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jeudi, 15 avril 2010

Les mal logés en colère devant ADOMA : VIDEO

20100415-113249.jpgADOMA, LA SNI ET L'ETAT DOIVENT RELOGER !

Ces derniers mois, ADOMA a engagé une politique d'expulsion de ses foyers, notamment celle des mal logés, qui y attendent un logement social depuis des années, suffisamment pour que leur composition familiale ait changé, et qu'il n'aient pas d'autre choix que vivre avec leur famille en suroccupation.

Si nous nous rassemblons aujourd'hui devant le siège d'ADOMA, c'est tout simplement pour que cessent ces procédures d'expulsion et que les mal logés concernés soient enfin relogés, car il n'y aucune impossibilité pratique à ce que soit le cas. L'Etat et  les bailleurs sociaux s'accordent à prétendre que l'hébergement est un pas nécessaire et utile vers le relogement définitif en HLM, une étape forcément temporaire, mais sans rupture avant qu'une solution définitive ne soit trouvée.

Alors comment expliquer que des familles soient expulsées et envoyées, au mieux vers des hôtels, où elles vivront dans la même suroccupation que dans les foyers d'ADOMA, pour un coût supérieur ?

ADOMA est détenue majoritairement par l'Etat, mais aussi par la SNI, filiale de la Caisse des Dépôts et premier bailleur public en France, en terme de nombre de logements. Le groupe privé Caisse d'Epargne Logements détient également des parts de la société. Cette « gouvernance partagée » , logiquement devrait être un gage d'efficacité pour le relogement des mal logés, puisque tous les acteurs sont réunis pour le mettre en place.Les résidents d'ADOMA surtout lorsqu'ils sont expulsables, entrent dans les critères de relogement « urgent » que l'Etat a lui même définis de matière déjà extrêmement restrictive dans la loi DALO.

L'Etat invoque la nécessité de respecter le droit des propriétaires privés lorsqu'il expulse leurs locataires ou occupants sans les reloger pour autant. Mais dans le cas d'ADOMA, l'Etat est l'expulseur et celui qui a l'obligation de reloger !

Actuellement l'Etat pourrait se désengager d'ADOMA au profit du bailleur SNI, lui même propriété de la CDC, la banque ...de l'Etat. Ceci passerait par une vente, dont l'Etat engrangerait le bénéfice pris sur les fonds de son bailleur social, sans garantie que ce bénéfice revienne au budget du logement social. Il y a quelques années, des dizaines de milliers de logements sociaux se sont retrouvés transférés de la SNI, vers ICADE, société privée avec actionnariat majoritaire de la Caisse des Dépôts. Et ICADE , il y a quelques mois a ensuite revendu ces logements à la SNI et à d'autres bailleurs sociaux, dégageant ensuite un bénéfice important pour ses actionnaires privés.

Que se passera-t-il pour ADOMA ? Un scénario similaire est loin d'être exclu. Lors du passage de la SNI, à ICADE, les locataires de nombreux quartiers ont connu des hausses spectaculaires de loyer.

La politique d'expulsion et de non relogement des résidents en suroccupation, plus généralement leur maintien dans la durée dans des hébergements, et la non réponse aux demandes de logement social constitue déjà une réalité insupportable au regard des discours tenus par l'Etat sur ses efforts en matière de logement. Nous exigeons

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

Vidéo du rassemblement :

Voir aussi :

Quand la SNI, bailleur public joue au promoteur immobilier

Les Mal-Logés occupent Jean-Marie MESSIER

Les Mal-Logés occupent un bureau de vente de la SNI (article du Parisien)

 

16:58 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : adoma, sni, icade, dalo, mal-logés, apparu caisse-des-depots | | |  Facebook

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