Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

Avertir le modérateur

jeudi, 20 mai 2010

Benoist Apparu continue à fuir les mal logés

Benoist Apparu est bien Secrétaire d'Etat au Logement, mais on pourrait en douter , tant il fuit comme la peste le moindre mal logé: après avoir annulé sa venue et celle de son Ministre de Tutelle Jean Louis Borloo, à une conférence de presse destinée à présenter les "maisons écologiques", à cause de la présence de notre collectif, le Secrétaire d'Etat a choisi aujourd'hui de nous faire encercler par la police pendant plusieurs heures, devant le siège de la Federation Française du Batiment ou il intervenait au congrès de l'association Habitat et Developpement.

Au passage, cette association, qui reçoit d'importants fonds publics au titre de la lutte contre le mal logement n'a pas daigné venir à notre rencontre: sans doute n'avait-elle pas envie de se justifier sur le bilan plutôt maigre des fameuses sous locations au privé, sur lequel nous l'interpellions l'année dernière; censées remplacer les hôtels, ces sous locations coûteuses tendent de plus en plus à se substituer au vrai logement social avec un vrai bail !

Manifestement, les Ministres passent, le mépris envers les demandeurs de logement social reste.

Mais la lutte des mal logés ne disparait pas !

Le communiqué diffusé sur place

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

C'est d'abord le Ministère du Logement qui a disparu pour être remplacé par un Secrétariat d'Etat.


Et depuis des mois, le Secrétaire d'Etat parle de beaucoup de sujets: l'accession à la propriété sous toutes ses formes, l'habitat durable et écologique, la mixité sociale...


Mais les millions de demandeurs de logement social le dérangent: à peine consent-il à évoquer ceux d'entre eux qui sont prioritaires DALO, mais uniquement pour indiquer qu'il n'est pas en mesure de leur proposer quoi que soit, à part un hébergement.


Mais le droit à un logement décent concerne tous ceux qui en ont besoin, donc au minimum tous ceux qui correspondent aux critères d'attribution d'un logement social.


Benoist Apparu ne veut pas reconnaître notre existence, car il serait ensuite difficile de justifier la vente de milliers de logements sociaux tous les ans, la diminution constante du nombre des attributions de HLM, le contraste entre l'augmentation constante des crédits pour l'accession à la propriété et l'indifférence financière pour résoudre la question du mal logement.


Aujourd'hui, on en est même sous couvert de réorganisation de l'hébergement d'urgence à prévoir des fermetures de places dans certains endroits. Même les foyers deviennent du superflu.


Seulement les mal logés, par nécessité, ne se résignent pas à disparaître : depuis des mois, nous avons donc interpellé notre Secrétaire d'Etat , en occupant le Ministère peu après son entrée en fonction puis en l'interpellant publiquement dans ses déplacements.


Nous avons été évacués de l'Atelier du Grand Paris en mars pour toute réponse aux besoins des expulsés.


Mais le 1er avril, nous étions nombreux à attendre Benoist Apparu à l'inauguration de l'exposition d'une maison écologique sur l'Esplanade du Louvre. Il a préféré renoncer à sa conférence de presse.


Nous sommes donc venus à sa rencontre le 6 mai, à la Cité Universitaire, lors d'une Assemblée Générale de sociétés HLM. Il ne souhaitait pas nous rencontrer, mais est tombé nez à nez avec le collectif au détour d'un couloir et a pris l'engagement d'un rendez vous devant quatre vingt demandeurs de logement.

L'engagement n'a pas été tenu.

Depuis, d'autres mal logés en lutte, pour avoir voulu manifester leur existence en campant devant l'immeuble du 180 rue de la Croix Nivert dans le 15ème arrondissement, ont été arrêtés , brutalisés et emmenés au commissariat.

Mais les mal logés ne vont pas disparaître d'un coup de matraque: notre collectif vient donc aujourd'hui une nouvelle fois à la rencontre de Benoist Apparu à l'occasion de l'Assemblée Générale d'Habitat et Developpement qui se tient au siège de la Federation Française du Batiment.

La lutte des mal logés a déjà survécu au mépris de Mme Boutin, et à sa politique répressive.

Les ministres passent, les lois se succèdent,les mal logés restent, parce qu'ils n'ont pas le choix.

Nous exigeons toujours:


UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT , AVEC OU SANS DALO

 

18:00 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : apparu, borloo, mal-loges, dalo, manifestation, habitat-et-developpement, federation-française-du-batiment | | |  Facebook

vendredi, 07 mai 2010

Benoist Apparu interpellé sur la réforme de l'accession à la propriété

Ce Jeudi 6 Mai se tenait au Théâtre de la Cité Universitaire de Paris l'Assemblée Générale de la Fédération Nationale des Sociétés Coopératives HLM.
Benoist Apparu, Secrétaire d'État au logement et à l'Urbanisme était présent.

Une centaine de mal-logés du Collectif ont manifesté plus de deux heures dans l'enceinte de la Cité Universitaire, sans interlocuteur, avant de croiser au hasard d'un couloir le Secrétaire d'État au logement.
Le Jeudi 1er Avril, le collectif était déjà venu interpeller M.Apparu à l'occasion du
lancement de la semaine du Développement-Durable et de l'inauguration des "maisons pour agir" sur le parvis du Louvre. Messieurs Borloo et Apparu avaient alors annulé leur déplacement.

Un mois plus tard, face aux demandeurs de logements en colère, le Secrétaire d'Etat s'est engagé à recevoir une délégation du collectif.

La lutte continue !

Collectif des mal-logés en Colère Benoist Apparu.jpg

Jean-Louis Borloo / Benoist Apparu : Une politique de destruction du logement social depuis 2004

En 2004 Jean Louis Borloo, alors ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine, lançait un vaste programme de démolition de logements sociaux : 200 000 HLM à détruire au nom d'une politique de « mixité sociale ». Il s'agissait officiellement de régler le problème dit des « ghettos »...en détruisant des logements sociaux.

 

Si les objectifs de destruction ont bien été tenus, il n'en va pas de même pour la reconstruction. En 2010, un an après la fin du « plan Borloo », à peine 2/3 des reconstructions promises ont été réalisées.

La conséquence directe de ce plan dit de « rénovation urbaine » a donc été une augmentation du nombre de demandeurs de logement : au problème du relogement des mal-logés est venu s'ajouter le problème des habitants des logements détruits, eux même à reloger.

Autre conséquence : une diminution de l'offre là où elle manque le plus, les reconstructions étant toujours plus loin des centres et d'un niveau de loyers toujours plus élevé.

Si cette politique est évidemment vécue comme un recul dans l'espoir d'accéder à un logement social par les mal-logés, elle ne semble pas être remise en cause aujourd'hui par M.Apparu.

Au contraire, c'est encore au nom d'une « mixité sociale » et de lutte contre les « ghettos » que le Secrétaire d'Etat annonce une réforme de l'accession à la propriété pour l'année 2011, sur fond de réduction des subventions aux logements sociaux (de 3000 euros à 1000 euros) et d'un « hold-up » sur l'argent du "1%- logement" pourtant lui-même destiné en grande partie à l'accession à la propriété !

Une volonté de réforme contradictoire aussi avec les aspirations des demandeurs de logements : tout les observateurs s'en accordent, l'activité des ventes de logements reste structurellement faible malgré les incantations gouvernementales. Demandeurs de logements et locataires n'ayant visiblement ni les moyens ni surtout la volonté d'acheter.

La vente des appartements HLM, contrairement à ce qui est avancé par le Secrétariat d'Etat au Logement n'apporte pas plus de fonds aux organismes qui les vendent que la mise en location qui leur assure des revenus stables et récurrents. Par contre elle peut s'avérer être un gouffre financier pour les primo accédants comme à Saint Denis (93), 136 avenue Gabriel Peri, où la Société Nationale Immobilière, a vendu des appartements périlleux, faute d'avoir voulu réaliser les travaux nécessaires avant la vente. L'exemple de la SNI, premier bailleur public, filiale de la CDC illustre bien la volonté gouvernementale de se débarrasser des logements sociaux existants sans se soucier réellement de l'accession à la propriété des ménages modestes.

Une politique axée sur l'accession sociale à la propriété dans des programmes neufs aurait au moins permis de fluidifier la mobilité au sein du parc HLM, mais ce n'est même pas de cela dont il est question, simplement d'une remise à plat des aides existantes.

L'intérêt de cette réforme, tant pour les demandeurs de logements que pour les ménages modestes  accédants à la propriété est donc loin d'être établi, mais le recours à « l'alibi » de la mixité sociale nous le connaissons bien depuis 2004.  Il s'agit avant tout de réduire l'offre locative, par la destruction et la mise en vente de nos logements.

Une véritable politique en faveur du logement passe avant tout par l'arrêt des démolitions, la rénovation des logements HLM qui le nécessitent, et surtout la construction massive de logements sociaux, conformes aux attentes de l'écrasante majorité des demandeurs (70%) : des logements de type Prêt LOCATIF Aidé, et à Usage Sociale.

Si tel était le cas, la mixité sociale dont on parle tant serait de fait réalisée.

 

NON A LA VENTE DE NOS LOGEMENTS

NON A LA DESTRUCTION DU LOGEMENT SOCIAL

UN LOGEMENT POUR TOUS !

 

Voir aussi : Foncière Logement, c'est notre argent, c'est nos logements

Semaine du déveleppement durable : les Mal-logés manifestent

La SNI, premier bailleur public, un promoteur immobilier ?

12:49 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : benoist-apparu, borloo, accession-à-la-propriété, réforme, ptz, apl, pass-foncier, crédits-d'impots, sni, anru | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu