web analytics

Avertir le modérateur

« USUFRUIT LOCATIF SOCIAL : l'argent public au profit des investisseurs privés | Page d'accueil | Paris Habitat OPH : effondrement de la production de logements en 2010 »

vendredi, 21 octobre 2011

Paris 18éme : Quel accès au droit pour les mal-logés ?

Ce vendredi, la Mairie du 18ème arrondissement et le Point d'Accès au Droit avaient décrété une journée de « la lutte contre toutes les discriminations ».

Dans un arrondissement dévasté par l'insalubrité et la précarité des conditions de vie, qui compte des milliers de demandes de logement non satisfaites , qui peut nier que le mal-logement est une des causes principales de discrimination dans l'accès aux droits ?

Dans tous les domaines de la vie quotidienne, le mal-logement crée l'inégalité : la santé, la vie familiale, sociale, professionnelle, scolaire sont compromises par la vie en taudis, dans des hébergements précaires, dans des logements exigus aux loyers exorbitants.

Pourtant les élus de la Mairie comme le responsable du Point d'Accès au Droit , organisateurs de cette journée n'ont même pas cherché à connaître les problèmes et les revendications de la centaine de mal-logés venus collectivement au Point d'Accès au Droit.

En deux heures, la décision de Daniel Vaillant était prise : nous avons été évacués par des dizaines de gendarmes, et raccompagnés par un solide dispositif jusqu'au métro, les élus du 18ème craignant manifestement que nous nous rendions à la mairie où se tenaient discours et déclarations d'intention sur cette fameuse lutte contre « les discriminations ».

Avant cette évacuation, les salariés présents au PAD nous avaient expliqués, embarrassés que la discrimination par le logement n'entrait pas dans le cadre de cette journée, et que les droits sociaux n'entraient pas dans la compétence de la structure.

Comme d'habitude , le mal-logement n'est de la compétence de personne, hormis de la police, seule autorité publique habilitée à donner une réponse claire sur le sujet au nom du maire du 18ème arrondissement : le mal-logement exclut d'office les habitants concernés des droits accessibles aux autres Parisiens, notamment celui de voir pris en compte ses problèmes par ses élus.

Cette réponse nous ne l'accepterons jamais, et aucune évacuation ne nous empêchera de nous faire entendre à chaque opération de communication de la mairie qui nous concernera.

 

( Communiqué diffusé sur place ci dessous )




Quel accès au droit pour les mal-logés ?

 

Aujourd'hui, dans le 18ème arrondissement, c'est la journée contre toutes les discriminations, organisée par la mairie et par le Point d'Accès au Droit, auxquels, nous mal-logés du quartier sommes venus rendre visite collectivement.

A ceux d'entre nous qui voudraient y avoir recours individuellement pour leur problème de logement, la réponse est très claire et en une de la page internet de la mairie consacrée à cette structure : «  Le Point d'Accès au Droit ne peut rien pour les attributions de logement ».

Voilà donc la triste réalité reconnue en une phrase : le droit au logement est une pure fiction, dans le réel, son non-respect est entériné d'office par les structures censées permettre l'accès à tous les droits.

Et sans droit au logement, les autres droits ne valent pas grand-chose non plus pour les mal-logés concernés.

Ainsi, ceux qui vivent dans des taudis peuvent toujours venir au PAD pour chercher de l'aide pour un recours juridique contre le propriétaire : mais ceux qui s'y hasardent le font à leurs risques et péril. Plusieurs foyers de notre collectif après avoir alerté les services compétents pour l'insalubrité ou intenté un procès au propriétaire sont aujourd'hui victimes d'une procédure d'expulsion.

Les femmes victimes de violences conjugales ont normalement le droit d'être aidées et protégées : pourtant, même après des agressions au domicile précaire qu'elles occupent suite à leur séparation , des femmes et leurs enfants ne sont toujours pas relogées ailleurs.

On peut toujours venir au PAD pour constituer son dossier DALO : mais aujourd'hui, être reconnue prioritaire signifie surtout être renvoyée par la mairie à la Préfecture et à l'Etat pour son relogement et se retrouver avec des dizaines de milliers de personnes en attente .

Sur le papier un habitant mal-logé du 18ème arrondissement a les mêmes droits que les autres : dans le réel, et quelle que soit la particularité du problème, nous sommes des moins que rien, dont la santé, la scolarité et la vie sociale sont brisées, sans que cela semble concerner les autorités.

Et lorsque nous revendiquons notre droit au logement, c'est le rejet total du côté de la mairie : notre collectif a ainsi récemment été évacué par la police du hall que nous occupions pour obtenir un simple rendez-vous avec nos élus.

Nous sommes donc de retour aujourd'hui, bien décidés à obtenir ce droit qu'on nous accorde sur le papier tout en nous le refusant au quotidien.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

14:37 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu