Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

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mercredi, 29 février 2012

Le Centre d'Analyse Stratégique de François Fillon occupé

François Fillon, Centre d'Analyse Stratégique, Benoist Apparu , logement social, SRU, DALO

Le Centre d'Analyses Stratégiques ( 18, rue Martignac ) , organisme placé sous l'autorité du Premier Ministre , a été occupé pendant plusieurs heures par une petite centaine de demandeurs de logement.

Le Centre a rendu récemment un rapport sur les aides publiques au logement: en cette période électorale où se débat notamment l'avenir du logement social, nous ne pouvions rester sans réaction devant la teneur et l'orientation de ce rapport.

En effet, celui-ci choisit de ne cibler comme objet d'étude et de critique que la part des aides consacrées à financer le logement public, alors que 27 milliards d'euros sur 39 de budget total sont destinées à l'aide au logement privé. Comme toujours, les sommes d'argents consacrées au service public sont scrutées à la loupe, pas celles qu'on alloue aux propriétaires et aux investisseurs immobiliers !

Ce rapport ouvre des "pistes " pour le moins inquiétantes: notamment des restrictions d'accès au logement social sous prétexte de prioriser les personnes les plus défavorisées, et ce alors que toutes les études montrent qu'une part grandissante de la population ne peut se loger correctement nulle part ailleurs, sans que les loyers ne grèvent trop les budgets.

Il décrète que les aides à la personne seraient plus efficaces que les aides à la pierre destinées à financer directement la construction de logements: mais avoir choisi de comparer ces deux budgets n'est pas neutre, car il s'agit toujours de chercher à déshabiller paul pouur habiller Jacques plutôt que d'augmenter le financement global, condition nécessaire pour résoudre la crise du logement.

Embarrassé le directeur du Centre d'Analyses Stratégiques nous a expliqué se situer dans un cadre ou de toute façon, l'augmentation massive du budget pour le logement n'était pas une priorité réaliste, et qu'une telle proposition n'était évidemment pas ce qu'attendait François Fillon.

C'est pourtant la seule solution , à moins de considérer que les millions de mal-logés ne sont pas un problème.

Nous le répèterons à la direction du Centre et aux auteurs du rapport qui nous recevront sous quinzaine


Des mal-logés occupent le Centre d'Analyse... par HLMPOURTOUS


Communiqué diffusé sur place

Les demandeurs de logement social s'invitent aujourd'hui au centre d'analyse stratégique, placé sous l'autorité du Premier Ministre François Fillon.

 Toutes les attributions du Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable , des Transports et du Logement viennent d'être transférées à François Fillon. Une raison de plus de nous inquiéter de l'influence que pourra avoir un rapport rendu récemment par le Centre d'Analyses Stratégiques sur la question du logement social et les solutions à apporter à la crise du logement.

 Ce rapport qui se veut objectif est pour le moins partial, à l'image des politiques menées ces dernières années.

François Fillon, Centre d'Analyse Stratégique, Benoist Apparu , logement social, SRU, DALO Sur toutes les aides publiques accordées au logement, seule l'efficacité des 12 milliards accordés au logement social ( sur 37 milliards au total ) est examinée et remise en question. Et ce alors que les loyers dans le secteur privé n'ont cessé d'augmenter, que la spéculation immobilière est une réalité massive qui devrait logiquement être prise en compte pour évaluer l'utilité des aides publiques.

L'ensemble du rapport est concentré sur une même obsession : faire sortir des locataires en titre du logement social et réduire son périmètre : sont par exemple une nouvelle fois pointés du doigt comme disposant d'une « rente de situation », les locataires âgés qui ont un logement « trop grand ».

Plus globalement, le Centre d'Analyses Stratégiques estime que le nombre de personnes pouvant légalement accéder à un logement social devrait être réduit, par une baisse des plafonds de ressources, et que seuls les personnes les plus défavorisées devraient pouvoir y répondre.

 Cette restriction aggraverait aux problèmes de logement actuels : en augmentant encore la demande sur le marché privé, elle ne pourrait conduire qu'à augmenter les prix dans le privé. Elle appauvrirait de fait, une partie de la population, en lui coupant la possibilité d'accéder à des loyers moins élevés dans le public et à consacrer une moindre part de son revenu au loyer.

 Son seul avantage serait pour les Ministres chargés du Logement : cela réduirait mécaniquement le nombre de demandeurs de logement social et invisibiliserait une partie des problèmes de logement, alors que toutes les études montrent qu'ils touchent une part grandissante de la population.

 Le logement social doit rester un service public utile à tous : le raisonnement consistant à le résetver théoriquement aux « plus défavorisés » conduit toujours au même résultat : diminuer le budget qui lui est accordé.

 C'est d'ailleurs ce que préconise le rapport qui se livre à une charge contre les aides à la pierre, celles qui permettent de construire des logements sociaux. En se référant notamment à la situation aux Etats Unis, il affirme que les aides à la personne seraient plus efficaces. Mais quand bien même ce serait vrai, pourquoi l'augmentation des aides à la personne devrait-elle être financée par une baisse des aides au logement social , et pas par exemple, par la hausse des impôts sur les bénéfices immobiliers qui ont augmenté de 60% ces dix dernières années.

 Ce rapport est donc orienté dans le sens d'une politique catastrophique déjà en œuvre qui vise à réduire sans cesse l'investissement dans le logement social : vente de HLM, destruction de centaines de milliers d'appartements, prélèvements sans cesse plus élevés sur le budget des bailleurs et sur le 1% réduisant de fait les sommes disponibles pour la construction, hausse constante de la proportion des PLS dans la production globale de logements sociaux...

 

Nous sommes ici pour combattre cette politique, pour exiger l'arrêt de la destruction du logement social !

 

16:30 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : françois fillon, centre d'analyse stratégique, benoist apparu, logement social, sru, dalo | | |  Facebook

vendredi, 24 février 2012

Paris Habitat OPH: manifestation contre le fichage des locataires

 

Paris Habitat OPH, fichage, locataires, CNIL, Jean Yves Mano, Stéphane Dambrine, Bertrand Delanöe

Ce matin, une petite centaine de locataires et de demandeurs de logement de l'office public Paris Habitat ont manifesté devant le siège du premier bailleur social de Paris: alors que se tient un Conseil d'Administration , nous voulions exprimer notre colère devant le fichage inacceptable pratiqué pendant des années par l'Office, mais aussi contre ce qu'on est bien obligé de qualifier de mépris total des concernés par la direction de Paris Habitat et les élus membres du CA.

Presque un mois après la révélation de l'existence de ce fichier, et des mentions hallucinantes qui y étaient consignées , le mot "excuses" n'a toujours été prononcé par aucun responsable. Si ceux-ci ont communiqué par voie de presse, les locataires eux n'ont droit qu'au silence. Aucune lettre explicative du bailleur, ni dans les boîtes aux lettres, ni sur les panneaux d'affichage des immeubles.

Aujourd'hui, la présidence de l'Office compte donc s'en tenir à une "information" réservée aux membres du CA et à un audit, dont les résultats ne seront pas connus avant plusieurs mois..

Face à ce scandale, locataires et demandeurs de logements ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour obtenir des explications et des garanties sur l'avenir: aucun élu , fut-il d'opposition, n'a communiqué sur le sujet, avant que la presse ne s'en empare alors même que des associations de locataires avaient engagé le combat qui devait amener la CNIL à faire son rapport depuis plus d'un an.

Murée dans son mépris, la direction de Paris Habitat OPH n'a rien trouvé de mieux que nous faire accueillir par un déploiement policier impressionnant et absurde. Ceci ne nous a pas empêché de manifester plusieurs heures durant.


Paris-Habitat OPH et fichiers informatiques... par HLMPOURTOUS



Le tract diffusé lors du rassemblement

Fichage par Paris Habitat OPH : nous sommes tous concernés et en colère.

 

Paris Habitat OPH, fichage, locataires, CNIL, Jean Yves Mano, Stéphane Dambrine, Bertrand DelanöeLocataires de Paris Habitat OPH, demandeurs de logement, nous manifestons aujourd'hui à l'occasion du conseil d'administration du bailleur, pour exiger une nouvelle fois des excuses, des explications et des garanties pour l'avenir après le scandale du fichier utilisé par le premier bailleur de la Ville de Paris.

A ce jour, aucune communication n'a été faite directement par Paris Habitat OPH ou son président à destination des locataires : alors que des évènements mineurs donnent lieu à des affichages dans les parties communes de nos immeubles où à l'envoi de courriers à tous les locataires, il n'y a absolument rien eu depuis le rapport de la CNIL et sa divulgation par la presse.

Pourrait-on imaginer un tel traitement envers les locataires plus fortunés d'un promoteur privé sans que cela entraîne un immense scandale ?

Peut-on se satisfaire des « arguments » de Jean Yves Mano ?

Selon lui tout ceci n'aurait concerné que « quelques centaines de locataires » : sommes-nous censés le croire sur parole , alors que l'existence de ce fichier et son utilisation ne sont rendues publiques que par le combat de locataires concernés ?

Selon lui la faute incombe aux gardiens qui auraient « cru bien faire » et « aider les locataires » : qui peut croire un seul instant que faire figurer des éléments sur la nationalité, le casier judiciaire ou les addictions SUPPOSEES relève d'une intention bienveillante ?

Si la case commentaires existait, c'est qu'elle était faite pour être utilisée : il est facile de prétendre que les gardiens ont agi de leur propre chef, sans aucune consigne de collecte d'informations sur la vie privée, mais rien ne le prouve.

Les gardiens ne faisaient que collecter l'information, qu'en est-il de l'utilisation : il est naturellement impossible que personne , dans la hiérarchie de Paris Habitat OPH n'ait eu connaissance de ce fichier et de son contenu, les fichiers étant faits pour être utilisés. Pourquoi la direction de Paris Habitat OPH ne répond-elle pas sur la question des commissions d'attribution concernant les demandes de changement de logement et de l'utilisation du fichier dans ce cadre ?

Selon le rapport d'activité de Paris Habitat OPH de 2006, « Depuis 2001, l’Opac de Paris utilise Ikos comme progiciel au coeur du système d’information pour ses activités de gestion locative, d’attribution des logements » (source : http://www.parishabitatoph.fr/OPAC/Documents%20Biliothque...

Nous manifestons aujourd'hui devant le siège de Paris Habitat OPH, parce qu'il est inacceptable de se contenter d'une simple « information » à l'occasion d'un conseil d'administration, charge ensuite aux associations de locataires présentes de les relayer, en lieu et place d'explications et d'excuses directement adressées à tous les concernés par Paris Habitat OPH.

Nous manifestons parce que la Ville de Paris utilise manifestement le même fichier pour le traitement de l'insalubrité, comme nous l'a confirmé la direction de SOPRAGROUP, la société éditrice du fichier , lors d'une occupation la semaine dernière.

Nous manifestons parce que nos faibles ressources, comme notre statut social nous rendent plus difficile et plus longue une action juridique pour connaître la vérité, et que nous comptons quand même l'obtenir. Nos membres locataires entameront d'ailleurs des démarches juridiques dans les jours à venir pour obtenir communication de leur dossier et envisager d'éventuelles suites.

15:07 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, fichage, locataires, cnil, jean yves mano, stéphane dambrine, bertrand delanöe | | |  Facebook

jeudi, 16 février 2012

Locataires méprisés, Paris Habitat s'en fiche

Il aura fallu un rapport de la CNIL rendu public pour que les locataires du principal bailleur de la Ville de Paris apprennent qu'ils étaient potentiellement fichés de manière illégale, et que des informations sur leur vie privée, leur santé ou des appréciations insultantes et diffamatoires étaient soigneusement consignés et accessibles au moins à une partie des salariés du bailleur.

Une centaine de locataires mais aussi de demandeurs de logement sont donc venus demander des explications à la société gestionnaire du logiciel qui a permis ce fichage, IKOS.

En effet du côté de Paris Habitat OPH, de son président Jean Yves Mano, mais aussi de Bertrand Delanôe, la réaction a été sans commune mesure avec la gravité des faits: aucune excuse aux locataires, aucune réelle garantie pour l'avenir non plus, aucune vraie précision sur l'utilisation du fichier, notamment dans les commissions d'attribution concernant les demandes de changement de logement.

Ce scandale sans précédent concerne non seulement les locataires de Paris Habitat OPH mais aussi une bonne partie des mal-logés parisiens: le même logiciel est en effet utilisé pour récolter les informations concernant le traitement de l'insalubrité et donc les habitants des logements traités qui font l'objet d'un suivi social, de questionnaires sur leur santé notamment.

Locataires ou demandeurs de logements nous sommes donc venus manifester notre colère et notre inquiétude.

Notre colère, parce que les élus comme les responsables de Paris Habitat OPH traitent l'affaire avec une légèreté qui témoigne du sous-statut des locataires de HLM et des mal-logés: on nous demande de nous contenter de communiqués lapidaires et évasifs face à la violation de nos droits les plus élémentaires.

Notre inquiétude parce que nos problèmes de logement nous contraignent à fournir des informations confidentielles et potentiellement utilisables de manière nuisible aux travailleurs sociaux, aux bailleurs, à la mairie, et qu'aujourd'hui, nous n'avons plus aucune certitude sur ce qui en est fait.

Chaque locataire, chaque demandeur de logement aurait du recevoir des excuses , des assurances et des explications de la part de l'adjoint au Logement de la Ville et de Paris Habitat OPH.

En lieu et place, à notre collectif qui demandait un rendez-vous pour les obtenir, Stéphane Dambrine, directeur général de Paris Habitat  a proposé de nous téléphoner quand il en aurait le temps...

Et comme ne nous contentions pas de cette proposition méprisante, c'est une expulsion policière qui a eu lieu.

Devant un fichage tellement scandaleux qu'il a conduit à un avertissement public de la CNIL , nous n'en resterons pas là.


OPH Paris Habitat : fichage et mépris des... par HLMPOURTOUS




COMMUNIQUE DIFFUSE SUR PLACE


Paris Habitat OPH et SOPRA GROUP : le fichage et le mépris.

 

Locataires de Paris Habitat et demandeurs de logement social, nous sommes venus aujourd'hui manifester au siège de SOPRA GROUP: après la révélation du fichage des locataires pratiqué au travers du logiciel IKOS, mis en place par Paris Habitat OPH et cette société, nous ne pouvons nous contenter des maigres justifications de la Ville de Paris, qui invoque « une minorité de concernés », et surtout met en avant une volonté d' « aider socialement » les locataires.

 Parmi nous, il y a des locataires qui ont fait des demandes de changement de logement, en exposant de bonne foi, le handicap ou la maladie grave d'un des leurs, ou les difficultés sociales engendrées par la suroccupation. A l'accueil des directions territoriales, on encourage les locataires mais aussi les demandeurs de logement à exposer une bonne part de leur vie privée, à fournir des justificatifs médicaux indiquant précisément les pathologies mentales ou physiques, mais aussi les cas de violence conjugale par exemple.

 Le délai d'attente inacceptable pour une première attribution ou un changement de logement incite les demandeurs dans la détresse à dévoiler des informations sensibles, intimes dans l'espoir de faire avancer leur dossier.

 Aujourd'hui nous sommes en droit de savoir ce qui est fait de ces informations par Paris Habitat OPH et son prestataire SOPRA GROUP et devant ce qui a été révélé par la CNIL, nous nous interrogeons légitimement sur d'autres dérives possibles. Une chose est certaine : le logiciel IKOS était utilisé dans le cadre des commissions d'attribution de logement au moins concernant les mutations internes, et donc les appréciations éventuelles révélées par la CNIL étaient accessibles dans ce cadre.

 De plus, selon le rapport d'activité de Paris Habitat OPH de 2006, « Depuis 2001, l’Opac de Paris utilise Ikos comme progiciel au coeur du système d’information pour ses activités de gestion locative, d’attribution des logements » (source : http://www.parishabitatoph.fr/OPAC/Documents%20Biliothque...) »

 Le même logiciel est donc manifestement utilisé pour gérer les candidatures de l'ensemble des demandeurs.

 La société qui commercialise ce logiciel SOFRAGROUP a également réalisé un logiciel de traitement des données concernant l'insalubrité à Paris et ses victimes, logiciel qui centralise notamment les observations des travailleurs et structures faites sur le terrain, auprès des mal-logés concernés (source : http://www.sopragroup.com/page.php?lang_code=FR&menu_...)

 Des centaines de milliers de foyers parisiens sont éventuellement concernés par les révélations de la CNIL : pourtant, aucune excuse, aucun regret n'a été exprimé directement aux locataires et aux usagers de Paris Habitat OPH, ni dans le communiqué du bailleur, ni dans celui de la Ville de Paris

 Le mal-logement nous contraint à nous mettre à nu devant les autorités chargées de nous reloger : notre santé, notre situation socio-professionnelle, celle de nos familles est consignée dans les moindres détails dans les dossiers. Pour autant, nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone, dont le fichage serait un problème moindre, dont la vie privée pourrait être accessible à n'importe qui , sous prétexte que nous sommes demandeurs de logement ou bénéficiaires d'un HLM.

 Nous sommes venus demander des excuses, des explications, la transparence et des garanties pour l'avenir.

17:17 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cnil, fichage, paris habitat oph, jean yves mano, sopragroup | | |  Facebook

jeudi, 02 février 2012

Discours de Longjumeau : des mal-logés occupent l'ANIL

Comme en 2007, deux mois et demi avant les élections, le gouvernement fait brusquement mine de prendre en considération les millions de personnes qui ne peuvent plus se loger décemment.

Mais comme en 2007, derrière les effets d'annonce , il n'y a que le mépris des problèmes que nous rencontrons tous: que reste-t-il des promesses faites au moment du vote de la loi DALO, qui devait résoudre la crise du logement ?

Aujourd'hui, comme hier, le gouvernement et le Président reconnaissent la situation, mais leurs soi-disant solutions ne sont qu'encouragement à la spéculation immobilière et avantages pour les gros propriétaires.

L'augmentation de 30% de la constructibilité actuelle des terrains ? Elle n'aura aucun effet sur la construction de logements sociaux, qui en bénéficiait déjà. Par contre elle augmentera les bénéfices des promoteurs.

Le blocage des loyers "abusifs" ? Le président a évoqué les loyers qui seraient supérieurs de 20% à ceux du marché...mais le problème ce sont les prix actuels du marché , pas leur dépassement, notamment en petite couronne parisienne ou la hausse se poursuit!

La baisse des droits de mutation en cas de vente ? Elle diminuera encore le budget des collectivités locales et donc les crédits du logement social, et enrichira encore un peu plus les gros propriétaires.

La production de logements sociaux en masse est la seule solution permettant de faire baisser les loyers du privé, parce qu'elle constitue une offre alternative qui régule le marché. Mais aujourd'hui dans les constructions récentes, le vrai logement social est remplacé de plus en plus souvent par du PLS inaccessibles aux salariés ordinaires et aux ménages modestes. Il constitue un tiers des nouvelles constructions alors que 80 pour cent des demandeurs de logement ne peuvent y accéder. Dans le même temps, les logements sociaux bon marché sont vendus par milliers chaque année !

La crise du logement est due à ces politiques pas au hasard.
Les mal-logés continueront à les combattre.

Un logement pour tous maintenant !


Mal-logement : occupation du siège de l'ANIL par HLMPOURTOUS

19:55 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : adil, benoist apparu, mal-logement, blocage des loyers | | |  Facebook

 
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