Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

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jeudi, 19 novembre 2009

Six cent millions d’euros en plus pour les actionnaires d’ICADE, deux milliards en moins pour le logement social !

Jeudi 19 novembre 2009 : 80 Mal-logés en Colère ont occupé plusieurs heures le siège de la Société Nationale Immobilière, à Paris.

 

 

Six cent millions d’euros en plus pour les actionnaires d’ICADE, deux milliards en moins pour le logement social !

DALO-mal-logés.jpg

Nous occupons aujourd’hui le siège national de la Société Nationale Immobilière, le bailleur social de la Caisse des Dépôts et Consignations.

 

Avec d’autres bailleurs HLM, la SNI vient de finaliser le rachat, avec les fonds du logement social, de plus de vingt cinq mille logements à ICADE une autre filiale de la Caisse des Dépôts, qui en partage l’actionnariat avec des investisseurs privés.

 

Ces vingt cinq mille logements ont été financés par l’argent du logement social, à l’époque où ils faisaient partie d’une seule et unique structure HLM, la SCIC, contrôlée par l’Etat.

 

L’Etat a donc privatisé des logements pour ensuite les racheter : une opération étalée sur plusieurs années qui permet aujourd’hui aux actionnaires privés d’ICADE d’empocher 600 millions d’euros de dividendes, grâce aux deux milliards que la vente rapporte à la société. Certes l’Etat lui, aussi au travers de l’actionnariat de la Caisse des Dépôts au sein d’ICADE va également empocher une part de dividendes, mais cette somme ira dans la caisse du Fonds Stratégique d’Investissement. Ce fonds public, créé au prétexte de répondre à la « crise » est destiné à aider financièrement les grandes entreprises.

 

Pas un sou de cette vente n’ira donc aux mal logés. Par contre, ce seront bien deux milliards en moins dans les caisses des bailleurs sociaux, et principalement de la SNI pour l’investissement dans la construction de nouveaux logements sociaux. Les logements rachetés dans leur immense majorité avaient des loyers comparables à ceux des HLM, et ne représenteront donc pas une nouvelle offre pour les mal logés, même en cas de départ de leurs occupants actuels.

 

A ces deux milliards pris sur le budget du plus gros bailleur HLM français, il faut ajouter le coût de la rénovation de ces logements, dont ICADE a sciemment négligé l’entretien et les travaux de mise aux normes, ayant depuis longtemps prévu de les revendre.

 

La SNI a donc des comptes à rendre à tous les demandeurs de logement social, à qui elle oppose une fin de non recevoir en prétextant la difficulté à obtenir des crédits pour construire des HLM adaptés à leur revenus.

 

Nous refusons de payer la facture de ces deux milliards d’euros.

Nous n’acceptons pas de subir encore et encore le mal logement et les déclarations d’irresponsabilité des dirigeants de la SNI, qui n’ont jamais d’argent pour répondre à nos problèmes, mais en trouvent pour engraisser les actionnaires d’une société privatisée.

 

Si l’argent ne manque pas, où sont nos relogements ?

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

 

 

16:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sdf, sni, icade, demandeurs de logements, cdc | | |  Facebook

vendredi, 13 novembre 2009

VIDEO : Les Mal-logés en Colère "s'invitent" chez Benoist Apparu

"Le Collectif des mal-logés en colère "s'invite" chez Benoist Apparu (AFP)

PARIS — Une centaine de membres du Collectif des mal-logés en colère "s'est invitée" vendredi à la mi-journée au secrétariat d'Etat au Logement, boulevard St Germain, pour demander un rendez-vous à Benoist Apparu, a-t-on appris de sources concordantes.

Le Collectif, coutumier d'occupations surprises, entendait surtout réagir à l'annonce, en début de semaine,par le secrétaire d'Etat du suivi de chaque sans-abri par un "référent". Il entendait aussi, et de façon plus générale, attirer l'attention sur les "millions de mal-logés" y compris les personnes qui ont été reconnues prioritaires au titre de la loi Dalo et qui sont toujours en attente de logement.

Dans un communiqué, le Collectif affirme notamment : "en quoi un +référent+ personnel changerait-il quoi que ce soit ? L'immense majorité des mal-logés sont suivis par des travailleurs sociaux et cela ne change absolument rien à leur problème de logement car ces travailleurs sociaux ne peuvent que constater la pénurie de HLM".

Le service de presse de M. Apparu a confirmé la présence du Collectif "dans l'enceinte" du secrétariat d'Etat. Une délégation a été reçue par le chef de cabinet et une conseillère sociale. Promesse leur a été faite qu'une réunion sera prochainement organisée en préfecture "pour examiner les demandes individuelles".

M. Apparu s'est également engagé à recevoir une délégation du Collectif courant décembre.

Copyright © 2009 AFP."

 

Retrouvez le communiqué du collectif ici : Occupation du Secrétariat d'Etat au Logement

 

21:09 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dalo, apparu, sdf, logements, hebergements | | |  Facebook

Les Mal-logés en Colère au Secrétariat d'Etat au Logement

apparu.jpgASSEZ DE REFERENTS, NOUS VOULONS DES LOGEMENTS !

 

Le Collectif des Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui au secrétariat d’Etat au Logement, afin d’informer Mr Besnoist APPARU de nos besoins réels, qu’il ne connaît manifestement pas.

Nous entendons ainsi réagir à la principale mesure annoncée comme une nouveauté par Mr Apparu : le suivi par un « référent », de chaque sans abri.

 

De qui se moque-t-on ?

 

Actuellement parmi les millions de mal logés que compte ce pays, même ceux qui ont accompli l’exploit d’obtenir un label DALO sont une large minorité à se voir proposer un logement social.

 

Et pourtant pour obtenir ce label, il faut avoir passé d’abord l’épreuve du tri entre les mal logés instauré par des critères légaux de priorité et d’urgence très restrictifs : trois ans de titre de séjour, la reconnaissance de l’indécence du logement dont les mal logés doivent apporter eux même la preuve. Il s’agit ensuite d’avoir pu monter un  dossier complexe, chose difficile lorsqu’on est en situation d’urgence et dépourvu même d’un hébergement stable.

 

Et pourtant, deux ans après le vote de la loi même le label DALO n’est au final, qu’un dossier de plus rempli pour rien pour la majorité des concernées.

En quoi un « référent » personnel changerait-il quoi que ce soit ? L’immense majorité des mal logés sont suivis par des travailleurs sociaux, et de longue date : et cela ne change absolument rien à leur problème de logement, car ces travailleurs sociaux ne peuvent que constater la pénurie de HLM, comme les mal logés. A l’heure actuelle, à Paris, notamment, ils ne sont même plus en mesure de trouver ne serait-ce qu’un hébergement d’urgence.

 

Comme souvent, il s’agit donc surtout d’individualiser nos problèmes, voire de rendre les mal logés et les SDF responsables de leur situation.

 

Les hivers précédents, le gouvernement avait pris l’habitude de justifier les morts de la rue, notamment par le fait que les SDF refusaient les hébergements d’urgence, en réalité des dortoirs insalubres ouverts six heures sur vingt quatre.

Cet hiver aurons nous droit à l’argument « On ne peut rien faire pour ceux qui refusent un suivi régulier et personnalisé » ?

 

Collectivement, nous sommes venus rappeler à Mr Apparu, comment l’on fabrique les SDF : tout simplement en laissant la situation des millions de mal logés se dégrader jusqu’au jour ou le taudis est fermé, ou l’on ne peut plus payer un loyer trop cher, ou les proches ne peuvent plus nous héberger dans un logement trop petit. Jusqu’au jour ou le propriétaire vend son logement, jusqu’au jour ou l’ on a dépassé la durée autorisée dans le même foyer.

 

Les SDF sont des mal logés comme les autres, comme les autres, ce dont ils ont besoin pour résoudre le problème qui crée tous les autres, c’est d’abord d’un logement social.

 

RELOGEZ MAINTENANT !

Voir sur le même sujet : Les Mal-Logés s'invitent aux Etats Généraux des SDF

Des Mal-logés interpellent Benoist Apparu : occupation de l'EPF

Martin Hirsch interpellé par les Mal-logés en Colère

14:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dalo, apparu, mal-logés, sdf, hebergements | | |  Facebook

jeudi, 05 novembre 2009

RIVP ; une inauguration perturbée

La direction de la RIVP, l’adjoint au Logement, et le maire du 3ème arrondissement sont ils allergiques aux mal logés ?

 

A Paris, on construit tellement peu de logements, que la moindre inauguration de quelques chambres de foyer pour jeunes travailleurs donnent lieu à la venue d’une dizaine de responsables du logement social.

Ce matin, à l’inauguration d’un lieu d’hébergement de la RIVP, au 148, rue des Poissoniers, on se bousculait donc pour fêter ces quelques chambres, les occasions étant rares : Jean Yves Mano, adjoint au logement du Maire de Paris, Pierre Aidenbaum, président de la RIVP et maire du 3ème arrondissement, mais aussi Bruno Julliard, adjoint à la Jeunesse, Serge Contat directeur général de la RIVP, ainsi que plusieurs élues du 18ème arrondissement.

Pour les mal logés aussi les occasions sont bien rares de pouvoir exposer en direct leurs difficultés à tous ces élus.

Nous étions donc plus de 80 mal-logés, hébergés, en foyer, à l’hôtel, dans les taudis, à nous être invités à l’inauguration. Des salariés modestes, des étudiants, des retraités, tous en attente d’un logement social. Des expulsés récents, notamment une mère de famille isolée mise à la rue d’un centre maternel géré par la Ville de Paris, qui avait pourtant reçu des garanties de maintien dans les lieux du cabinet Delanoe.

Parmi tous ces responsables en charge du logement social à Paris, pas un n’a accepté de nous rencontrer. Barricadés dans une arrière salle, nos élus sont ensuite, chacun leur tour, passés devant nous, protégés par un cordon de police, avant de s’engouffrer dans leurs voitures, et sans qu’un seul d’entre eux se soit adressé à nous.

Peut-être parce qu’ils n’ont rien à répondre aux chiffres qui déclenchent la colère des mal logés : en 2008, le nombre global d’attributions de logements sociaux a considérablement baissé, et la part de logements très sociaux s’est encore restreinte ( bilan APUR 2008 visible ici http://www.apur.org/etudes.php?visu-etudes.php?id=264 ).

Le nombre de demandeurs de logement sociaux recensés s’est accru de plus de 5000 personnes pour cette même année.

La RIVP , deuxième bailleur social parisien, compte toujours des milliers de logements intermédiaires ou en loyer libre, qui sont inaccessibles à la grande majorité des demandeurs.

Les mal logés n’ont donc pas d’autre choix que de crier haut et fort ces chiffres, qui sont la réalité de la politique parisienne, que les élus et les directions des grands bailleurs voudraient cacher sous quelques inaugurations en grande pompe.

 

D'autres actions et analyses sur la politique de la RIVP :

La RIVP n'est toujours pas un bailleur social

Une pépinière d'entreprise RIVP occupée par des Mal-logés

Scandale de la RIVP : colère des mal-logés

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, MAINTENANT !

18:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rivp, demandeurs de logement, dalo, bruno julliard, paris | | |  Facebook

 
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