Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

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vendredi, 12 mars 2010

Les mal logés expulsés du Grand Paris ( video)

Des "hébergements adaptés". Voilà ce que promet généreusement Benoist Apparu, dans les médias, aux demandeurs de logement déjà expulsés ou menacés de l'être dès le 15 mars.

Dans la réalité, quand les mal logés , pour qui même les "hébergements adaptés" se traduisent par la rue ou quelques nuits d'hôtel viennent collectivement interpeller le Ministère, Benoist Apparu n'a qu'une solution, dont le cout lui importe peu, pour une fois: l'évacuation policière.

Aujourd'hui, c'est à l'issue de l'occupation de l'Association du Grand Paris, à son siège prestigieux du Palais de Tokyo, que la réponse policière a une nouvelle fois été la seule face à notre exigence : un logement pour tous.

Mais la lutte des mal logés ne connaît pas de trève, nous ne nous adapterons jamais aux expulsions et à l'errance urbaine !

Voir aussi:Le communiqué de l'occupation


Fin de la trêve d'hiver : Mal-loges et Grand-Paris
envoyé par HLMPOURTOUS.

19:19 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : expulsion, logement-social, mal-logés, grand-paris, palais-de-tokyo, trève-hivernale | | |  Facebook

Fin de la trève hivernale: occupation de l'association du Grand Paris

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Une centaine de mal logés ont investi ce vendredi 12 mars le Palais de Tokyo, siège de l'Atelier International du Grand Paris avant d'en être évacués vers 14H par un important dispositif policier.

En cette veille de rupture de la trêve hivernale, le message envoyé par cette évacuation policière reflète parfaitement la position du Secrétaire d'Etat au Logement, Benoit Apparu, qui a déclaré refuser tout arrêt des expulsions, et proposé en guise de solution des "hébergements adaptés" aux mal logés.

Les "hébergements adaptés" nous les connaissons: la rue, les nuits d'hôtel, l'errance de département en département.

Voilà le visage sous lequel le Grand Paris se montre aux demandeurs de logement, celui de la répression, celui du mépris.
Bernard Lemoine, président de l'Atelier International censé dessiner la ville de demain a refusé de nous rencontrer, jugeant sans doute que les centaines de milliers de mal logés franciliens font d'ores et déjà tache dans la métropole dont il rêve.

Mais en cette veille de rupture de la trève hivernale, la lutte des mal logés ne faiblit pas, malgré les conditions de vie de plus en plus difficiles que nous subissons.

Déterminés, solidaires, mobilisés, nous exigeons:

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

Le communiqué diffusé sur place:

Les mal logés inaugurent l'Atelier International du Grand Paris.

Nous nous invitons aujourd'hui à l'Atelier International du Grand Paris : chargée de construire le Grand Paris de demain. Cette association installée au Palais de Tokyo, dotée d'un budget conséquent par le gouvernement, sera officiellement inaugurée le 16 avril par Nicolas Sarkozy. Son président Bernard Lemoine vient d'être nommé.

Si nous avançons d'un mois l'ouverture officielle des travaux sur la métropole de demain, c'est qu'en cette veille de rupture officielle de la trêve hivernale des expulsions, nous sommes des centaines de milliers de franciliens mal logés à ne pas pouvoir attendre la réponse à une question fondamentale, urgente et concrète : quelle est la place des demandeurs de logement sociaux en attente dans le Grand Paris ?

Cet hiver, pour des milliers d'entre nous, la trêve hivernale des expulsions n'a existé que sur le papier : les ruptures d'hébergement brutales se sont multipliées, sans solution alternative évidemment. Le Grand Paris, pour les mal-logés, c'est au mieux quelques nuits d'hôtel à l'autre bout de nos départements d'origine, au pire l'errance urbaine sur tout le territoire francilien.

Nous voulons aussi réagir collectivement aux propos de Benoist Apparu qui vient de déclarer qu'un « moratoire sur les expulsions serait un
mauvais signal envoyé aux propriétaires ». Les expulsés, eux devraient se contenter d' « hébergement adapté », selon le Ministre. Pour les
demandeurs de logement, le signal envoyé par le Secrétaire d'Etat est donc très clair également : pas de relogement, pas de solution, la
précarité permanente.

Dans le cadre du Grand Paris, le président, les élus locaux et les architectes parlent beaucoup de l'amélioration des transports, d'équipements de prestiges, de construction de centre d'affaires.
Mais quand les quartiers se transforment, le coût des loyers augmente et les congés pour vente se multiplient. Le prix du foncier augmente aussi, et c'est le prétexte pris par les élus pour dire que la construction immédiate de logements sociaux à la hauteur de la demande
est impossible.

La question du mal logement est reléguée au second plan, voire totalement absente des débats sur le Grand Paris. Comme si finalement, il s'agissait d'une question insoluble, comme s'il fallait de toute façon faire avec, au moins sur le court terme.

Faire avec, pour les concernés, c'est continuer à vivre les expulsions, les taudis, la sur-occupation et l'errance urbaine.

Nous sommes donc venus porter le problème et exiger des vraies solutions. Devant les responsables désignés de la construction du
Grand Paris, notamment pour tous ceux qui seront dehors dès le 15 mars et ceux qui le sont déjà

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

 

Voir également:

Les mal logés au forum Paris Métropole

Les mal logés en colère s'invitent chez Apparu

18:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : expulsions, mal-logés, apparu, manifestation, grand paris | | |  Facebook

vendredi, 05 mars 2010

Foncière Logement-APALOF : c'est notre argent, c'est nos logements

Le siège de la Foncière Logement a été occupé ce matin et pendant plusieurs heures par le Collectif des Mal Logés en Colère: la Foncière Logement crée au début des années 2000 recueille les fonds du 1% logement pour les opérations ANRU, mais aussi pour construire du logement social. Or dans ce domaine, les résultats sont jugés "médiocres" même par la Cour des Comptes.

Les salariés mal logés et aux revenus modestes n'ont eu jamais vu la couleur de ces logements.

Suite à l'occupation, le Président de la Foncière, Bruno Lucas, s'est engagé  à rencontrer le collectif en début de semaine prochaine afn de faire face de manière concrète à nos questions et à nos besoins.

 

Communiqué diffusé sur place:



LA FONCIERE LOGEMENT C’EST NOTRE ARGENT, C’EST NOS LOGEMENTS.

Nous interpellons aujourd’hui La Foncière Logement. Nous sommes mal logés, pour beaucoup salariés à bas revenus ou précaires : à ce titre la plupart d’entre nous ont cotisé ou cotisent au 1% logement.

Une partie de ces cotisations va à la Foncière Logement : celle-ci l’utilise ensuite normalement pour faire du locatif libre (inaccessible aux revenus modestes) dans les villes et quartiers ayant plus de vingt pour cent de logements sociaux, ET du logement social dans les communes qui ont moins de vingt pour cent de logements.

La Foncière Logement est donc un organisme central auquel participent tous les collecteurs du 1 %. Mais ensuite, c’est la Foncière Logement, en interne, qui attribue les logements construits ou rachetés.

Tout en bas de la pyramide, les salariées ne savent pas toujours que la Foncière existe et nul ne leur indique la possibilité de postuler aux logements de La Foncière.

De toute façon, pour les bas revenus, aucune proposition n’est jamais faite par ce biais, même pour ceux ayant réussis à constituer un dossier.

Les travailleurs au Smic et ceux qui gagnent encore moins, du fait du temps partiel notamment, sont systématiquement renvoyés vers le contingent préfectoral qui n’a pas la capacité de répondre à leurs besoins.



La Foncière Logement affirme avoir financé plus de 16 000 logements sociaux depuis sa création. Mais la Cour des Comptes en comptabilise, elle, moins de  9000, alors que 2 milliards d’euros du 1 pour cent ont été investis.
Dans le même temps, l’investissement direct d’argent dans le budget des bailleurs sociaux, permettant ensuite d’obtenir des réservations sur des logements pour les salariés a diminué.

L’association spécialement crée pour attribuer les logements de la Foncière, l’APALOF a été dissoute il y a peu.

Mais cela ne résout pas la question principale : les fonds du 1 pour cent investis dans la Foncière  doivent permettre aux salariés modestes et précaires d’être enfin relogés !



Il est grand temps !

UN LOGEMENT POUR TOUS, MAINTENANT !

 

Sur le même sujet, voir également:

Occupation de l'association Entreprises et Logement

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2008/...

 

 


VIDEO: APALOF- Foncière-Logement : où sont nos logements ?

envoyé par HLMPOURTOUS.

21:12 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : apalof, fonciere-logement, patronal, mal-loges, logement-social, anru, rénovation-urbaine | | |  Facebook

 
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