Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

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jeudi, 31 décembre 2009

L'atelier International du Grand-Paris occupé par des Mal-Logés

Le vendredi 12 Mars , le Collectif des Mal-Logés en Colère investit le Palais de Tokyo qui héberge l'association du Grand-Paris, présidé par Bertrand Le Moine.
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mal-loges-treve-d-hiver.jpg

 

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mercredi, 23 décembre 2009

La SNI, premier bailleur social d'Etat, vend nos logements au privé (Vidéo)

Un article de l'édition des Hauts-de-Seine du Parisien daté du mercredi 23 décembre 2009, revenant sur l'occupation d'un bureau de vente de la SNI par le Collectif des Mal-Logés en Colère, bureau responsable de la vente de centaines de logements du premier bailleur social d'Etat vers le secteur privé.

Voir le communiqué du Collectif ici

Le Collectif des Mal-Logés en Colere occupe un bureau de la SNI.jpg

 

18:39 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : oscica, sni, boulogne-billancourt, hauts-de-seine, sru, mixité-sociale, mal-logés | | |  Facebook

mardi, 22 décembre 2009

Quand la SNI , bailleur social d'Etat joue au promoteur immobilier

logo-sni.gifPlus de 80 mal logés ont occupé le bureau de vente de l'opération "Villa Pau Casals" 37, Bd Jean Baptiste Clément à Boulogne (92) , depuis ce matin jusqu'à 18H.

Nous exigions un engagement de rendez vous avec la direction de la SNI ( Société Nationale Immobilière) afin d'avoir des réponses sur cette bien étrange opération: au moment ou Benoist Apparu Secrétaire d'Etat au Logement déclare vouloir concentrer les efforts en matière de logement social sur les "zones qui en manquent", le premier bailleur d'Etat contrôlé par la Caisse des Dépôts et Consignations, vend trois cent appartements à Boulogne dans les Hauts de Seine !

Après une journée d'attente et de menaces d'évacuation policière, nous avons obtenu l'engagement écrit d'être reçus par la direction de la SNI dans les jours qui viennent: en attendant , nous prenons note des déclarations d'Yves Chazelle , membre du directoire de la SNI à l'AFP, déclarations qui marquent son embarras dans ce dossier.

Monsieur Chazelle affirme que "275 logements sociaux " onté été crées dans cet ensemble immobilier. Il oublie de préciser que ces 275 logements avant leur rachat par la SNI avaient pour beaucoup des loyers "loi de 48", c'est à dire inférieurs ou égaux à ceux du HLM. Parmi ces locataires, certains nous indiqué souffrir de suroccupation et demander en vain un relogement à la SNI.

Monsieur Chazelle affirme par ailleurs vouloir "promouvoir la mixité sociale" : doit on lui rappeler qu'à Boulogne, juste à côté du bois, il y a suffisamment de revenus aisés pour ne pas ajouter encore 300 logements à 7000 euros le m2 !

En tout état de cause, la SNI est un bailleur social et public et n'a aucune raison de jouer les promoteurs.

Le Collectif Mal Logés en Colère sera reçu demain par Benoist Apparu , suite à l'occupation du Secrétariat d'Etat au Logement du 10 novembre. Nous aurons notamment l'occasion d'évoquer le fossé existant entre les déclarations publiques et la politique réellement menée sur le terrain par la SNI, premier bailleur français contrôlé par la Caisse des Dépôts et Consignations.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

 

La dépêche de l'AFP

dg_y_chazelle.jpgDes mal-logés occupent le bureau de vente d'un bailleur social à Boulogne

BOULOGNE-BILLANCOURT (Hauts-de-Seine), 22 déc 2009 (AFP) - Entre 70 et 80 membres du "Collectif des mal-logés en colère" ont occupé mardi un bureau de vente de la Société nationale immobilière (SNI) à Boulogne-Billancourt, pour protester contre la mise en vente de 300 logements, a constaté une journaliste de l’AFP. "Voilà donc 300 logements qui auraient pu être attribués à des mal-logés, dans un département qui construit très peu de logements sociaux, en prétextant toujours le manque de foncier disponible", dénonce le collectif dans un tract. "Ces appartements font partie d’un lot de 17 immeubles rachetés par la SNI à un fonds d’investissement", ajoute ce tract. Des membres de ce collectif ont expliqué à l’AFP qu’ils souhaitent un rendez-vous avec la direction et "des explications sur ce programme". "La SNI dit qu’il n’y a pas de logements disponibles, ce sont toujours les mêmes discours", ont-ils ajouté, précisant qu’ils doivent rencontrer mercredi le Secrétaire d’Etat au logement Benoist Apparu. "Nous avons créé 275 logements sociaux ici, il n’y en avait aucun avant", a précisé sur place à l’AFP Yves Chazelle, membre du directoire du groupe SNI. "En matière de logement social, on ne peut pas faire n’importe quoi. Cette opération a été réalisée en toute mixité de population, avec des logements sociaux, pour fonctionnaires, en location libre et en accès à la propriété", a-t-il ajouté. Le collectif des mal-logés avait occupé le siège de la SNI, dans le XIIIe arrondissement de Paris, au mois de novembre.

     

    Le communiqué du collectif diffusé sur place

     

    SNI : quand le premier bailleur social d’Etat devient promoteur dans les Hauts de Seine….




    villa pau casals.jpgLe Collectif des Mal Logés en Colère intervient aujourd’hui au bureau de vente «  Villa Pau Casal » , à Boulogne Billancourt.

    A première vue , rien ne distingue le programme immobilier « Villa Pau Casals » d’autres opérations de prestige dans la deuxième ville la plus peuplée d’Ile de France, également une des plus riches, avec pourtant seulement 11% de logements sociaux

    Sur le site internet de l’opération, 300 appartements sont proposés à la vente à environ 7000 euros le m2. Pas étonnant, pour des appartements situés juste à côté du Bois de Boulogne.

    Mais voilà, le promoteur qui met en vente ces 300 logements est…le premier bailleur social français, la Société Nationale Immobilière, détenu par la Caisse des Dépôts et Consignations, c'est-à-dire l’Etat !

    Voilà donc trois cent logements qui auraient pu être immédiatement attribués à des mal logés, dans un département qui construit très peu de logements sociaux, en prétextant toujours le manque de foncier disponible.

    Ces appartements font partie d’un lot de 17 immeubles rachetés par la SNI à un fonds d’investissement (Restaura) qui les avait acquis pour 80 millions d’euros cinq ans auparavant. Ce même fonds d’investissement les a revendu 90 millions à la SNI, soit une plus value de 10 millions d’euros !

    Pendant cette période de cinq ans, le fonds d’investissement a laissé volontairement les logements se dégrader, au point que des rapports de sécurité très défavorables ont été rendus par les pompiers. Nombre de locataires sont donc partis ! La SNI a donc acheté des logements en très mauvais état, et rénove ceux qu’elle vend !

    Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement déclarait récemment que l’effort de productions de logements sociaux devrait être concentré sur les zones qui en manquent . Mais à moins de considérer que les centaines de milliers de mal logés de la petite couronne francilienne comptent pour du beurre, ces déclarations sont en total décalage avec la politique menée sur le terrain par le premier opérateur public HLM et par la Caisse des Dépôts.

    Au nom de la « mixité sociale », la SNI a détruit des milliers de HLM bon marché dans les banlieues populaires. Mais lorsqu’elle rachète des logements dans une banlieue riche qui en manque, c’est pour jouer au promoteur !


    Après avoir dénoncé l’opération de rachat par la SNI de logements déjà payés par l’argent public , et qui ont rapporté six cent millions d’euros de dividendes aux actionnaires d’ICADE, le Collectif Mal logés en colère manifeste aujourd’hui pour que les logements de la Villa Casals soient immédiatement attribués aux mal logés qui en ont besoin.


    Sur le même sujet voir

    La vidéo de l'occupation du bureau de vente de la SNI: http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/...

    Occupation du siège national de la SNI : http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/...

    Occupation du Secrétariat d'Etat au Logement le 10 novembre 2009: http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/...

    19:44 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sni, vente logements sociaux, collectif, mal logés apparu, caisse des dépôts | | |  Facebook

    jeudi, 17 décembre 2009

    Vidéo : Les Mal-Logés à Paris Métropole

    17 décembre: premier forum de Paris Métropole, thème des débats entre des dizaines d'élus d'Ile de France: "Habiter la métropole de demain". Un quart d'heure avant l'arrivée de Bertrand Delanoe, les habitants mal logés de la métropole d'aujourd'hui font irruption. Évacués du siège de Paris Habitat par les CRS la semaine précédente, la centaine de membres du collectif des Mal Logés en Colère est là pour rappeler aux élus présents, dont Jean Yves Le Bouillonnec, député et responsable du logement pour le Parti Socialiste et Pierre Mansat adjoint de la Ville de Paris, que le mal logement nécessite des actes aujourd'hui et pas des promesses pour demain.

    Entre camions de CRS et négociations tendues, le maire de Paris finit par accepter que le collectif soit reçu à l'Hôtel de Ville début janvier.

    Voir le communiqué ici

    20:48 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : grand paris, mal-logés, pierre mansat, logement | | |  Facebook

    Paris Metropole : Les Mal-logés ne comptent pas déménager

    Paris Métropole regroupe des élus de plusieurs dizaines de collectivités territoriales d'Ile de France, de toutes couleurs politiques, et a été crée à l'initiative du Maire de Paris et de son adjoint Pierre Mansat.

    ce 17 décembre le collectif des Mal Logés en colère s'est invité en nombre au premier forum de Paris Métropole présenté comme une invitation à tous les « acteurs de la métropole » pour parler de l' « avenir ». Le premier atelier s'intitulait d'ailleurs « Habiter la métropole de demain ».

     

    Mal logés, nous sommes venus rappeler à nos élus que certains « acteurs de la métropole », et non des moindres puisque nous sommes des centaines de milliers de demandeurs de logement social, voudraient en préalable à ces grands débats sur l'avenir, avoir une réponse à une question urgente : comment survivre dans le Paris métropole d'aujourd'hui ?

    A ce forum, vont se croiser les élus de villes comme Neuilly, qui se moquent éperdument de la loi SRU et ne comptent pas construire de logement social, hormis quelques programmes symboliques.

    Et les élus des quartiers ou des arrondissements où les mal logés vivent actuellement, à Paris, en petite couronne, ou la loi SRU est un prétexte commode pour refuser de les reloger, au motif que le « quota » de logements sociaux serait d'ores et déjà atteint.

    Dans ces quartiers, la possibilité de se loger dans le privé avec des bas ou des très bas revenus disparaît peu à peu, car les grands projets urbains, qui font la part belle aux bureaux et aux équipements de prestige font monter les prix des loyers partout.

    Nous sommes donc venus demander aux élus locaux et en premier lieu à Pierre Mansat, fondateur de Paris Métropole, où sont censés habiter les travailleurs pauvres, les familles aux revenus modestes, les chômeurs et les

    précaires à temps partiels, dans une métropole ou aucune ville ne veut d'eux ?

    La réponse qui nous est faite aujourd'hui, nous n'en voulons plus : des taudis insalubres dont les propriétaires reçoivent des subventions étatiques et municipales pour faire des travaux et ensuite expulser les occupants et vendre leur bien. Des studios ou des chambres au loyer comparable à celui d'un cinq pièces dans le logement social ou s'entassent plusieurs générations. L'errance d'hôtel pourri en hôtel pourri d'un département à l'autre, d'hébergement précaire en sous location associative.

    Nous sommes aussi fatigués que l'ensemble de nos Maires nous renvoie vers le DALO : en deux ans, la Loi n'aura permis qu'une chose, le tri des mal logés entre eux. Grâce à des critères ultra restrictifs et à la complexité du dispositif, seuls 13 000 mal logés sont désormais considérés comme prioritaires, sur des centaines de milliers. Evidemment, même cette « labellisation » ne change rien pour la plupart d'entre eux, puisque le logement très social se raréfie. Elle permet en revanche aux responsables du logement de réduire considérablement, sur le papier, le nombre de mal-logés, et de minimiser l'ampleur du problème

    Cette situation, tous les élus présents la connaissent bien. Tous, d'autre part, ne cessent d'évoquer tout ce qu'ils feront dans le cadre du Grand Paris, tous présentent dans la presse des projets qui remodèlent entièrement la métropole. Pourtant au quotidien sur une question aussi simple, aussi essentielle, aussi urgente que le mal logement, tous depuis des années et des années prétendent ne pouvoir rien faire pour l'instant.

    La crédibilité des promesses pour le futur se juge aux actes du présent. Si il n'y pas de place pour les mal logés dans le Paris d'aujourd'hui, alors comment y en aurait-il demain ?

    Voir la vidéo de l'action ici

    L'URGENCE DURE DEPUIS TROP LONGTEMPS

    UN LOGEMENT  POUR TOUS, MAINTENANT !

    paris-metropole-logement.jpg

    19:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : grand-paris, logement, pierre mansat, mal-logés | | |  Facebook

    mardi, 15 décembre 2009

    DALO 75 : deux ans de dossiers pour trois minutes d’audience.

    recours dalo.jpgCe matin, le collectif des mal logés en Colère était présent en nombre pour soutenir une famille lors de son audience au Tribunal Administratif , suite au dépôt d'un dossier DALO, reconnu prioritaire par la commission de médiation, et après six mois d'attente sans proposition de relogement par la Préfecture de Paris.

    Le Collectif des Mal-logés en Colère ne s'est jamais fait d'illusions sur DALO. Le spectacle des audiences quotidiennes nous donne malheureusement raison.

    La procédure ne semble pas déranger la Préfecture , et l'Etat ne semble pas avoir une quelconque crainte des condamnations éventuellement prononcées, puisqu'aucun représentant de la Préfecture n'est présent, ne serait-ce que pour faire mine de s'intéresser aux dossiers qui sont présentés.

    Il y avait ce matin une quinzaines de personnes convoquées pour 9H30. Chaque dossier est examiné en l'espace de trois minutes, parfois moins.

    De fait, les mal logés n'ont même pas la possibilité de s'exprimer sur leur dossier, la seule question posée consiste à demander si la situation a changé depuis le dépôt de la requête.

    Pourtant, pour les demandeurs, ce passage de quelques minutes devant un juge est l'aboutissement d'un long parcours du combattant : il faut d'abord parvenir à déposer un dossier, avec les innombrables pièces à fournir, et faire soi même la preuve, par exemple de l'insalubrité. Il faut ensuite attendre l'accusé de réception, à partir duquel le délai dans lequel la commission de médiation doit se prononcer ( six mois ) commence à courir. Si la commission se prononce favorablement, ce qui est rare, vu les critères, il faut encore attendre six mois avant de pouvoir déposer une requête au tribunal. Le concours d'un avocat n'est gratuit que pour ceux qui ne dépassent pas les plafonds de l'aide juridictionnelle, ce qui n'est pas le cas par exemple d'un couple dont les deux membres travaillent.

    Aujourd'hui, les audiences concernaient des requêtes déposées à la fin du mois de septembre, soit trois mois d'attente.

    En tout, la plupart des mal logés ont donc attendu plus d'un an et demi depuis le dépôt de leur demande !

    Tout ça pour trois minutes d'examen du dossier. Nous avons assisté à l'audience de huit personnes. Sur ces huit personnes, un hébergement chez des tiers, un hébergement dans un hôtel à 280 euros à charge par semaine pour la famille. Quatre cas de suroccupation manifeste, une des familles vivant dans une pièce de 9m2 à quatre. Une personne, elle vit dans un immeuble frappé d'un arrêté de péril, et est en plus menacée d'expulsion quotidienne par les vigiles du propriétaire.

    Des retraités, des handicapés, des maladies génétiques rares.

    Nous constatons que tous les dossiers présentés relevaient déjà d'une obligation préfectorale de relogement avant la loi DALO. Celle-ci n'apporte donc aucun nouveau droit, mais au contraire la nécessité de faire des démarches supplémentaires, longues et souvent couteuses pour faire reconnaître un droit préexistant.

    Et l'on voit mal pourquoi l'Etat le respecterait à cause d'une décision de justice, qui ne peut le condamner qu'à se verser une amende à lui-même, puisqu'aucune indemnisation n'est prévue pour les mal logés.

     

    SEULE LA LUTTE PAYE !

     

    Sur le même sujet :

    DALO : un tri selectif entre les Mal-logés

    Les Mal-Logés en Colère occupent le Secrétariat d'Etat au Logement

    Les Mal-Logés en Colère occupent l'EPF

    Les Mal-Logés en Colère interpellent Martin Hirsch

    Le Collectif des Mal-Logés en Colère occupe la DIDOL

     

    14:54 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dalo 75, commission de mediation, prefecture, tribunal administratif | | |  Facebook

    vendredi, 11 décembre 2009

    VIDEO: la ballade parisienne des mal logés

    Le 10 décembre 2009, le Collectif des Mal loges en Colère met la politique de la Ville de Paris en matière de logement social à l'épreuve des faits: perturbation d'une inauguration spectacle de quelques logements sociaux dans la mer du mal logement par les élus, puis intervention au siège de Paris Habitat OPH, dont l'adjoint au Logement Jean Yves Mano est également le président.

    La réponse des élus de la Ville de Paris à nos problèmes ? Police partout, logement nulle part !

    Cependant, l'évacuation n'empêche pas la manifestation devant le siège du premier bailleur parisien de se poursuivre une bonne partie de l'après midi.

    Nous exigeons toujours:

    UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

     

    Voir le communiqué complet en cliquant ici

    Paris : la ballade des Mal-logés en Colère

    envoyé par HLMPOURTOUS.

    11:42 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : jean yves mano, paris habitat, rivp, batigère, delanoe, mal loges, collectif | | |  Facebook

    jeudi, 10 décembre 2009

    Un journée de lutte contre la politique du logement de la Ville de Paris

    Mal-Loges-Paris-Habitat.jpg

    Ce 10 décembre, Jean Yves Mano , adjoint au Logement de la Ville de Paris se livre à son activité principale: inaugurer les rares logements sociaux réellement construits dans la capitale et tenter de faire passer l'exception pour la règle.

    Mais le Collectif des mal logés en Colère est là, avec des chiffres et des faits qui démontrent que la politique menée par la Ville et les bailleurs est bien une des causes principales du nombre de demandeurs de logements, qui n'a cessé d'augmenter depuis 2001, pour atteindre 110 000 mal logés recensés cette année.

    Oui, ici 16 nouveaux logements vraiment sociaux voient le jour, rue Dupetit Thouars dans le 3ème arrondissement, construits par Batigère.
    Mais si nous ne sommes toujours pas relogés, c’est que ce type de programmes est bien rare.

    Mais sur 63 000 logements actuellement détenus et gérés par Batigère, seuls 2000 sont des logements très sociaux, qui correspondent aux revenus des familles aux salaires modestes, des jeunes précaires , des travailleurs à temps partiel, des parents isolées, des retraités.
    En 2008, Batigère n’a produit que 28 logements très sociaux sur toute la France, et n’indique même pas combien dans la capitale.

    Mais Batigère a aussi vendu 421 logements sociaux en 2008, et sur son site, les offres de location en proche banlieue affichent un loyer d’environ 900 euros pour un deux pièces. Est-ce du logement social ?

    Oui, au cœur du 3ème arrondissement de Paris, 16 logements vraiment sociaux seront bientôt terminés.

    Mais le maire du 3ème arrondissement Pierre Aidenbaum est également le président du deuxième bailleur social parisien : la RIVP.

    La RIVP affiche 1500 logements financés en 2008, moins de 12 % de logements vraiment sociaux (PLA-I) pour 27 % en PLS, les plafonds de loyer les plus hauts. Et logement financé ne signifie pas logement construit, en réalité seul 375 logements sont neufs (25%), le reste consiste en logement rachetés, occupés ! Et les nombreuses places de foyer comptent comme de vrais logements dans les chiffres : dans les faits la majorité des PLA-I sont des hébergements précaires !

    LA RIVP n’a donc attribué que 39 logements de type PLA-I  en 2008, alors que 70 % des demandeurs de logements parisiens ont des ressources correspondant à cette catégorie. Par contre, 293 logements de type PLS, les logements sociaux le plus chers ont trouvé preneur, et 610 en loyers libres !

    Cette réalité là, les bailleurs comme la Ville les dissimulent sous le chiffre de 40 000 logements sociaux « produits » pour la deuxième mandature. Mais dans ces quarante mille logements, combien répondent vraiment à nos besoins, en urgence ?

    Ce 10 décembre, Jean Yves Mano, comme lors de notre dernière intervention dans le 18ème arrondissement finira par renoncer à son inauguration et regagner son bunker de l'Hôtel de Ville, plutôt que d'affronter la colère des mal logés. Mais son mépris ne nous empêchera pas d'enchainer immédiatement sur une occupation du siège de Paris Habitat dont il est également président.

    Nous n'avons en effet toujours pas eu de réponses aux questions sur le coût du nouveau siège de ce bailleur, questions posées lors d'une précédente occupation, malgré un engagement écrit de la Vice-Présidente Isabelle RUEFF.

    L'adjoint au Logement et président de Paris Habitat recourra finalement à l'évacuation policière , mais nous continuerons à faire le siège du premier bailleur de la Ville de Paris, une bonne partie de l'après midi !

     

    Voir la vidéo en cliquant ici


    UN LOGEMENT POUR TOUS ! MAINTENANT

     

    mal-loges-Paris.jpg

    21:20 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat, collectif mal logés, jean yves mano, delanoe, rivp, mairie 3ème | | |  Facebook

     
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