

Le DALO est un échec.


De même le RSA va évidemment concerner nombre de mal logés : mais rien n’est prévu pour favoriser leur relogement dans le parc social , et avec un revenu, salaires compris entre 600 et 800 euros comment pourraient-il accéder aux loyers du privé ?


Surtout quand la CNAF et le gouvernement en toute illégalité privent certains de leurs droits aux allocations : c’est le cas pour les enfants de parents en situation régulière mais entrés hors regroupement familial. Pourtant la CNAF a été condamnée sans arrêt devant les tribunaux pour ces refus injustifiés, et non-conformes au droit international et la HALDE a estimé en septembre 2008, que ces refus constituaient bien une atteinte à l’égalité des droits.


Au terme de plusieurs heures de négociations, le cabinet de Martin Hirsch s’est finalement déplacé sur l’occupation, et a reçu le collectif, en compagnie de la conseillère du président de la CNAF et d’un de ses directeurs, qui nous a fixé un rendez-vous de travail sous une semaine.


Par écrit, le cabinet de Martin Hirsch a engagé la parole de celui-ci : lors d’un rendez-vous fixé le 1er juin, le Haut Commissaire aux Solidarités Actives s’engage d’une part à répondre à nos questions concernant le logement des pauvres et des précaires, et d’autre part à donner sa position, en tant que membre du gouvernement sur les refus discriminatoires évoqués ci-dessus, après avoir consulté les autres Ministres compétents, notamment celui des Affaires Sociales , Brice Hortefeux.


L’ancien président d’Emmaus peut-il faire autre chose que condamner cette discrimination et exiger le rétablissement immédiat des droits des allocataires ?

Peut-il justifier le fait qu’un an et demi après la loi DALO, le nombre de mal logés ne cesse d’augmenter ?


Dans l’attente de ses réponses, en tout cas, nous continuons d’exiger :


UN LOGEMENT POUR TOUS, MAINTENANT

 

Le communiqué diffusé sur place:


 

cnaf.jpg

 

LES MAL LOGES EN COLERE OCCUPENT LA DIRECTION DE LA CNAF


Une centaine de mal logés en Colère occupent depuis ce matin le siège de la Caisse Nationale d’Allocations Familiales.


Loin des déclarations optimistes de Martin Hirsch et Christine Boutin sur l’éradication de la pauvreté et du mal logement, c’est dans les caisses d’allocation familiales que nous subissons la réalité du DALO et bientôt du RSA


Sur le papier, le DALO devait tout changer pour les mal logés : un vrai logement devait être proposé à chacun en fonction de ses besoins et même en cas de ressources faibles.


Dans la réalité, non seulement le label DALO n’entraîne pas d’attribution de logement, mais l’obtenir relève du parcours du combattant. En janvier 2008, les ministres paradaient dans les CAF avec la direction, promettant accueil et aide au montage du dossier. Un an et demi après, quelques formulaires traînent dans les présentoirs, mais les mal logés doivent se débrouiller seuls pour remplir un dossier complexe et apporter eux même la preuve du mal logement. Résultat, près de la moitié des dossiers déposés entraînent une réponse négative de la commission de médiation. Et si le « label DALO » n’est pas synonyme de relogement, avoir un dossier rejeté signifie le classement dans les « non prioritaires » qui n’ont aucune chance de se voir proposer un logement sur le contingent préfectoral , le seul vraiment accessible aux bas revenus.


Dans moins de deux mois, c’est le RSA qui va entrer en vigueur : la direction de la CNAF prétend que tout est prêt et Martin Hirsch continue d’affirmer que celui-ci permettra aux travailleurs pauvres d’accéder à un revenu qui leur permette de vivre convenablement.


Dans la réalité, avant même la mise en place de la réforme, l’accès aux droits à la CAF est déjà un parcours du combattant : des dizaines de milliers de familles ont été ou sont privées d’allocations logement depuis le mois de janvier, avec des conséquences dramatiques pour ceux qui sont mal logés, dans des logements meublés ou des hôtels ou un mois de retard de loyer peut justifier une expulsion quasi immédiate. Les caisses des Fonds Solidarité Logement ont été vidées pour faire face, et maintenant ce sont autant de mal logés qui ne pourront plus y accéder pour le paiement d’une caution ou d’un retard de loyer.


Martin Hirsch prétend que le RSA instaure de nouveaux droits, en attendant, la CNAF se permet de violer ceux qui existent. Malgré un avis de la Halde et d’innombrables décisions de justice, la CNAF refuse toujours l’accès aux allocations familiales aux enfants entrés hors regroupement familial, même lorsque leurs parents ont un titre de séjour. Ce refus condamne ces familles, même avec un salaire à voir leurs candidatures rejetées par les bailleurs sociaux, faute de ressources suffisantes et stables.


La conjonction de la loi DALO et de la loi RSA devaient permettre, selon Martin Hirsch et Christine Boutin, l’accès à un logement décent pour tous les salariés pauvres et précaires.


Mais le RSA, c’est un revenu tout compris entre 600 et 800 euros, les bons mois. Aucun propriétaire privé ne loue à ce niveau de ressources et la loi DALO, concrètement n’est que le droit à retirer un formulaire de plus.


En octobre 2008, notre collectif occupait le Haut Commissariat aux Solidarités actives pour poser ces problèmes. Martin Hirsch nous promettait alors par écrit un rendez-vous pour répondre concrètement. A ce jour, nous n’avons aucune réponse.

Puisque les portes du Haut Commissariat sont fermées aux mal logés, nous attendons donc Martin Hirsch à la CNAF, ou ses promesses sont la cause de nos problèmes.


Vidéo: quand la CAF ne veut pas écouter les mal logés, ils se font entendre !

 

23:54 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : allocations familiales, logement, dalo, rsa, martin hirsch, halde, discriminations | | |  Facebook

dimanche, 05 avril 2009

Mal logés:ICADE nous doit plus que le papier peint

Le 26 mars une centaine de mal logés en Colère ont occupé pendant plusieurs la Décothèque d'Icade, le promoteur immobilier de la Caisse des Dépôts et Consgnations. Cette action, comme la précédente occupation du siège du Pôle Logement Icade visait à dénoncer le profit réalisé par la société sur le dos des mal logés : celle-ci en effet vend aujourd'hui ses logements sociaux , en tire un bénéfice conséquent qui sera reversé d'une part aux actionnaires et d'autre part au Fonds Stratégique d'Investissement gouvernemental. Et ce sont des bailleurs sociaux qui sont contraints de racheter ces logements, qui sont donc payés deux fois par des fonds destinés au logement social !

Ci dessous, le communiqué diffusé lors de l'occupation et un article du Parisien relatant l'action.

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ICADE nous doit des logements

 

Après l'occupation du Pôle Logement d'ICADE, le 27 février,  les Mal Logés en Colère occupent aujourd'hui la « Décothèque » D'ICADE CAPRI, la fililale « Immobilier de prestige » de la société, par ailleurs filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations.


Lors de notre occupation du Pôle Logement, nous dénoncions la vente de ses logements sociaux par ICADE : en effet, ICADE, malgré des apparences bien entretenues n'est pas un promoteur comme les autres. ICADE est la résultante de la privatisation partielle de la SCIC, l'ex plus gros bailleur social contrôlé par l'Etat. C'est avec l'argent public, destiné à financer le logement social qu'ICADE s'est développé. Et aujourd'hui, l'actionnaire principal d'ICADE est toujours l'Etat à travers la Caisse des Dépôts et consignations. Les profits d'ICADE sont toujours reversés en partie à l'Etat, notamment ceux de la vente des logements sociaux, mais au lieu d'abonder les fonds du logement social , ils vont dans le Fonds d'Investissement créé pour renflouer les caisses des grandes entreprises « victimes de la crise » , et au passage les poches de certains dirigeants comme celui de Valeo.


Après l'occupation du Pôle Logement, nous avons été reçus par la direction d'ICADE, qui nous a affirmé sa « bonne volonté », sa « sensibilité aux urgences des mal logés », tout en précisant que la vente de ses logements HLM dégagerait la société de toute responsabilité dans ce domaine.


Ce n'est ni l'avis des locataires des logements promis à la vente, ni celui des mal logés : partout en Ile de France, et notamment à Paris et en très proche banlieue, la filiale de la Caisse des Dépôts construit des dizaines de milliers de m2 de bureaux de prestige et de logements privés, sur lesquels son profit est immense, comme l'atteste l'augmentation constante de ses bénéfices. Toutes ces surfaces auraient pu être occupées par les logements sociaux qui manquent comme jamais depuis la Seconde Guerre Mondiale


Aujourd'hui, nous occupons la Décothèque, ou ceux qui ont la possibilité financière d'acheter dans le privé chez Icade peuvent bénéficier de conseils de décoration intérieure.


Nous, les bas revenus qui ne pouvons pas nous loger ailleurs que dans le logement social, nous sommes venus dire aux dirigeants d'ICADE qu'ils nous doivent un peu plus que le papier peint.

 

le parisien Icade.jpg

 

23:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : icade, vente logements sociaux, caisse des dépôts et consignations, mal logés, hlm | | |  Facebook

jeudi, 02 avril 2009

La pépinière d'entreprises de la RIVP occupée par les mal logés en colère

Ce matin, la pépinière d'entreprises de la rue des Haies ( 75020 ) a été occupée par une centaine de membres du collectif pendant plusieurs heures, jusqu'à ce que le directeur général de la RIVP, propriétaire des lieux , s'engage par écrit à un véritable travail sur les situations intolérables vécues par les mal logés, notamment ceux qui vivent dans des hôtels sociaux appartenant directement à la RIVP.

Cette occupation avait pour objectif de poser une question essentielle : alors que le deuxième bailleur social de la Ville de Paris affirme ne pas être en mesure de répondre à la demande de logement social, ce qui est sa vocation, est ce une priorité de proposer des locaux aux entreprises ? Et ce alors que la Ville de Paris dispose de bien d'autres outils pour le faire.

La RIVP, à travers sa filiale le Richemont , exploite et construit aussi des hébergements, des hôtels sociaux, foyers et résidences sociales. De fait ces hébergements précaires sont une voie sans issue pour de nombreux mal logés, qui y restent bloqués pendant des années. Encore une fois, la priorité d'un bailleur social, c'est de proposer des vrais logements.

L'orientation prise par le deuxième bailleur social parisien nous condamne donc à l'attente sans fin, dans des hébergements précaires.

D'ailleurs, la direction de la RIVP a montré jusqu'ici son indifférence à nos urgences: Serge Contat directeur général de la société s'était engagé , suite à des actions , à nous revoir pour faire le point sur les problèmes qui lui avaient été soumis.Cet engagement écrit date de presque un an et n'a pas été tenu. Il aura donc fallu cette nouvelle action, pour qu'il tienne sa promesse de nous rencontrer.

Hébergés, en hôtel, en suroccupation, à la rue, expulsables, nous n'avons plus temps d'attendre.

NOUS EXIGEONS DES LOGEMENTS POUR TOUS MAINTENANT

Le communiqué de l'occupation à télécharger

2009_03_02_tract_collectif_mal_loges.pdf

 

Un reportage et des vidéos de l'action , sur le site du journal Rue 89, locataire de la pépinière d'entreprises

http://www.rue89.com/2009/04/02/la-pepiniere-dentreprises...

 

 

16:58 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rivp, logement social, mal logés, hôtel, ville de paris | | |  Facebook

 
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