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jeudi, 24 mars 2011

Mal-logement : Quelques chiffres sur la RIVP

La RIVP ne cesse d’étendre son champ de compétences : elle multiplie la construction de pépinières d’entreprises, de théâtres, de locaux divers et variés.
Mais concernant sa vocation première , le logement social , le compte n’est toujours pas bon.


En 2009, 37 % seulement des 2000 logements attribués par la RIVP étaient des PLUS ou des PLA-I, c’est-à-dire des vrais logements sociaux accessibles même aux salaires et aux revenus les plus bas, dont seulement 2% de PLA-I.


La grande majorité des logements attribués reste du PLS , du loyer libre et de l’ILM.


Et pour cause la politique de financement et de construction n’est pas adaptée aux besoins des 120 000 demandeurs de logement social parisiens , dont 70 % ne peuvent accéder qu'au PLA-I

La RIVP a financé 1268 nouveaux logements en 2009, mais seulement 345 en PLA-I : le problème c’est que 255 des ces 345 « logements"  sont en fait des hébergements, notamment ceux du foyer de la Mie de Pain. Les PLS eux représentent 17 % du total des nouveaux financements 2009, alors que ces logements ont des loyers qui les rendent inaccessibles aux demandeurs parisiens.


Et lorsqu’on examine les logements réellement livrés en 2009, et pas seulement la programmation, les chiffres sont encore plus éloquents : sur 1255 logements, seuls 10% sont des PLA-I et les PLS représentent 30 % des livraisons !!!


Cette politique en totale inadéquation avec la demande parisienne explique bien des situations : notamment celle des hébergés dans les hôtels de la filiale hébergement de la RIVP, le Richemont. Ceux-ci restent des années en suroccupation dans ces hébergements. L’hébergement présenté comme un sas vers le logement social, se révèle un piège.


Le deuxième bailleur social parisien n’a relogé que 89 ménages DALO en 2009, pour 15 000 dossiers reconnus prioritaires ce qui démontre bien l’inutilité totale de cette loi, qui fait le tri entre les mal-logés pour n’aboutir à rien de concret. Et la RIVP avoue dans son rapport d’activité que ces relogements ont entraîné une baisses du nombre de mutations satisfaites, pour les locataires du bailleur en suroccupation , donc également mal-logés. La loi DALO ne change donc rien au mal-logement puisque les principaux bailleurs sociaux ne changent pas leur politique !


Nous exigeons que l’un des principaux opérateurs du logement social parisien remplisse enfin son rôle, le relogement effectif des Parisiens mal-logés.


Des Mal-logés en Colère devant le siège de la RIVP par HLMPOURTOUS

13:40 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rivp, paris, mal-logés, mie de pain, le richemont | | |  Facebook

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