Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

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vendredi, 29 janvier 2010

Vidéo : Logement social: BATIGERE voit l'avenir en bleu

Batigere fait partie des bailleurs sociaux qui appliquent fidèlement la politique de destruction du logement social: le groupe vend plusieurs centaines de HLM par an. Ces dernières années , il a aussi participé à de nombreuses opérations de démolition de l'ANRU.

En guise de production de logements à bas cout accessibles à tous, la filiale "très sociale"de BATIGERE annonce ....13 nouveaux logements cette année.

Les mal logés  ont donc de très bonnes raisons de venir crier leur colère chez BATIGERE: une première occupation a eu lieu le 8 janvier 2010, au siège du groupe dans le 17ème arrondissement. Après plusieurs heures de négociation, la direction générale s'engage par écrit à un rendez-vous de travail le 28 janvier.

Ce jour là, le siège est totalement fermé , même les salariés ne peuvent entrer. Le directeur général est absent et son adjoint refuse de recevoir la délégation du collectif, voulant choisir une seule personne en son sein. Il nous informe que le groupe a pris ses précautions, et qu'aucune nouvelle occuaption ne sera possible, qu'il s'agit donc du "rendez-vous de la dernière chance".

Le lendemain, nous sommes des dizaines à investir la filiale "Le Logement Urbain". La direction générale est contrainte de venir sur place, mais exige cette fois notre sortie des lieux, pour entamer la discussion.

Nous sommes mal logés, mais pas idiots.

Le bailleur social prend donc la décision d'ordonner une évacuation policière. Sans doute pas assez violente à son gout, puisqu'une fois ramenés à l'extérieur du bâtiment par les CRS, nous sommes soumis sur sa demande à un contrôle d'identité collectif !

Le métier de bailleur social exige une certaine connaissance du mal logement, dont la direction de Batigère semble totalement dépourvue.

Les humiliations et l'intimidation n'ont jamais arrêté la lutte des mal logés, parce que la lutte est la seule solution pour sortir de l'enfer quotidien de l'errance, de la suroccupation, des taudis et des expulsions.

Nous ne laisserons pas détruire le logement social.

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

 

23:28 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : batigère, logement urbain, mal logés, vente logements sociaux | | |  Facebook

BATIGERE: les mal logés occupent la filiale "Le Logement Urbain"

Le siège de l'entreprise sociale de l'habitat "Logement Urbain" , filiale du groupe Batigère, a été occupé aujourd'hui pendant plusieurs heures par des dizaines de mal logés, venus exiger le respect des engagements pris par la direction générale de Batigère devant le collectif et par écrit lors d'une précédente occupation.

Devant la détermination des mal logés et leur refus de quitter les lieux, le bailleur social a recouru à l'évacuation policière , suivie d'un contrôle d'identité collectif.

Non seulement Batigère vend des logements construits avec l'argent public, mais le bailleur n'hésite pas à utiliser ces mêmes fonds pour intimider les demandeurs de logement !

En vain, la lutte continue !

COMMUNIQUE DIFFUSE SUR PLACE.

BATIGERE :les mal logés occupent la filiale   « Le Logement Urbain ».

Le bailleur social Batigère a crée une filiale dénommée « Le Logement Urbain », censée répondre aux besoins spécifiques des mal logés, demandeurs de logement ou locataires « en grande difficulté ».Nous occupons aujourd'hui son siège social. après l'occupation du siège social du groupe, le 8 janvier 2010.

BATIGERE est un des bailleurs sociaux qui applique le plus fidèlement possible les orientations gouvernementales : vente massive de logements sociaux existants, participation aux programmes de démolition de l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine. Batigère investit aussi dans le dispositif usufruit social : location d'immeubles au privé pendant quinze ans, avec avantages fiscaux exorbitants consentis aux propriétaires, entretien et remise en état de l'immeuble récupérable ensuite par le privé, sans impôts à payer sur la plus value immobilière réalisée.

Ces deux politiques contribuent à la raréfaction du logement social à bas prix, mais aussi à l'épuisement des fonds du logement social : l'ANRU par exemple fonctionne notamment avec les crédits du 1% patronal.

L'activité de la filiale très sociale de Batigère, mise en avant dans la communication du groupe est très marginale en terme de nombre de logements. Sur un patrimoine de 62 000 logements de Batigère, seuls 300 sont gérés par Le Logement Urbain. Et si le groupe revendique « 1500 logements produits par an », le Logement Urbain lui, évoque 13 logements très sociaux seulement en cours de production !

Par contre, le Logement Urbain s'occupe d' « insertion professionnelle » : il fait travailler, en stage, en petits contrats précaires des « publics en difficulté » sur les chantiers de démolition, de construction, de réhabilitation, ou d'entretien des logements de l'ensemble du groupe. Seulement, ce type de contrats interdit dans l'immense majorité des cas d'accéder à un logement stable, public ou privé.

La politique « très sociale » de Batigère ne règle donc pas les problèmes des mal logés, ni en qualité, ni en quantité.

En réalité, les mal logés ne sont pas les bienvenus chez Batigère : lors de notre précédente occupation, nous avions certes obtenu un rendez-vous avec un responsable du groupe, en présence d'Hubert Cunat, directeur général du Logement Urbain. Mais le bailleur avait également pris la responsabilité d'un contrôle d'identité pratiqué sur des membres du collectif dans ses locaux.Nous devions être reçus ce 28 janvier. Mais notre délégation de quelques personnes est arrivée devant un siège social totalement bouclé, les employés eux même ne pouvant y accéder. La direction générale de Batigère nous a alors informé qu'elle ne recevrait qu'une seule personne du collectif ou rien du tout.

A Batigère, on a donc une bien étrange conception du rôle d'un bailleur social : les demandeurs de logement social aux revenus modestes ou très modestes y sont cantonnés, dans les logements, comme dans les rendez-vous, à une représentation « symbolique ».Nous n'avons donc d'autre choix que continuer notre campagne d'occupations, pour que Batigère remplisse ses devoirs vis-à-vis des demandeurs de logement, quels que soient leurs revenus.

Sur le même sujet voir : l'occupation du siège de BATIGERE et sa Vidéo

 

20:01 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-loges, anru, usufruit-social, esh | | |  Facebook

vendredi, 15 janvier 2010

Vidéo : Paris Métropole le ton monte entre les Elus et les Mal-logés

Ce jeudi 14 janvier, en pleine campagne électorale des régionales, Anne Hidalgo , première adjointe au Maire de Paris et Jacques Salvator signent en mairie d'Aubervilliers un protocole de coopération entre les deux communes.

Nous étions 80 mal logés en colère à nous être invités une nouvelle fois dans le processus de construction de Paris Métropole. Pendant deux heures, c'est donc dans une mairie occupée très bruyamment, et en présence des forces de l'ordre, que les élus parisiens et albertivillariens tiendront leur réunion, enfermés dans une salle à l'étage.

Le message adressé aux demandeurs de logements sociaux est clair.Les élus d'aujourd'hui  rêvent le Grand Paris de demain débarassé de ses habitants aux revenus modestes, qui osent exiger le minimum : un logement pour tous.

Jacques Salvator, maire d'Aubervilliers tentera de calmer notre colère en nous promettant une réunion tripartite immédiate avec les élus parisiens. Mais ceux-ci, comme à leur habitude, ne tiendront pas leur engagement et s'esquiveront par la petite porte, laissant leur collègue d'aubervilliers affronter seul le collectif.

 

Penaud, le maire d'Aubervilliers proposera de nous recevoir seul, en contradiction avec ses engagements précédents.

Nous avons préféré rester debout et en lutte, plutôt que nous asseoir en face de Monsieur le Maire. A quoi bon puisque les discours ne sont jamais suivis d'actes ?

Le maire d'Aubervilliers nous a déclaré que nous ne gagnerions rien avec nos luttes.

Nous lui avons montré aujourd'hui, qu'en tout cas, le mépris des élus ne nous fera pas perdre notre dignité.

Voir le communiqué diffusé sur place en cliquant ici

 

20:20 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : aubervilliers, anne-hidalgo, logement, pierre-mansat, mal-logés | | |  Facebook

Paris Métropole: le ton monte entre les mal logés et les élus

Le Grand Paris ne se fera pas sans nous, les demandeurs de logements sociaux, les centaines de milliers de Franciliens qui n'ont pas d'autre solution que le HLM pour se loger correctement, sans y laisserune part trop importante de leurs faibles revenus.

A Paris, le 17 décembre dernier, nous étions venus crier notre colère aux élus réunis dans le cadre du premier forum de Paris Métropole.
Nous y avions été confrontés notamment à Jean Yves Le Bouillonnec, député maire de Cachan ( 94) et Pierre Mansat , adjoint de la Ville de
Paris ( 75).

Nous avions obtenu un rendez-vous avec le cabinet Delanoe, auquel Pierre Mansat s'était engagé à participer. Pierre Mansat n'est pas
venu, et Bertrand Delanoe, par l'intermédiaire de sa conseillère chargée du logement nous a fait savoir qu'il estimait faire suffisamment pour le logement social et que nos revendications et nos manifestations étaient donc insupportables et malvenues.

Le collectif des Mal Logés en Colère s’invite aujourd'hui donc en mairie d'Aubervilliers, où doit être signé entre les deux communes un protocole de coopération. Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, chargée de l'Urbanisme, et tête de liste parisienne aux
élections régionales, Pierre Manzat, Jacques Salavator, mais aussi Roger Madec maire du 19ème et Daniel Vaillant maire du 18ème sont
présents.

La coopération entre Paris et Aubervilliers, c'est le remodelage total de tout un pan de l'Est Parisien:Demain, une université, un immense centre commercial, des centaines de milliers de m2 de bureaux , des logements privés vont voir le jour, notamment au bord du Canal Saint Denis.

Sur son site, la Mairie d'Aubervilliers est fière de proclamer, que la commune pourra désormais rivaliser avec Boulogne Billancourt !

Entre 2002 et aujourd'hui, les prix à la vente dans l'immobilier ont quasiment doublé dans le 19ème arrondissement et à Aubervilliers. Ces
quartiers faisaient partie des rares en petite couronne ou les foyers aux revenus modestes pouvaient se loger dans le privé. La transformation de ces quartiers, le renouvellement urbain ne constituent pas pour eux une amélioration, car le parc social de fait aussi vétuste soit-il a disparu: les nouveaux logements sociaux ( 400 seulement sur la ZAC Claude Bernard, sur des centaines de milliers de m2 de bureaux ) ne permettront le relogement que d'une infime minorité des habitants.

 

Où iront les autres ? La « coopération » au quotidien entre la Ville de Paris, et les collectivités de Seine Saint Denis en donne une idée.

Aujourd’hui un tiers des habitants des hébergements d'urgence du département viennent de la capitale. Les communes se rejettent
mutuellement ces mal logés condamnés à l'errance urbaine, chacun estimant que c'est à l'autre de s'en occuper.

Les demandeurs de logement sociaux sont toujours de trop dans les réunions publiques sur l'avenir de la métropole: à l'inverse, le
promoteur ICADE, qui a récemment fait plusieurs centaines de millions d'euros de bénéfices sur le dos des HLM publics en revendant ces
logements, ce promoteur qui se taille la part du lion dans les projets d'aménagements de la ZAC Claude Bernard ou du quartier du Canal est
couvert d'éloges par ces mêmes élus: sur son site, la Mairie d'Aubervilliers décrit ainsi ICADE comme une grande société foncière
maîtrisant tous les savoir faire du marché immobilier. Effectivement.

Bien accueillis ou pas par les élus, les mal logés des communes concernées n’ont pas le choix : nous imposerons par la lutte que
soient construits le nombre de logements nécessaires au relogement de tous, là ou nous en avons besoin.

Voir la vidéo en cliquant ici

Protocole de coopération Paris Auberviliers.jpg


Sur le même sujet voir également:

Les mal logés en Colère au premier forum de Paris Métropole, 17 décembre 2009

Aubervilliers : pas de logement social pour les retraités

Manifestation du collectif devant la Préfecture de Seine Saint Denis


 

20:19 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : aubervilliers, logement, hidalgo, vaillant, madec, collectif des mal logés, salvator | | |  Facebook

vendredi, 08 janvier 2010

BATIGERE la misère ?

 

le Collectif des Mal-logés en colère chez BATIGERE.jpg80 mal logés ont occupé ce vendredi 8 janvier le siège du bailleur social Batigère.

 

La raison de notre venue collective chez ce bailleur, propriétaire de 13 000 logements, rien qu'en Ile de France tient en un chiffre : sur l'année 2007, ce bailleur n'a produit que 28 logements très sociaux.

Est-il vraiment besoin de pondre sans arrêt des rapports et des expertises sur le problème du mal logement pour en comprendre les raisons ?

Les logements très sociaux ( PLA-I ) sont les seuls qui sont attribués aux ménages gagnant le SMIC ou moins, les seuls qui correspondent aux revenus des familles monoparentales, les seuls qui permettent de faire face au loyer quand on a des salaires irréguliers, des périodes de chômage, de temps partiels. Selon les estimations des pouvoirs publics eux même, ce type de loyers correspond aux revenus de 70% des demandeurs de logement parisiens.

Batigère assure notamment la fourniture de logements à plusieurs organismes réservataires du 1%. Or les mal logés aux revenus modestes qui cherchent à obtenir un logement par ce biais se voient toujours opposer des refus, même quand ils sont « labellisés » DALO avec toujours le même motif : «  taux d'effort financier trop important au regard des loyers du logement et des revenus du ménage ».

Dans le même temps, Batigère se vante de la vente de quelques 500 logements par an. Quel que soit le niveau de loyer de ces logements sociaux, ils sont toujours inférieurs à ceux du privé. Les foyers qui auraient pu être logés à l'avenir dans ces appartements vont donc aller rejoindre les rangs des demandeurs de logement social en attente, ou être contraints d'accepter les exigences des propriétaires du privé.

A terme, la vente des logements sociaux ne peut qu'entraîner de nouvelles hausses des loyers hors parc social.

Les mal logés n'ont pas d'autre choix que la lutte pour briser le cycle infernal créé par la politique des bailleurs sociaux comme Batigère : le refus de construction massive de HLM, la vente ou la démolition du parc existant,  d'un côté, l'investissement financier dans l'accession à la propriété et les hébergements provisoires de l'autre ne peuvent amener qu'à l'aggravation d'une crise du logement créée de toute pièces.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


18:17 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : logement, vente-hlm, crise, collectif, mal-logés | | |  Facebook

 
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