Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

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vendredi, 16 avril 2010

Comment Apparu a disparu

Le jeudi 1er avril 2010, Jean Louis Borloo, Benoist Apparu et Chantal Jouanno avaient décidé de mettre en avant le projet d'une Maison pour Agir, et le dispositif du prêt à taux zéro, censé être une solution à la "crise" du logement. Ils avaient convoqué l'ensemble des médias pour défendre leur projet sur l'Esplanade du Louvre

La présence de quelques dizaines de mal logés, qui n'ont pas les moyens d'être propriétaires et exigent donc un simple logement social , adapté à leur niveau de revenus suffira à ce que les trois ministres renonçent à leur venue.

La preuve que l'accession à la propriété ne répond en rien aux besoins réels des demandeurs de logement, puisque même les Ministres qui en font leur cheval de bataille préfèrent renoncer à la défendre , s'il faut faire face concrètement aux problèmes et aux urgences des mal logés qui ne peuvent pas être propriétaires.

Le reportage de LCP :

 

12:00 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : borloo, apparu, maison-pour-agir, michel-chevalet, logement, ademe | | |  Facebook

jeudi, 15 avril 2010

ADOMA, LA SNI et l'ETAT doivent reloger !

Les Mal-logés en Colère chez ADOMA.jpgCe jeudi 15 avril, le Collectif des Mal Logés en Colère s'est rassemblé pendant plusieurs heures devant le siège d'ADOMA, ex-Sonacotra, bailleur d'Etat.

Actuellement, la vente d'ADOMA à la Société Nationale Immobilière est en cours de négociation avec l'Etat, actionnaire majoritaire actuel.

Mais il ne s'agit pas de négociations entre sociétés indépendantes: ADOMA, c'est l'Etat, mais la SNI est une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, et celle-ci est la banque de l'Etat !

Une chose est donc sûre: c'est l'argent d'un bailleur social public qui va venir renflouer les caisses de l'Etat, qui utilisera comme bon lui semble l'argent du logement social. Comment les demandeurs de logement pourraient-il être chose que les grands perdants dans cette affaire ?

C'est ce que nous avons demandé au directeur de cabinet du président d'Adoma, qui a finalement reçu le collectif. Notamment à travers un exemple très concret, celui de familles en instance d'expulsion des foyers ADOMA, où elles vivent en suroccupation, faute de relogement. La cause de l'expulsion demandée par ADOMA est le mal logement lui même, c'est à dire l'impossibilité de trouver une autre solution que le maintien dans une chambre de foyer pour une famille entière !

La réponse du responsable d'ADOMA révèle la gravité de la situation, la destruction du logement social en cours: selon lui, les expulsions sèches se produisent parce que le relogement, légitime est difficile voire impossible à mettre en oeuvre ! Et pour cause, selon lui, un bailleur de l'importance d'ADOMA ne sera pas en mesure de se maintenir financièrement à flot si de l'argent n'est pas investi de manière massive !

Ces dernières semaines, les collecteurs du 1% ont évoqué une "faillite possible" de ce dispositif , et également le fait que l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine n'aurait pas les crédits nécessaires pour assurer les réhabilitations et les constructions promises pour l'avenir proche, après les démolitions de centaines de milliers de logements sociaux, faites en temps et en heures, elles !

Après la crise du logement, la faillite du logement social ?

Et les demandeurs de logement dans le rôle des petits actionnaires ruinés et à la rue ?

Nous avons signifié à ADOMA par ce premier rassemblement , que les mal logés n'étaient pas prêts à se laisser voler leur droit en silence. Nous continuerons à refuser concrètement la destruction du logement social, et à exiger que l'ensemble des acteurs publics et étatiques financés par l'argent public utilisent cet argent pour ce à quoi il est destiné:

ADOMA, l'ETAT et la SNI doivent reloger

 


Ci dessous un article sur la vente d'ADOMA à la SNI , publié le 23 mars 2010 dans le Parisien (cliquez)

L'Etat vend ADOMA..jpg

 

 

Voir aussi : Rassemblement devant le siège d'ADOMA

Occupation de la Caisse des Dépots et Consignations

Quand la SNI vend nos logements

Occupation de la SNI

 

 

 

 

17:08 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : adoma, sni, apparu, caisse-des-depots, logement social, mal logés | | |  Facebook

Les mal logés en colère devant ADOMA : VIDEO

20100415-113249.jpgADOMA, LA SNI ET L'ETAT DOIVENT RELOGER !

Ces derniers mois, ADOMA a engagé une politique d'expulsion de ses foyers, notamment celle des mal logés, qui y attendent un logement social depuis des années, suffisamment pour que leur composition familiale ait changé, et qu'il n'aient pas d'autre choix que vivre avec leur famille en suroccupation.

Si nous nous rassemblons aujourd'hui devant le siège d'ADOMA, c'est tout simplement pour que cessent ces procédures d'expulsion et que les mal logés concernés soient enfin relogés, car il n'y aucune impossibilité pratique à ce que soit le cas. L'Etat et  les bailleurs sociaux s'accordent à prétendre que l'hébergement est un pas nécessaire et utile vers le relogement définitif en HLM, une étape forcément temporaire, mais sans rupture avant qu'une solution définitive ne soit trouvée.

Alors comment expliquer que des familles soient expulsées et envoyées, au mieux vers des hôtels, où elles vivront dans la même suroccupation que dans les foyers d'ADOMA, pour un coût supérieur ?

ADOMA est détenue majoritairement par l'Etat, mais aussi par la SNI, filiale de la Caisse des Dépôts et premier bailleur public en France, en terme de nombre de logements. Le groupe privé Caisse d'Epargne Logements détient également des parts de la société. Cette « gouvernance partagée » , logiquement devrait être un gage d'efficacité pour le relogement des mal logés, puisque tous les acteurs sont réunis pour le mettre en place.Les résidents d'ADOMA surtout lorsqu'ils sont expulsables, entrent dans les critères de relogement « urgent » que l'Etat a lui même définis de matière déjà extrêmement restrictive dans la loi DALO.

L'Etat invoque la nécessité de respecter le droit des propriétaires privés lorsqu'il expulse leurs locataires ou occupants sans les reloger pour autant. Mais dans le cas d'ADOMA, l'Etat est l'expulseur et celui qui a l'obligation de reloger !

Actuellement l'Etat pourrait se désengager d'ADOMA au profit du bailleur SNI, lui même propriété de la CDC, la banque ...de l'Etat. Ceci passerait par une vente, dont l'Etat engrangerait le bénéfice pris sur les fonds de son bailleur social, sans garantie que ce bénéfice revienne au budget du logement social. Il y a quelques années, des dizaines de milliers de logements sociaux se sont retrouvés transférés de la SNI, vers ICADE, société privée avec actionnariat majoritaire de la Caisse des Dépôts. Et ICADE , il y a quelques mois a ensuite revendu ces logements à la SNI et à d'autres bailleurs sociaux, dégageant ensuite un bénéfice important pour ses actionnaires privés.

Que se passera-t-il pour ADOMA ? Un scénario similaire est loin d'être exclu. Lors du passage de la SNI, à ICADE, les locataires de nombreux quartiers ont connu des hausses spectaculaires de loyer.

La politique d'expulsion et de non relogement des résidents en suroccupation, plus généralement leur maintien dans la durée dans des hébergements, et la non réponse aux demandes de logement social constitue déjà une réalité insupportable au regard des discours tenus par l'Etat sur ses efforts en matière de logement. Nous exigeons

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

Vidéo du rassemblement :

Voir aussi :

Quand la SNI, bailleur public joue au promoteur immobilier

Les Mal-Logés occupent Jean-Marie MESSIER

Les Mal-Logés occupent un bureau de vente de la SNI (article du Parisien)

 

16:58 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : adoma, sni, icade, dalo, mal-logés, apparu caisse-des-depots | | |  Facebook

vendredi, 09 avril 2010

Conseil Régional IDF: les mal logés posent leurs exigences

Ce vendredi 9 avril, une centaine de membres du Collectif des Mal Logés en Colère ont occupé le Conseil Régional d'Ile de France, jusqu'à la venue d'Emmanuelle Cosse vice présidente en charge du Logement.

Pendant la campagne électorale nous avons attentivement écouté les promesses des uns et des autres en matière de logement et d'aménagement du territoire: l'échelon régional est en effet très important, car la Région influe sur la politique en matière d'aménagement du territoire  ( bureaux ou logements ) , au travers d 'établissements publics , notamment l'EPF, qui revendique la mise en place d'un million de m2 de bureaux , mais aussi à travers l'Agence Régionale de Développement, dotée d'un budget énorme destiné à faciliter l'installation et l'implantation durable d'entreprises sur le territoire.

On rappelle assez souvent aux mal logés que "Paris et sa proche couronne ne sont pas extensibles" pour que nous sachions très bien ce que signifie concrètement la priorité accordée par la Région aux espaces dédiés à l'activité économique: les demandeurs de logement sont condamnés , de plus en plus à aller là ou les bureaux ne sont pas, c'est à dire loin , très loin en grande banlieue. La Région participe d'ailleurs financièrement aux opérations de démolition de l'ANRU, qui aboutissent en termes de reconstruction, à moins de logements à bas prix et plus de bureaux sur les mêmes sites.

En Ile de France, la question de la place laissée au logement social dépend d'institutions multiples, raison pour laquelle nous multiplions les interpellations, de l'association du Grand Paris crée par le gouvernement, au Forum Paris Métropole, mis en place par des élus des communes franciliennes.

La vice présidente nous a reçu pendant plus d'une heure, et répété que le Conseil Régional "voulait avoir une parole forte sur les questions du logement".

Une "parole forte", pour une instance décisionnaire, ce sont des actes.

Or à ce niveau, ce n'est pas gagné

- Le conseil Régional investit 210 millions d'euros par an dans le logement, social et non social y compris, puisqu'une partie des fonds vont à l'aide aux propriétaires privées, et pas forcément occupants. Mais si l'on retire de cette somme, le financement des PLI, logements intermédiaires, des PLS logements sociaux inacessibles aux revenus modestes, le financement de l'ANRU, et surtout le financement d'hébergements toujours d'urgence , toujours temporaires , combien reste-t-il pour de vrais logements sociaux, et combien à Paris et en proche banlieue, là où la demande est la plus forte ?

Et ce chiffre inclut aussi la réhabilitation de l'existant, nécessaire et normale mais qui ne produit aucun nouveau logement.

- sur la question des hébergements, Emmanuelle Cosse a pointé leur nécessité , "pour faire sortir les gens des hôtels", mais aussi pour des "personnes en processus medicaux" en ce qui concerne les CHRS: mais en quoi, les mal logés ont-il besoin d'un foyer, d'une maison relais, d'une résidence sociale plutôt qu'un vrai logement ?

Emmanuelle Cosse le disait pourtant elle même en 2007 , à propos des mal logés expulsés du squat de Cachan "Nicolas Sarkozy en avait fait un problème d’immigration parce qu’il était incapable, tout comme le président de la région et celui du conseil général, de répondre à la demande sociale posée : un logement près de mon travail, près de mon école, près de mes proches, bref, là où je vis. Il a fallu une très forte solidarité pour trouver une solution plus ou moins pérenne aux familles de Cachan, qui commençaient visiblement à gêner par leur résistance. Et depuis, ceux qui avaient accepté des solutions temporaires tels des hébergements en hôtel ne sont guère plus avancés."

C'est effectivement la solidarité et la lutte qui peuvent permettre aux demandeurs de logement social d'imposer leur exigence : un logement pour tous maintenant, et de faire en sorte que les décisionnaires ne se contentent pas de mesures cache misère .

La vice présidente chargée du logement nous a finalement proposé un nouveau rendez-vous dans un mois. Nous lui avons signifié que la lutte des mal logés sera un élément à prendre en compte toute la nouvelle mandature qui s'ouvre, et jusqu'à ce qu'il y ait en Ile de France comme ailleurs, un logement pour tous !

 

Sur le même sujet, voir également:

Occupation de l'EPF Ile de France

Les mal logés au forum de Paris Métropole

Les mal logés expulsés du Grand Paris

 

18:39 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : emmanuelle-cosse, logement, conseil-régional, hébergement, huchon, foncier, aménagement, ard, epf | | |  Facebook

jeudi, 01 avril 2010

Semaine du développement durable: détruire le logement social, c'est écologique ?

Ce matin, Jean Louis Borloo et Benoist Apparu devaient inaugurer la "Maison pour Agir", sur l'esplanade du Louvre, une initiative du Grenelle de l'Environnement.

70 membres du collectif des Mal Logés en Colère étaient sur place, venus interpeller les Ministres de L'Ecologie et du Logement sur leur action en matière de logement social, quarante huit heures après l'annonce de la faillite possible du 1% logement et en période de pleine reprise des expulsions locatives.

Les Ministres ont annoncé rapidement aux médias présents qu'ils ne se déplaceraient pas tant que les mal logés seraient présents.

Benoist Apparu , par son refus de venir à la rencontre de quelques demandeurs de logement social parmi des millions d'autres confirme sa fonction au sein du gouvernement: il y a bien un Ministre des propriétaires, mais pas de politique pour les mal logés.

Il ne reste aux millions de concernés par la crise du logement , salariés, chômeurs, retraités, jeunes ou familles, que la lutte pour imposer que leurs problèmes soient pris en compte.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Semaine du Développement Durable, les mal loges indesirables
envoyé par HLMPOURTOUS. -

Ci dessous le communiqué diffusé sur place


LA CRISE DU LOGEMENT, "COMMENT ÇA MARCHE ?"


Benoist Apparu et Jean Louis Borloo inaugurent ce matin la « Maison Pour Agir », à l’occasion du lancement de la semaine du développement durable sur l’esplanade du Louvre.
Mal logés, nous saisissons l’occasion pour manifester notre colère face aux nouvelles en rafales qui illustrent, un peu plus chaque jour, les effets dévastateurs des politiques actuellement menées en matière de logement.


Où est passé l’argent du logement social ?

Hier, à l’occasion du congrès du 1%, on apprend que les caisses destinées au logement social et alimentées par les cotisations des salariés sont non seulement vides, mais en déficit.

Où est passé notre argent ? Notamment dans les caisses de la Foncière Logement, organisme géré par l’Etat et le 1%, dont le bilan en matière de construction de logement social est qualifié de « médiocre » par la Cour des Comptes, outre des coûts de fonctionnement énormes et plutôt opaques.

Mais aussi dans celle de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine, dont on apprend qu’elle aussi est à court de fonds…pour reconstruire et réhabiliter, car les démolitions de centaines de milliers de HLM, elles ont été financées rubis sur l’ongle.

Comme si le manque de logements sociaux n’était pas assez criant, le gouvernement maintient son intention de vendre 10% du parc.

Et affiche ensuite fièrement un investissement annuel de 10 milliards d’euros dans le logement social : astuce comptable, les 5, 1 milliards d’euros d’allocations logement sont inclues, ce qui ne laisse que 4,9 Milliards d’euros pour l’aide à la pierre directe, dont une partie de prêts aux organismes HLM.

En comparaison, l’ensemble des aides pour l’accès à la propriété représentent au moins 7 milliards d’euros.

 


Un ministre pour les propriétaires, pas pour les mal-logés



Mais tout le monde ne peut pas être propriétaire, tout le monde ne peut pas acheter la maison en bois HQE exposée aujourd’hui sur le Parvis du Louvre et encore moins le terrain qui va avec en Ile de France ou à Paris. Les travailleurs modestes ou pauvres, les familles nombreuses ou les parents isolés, les précaires, les chômeurs n’ont qu’une seule possibilité pour se loger : le HLM.

Aujourd’hui, la destruction du logement social nous condamne à l’errance, à la sur-occupation, à l’insalubrité, aux expulsions.

Les mêmes Ministres qui affirment qu’il n’y a jamais eu autant d’efforts faits pour le logement, reconnaissent eux même qu’ils ne sont pas en mesure de reloger, même en cas de mise à la rue.

Une nouvelle fois, nous manifestons parce que nous ne laisserons pas détruire le logement social en silence.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

 

Voir la dépèche de Presse : L'Express

 

16:37 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : maison-pour-agir, développement-durable, mal-logés, borloo, apparu, logement-social, expulsions, ademe | | |  Facebook

 
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