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jeudi, 10 septembre 2009

le Collectif Mal-logés en Colère occupe la SGIM

 

sgim.jpgComment comprendre le décalage entre le discours et les objectifs affichés par la Ville de Paris en matière de production de logement sociaux, le peu de relogements effectifs et le nombre toujours croissant de demandeurs de HLM dans la capitale ?

Le Collectif des Mal-logés en Colère est allez poser la question à la SGIM, bailleur dit social dont la Ville est actionnaire majoritaire, mais dont moins d'un tiers du parc immobilier correspond à des plafonds de loyers accessibles aux revenus modestes.

Comme la RIVP, la SGIM compte de nombreux logements intermédiaires, et des centaines d'appartements dans le centre de Paris, achetés occupés à un autre bailleur.

Nous avons donc exigé et obtenu un rendez vous avec le directeur général de la SGIM, car les bailleurs de la Ville ont des comptes à rendre aux mal-logés parisiens qui attendent en vain , et s'entendent toujours répondre qu'on " ne pourra pas loger tout le monde à Paris".

Nous attendons non seulement un détail précis des politiques menées, mais aussi un changement immédiat pour que celles-ci correspondent aux besoins des demandeurs de logement.


Le communiqué diffusé sur place :

 

Logements sociaux à Paris : les bons comptes font les bons amis….ou pas

 

 

 

Le collectif des Mal-logés en Colère vient aujourd’hui rendre une visite groupée au bailleur social SGIM, contrôlé par la Ville de Paris et propriétaire de plus de 12 000 logements dans la capitale. La Ville de Paris a annoncé la production de 40 000 nouveaux logements sociaux pour la deuxième mandature de Bertrand Delanöe. Sur le papier, les chiffres sont en effet en progression constante.

 

Pourtant, le nombre de demandeurs de logements ne baisse pas. Pourtant, les petits salaires, les précaires, ne parviennent toujours pas à se loger sur Paris.

 

Alors, où faut-il chercher l’erreur ?

 

D’abord dans la définition du « logement social »  tel que le conçoivent la Ville et ses bailleurs sociaux.

Soixante dix pour cent des demandeurs de logement parisiens, vu la faiblesse de leurs ressources ne peuvent pas accéder à un autre type de logement que le PLA-I ou éventuellement le PLUS.

Actuellement, le patrimoine de la SGIM, ne compte que quelques 3000 logements conventionnés, le reste étant composé de logements non conventionnés ( 6500 ) et de logements PLI , c'est-à-dire intermédiaires , les plus chers du marché.

 

Et dans les 3000 logements conventionnés, combien sont des PLS, inaccessibles aux salariéEs modestes ?

 

La vocation d’un bailleur social, financé par des fonds publics est-elle d’entretenir, de financer et de proposer en grande majorité des logements à loyer libre ? Quand la collectivité ne répond pas aux besoins des demandeurs de logement social, qui n’ont pas accès au marché privé, peut-on prétendre lutter contre le mal logement sans remettre en cause, ce parc de logements à loyer libres ?

 

Nous sommes aussi venus demander des comptes à la SGIM sur une forme de « production » de logements sociaux qui a la particularité de ne créer de nouveaux logements ….que sur le papier.

 

En effet, en 2008, la SGIM a acquis plus de 600 logements en loyer libre, précédemment propriété d’une autre société : la SEM Paris Seine. Ces logements sont occupés, et leurs locataires ne seront évidemment pas mis à la porte. Mais les logements vont être conventionnés, et devenir des « logements sociaux », même si le niveau de loyer ne change pas.

Ces six cent logements ne seront donc pas de nouveaux HLM , disponibles pour les demandeurs de logement actuels. Pourtant, ils seront bien comptabilisés dans la « production » de nouveaux logements sociaux, dans les 40 000 de plus promis par Bertrand Delanoë, au même titre que les logements réellement construits.

 

Malheureusement, les mal-logés, eux, ne peuvent se contenter de logements en papier. Après les diverses occupations menées contre la politique immobilières de la RIVP, ses loyers libres et ses pépinières d’entreprises, nous venons donc exiger de la SGIM, qu’elle joue son rôle de bailleur public, en adaptant son offre aux besoins de la population parisienne

 

UN LOGEMENT POUR TOUS , TOUT DE SUITE


Quelques images video de l'occupation :

19:33 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : collectif des mal-logés, sgim, paris, hlm, construction de logements sociaux | | |  Facebook

 
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