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jeudi, 05 mai 2011

LOGIREP : Les "vrais-faux" logements sociaux de Levallois-Perret se multiplient

Une centaine de demandeurs de logement ont occupé bruyamment la mairie de Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine avant d’en être évacués par les forces de l’ordre.

Nous sommes venus dénoncer les faux logements sociaux que la commune et le bailleur social LOGIREP construisent en lieu et place de vrais HLM accessibles à tous.

Dans un département qui compte 100 000 demandeurs de logement, dans une ville qui a les terrains nécessaires, les élus , au lieu de répondre aux besoins , utilisent le dispositif d’Usufruit Locatif Social pour réaliser des programmes de standing : plus de 200 logements, dont 80 déjà construits sont concernés à Levallois.

Ces logements appartiennent à des investisseurs privés , qui les sous louent pendant quinze ans à un bailleur social, ce qui leur donne accès à de nombreuses exonérations fiscales , notamment sur l’ISF. Le bailleur social finance une partie de la construction, s’engage à réaliser tous les travaux et la remise en état neuf à l’issue des quinze années. Passé ce délai, les logements reviennent dans le privé et le bailleur social s’engage à reloger les occupants sur son propre parc.

Dans l’intervalle, ces logement publics à durée déterminée sont cependant comptabilisés au titre de la loi SRU, ce qui permet aux mairies concernées de payer moins ou pas d’amendes du tout.

Alors que 70 pour cent des demandeurs de logement ne peuvent accéder qu’aux logements PLA-I et PLUS, les vrais logements sociaux, les appartements en Usufruit Locatif Social ont des loyers du niveau PLS, les plus chers des logements HLM.

Encore une fois, l’argent du logement social est utilisé pour un dispositif qui ne répond en rien à nos besoins, et ce alors que les bailleurs et les élus prétendent ne pas avoir les fonds nécessaires pour construire les logements correspondant à la demande.

Les élus de Levallois présents nous ont indiqué qu’ils estimaient qu’eux et LOGIREP étaient parfaitement légitimes à choisir le type de population qu’ils voulaient accueillir.

Mais un bailleur social n’est pas un promoteur privé et son objectif , celui pour lequel il est financé par l’argent public est bien de répondre aux besoins des salariés et des familles modestes , des précaires et des retraités.

 

La lutte continue !

Des vrais logements sociaux pour tous !

Sur le même sujet voir aussi :

Usufruit Locatif Social des HLM a durée determinée

Usufruit Locatif Social, quand les bailleurs sociaux proposent des niches fiscales

LOGIREP : bailleur social solidaire...des propriétaires


LOGIREP et les vrais-faux logements sociaux de... par HLMPOURTOUS

15:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : logirep, sru, usufruit locatif social, hlm, patrck balkany, mal-logement | | |  Facebook

Commentaires

LOGIREP expulse et persiste dans la violence.

Hier, jeudi 25 août, une délégation de militants CNL, de maire-adjoints, de militants de diverses associations et partis politiques, des voisins, des amis, des citoyens sont allés au siège de la direction LOGIREP de Vitry-sur-Seine pour protester contre l’expulsion mardi dernier de Sonia, de son compagnon Henri et de leurs quatre enfants du logement qu’ils occupent depuis près de seize ans.

Leur crime : « divers accidents de la vie » qui ont vu s’accumuler des retards de loyers. Le ménage était en train de combler ces retards en plus des quittances courantes toujours couvertes. Les loyers ont augmenté à la LOGIREP de plus de 33 % ces dix dernières années. Ce qui n’a pas été le cas des revenus des ménages comme celui de Sonia.

Un directeur de la société LOGIREP, organisme du logement social, dépêché sur place est arrivé les mains vides de propositions pour reloger la famille et relancer le processus de concertation sociale. Aux propositions de négociation des responsables de la fédération CNL et de l’adjoint au maire de Villejuif présent, Rabah Bahloul, qui permettraient de remettre la famille dans ses meubles et avec toutes leurs affaires (à 8 jours de la rentrée), la seule réponse de la direction de la LOGIREP a été l’expulsion de la délégation manu militari par les forces de l’ordre.

Expulsion avec violence, comme l’avait été l’expulsion de la famille dont les affaires personnelles ont été jetées dans des cartons dès mardi matin.

Des militants ont été molestés violemment, le président de la fédération CNL du Val de Marne a été transporté aux urgences de l’hôpital du Kremlin Bicêtre le nez fracturé. Une plainte sera déposée.

Voilà la façon dont sont traitées les difficultés des familles aujourd’hui dans notre pays et comment sont appréciés ceux qui à leurs côtés relèvent la tête.

C’est inadmissible ! C’est d’autant plus inadmissible que le Droit Au Logement Opposable avait été refusé à cette famille qui entrait et entre complètement dans les critères et ceci au moment où se met en place la CCAPEX (Commission de Coordination des Action de Prévention des EXpulsions) par la préfecture. C’est complètement contradictoire, d’un côté on laisse croire à tous que des solutions vont être trouvées, de l’autre et dans le même temps, on jette à la rue hommes, femmes et enfants manu militari. Quelle violence, et une violence d’Etat, quel message !

Les communiqués de protestation et de solidarité affluent auprès de nos amis, de la LOGIREP et du préfet qui accorde le concours de la force publique, des journaux. Le président du Conseil Général, Christian Favier, le maire de Villejuif et de Vitry sur Seine, des élus communistes ont fait part de leur émotion et désapprobation, de la condamnation de ces actes.

Un rassemblement de protestation, pour réclamer le relogement de Sonia et de sa famille et l’arrêt des expulsions locatives a lieu ce soir, vendredi 26 août à 18 h 30, allée des Hautes Sorrières (rue de Gentilly) à Villejuif.

Il est temps de bloquer les loyers, il est temps de construire des logements sociaux pour répondre aux besoins des 53.000 familles val de marnaises.

Il est temps de réclamer une toute autre politique du logement, celle qui met réellement en avant les besoins des familles et pas le profit des spéculateurs qui profitent des mannes gouvernementales.



La fédération CNL du Val de Marne.

Écrit par : lucien | vendredi, 02 septembre 2011

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