Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

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mercredi, 29 juin 2011

AXA et le mal-logement, une belle histoire d'argent

Soixante-dix mal logés ont investi ce matin le siège d’AXA 27, avenue de Matignon. Alors que les manifestants entraient tranquillement dans le hall, ils ont été violemment chargés par la police, qui a évacué ceux déjà à l’intérieur. L’intervention a entraîné l’hospitalisation d’une retraitée  demandeuse de logement.

Malgré la répression, la manifestation s’est poursuivie devant le siège et en face des immenses locaux de bureaux toujours vides depuis l’évacuation de l’hiver dernier.

La direction d’AXA n’a finalement pas eu d’autre choix que recevoir une délégation du collectif : nous avons réaffirmé aux responsables présents notre détermination à faire pression sur un groupe qui est à la fois investisseur immobilier, en partie responsable de la hausse des prix des loyers dans la capitale et en proche couronne et actionnaire majoritaire du bailleur social Le Logement Français, à qui Axa ne donne pas les moyens de répondre aux besoins des Franciliens en matière de logement social.

La direction d’AXA s’est dite sensible à nos revendications et nous a proposé un autre rendez-vous dans les jours qui viennent.

La lutte continue !

Communiqué ci dessous :


AXA et le Logement-Français interpellés par des... par HLMPOURTOUS

 

AXA et le mal-logement, une belle histoire d'argent


Qui a été un des principaux acteurs des ventes à la découpe qui ont fait flamber les congés pour vente et diminuer l'offre de logements familiaux dans la capitale ?

Qui a obligé la Ville de Paris à lui racheter 900 logements pour éviter la mise à la rue des locataires avec des fonds publics qui auraient pu servir à construire du neuf ?

Qui avait à Paris un parc composé pour les trois quarts de logements d'habitation, et a choisi d'en transformer une bonne part en bureaux (aujourd’hui le ratio est de 50/50) pour augmenter ses profits ?


C'est AXA, dont des mal-logés occupent aujourd'hui le siège : AXA par toutes ces activités a considérablement raréfié l'offre de logements privés accessibles sur la capitale, et a contribué en conséquence à la spirale de l'augmentation des prix des loyers, qui rend impossible l'accès à un logement décent et adapté à ses revenus pour la majorité des franciliens.

L'hiver dernier, l'occupation d'un immeuble immense et vide depuis cinq ans mettait en lumière le rôle de l'assureur dans la crise du logement.
A cette occasion, les dirigeants d'AXA ont alors mis en avant leur activité sociale en rappelant qu'ils étaient actionnaires majoritaires du bailleur HLM Logement Français.

Nous venons donc aujourd'hui collectivement leur demander des comptes sur cette activité : en effet, il y a peu lors d'une occupation de ce bailleur, on nous a notamment répondu que celui-ci n'était absolument pas en mesure de répondre à la demande de logements sociaux, ni à Paris, ni en banlieue et surtout pas pour les familles, car il n'y aurait pas de logements disponibles.

Pas étonnant : parmi les grandes décisions prises par le Logement Français pour les prochaines années, il y a notamment la vente de 200 logements sociaux par an minimum. Le groupe prévoit certes la mise sur le marché de 1800 logements en 2011 : mais la moitié de ces logements sont en acquisition-conventionnement, ce qui signifie très peu de logements disponibles avant cinq ou dix ans pour les demandeurs, puisqu'il s'agit d'appartements occupés. De plus, la proportion de logements PLA-I (correspondant aux besoins de 70% des franciliens) y est faible et le groupe continue de construire des logements intermédiaires ( PLI) et des PLS, trop chers pour l'immense majorité des demandeurs de logements sociaux.

Cette politique qui n'est pas une politique sociale va être étendue à d'autres bailleurs sociaux, puisque le Logement Français est engagé dans une campagne de rachat du parc et des OPHLM des communes franciliennes, notamment celles qui ne respectent pas la loi SRU et souhaitent se désengager au plus vite de toute politique du logement, par exemple Saint Maur les Fossés.

La direction du Logement Français affirme qu'elle n'a pas les crédits nécessaires pour faire mieux et répondre à la demande des demandeurs de logement : mais son actionnaire lui s'enrichit en permanence avec sa politique immobilière qui crée le mal-logement.

A cela, les responsables du Logement Français nous ont répondu qu'il fallait aller le dire directement à AXA : nous avons suivi le conseil et sommes là aujourd'hui

13:54 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : axa, logement francilien, logement français, axa reim, expulsion, manifestation | | |  Facebook

jeudi, 16 juin 2011

Mal-logement à Paris : la Mairie du 10éme occupée

Ce matin, une centaine de demandeurs de logement social ont occupé la mairie du 10ème arrondissement , manifestant bruyamment jusqu'à obtention d'un rendez-vous avec le cabinet du maire.

Quasiment 10% des habitants du 10ème sont inscrits sur les listes de demandeurs de logement.

La Ville de Paris se félicite d'avoir résorbé l'insalubrité et parle désormais de « poches d'inconfort » dans l'arrondissement. Ce changement de vocabulaire ne change rien à la vie des concernés, il empire simplement leur situation : aujourd'hui, les critères sont devenus si stricts que les commissions de médiation DALO ne reconnaissent quasiment plus l'insalubrité, et la Préfecture estime n'avoir aucun devoir de relogement sur les dossiers non labellisés.

Ce refus de prise en compte concerne aussi toutes celles et ceux qui payent des loyers de plus en plus chers pour des surfaces de plus en plus petites : c'est le mal-logement invisible celui qui condamne les personnes aux salaires modestes, les retraités, les parents isolés à ne pas manger à leur faim , à s'endetter pour ne pas être jetés à la rue.

Les maires d'arrondissement ont toujours la même réponse à nous opposer : ils ont un contingent de logements réduits qui ne correspond pas aux plafonds de ressources trop faibles des demandeurs.

La majorité des demandeurs de logements sont donc désormais écartés de tous les contingents : trop pauvres pour celui de la mairie, pas assez « prioritaires » pour la Préfecture...qui ne reloge pas non plus beaucoup de DALO.

Nous ne pouvons pas accepter la fin de non-recevoir qui nous est faite par les maires d'arrondissement qui sont actuellement à mi-mandat : dans un arrondissement où le mal-logement touche 10% des habitants, le rôle des élus est de prendre le problème à bras le corps et de trouver des solutions pour leurs administrés qui sont des Parisiens comme les autres.

UN LOGEMENT POUR TOUS , MAINTENANT !



Paris : la Mairie du 10éme occupée par des... par HLMPOURTOUS

14:34 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rémi ferraud, delanoe, dalo, sru, sdf, mal-logés, hlm, paris habitat oph, rivp | | |  Facebook

mardi, 07 juin 2011

Benoist Apparu à Paris : Une résidence sociale inaugurée, 4000 hébergements supprimés

80 mal-logés attendaient cet après-midi Benoist Apparu, Secrétaire d'Etat au Logement devant la résidence sociale du Secours Catholique qu'il venait inaugurer , au 4, rue Edgar Quinet dans le 14ème arrondissement.

Ces quelques places supplémentaires sont manifestement chose si rare, que tous les responsables du logement social en Ile de France se pressaient pour être pris en photo lors de cet événement exceptionnel : outre le Ministre, le Préfet National délégué à l'Hébergement et au Logement, Alain Regnier était également présent, entouré de nombreux élus parisiens.

Il est certain que les inaugurations vont se faire rares puisque le Secrétaire d'Etat au Logement a annoncé la réduction de 25 pour cent du budget du SAMU social, soit 4000 places en moins dès maintenant. Ceci s'ajoute à la baisse des crédits de l'Etat de plus de 20 millions d'euros pour la construction de nouveaux logements dans la capitale.

Malgré les effets d'annonce, lorsque les demandeurs de logement sont là en chair et en os, la politique actuellement menée montre son visage : nous nous sommes très vite retrouvés entourés par des dizaines de CRS, qui ont tenté de nous repousser loin de la résidence sociale.

Finalement, la présidente de l'Association des Cités du Secours Catholique, Maryse Lepee nous a assuré que le Ministère nous contacterait sous 48 heures pour nous fixer un rendez-vous.

Quoi qu'il en soit, les mal-logés ne se laisseront pas mettre à la rue en silence : d'autres actions auront lieu ces prochains jours.

( Communiqué diffusé sur place ci dessous )

 


Des Mal-logés interpellent Benoist Apparu lors... par HLMPOURTOUS

 

Une résidence sociale inaugurée, 4000 hébergements supprimés


Mr Benoist Apparu inaugure aujourd'hui un hébergement d'urgence dans le 14ème arrondissement, une maison relais du Secours Catholique.
Les demandeurs de logement franciliens s'apprêtent eux à inaugurer le trottoir : l'Etat vient en effet d'annoncer la réduction du financement du SAMU social de plus de 25 pour cent de son budget.



Concrètement, les mal-logés se voient signifier en masse depuis des semaines, la rupture brutale de leur prise en charge dans des hôtels. D'autres en errance urbaine se voient refuser toute aide d'urgence.
Mr Apparu déclare vouloir ainsi favoriser le recours à des hébergements plus adaptés et à des vrais relogements, et éviter l'installation dans des structures hôtelières inadaptées et coûteuses. Mais tout le monde sait que la chaîne du relogement est totalement bloquée : et ce n'est pas l'inauguration de quelques nouvelles structures qui va masquer cette réalité.

A Paris, il y a 120 000 demandeurs de logement : en 2009, quasiment 40% de ces demandeurs étaient soit hébergés chez des tiers de manière précaire, soit en hébergement d'urgence, soit sans domicile fixe. Environ 13 000 foyers dépendent d'un foyer, d'un hôtel ou d'une résidence sociale/appartement relais. (selon les chiffres de l’APUR novembre 2010)

A Paris, l’Etat propose seulement 1000 relogements par an sur son contingent à l'ensemble des demandeurs.

Le calcul est vite fait et les conséquences évidentes : ceux qui sont dans des « hébergements stables » y restent coincés pendant des années.

Ceux qui sont à l'hôtel n'ont aucun autre choix que d'y rester la majeure partie du temps.
Ceux qui perdent leur hébergement chez des tiers, ou sont expulsés ont toutes les chances de finir à la rue, puisque chaque année au moins 13 000 demandes d'hébergement ne sont pas satisfaites.
La rupture d'hébergement n'est que la conséquence visible du problème : la réalité, c'est aussi la sur-occupation des logements, la solidarité familiale qui aboutit à l'entassement de plusieurs générations dans un même appartement.

Dépendre du SAMU social, vivre à l'hôtel, c'est déjà une vie quotidienne insupportable : aujourd'hui, au lieu de résoudre nos problèmes, on nous enfonce la tête sous l'eau.

Nous ne l'accepterons pas : nous ne nous laisserons pas réduire au silence par des arguments destinés à nous faire honte, comme le coût de ces hôtels pour la collectivité, ou les charges contre les « assistés ».

Nous sommes demandeurs de logement, et nous ne sommes pas responsables, si tout ce qu'on nous propose, se résume à de l'hébergement précaire qui coûte cher à tout le monde.

Ni la rue, ni la honte.

Nous exigeons un logement pour tous, maintenant.

19:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : benoist apparu, samu social, secours catholique, la clef des champs, sdf, expulsion, sans abris, mal-logement | | |  Facebook

 
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