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vendredi, 29 mai 2009

Occupation: LOGIREP, bailleur social, solidaire....des propriétaires ?

logirepblog.jpgLe bailleur social Logirep a été occupé, ce vendredi par une centaine de mal logés en colère, venus exiger des explications sur le dispositif "Propriété solidaire", mis en oeuvre par le bailleur: de faux logements sociaux, qui exonèrent leur propriétaires de l'ISF, et de la taxe foncière, et qui retomberont dans le privé dans quinze ans ? Nous n'en voulons pas.


Voici le communiqué diffusé sur place.

 

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Occupation du bailleur social Logirep : « Propriétaires solidaires »….d’eux même.



A la fin du mois d’avril, Christine Boutin annonçait l’extension et l’amplification du dispositif « Propriété Solidaire », lancé il y a trois ans, et dont le bailleur social LOGIREP, est un des principaux opérateurs en Ile de France.

De plus en plus d’argent sera détourné vers ce dispositif, présenté comme une forme de logement social, alors qu’il n’en est rien. De quoi s’agit-il réellement ?




Le dispositif fonctionne de la manière suivante : un investisseur immobilier achète un bien, appartement individuel ou immeuble entier et accepte de le mettre à disposition d’un bailleur social pendant quinze ans.

En échange, il perçoit l’intégralité des loyers en une seule fois pour cette période, concrètement, il bénéficie donc d’une subvention à l’achat de son bien : ces loyers perçus sont nets d’impôts, mais le bien est également exonéré de la taxe foncière pendant toute la période de location au bailleur social,, et sa valeur non prise en compte pour le calcul de l’impôt de solidarité sur la fortune. Le bailleur social s’engage à l’issue des quinze ans, à lui restituer son bien, mais aussi à remettre en état les parties communes et privées. Aucun impôt ne sera non plus exigé sur la plus value éventuellement réalisée à la récupération du bien si celui-ci est vendu.

Les gros propriétaires, ceux qui ont les moyens d’investir, réalisent donc une opération particulièrement intéressante sur le long terme.


Mais ce ne sont pas les seuls : les opérations actuellement réalisées en Ile de France se situent dans des villes, où le taux de 20 pour cent de logements sociaux n’est pas atteint, loin de là, et notamment dans les Hauts de Seine.

Ces logements sont comptabilisés comme logements sociaux, alors qu’il ne s’agit que d’une convention temporaire : les chiffres vont  gonfler artificiellement grâce à ces prétendus HLM qui rebasculeront dans le privé dans quinze ans. Dans l’intervalle, l’argent qui aurait pu servir à construire du vrai logement aura en partie été reversé à des propriétaires privés, et les villes les plus riches auront été exonérées pendant cette période de toute amende liée au non respect de la loi SRU.



Quand aux locataires, l’obligation de relogement à l’issue des quinze ans est extrêmement précaire puisque n’est garantie ni la possibilité de rester dans la même commune, ni celle d’obtenir un logement équivalent en taille et en loyer.Et l’immense majorité de ces logements sont de toute façon conventionnés PLS, leur loyer est donc celui de la catégorie la plus élevée de HLM et les rend inaccessibles à la majorité des mal logés.



Nous sommes ici pour dénoncer la participation de LOGIREP, bailleur social à ce tour de passe passe budgétaire et fiscal. Dans quinze ans, se reproduira avec ce type de conventionnements ce qui se produit avec les logements ICADE aujourd’hui, des logements acquis et construits en grande partie avec l’argent du logement social sortiront de cette catégorie, pour le plus grand profit des promoteurs.



Au nombre de ses actionnaires LOGIREP compte notamment le bailleur public ADOMA, contrôlé  par l’Etat : parmi les occupants, aujourd’hui se trouvent de nombreux locataires du gestionnaires de foyers, menacés d’expulsion parce qu’ils sont en suroccupation avec leur famille.

LOGIREP et ADOMA sont manifestement en capacité d’être solidaires avec les investisseurs et les promoteurs, mais refusent de loger correctement les mal logés ?

Nous attendons des explications et des solutions concrètes !

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !


20:13 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : polylogis, logirep, usufruit social, boutin, sru, mal logés, collectif | | |  Facebook

mardi, 26 mai 2009

Paris:Occupation de la direction de l'Enfance et de la Solidarité

dscf3456.jpgVendredi 15 mai, une centaine de mal logés en Colère occupent les bureaux de la Direction de l'Action Sociale, de l'Enfance et de la Solidarité.

Dans la capitale, le nombre de personnes en errance ne cesse d'augmenter. Bertrand Delanoe prétend lutter contre les marchands de sommeil et les hébergements indécents , notamment les hôtels meublés.

Mais si le nombre d'hôtels déclarés dangereux par la Préfecture de Police et donc non agrées pour un financement des nuitées par la Ville de Paris ne cesse d'augmenter, le nombre de mal logés lui aussi n'arrête pas de grimper.

La conséquence: de plus en plus nombreux sont ceux et celles qui n'ont plus accès à aucun hébergement et se retrouvent déchues de la qualité de "parisiens", qui leur permet l'accès aux prestations sociales, en vertu de règles toujours plus excluantes édictées par le Département de Paris.

Pour la plupart, le seul recours c'est le SAMU social , ses hébergements de très courte durée, et très vite, l'exil dans des hôtels pourris....de banlieue.

- on impose aux personnes en errance de rechercher elles mêmes un hôtel aux normes: mais les hôteliers ne répondent presque jamais positivement aux demandes des mal logés, si celles-ci ne sont pas assorties d'une garantie de paiement immédiate des services sociaux

- dans les immeubles classés insalubres, promis à la démolition, le relogement est garanti aux seuls locataires: les personnes hébergées, par exemple les parents ou les enfants majeurs de ces locataires ne sont pas concernés, et se retrouvent donc sans aucune solution quand l'immeuble est vidé.

- les hébergements publics sont soumis à des règles d'accueil complexes et ciblées: ainsi les centres maternels sont réservées aux femmes seules avec un enfant de moins de trois ans,lorsque l'enfant atteint les trois ans, la procédure d'expulsion est immédiatement déclenchée, et ce alors même qu'aucune proposition de relogement n'a été faite.

- au fronton de toutes les mairies d'arrondissement, il y a désormais des banderoles "Laissez les grandir ici" pour affirmer le "soutien de la majorité municipale aux familles sans papiers". Pourtant, alors que la loi indique que l'Aide Sociale à l'Enfance est destinée à protéger tous les enfants, le Département de Paris a décidé d'en exclure les familles sans titre de séjour et de les rabattre vers le SAMU Social. Celui-ci les balade d'hôtel en hôtel dans toute la grande couronne, ce qui les isole et les expose d'autant plus à une arrestation, et en tout cas leur interdit la stabilisation, préalable nécessaire à une éventuelle régularisation.

 

Ensemble, nous sommes venus refuser l'exclusion de centaines de milliers de Parisiens comme les autres !

Un logement pour tous, tout de suite

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16:20 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal logés, hôtels, hébergements, samu social, droit au logement | | |  Facebook

lundi, 11 mai 2009

Paris : lutte contre l'insalubrité ?

 

 

map.jpg

 

Lutter contre les marchands de sommeil ?

La Mairie de Paris préfère s’attaquer aux mal logés.

 

 

 

Une mal logée du collectif convoquée au commissariat suite à une plainte de la Ville de Paris

 

Le 25, rue de l’Argonne est un taudis parmi d’autres du 19ème arrondissement : un taudis qui rapporte gros pour pas cher, infesté de plomb, aux murs dévastés par l’humidité. Le propriétaire, grâce à la crise du logement n’a aucun mal  à piocher dans les demandes de logement social non satisfaites pour prendre environ 800 euros pour un deux pièces insalubre..

De plus, grâce aux nombreuses possibilités de subvention préfectorales et municipales pour la résorption de l’insalubrité, et à la spéculation, la valeur de l’immeuble ne cesse d’augmenter, quel que soit son état réel.

Pendant des années, Mme B. et ses enfants ont du vivre dans ce taudis et affronter les pressions du propriétaire : celui-ci , n’hésitera pas , par exemple à la harceler par voie d’huissier pour des loyers légalement non demandables du fait des travaux non effectués.

Malgré ses problèmes de santé et ceux des enfants, malgré les nombreuses demandes et signalements faits à la Ville, Mme B/ n'obtient pas de relogement et le taudis reste en l'état

Jusqu’à ce jour de 2007, ou elle apprend par voie d’affiche que la Ville de Paris envoie des agents pour visiter l’immeuble une énième fois.

Ce jour là, en solidarité, le Collectif Mal Logés en Colère organise une manifestation devant l’immeuble.

Evidemment le propriétaire, présent n’apprécie pas : devant la soixantaine de personnes présentes, il menace Mme B. de représailles en tout genre, se vante d’avoir le bras long à la Préfecture comme à la Mairie, et nous affirme que le 25, rue de l’Argonne n’est pas sa première opération immobilière, qu’il a déjà revendu à la Ville un immeuble rue Myrrha et que nous ne l’empêcherons pas de mener ses affaires comme il le souhaite.

Lorsque nous demandons aux agents de la Ville ce qui se passe sur cet immeuble, quelles sont leurs conclusions, ceux-ci nous répondent alors qu’ils n’ont pas de comptes à rendre aux locataires, mais seulement au propriétaire avec qui ils vont décider des travaux à effectuer.

Lorsqu’ils repartent accompagnés du marchand de sommeil, nous les suivons donc en manifestation, sans répondre aux provocations verbales de celui-ci.

Quelques jours plus tard, Mme B recevra enfin une proposition de logement, preuve que la lutte paye.

Mais depuis, le propriétaire a reloué son taudis, hormis quelques coups de peinture, ici et là, absolument rien n’a changé au 25, rue de l’Argonne dont la rénovation nécessite des travaux lourds sur le bâti, et le relogement préalable des occupants.

Seule avancée, après des années de signalement, la Préfecture de Police reconnaît l'insalubrité de l'immeuble en mars 2009, mais n'adresse qu'une énième injonction de travaux au propriétaire. Bien que la dangerosité de l'installation électrique soit avérée et soulignée ( voir l'arrêté de la Préfecture en bas d'article ), les habitants ne sont pas pour autant relogés

Si le propriétaire du 25, rue de l’Argonne peut continuer à s’enrichir en paix grâce au mal logement, Mme B, deux ans et demi après cette manifestation, a reçu une convocation au commissariat suite à une plainte de la Ville, qui nous accuse apparemment d’avoir insulté ses salariés. Dénoncer publiquement l'inaction de la Ville pourtant, cela n'a rien à voir avec une mise en cause personnelle d'agents au rôle purement technique.

Notre collectif organise systématiquement des rassemblements devant les taudis où la Ville subventionne des propriétaires avec l’argent du logement social, pour des travaux , le plus souvent cache misère et qui de toute façon n’ont pas à être financés par l’argent public : les propriétaires d’immeuble insalubres ne sont pas des nécessiteux, bien au contraire, les loyers encaissés pendant des années pour des taudis leur rapportent bien plus qu’au propriétaire d’un logement en bon état qui assume les travaux nécessaires.

Evidemment, ces rassemblements dérangent, car ils rendent visibles un fait que la Ville de Paris masque à grand renforts de communication : l’insalubrité est toujours là, les taudis, hôtels ou pseudo logements aussi.

Le seul moyen d’éradiquer les marchands de sommeil, c’est le logement social, car avec une offre de logement suffisante , les taudis ne trouveraient pas preneur. Or en huit ans de mandature Delanoe, le nombre de demandeurs de logement n’a fait qu’augmenter, notamment dans le 19ème arrondissement, où pourtant Roger Madec refuse de construire un logement social de plus.

Le mal logement est une répression permanente, que la Ville choisisse d’y ajouter une nouvelle fois la répression policière ne risque pas d’entamer la détermination des mal logés.

Mais porter plainte contre les victimes et subventionner les propriétaires des taudis, c’est une bien étrange manière de lutter contre l’insalubrité.

L'arrêté de la Préfecture de Police sur le 25, rue de l'Argonne (lien ci-dessous)

argonne_19eme_20090313 .pdf

19:40 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : insalubrité, delanoe, logement social, taudis, saturnisme, mal logés | | |  Facebook

mercredi, 06 mai 2009

DALO+RSA = SDF ?

Le Musée du 104 rue d'Aubervilliers à Paris 19éme recevait les 28 et 29 Avril 2009 les représentants et présidents des différents conseils généraux pour un colloque sur la mise en place du RSA, colloque cloturé par Martin Hirsch.
DALO, RSA, Deux lois aux prétentions sociales qui s'alignent mais ne permettent toujours pas aux demandeurs de logements sociaux d'accéder à un vrai logement.
Le Collectif des Mal-logés en Colère s'est donc invité bruyament au colloque pour poser la question : DALO + RSA = SDF ?

Le communiqué diffusé sur place :

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DALO+ RSA= SDF ?

 

Le Collectif Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui au colloque sur la mise en place du RSA dans tous les départements, organisé par l’Assemblée des Départements de France, auquel participera notamment Martin Hirsch.

Des élus des Conseils Généraux de  toute la France sont présents à cette occasion au 104, rue d’Aubervilliers.

 

Nous mal logés, dont beaucoup sont Rmistes, et parents isolés, aux revenus très bas sommes venus poser collectivement et bruyamment la question à laquelle aucun politique ne juge important de répondre.

 

Qui va nous loger pour le prix d’un RSA ?

 

Un SDF sur trois travaille. A Paris, plus de la moitié des Rmistes actuels et des parents isolés sont à la recherche d’un logement stable.

Aucun propriétaire privé ne loue plus aux revenus en dessous du SMIC mensuel, pas plus qu’aux personnes qui ont des contrats de travail de courte durée, où à temps partiel.

 

Le logement social, manifestement, il ne faut plus y compter.

 

Avant la loi DALO, le maigre contingent préfectoral regroupait les logements aux loyers les moins chers et les revenus les plus bas y étaient automatiquement éligibles.

Aujourd’hui, l’Etat avec la loi DALO a décidé de réserver ce contingent aux dossiers reconnus positifs par des commissions de médiation. Des critères supplémentaires et restrictifs sont donc édictés, et le simple fait de ne pouvoir financièrement accéder à un logement décent dans le privé n’est plus suffisant pour prétendre à un logement HLM.

D’abord il faut réussir à constituer un dossier : disposer d’une adresse fixe, ou d’une domiciliation SDF. Or celles-ci sont distribuées au compte gouttes. Mais aussi prouver soi même la sur-occupation ou l’insalubrité. La moitié des dossiers sont donc refusés.

 

Et pour les « chanceux », DALO se révèle un label de plus qui ne mène pas au relogement.

 

Avec le RSA, on nous demande de chercher un emploi, et de prendre tous ceux qui se présentent, même quelques heures par ci par là, même sans accès à un mode de garde pour nos enfants. Mais il n’y même pas l’ombre dans cette réforme d’une mesure qui permettrait à tous les concernés d’accéder à un vrai logement

 

Des miettes d’emploi, des bouts de salaire et pas de vrai logement, pour les mal logés, voilà le résultat de l’addition DALO plus RSA.

 

« Au possible, nous sommes tenus » répétait Martin Hirsch, avant la mise en place du RSA, se fixant comme objectif l’éradication totale de la pauvreté, avec un premier palier en 2012..

 

Reloger tous les mal logés relèverait-il de l’impossible, dans un pays où des dizaines de milliards d’euros sortent du chapeau quand il s’agit de les verser aux banques ou aux grandes entreprises ?

 

Nous n’accepterons pas en tout cas que le seul « possible » qui nous soit proposé par la loi DALO et le RSA soit celui d’un emploi qui ne permette même pas d’accéder à un logement décent.

 

 

NOUS SOMMES VENUS EXIGER :

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE, PARCE QUE C’EST POSSIBLE, PARCE QUE C’EST LE MINIMUM

Sur la Loi DALO, d'autres articles du Collectif :

DALO : un tri selectif entre les mal-logés

Les Mal-logés en Colère au Secrétariat d'Etat au Logement

Martin HIRSCH interpellé par les Mal-logés en Colère

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14:41 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logés, dalo, rsa, martin hirsch, 104, hlm, logements | | |  Facebook

 
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