Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

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mardi, 28 septembre 2010

Paris Habitat OPH doit changer sa politique


80 mal logés ont maintenu aujourd'hui l'occupation des locaux de la direction territoriale de l'Ouest Francilien de Paris Habitat OPH jusqu'à satisfaction de notre demande: deux membres de la direction générale se sont engagés par écrit à nous recevoir dans les jours qui viennent afin de donner leurs explications sur les points soulevés dans le communiqué, notamment l'échec de la politique de mixité sociale menée par la municipalité et son bailleur, mise en lumière par le rapport de la Cour Régionale des Comptes présenté aujourd'hui en Conseil de Paris.

Il nous a également été proposé un rendez-vous spécifique concernant les locataires de Paris Habitat, nombreux dans notre collectif: aujourd'hui beaucoup sont mal logés en suroccupation, car le bailleur n'est plus en mesure de faire face à son devoir de relogement dans ce domaine.


Cette occupation faisait suite à deux
rassemblements organisés devant le siège central de Paris Habitat OPH ces dernières semaines.

L'efficacité d'une politique de logement social se mesure aux nombres de demandes non satisfaites: à Paris, 120 000 mal logés attendent.


Paris Habitat OPH doit prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à cette situation!

 

Le communiqué diffusé sur place

Logement social: la politique parisienne de « mixité sociale » est un échec, des vraies solutions maintenant !

 

Au moment ou le Conseil de Paris reçoit en lecture publique le rapport de la Cour régionale des Comptes sur la répartition du logement social à Paris, nous occupons la direction territoriale des quartiers de l'Ouest Parisien du bailleur Paris Habitat OPH. Nous voulons un changement de politique du logement, car celle qui est menée depuis 2001, n'a pas fait ses preuves et même la Ville de Paris le reconnaît aujourd'hui.

 

Le rapport de la Cour des Comptes pointe une réalité qui n'est pas surprenante: le décalage entre le nombre de logements sociaux à l'Est et à l'Ouest de Paris s'est accentué depuis quelques années.

 

La Ville de Paris répond en accusant les maires des quartiers riches de la capitale d'avoir bloqué la construction de logements très sociaux Selon elle, la mixité sociale a fonctionné dans l'autre sens, puisque le nombre de logement intermédiaires , les PLS a beaucoup augmenté dans les quartiers populaires.En résumé, il a été possible d'augmenter le niveau de loyer dans les logements sociaux des quartiers populaires. Par contre , les élus parisiens découvrent qu'il n'est pas simple de faire du HLM en masse à Passy ou à côté de Notre Dame!

 

Les demandeurs de logement social s'en doutaient un peu. Le budget du logement social n'a jamais été extensible , et sans parler des freins réels mis par les élus de l'Ouest Francilien, un logement social dans le 16ème, au vu des prix du foncier coute tout simplement beaucoup plus cher qu'ailleurs.

La Ville se plaint de l'augmentation des prix de l'immobilier qui a contrarié ses projets, mais elle pouvait y faire face en partie en reversant la totalité des droits de mutation perçus sur les transactions immobilières au budget logement. Elle se plaint aussi du manque de foncier disponible dans les beaux quartiers: mais celui-ci était parfaitement connu, et les élus ont prétendu y répondre en rachetant et en conventionnant des logements occupés qui constituent une bonne part des nouveaux logements « produits », sans augmenter le nombre réel de logements disponibles. C'est notamment une bonne partie de la politique de Paris Habitat depuis quelques temps.

 

Si l'objectif est de répondre à la demande des 120 000 inscrits sur le fichier parisien des demandeurs de logement, il n'y a pas trente six solutions. 80% d'entre eux ont des revenus qui ne leur permettent pas d'accéder aux PLS. Soit l'on produit massivement du PLUS et du PLAI dans les quartiers populaires , là ou il n'y pas d'oppositions et de contraintes. Soit l'on augmente de manière exponentielle le budget du logement social pour pouvoir construire dans l'Ouest parisien.

 

La politique menée actuellement n'est pas de la mixité sociale, puisqu'elle n'amène pas les classes populaires dans les quartiers riches, et interdit les quartiers populaires aux bas revenus. Son résultat concret est l'intensification du mal logement. Et nous n'acceptons pas la justification selon laquelle l'augmentation du nombre de demandeurs de logement vient de la proportion de non Parisiens inscrits: la réalité vérifiable par tous, c'est que les mal logés des hôtels interdits à la location, les expulsés suite à des congés pour vente, les SDF et les hebergés précaires confrontés à la restriction des domiciliations administratives sur Paris sont contraints à des solutions ultra précaires en banlieue. La plupart sont donc des Parisiens chassés de la capitale faute de relogement !

 

Face à l'urgence de nos situations, des réponses concrètes s'imposent maintenant. Nous attendons de la direction de Paris Habitat OPH, le premier bailleur social parisien qu'elle nous expose les solutions qu'elle compte mettre en oeuvre suite au rapport de la Cour des Comptes

 

Sur le même sujet :

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dimanche, 26 septembre 2010

Le président de l'ADIL 93 regrette la manière dont l'Etat traite les mal logés

Ce vendredi , le Préfet délégué à l'Egalité des Chance de la Seine Saint Denis et de nombreux élus locaux devaient inaugurer les nouveaux locaux de l'ADIL de Seine Saint Denis.

Nous étions quatre vingt mal logés présents dans les locaux de cette structure qui est chargée par la  Préfecture de l'instruction des dossiers DALO sur le département.Nous souhaitions notamment obtenir des explications sur les déclarations pour le moins étonnantes des représentants de la Préfecture sur 5000 logements de leur contingent dont personne ne saurait ce qu'ils deviennent.

Le Préfet n'avait manifestement rien à dire sur cette question concrète aux demandeurs de logement , dont la situation ne fait manifestement pas partie de ses priorités: il a préféré ne pas se rendre à l'inauguration.

Huit heures d'occupation plus tard, et malgré les interventions du Président de l'ADIL, du Président du Conseil Général, et de la maire de Montreuil et de son adjoint au Logement, le cabinet du Préfet comme celui du Ministère déclaraient toujours ne pas être formellement opposés à nous accorder un rendez-vous, mais pas non plus disposés à nous l'accorder.

L'attitude est à l'image de la politique menée: formellement, le gouvernement et la Préfecture veulent bien reconnaître un droit au logement et même opposable , mais pas reloger.

Les mal logés sont déterminés et patients, et il faudrait bien plus que ce mépris récurrent pour nous épuiser.

Mais le Président de l'ADIL s'est lassé avant nous de l'attitude de l'Etat: nous reproduisons ici son communiqué de presse, ou il regrette l'attitude de la Préfecture et du Secrétariat d'Etat au Logement vis à vis des mal logés.

Les Ministres, les élus et les préfets peuvent bien accuser les collectifs de mal logés de raconter n'importe quoi: mais qu'ont-ils à répondre lorsque c'est le représentant d'une structure qu'ils ont eux même reconnue compétente en matière de mal logement, à qui ils ont confié la résolution d'une partie des problèmes rencontrés par les demandeurs de logement , qui pointe en termes sans équivoque l'inadéquation de leur politique ?

 

adilcommuniquedepresse.jpg

 

 



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DALO 93: plus de problèmes, moins de logements

le parisien 93 25-09-2010.jpgLe Collectif Mal Logés en Colère s'invite aujourd'hui à l'ADIL de Seine Saint Denis, chargée par la préfecture du département d'instruire les demandes DALO avant leur passage en commission.

Aujourd'hui en Seine Saint Denis, plus de 30% des dossiers sont déclarés irrecevables avant même tout passage en commission: c'est un premier tri effectué qui pénalise les mal logés , parce que le dossier est difficile et complexe à remplir.

Sur plus de 4900 dossiers examinés en  2008, seuls 843 avaient été reconnus prioritaires. Depuis, les critères d'éligibilité ont encore été restreints. Il faut désormais une reconnaissance officielle d'insalubrité et d'indécence du logement, l'accès est discriminant pour les personnes de nationalité étrangère, puisque le décret exigeant deux ans de présence régulière en France est maintenu malgré un avis contraire de la Halde. Désormais il est tenu compte des obligations alimentaires des hébergeants, ce qui signifie par exemple qu'une personne hébergée chez ses parents, même majeure peut voir rejeter son dossier.

Moins de 35% des dossiers reconnus prioritaires donnent de toute façon lieu à une proposition de logement selon les chiffres même de la Préfecture de Seine Saint Denis. Et « proposition » ne signifie pas « attribution »: de plus en plus, notamment en qui concerne les propositions du 1% logement, nous constatons ce qu'il faut bien appeler des propositions pour la forme. En l'occurrence, les mal logés reçoivent un bon de visite, souvent pour des appartements aux loyers élevés au regard de leurs revenus et plus aucune nouvelle ensuite.

Bref la loi DALO est inefficace, et cela tout le monde le reconnaît désormais.

En Seine Saint Denis, de toute façon, la Préfecture admet tranquillement avoir « égaré » les logements de son contingent: ainsi, la responsable du bureau du Logement déclare-t-elle à un colloque sur l'évaluation de la loi en Ile de France, en juin 2010.

« Le logement, on ne sait pas, c'est un peu le vague ;  peut-être  qu'avec  la  reconstitution  du contingent  préfectoral,  petit  bout  par  petit  bout,  nous  allons arriver à savoir où passent nos logements ; aujourd'hui, nous ne savons pas trop où sont 4.000 ou 5.000 logements ; c'est un travail à mener de façon précise »

http://www.gridauh.fr/sites/fr/fichier/4c41d644ab31b.pdf

Nous occupons donc aujourd'hui l'ADIL investie d'une mission préfectorale pour obtenir des explications quant à cette « perte » de milliers de logements, et aussi pour exiger qu'ils soient retrouvés rapidement.

En attendant, si la loi DALO ne permet pas de retrouver les logements perdus, des coïncidences troublantes nous amènent à nous interroger sur l'utilisation réelle du fichier DALORIF: en effet, les mal logés victimes de sur-occupation voient de plus en plus souvent succéder à un avis positif DALO, non pas un logement mais un contrôle de la CAF et une coupure des allocations si le logement actuel n'a pas la surface règlementaire. Or la CAF a accès au fichier DALORIF qui comporte toutes les informations relatives a la situation locative des allocataires demandeurs de logement.

La loi n'est donc pas appliquée quand elle est favorable aux mal logés, mais seulement quand elle ajoute un nouveau problème à leur situation, en l'occurrence le risque de ne plus pouvoir payer son loyer et de finir à la rue

Voir également le communiqué du Président de l'ADIL 93

le parisien 93 25-09-2010.jpg

 


Bartolone donne son point de vue sur les luttes de mal logés
envoyé par HLMPOURTOUS. - L'actualité du moment en vidéo.

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jeudi, 16 septembre 2010

Paris Habitat OPH: le compte n'y est pas

Ce matin une centaine de membres du collectif ont manifesté une nouvelle fois devant le siège du premier bailleur social parisien. Comme lors de notre manifestation précédente, nous avons été reçus par la direction de Paris Habitat OPH.Nous leur avons réaffirmé notre volonté d'amplifier la mobilisation contre la politique du bailleur: achat d'une majorité de logements déjà occupés en lieu et place de nouvelles constructions, reversement de sommes supérieures aux loyers perçus à la Ville de Paris, concernant les ex logements de la SAGI.

Cette politique catastrophique conduit à une pénurie de plus en plus importante de logements sociaux à bas prix.

Pendant que les mal logés attendent en vain leur droit, la direction de Paris Habitat OPH tente de faire diversion sur les vrais problèmes à coups d'opérations de communication, comme celle menée cette semaine autour d'un hypothétique projet de chauffage alimenté par l'énergie dégagée par les passagers du métro.

L'écologie a bon dos: si personne ne s'oppose à ce que les logements soient moins voraces en énergie, nous constatons cependant que les logements HQE sont beaucoup plus couteux que les autres à construire, mais que le budget logement de Paris Habitat OPH n'augmente pas en conséquence !

 

Paris Habitat doit répondre à nos besoins immédiats: un logement pour tous, maintenant.


Paris-Habitat OPH : les mal-logés sont en Colère

17:42 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, hqe, logement social, collectif, mal-loges, sagi | | |  Facebook

mardi, 14 septembre 2010

Tous propriétaires , tous endettés, tous mal logés ?

Le budget 20011 est une nouvelle régression pour le logement social: le montant global de l'investissement consacré à la construction de nouveaux logements passe de 610 millions d'euros à 500 millions d'euros..

Dans le même temps, l'Etat a décidé de prélever trois cent millions d'euros sur le budget du 1% logement, alimenté par les cotisations des salariés: cette somme s'ajoute à celles prélevées pour le financement de l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine et va tout simplement réduire quasiment à néant la construction de logements à bon marché par les collecteurs du 1%.

Dans ce contexte, le choix de Nicolas Sarkozy, de Jean Louis Borloo et de Benoist Apparu de faire leur communication de rentrée sur l'accession à la propriété, dont les crédits sont revus une nouvelle fois à la hausse ne signifie rien d'autre que le refus assumé de ne pas prendre en compte les besoins réels en matière de logement de la majorité des salariés, des précaires, et de tous ceux qui ont des revenus modestes.

Le prêt à taux zéro étendu , d'un cout évalué à 2, 5 milliard d'euros va représenter le tiers du budget logement total de l'Etat.

Désormais non soumis à des conditions de ressources, il va donc profiter à une partie de la population qui n'a pas de difficultés particulières à se loger.

Il ne changera par contre rien du tout, pour tous ceux qui sont exclus de l'accès au crédit bancaire: la plupart des précaires, les millions de chômeurs et tous ceux dont les ressources sont trop faibles ou trop instables.

 

Mais la France des propriétaires promise par le gouvernement sera une France de pauvres et de mal logés: aujourd'hui déjà 625 000 propriétaires occupants sont en situation de mal logement parce qu'ils n'ont pas les moyens de faire face au cout des travaux nécessaires à la rénovation de leurs habitations.Parmi eux , il y a notamment une grande partie de ceux qui ont acheté leur logement social dans les années 80 et en sont réduits aujourd'hui à le vendre à des prix cassés parce qu'ils ne peuvent assumer les charges de co propriété.

D'autre part, le gouvernement fait clairement le choix de subventionner l'endettement massif des plus modestes en élargissant la durée légale maximale des emprunts consentis : mais, comme aux Etats Unis, les propriétaires à crédit risquent de se retrouver massivement SDF dans quelques années.

Les premiers à se féliciter de ces nouvelles mesures gouvernementales ont été les fédérations de promoteurs immobiliers: et pour cause, ces mesures seront encore plus favorables pour les logements neufs dans les zones ou le manque de logement est le plus important, c'est à dire celles ou les prix de l'immobilier interdisent de toute façon l'accès à la propriété aux revenus modestes.

Pour les mal logés et les demandeurs de logement social, cette nouvelle mesure est une pierre de plus au mur qui les empêche d'accéder à un logement décent : elle s'ajoute à la vente des logements sociaux existants, aux destructions de HLM par centaines de milliers effectuées par l'ANRU ces dernières années, à l'augmentation permanente des loyers du privés que peuvent se permettre les propriétaires face à la pénurie de logements sociaux. Elle s'ajoute au pillage des cotisations salariales du 1% logement.


Nous ne nous contenterons pas de la loi DALO, une loi qui restreint les critères d'accès prioritaires au logement social, et ne produit même pour ceux qui correspondent à ces critères, qu'un droit virtuel inscrit dans des décisions de justice non respectées.

 

Un logement pour tous, des loyers adaptés à nos ressources, maintenant !

18:31 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : accession à la propriété, taux zéro, scellier, pass-foncier, logement, sarkozy, apparu, hqe, construction, immobilier | | |  Facebook

samedi, 04 septembre 2010

Paris-Habitat OPH, premier bailleur social, jusqu'à quand ?

Le Collectif des Mal Logés en Colère s'est rassemblé ce matin pendant plusieurs heures devant le siège de Paris Habitat, le premier bailleur social parisien.

Au vu du peu de réponses apportées par la direction générale, nous comptons bien réitérer.

Paris Habitat est , en quelque sorte le dernier grand bailleur social parisien où les demandeurs de logement ouvriers, précaires, chômeurs, les familles nombreuses, les familles monoparentales ont une chance de trouver un logement dont le montant de loyer ne plombe pas trop leurs maigres ressources.

Or, demandeurs de logement et locataires peuvent constater que la situation est en train de se dégrader.

Le nombre d'attributions est ridicule au regard de la demande. Les logements proposés sont de plus en petits: par exemple, les mères isolées se voient systématiquement attribuer des deux pièces, et donc pas de chambre pour elles, tandis que les enfants majeurs, même à charge sont de moins en moins pris en compte dans la taille du logement attribué. De plus en plus souvent, les logements sont livrés avec d'importants travaux de rénovation intérieure à la charge du nouveau locataire. Il devient quasi impossible d'obtenir un changement de logement, lorsque la famille s'agrandit.

Encore une fois, la crise du logement a bon dos: nous le dénonçons depuis longtemps, et cela se confirme, Paris-Habitat OPH, comme d'autres bailleurs s'oriente vers une politique qui diminue l'offre de nouveaux logements, et l'argent du bailleur est utilisé pour des intérêts qui ne sont pas ceux de ces usagers.

Deux exemples permettent de se faire une idée de la situation, et de la politique menée par la direction de Paris-Habitat OPH, sous l'égide de la Ville de Paris qui contrôle le bailleur.

Depuis trois ans, nous avons multiplié les actions concernant le nouveau siège social: jamais Paris Habitat n'a pu justifier le rapport entre le cout énorme de l'opération et son utilité. Aujourd'hui un rapport de la Cour Régionale des Comptes vient clore définitivement le débat: l'argument « écologique » ne tient pas , il n'y aura finalement pas d'économie d'énergie. L'argument de l'espace nécessaire aux salariés non plus, puisque Paris-Habitat OPH est obligé de recourir à la location de bureaux supplémentaires. Et ce ne sont pas les quelques logements sociaux construits sur l'ancien siège qui peuvent cacher la facture finale comprise entre 45 et 55 millions d'euros, lesquels auraient pu permettre bien des opérations de logements à bas prix.

Ce qui est fait est fait, mais les demandeurs de logement n'ont désormais aucune raison d'accepter les sempiternelles justifications de leur bailleur social qui voudrait bien faire plus en matière de logement mais n'en aurait pas les moyens.

Ces moyens vont effectivement se raréfier dans les années qui vont venir, mais parce que les caisses du bailleur, alimentées par les loyers et les fonds public sont siphonnées par la Ville de Paris.

En 2005, la SAGI, un autre bailleur parisien est démantelée en plusieurs morceaux: les logements sociaux proprement dit reviennent à la RIVP, la SNI devient majoritaire dans le capital et gère l'immobilier d'entreprise et les bureaux. Paris-Habitat OPH, lui devient gestionnaire pour le compte de la Ville de Paris de 16 000 logements « intermédiaires », inaccessibles aux classes populaires.

En résumé, Paris-Habitat OPH perçoit les loyers mais reverse de l'argent directement à la Ville de Paris.

Or c'est une très mauvaise affaire pour Paris-Habitat OPH: en effet, celui-ci récupère un patrimoine où des travaux très importants doivent être faits, notamment en ce qui concerne la rénovation des installations électriques. Et la convention signée avec la Ville de Paris implique tout simplement que les loyers perçus par Paris-Habitat OPH pour ces logements seront à terme inférieurs à ce que le bailleur social devra dépenser, entre le versement d'argent à la Ville et les travaux d'entretien !

Le résultat global de cette politique est simple: petit à petit, Paris-Habitat PH dispose de moins en moins de fonds propres pour la mise sur le marché de nouveaux logements, et pour pratiquer des loyers à bas prix.

La situation était déjà catastrophique, le premier bailleur social ne répondait déjà pas aux besoins des demandeurs de logement, 120 000 au moins: elle va empirer.

Nous ne comptons pas laisser faire, nous ne comptons pas laisser détruire le dernier grand bailleur social adapté à nos besoins !

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE.

Voir également :

Vente du siège de Paris Habitat, une affaire bien opac

La RIVP n'est toujours pas un bailleur social

 


Paris-Habitat OPH menacé, le logement social en danger

par HLMPOURTOUS.

12:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat oph, commission, jean yves mano, sagi, manifestation, hlm | | |  Facebook

 
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