Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

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vendredi, 30 novembre 2012

Mal-logement : dans le 11ème comme ailleurs, la répression ne sera pas la solution.

DSC_0250.JPGMercredi 28 novembre, lors de l'évacuation des occupants mal-logés de la mairie du 11ème arrondissement, deux personnes du collectif étaient interpellées et placées en garde à vue, pour de prétendues violences, sur ordre des élus de la Mairie. 

Jeudi 29 novembre, une nouvelle manifestation s'est tenue devant la mairie du 11ème. Le soir même la garde à vue était reconduite, et les deux personnes transférées au dépôt du Palais de Justice de Paris.

Ce matin, devant le risque de comparution immédiate, soixante mal-logés venaient les soutenir au Palais de Justice. Bloqués à la sortie du métro par un important dispositif de police, ils finirent pas être autorisés à pénétrer à l'intérieur. Finalement, après plusieurs heures, les deux interpellés sont sortis avec un simple rappel à la loi, accueillis par l'ensemble du collectif.

Depuis des semaines, les pouvoirs publics conjuguent effets d'annonce médiatiques et mépris et répression des mal-logés sur le terrain. Pendant que les élus de la Ville de Paris inaugurent à grand bruit vingt misérables nouvelles places d'hébergement, qui fermeront à la fin de l'hiver, la plupart des appels au SAMU Social restent sans réponse.

Pendant que Cecile Duflot promet quelques réquisitions, dont on peut déjà être sûr qu'elles concerneront quelques bâtiments symboliques juste avant Nöel, aucun plan d'urgence massif n'est envisagé. Les bailleurs ont d'ores et déjà annoncé que le budget du logement ne permettra pas le nombre de constructions promis, et encore moins de faire du PLA-I  en nombre, alors que ce type de logements est le seul à être accessible à l'immense majorité des demandeurs de logement.

Mais la colère monte, et la détermination des mal-logés ne fait que se renforcer, comme nous l'avons montré ces deux derniers jours au maire du 11ème qui a voulu nous dissuader de venir à la mairie et qui a eu deux manifestations de mal-logés au lieu d'une en guise de résultat.

Ce même mercredi 28 novembre, la violence était également utilisée contre les mal-logés du DAL venus manifester à la Préfecture, solidarité à eux !

LE MEPRIS ET LA VIOLENCE, CA SUFFIT

LE LOGEMENT C'EST MAINTENANT!

La vidéo de l'occupation du mercredi 28 novembre



La vidéo de la manifestation du lendemain, en réaction à l'arrestation de deux membres du collectif



              Mairie du 11ème: la répression ne fera pas taire... par HLMPOURTOUS

20:28 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : patrick bloche, mairie du 11ème, dalo | | |  Facebook

jeudi, 29 novembre 2012

Quand la mairie du 11ème s'acharne sur les mal-logés: deux militants toujours en garde à vue !

DSCF8109.JPG

Malgré le froid, soixante mal-logés étaient réunies ce matin devant la mairie du 11ème arrondissement en solidarité avec les personnes du collectif interpellées hier après l'évacuation d'une occupation du hall de cette même mairie.

 
Pendant plus de deux heures et malgré une tentative des forces de l'ordre de nous refouler loin de l'entrée de mairie, les mal-logés ont crié sans interruption " Libérez nos camarades, relogez les mal-logés".
 
Etaient brandies, outre les banderoles du collectif, des demandes de logement datant de 1996 pour un simple studio, des quittances de loyer de 1300 euros pour des taudis, des certificats de contamination lourde à l'amiante de logements du privé, des avis de fin de prise en charge d'hébergement, soit la réalité du mal-logement dans le 11ème arrondissement.
 
Comme à chaque manifestation devant ou dans les mairies d'arrondissements, nous avons été rejoints par d'autres mal-logés, tous confrontés aux mêmes galères et aux mêmes fins de non-recevoir des responsables de la Ville de Paris.
 
Du côté de la mairie du 11ème, les directeurs de cabinet et les élus se sont succédés pour observer , de loin, notre manifestation. Nous avons pu constater de visu , et ce alors que nos deux camarades seraient accusés de "violences" envers des agents de sécurité, et qu'on les maintient en garde à vue depuis hier soir, que l'équipe des dits agents de sécurité était exactement la même qu'hier,  au complet. Ceci a évidemment confirmé ce que nous savions déjà, à savoir que l'occupation parfaitement pacifique n'avait pas suscité le moindre dégât matériel ou physique, et qu'il s'agit bien d'une tentative pour décourager les mal-logés en lutte.
 
DSCF8110.JPGMais cela ne risque pas de survenir: après la publication du rapport du comité de suivi du DALO hier, pointant l'inefficacité totale de la loi, avec 30 000 personnes censées être prioritaires parmi les prioritaires et non relogées, la presse annonce aujourd'hui que les prix de l'immobilier ont atteint un nouveau record à Paris ! Comme on le voit les mesures gouvernementales et municipales n'affolent pas les gros investisseurs !
 
L'acharnement dans la criminalisation des mouvements de mal-logés en lutte ne payera donc pas.

D'ores et déjà une nouvelle mobilisation du collectif est prévue demain, pour le relogement de tous et la libération immédiate de nos camarades.

16:28 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | | |  Facebook

mercredi, 28 novembre 2012

Mairie du 11ème: contre le mal-logement , Patrick Bloche choisit la répression

Deux militants de notre collectif ont été  interpellés ce soir à l'issue d'une occupation de la mairie du 11ème arrondissement, et placés en garde à vue sans que le motif ait été précisé pour l'instant, après évacuation par de nombreuses forces de police, et ce alors que l'action s'était déroulée calmement, malgré le refus des élus de nous recevoir . 

 
Quel que soit le prétexte juridique qui sera utilisé, mal-logés en lutte, nous connaissons parfaitement la raison politique de ces arrestations: faire taire à tout prix notre colère devant une situation qui s'aggrave de jour en jour.
 
Nous étions venus à la mairie du 11ème arrondissement pour des raisons malheureusement valables partout en Ile de France: situations de rupture d'hébergement totales, arrêt de prise en charge d'hébergement hôtelier notamment pour des familles, et ce en plein hiver et sans aucune solution de relogement, insalubrité et suroccupation présentant des dangers graves pour la santé.
 
La Ville de Paris, le Ministère, la Préfecture, les mairies d'arrondissement ne cessent de faire des annonces mirobolantes: réquisitions " éventuelles", plan hivernal ne laissant personne sans solution, augmentation du nombre de logements sociaux mis sur le marché...
 
Dans les faits, il n'y a absolument rien: tandis que l'Aide Sociale à l'Enfance du Département interrompt la prise en charge de toutes les familles dont les enfants atteignent plus de trois ans, le SAMU Social ne répond plus qu'à un appel sur trois. 
 
La loi DALO ne sert absolument à rien, comme viennent le rappeler les chiffres publiés aujourd'hui par le Comité National de Suivi: 28 000 dossiers sont actuellement en attente en Ile de France, alors que la Préfecture de Paris attribue en tout et pour tout un peu plus de 1000 logements par an ! Et le nombre de prioritaires DALO n'est que la face émergée de l'iceberg du mal-logement: ses critères ultra-restrictifs et la longueur de la procédure en excluent de fait une grande partie des mal-logés.
 
Les élus de la Ville de Paris nous ont répété pendant les dix ans des précédentes mandatures qu'ils étaient impuissants à cause du gouvernement: aujourd'hui, alors que ce gouvernement a changé , qu'une coordination efficace et des moyens d'urgence pourraient être mis en oeuvre entre Etat et collectivités territoriales pour résoudre le mal-logement, la seule coordination concerne la répression des mal-logés.
 
Il y a deux semaines, une mal-logée de 63 ans était blessée ( 10 jours d'ITT) lors de l'évacuation du centre d'Analyses Stratégiques: aujourd'hui c'est notamment un père de famille menacé d'expulsion et demandeur de logement depuis des années qui a été mis en garde à vue.
 
Nous n'en sommes pas moins déterminés et agirons dès demain si nos camarades ne sont pas libérés.
 
LE LOGEMENT C'EST MAINTENANT !

19:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : manifestation, mal-logés, expulsion, patrick bloche, dalo, comité de suivi, insalubrité, samu social | | |  Facebook

vendredi, 23 novembre 2012

La Ministre de l'Exclusion accueillie à la mairie du 10ème par des mal-logés

Le collectif des Mal Logés en Colère a manifesté ce jeudi devant la mairie du 10ème arrondissement, au moment où Marie-Arlette Carlotti , Ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion , vient inaugurer la campagne de la Banque Alimentaire, en présence d'Olga Trostiansky, adjointe au Maire de Paris, chargée de la famille et de la lutte contre l'exclusion.

Les mal-logés sont venus dire à la Ministre et aux élus de la Ville que la charité ne peut pas remplacer l'accès au droit.

Parmi les millions de mal-logés en France, parmi les 120 000 demandeurs de logement parisiens, nous sommes nombreux à n'avoir d'autre choix que le recours à l'aide humanitaire, de la Banque Alimentaire ou d'autres organismes, uniquement à cause de notre situation locative.

Les loyers exorbitants dévorent notre budget, que nous soyons salariés, retraités et/ou précaires.

L'hébergement à l'hôtel et l'errance urbaine augmentent le coût de la vie, notamment à cause de l'absence d'endroit où cuisiner.

Le mal-logement, dans toutes ses déclinaisons brise notre vie professionnelle, les expulsions, les changements d'hébergement incessants entraînent des pertes d'emploi, ou l'impossibilité d'en trouver un.

 

Le gouvernement reconnaît la « plus grande crise du logement et de l'hébergement depuis quinze ans », mais ne se donne pas les vrais moyens de lutter contre. La Ville de Paris se décharge sur l'Etat, qui nous renvoie sur la Ville.

 

  • Le blocage des loyers en zone tendue s'avère être une procédure longue et risquée : elle contraint le locataire à engager un recours contre son propriétaire, qui peut aller jusqu'au tribunal administratif, et peut évidemment entraîner des mesures de rétorsion de sa part comme le non-renouvellement du bail , déjà très fréquent à Paris.

  • Les réquisitions annoncées par Cecile Duflot s'avèrent finalement hypothétiques et impossibles à mettre en œuvre en urgence massivement, la procédure retenue par la loi sur le logement laissant aux propriétaires privés des moyens de recours importants

  • la liste des terrains éventuellement cédés à la Ville de Paris pour du logement social comporte au moins un tiers d'adresses classées en monument historique, ou occupées par des Ministères et des administrations à ce jour

  • il n'y a pas d'augmentation massive prévue du nombre de PLA-I à produire, alors que 75% des demandeurs ne peuvent accéder qu'à ce type de logements et aucun frein n'est mis à la vente de logements sociaux.

 

Dans ce contexte, l'hébergement d'urgence est saturé, et la mise en œuvre du plan hivernal n'empêche pas que le SAMU SOCIAL ne réponde pas à la demande.

Les mal-logés sont en colère et déterminés : la semaine dernière, notre interpellation du premier Ministre par l'occupation du Centre d'Analyses stratégique s'est soldée par une évacuation et l'hospitalisation avec 10 jours d'ITT d'une mal-logée de 63 ans en errance urbaine.

Ce mépris n'est pas acceptable, on ne réglera pas le problème du mal-logement en réprimant les mal-logés en lutte.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Exclusion : la charité ne remplace pas l'accès... par HLMPOURTOUS

15:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : marie-arlette carlotti, exclusion, hebergement, samu-social, expulsions sans relogement | | |  Facebook

jeudi, 15 novembre 2012

Des mal-logés expulsés d'un service du premier ministre.

Ce matin, le gouvernement a fait la preuve du décalage entre les annonces faites sur le logement et la réalité du terrain, où rien ne change sauf en s'aggravant depuis six mois.

 Les mal-logés qui ont investi le Centre d'Analyses Stratégiques du premier Ministre, rue Martignac ne demandaient qu'une chose: le respect du droit au logement, mais aussi celui du droit à l'hébergement, selon lequel aucune personne ne devrait se retrouver sans aucune solution, hormis la rue.
 
C'est pourtant le cas d'un nombre grandissant de mal-logés , et ce alors que le fameux "plan hivernal" est entré en vigueur: les équipes du SAMU Social en sont à faire tourner les familles SDF, c'est à dire à en héberger une trois nuits , puis à la remettre à la rue, pendant qu'une autre, à son tour,  "bénéficie" de quelques nuits dans un hôtel au fin fond de la banlieue.
 
Le gouvernement pense-t-il que le changement consiste , en matière de mal-logement à tolérer ce qui n'était pas acceptable sous la mandature précédente ?
 
Pense-t-il qu'il suffit de publier des listes de "terrains" parisiens, et de les présenter comme libres pour du logement social, alors qu'une partie d'entre eux sont des monuments historiques, que certains sont occupés par des Ministères, que la libération d'autres bâtiments est conditionnée à l'achèvement de projets comme le Balardgone ( voir communiqué ci-dessous), ?
 
Pense-t-il que les mal-logés vont se résigner à attendre encore et encore le minimum vital, un logement décent, en se contentant d'annonces sans cesse renouvelées ?
 
Pense-t-il que les évacuations policières violentes vont suffir à nous faire renoncer à être simplement traités en vertu du droit, et non pas mis en dessous de ce droit commun ?
 
Aujourd'hui, suite à l'évacuation, une femme de 63 ans, travailleuse précaire, baladée entre la rue et les hébergements de fortune de quelques nuits chez des proches , est restée inconsciente de longues minutes avant d'être finalement hospitalisée. Malgré la pression policière, les mal-logés présents sont restés dans l'enceinte du Centre d'Analyse Stratégique jusqu'à ce que les pompiers l'emmènent.
 
Cela nous ne l'avons pas toléré sous Sarkozy et cela n'a fait qu'intensifier notre lutte. Nous ne l'accepterons pas plus sous Hollande.
 
Un logement pour tous maintenant


Mal-logement : Evacuation musclée du Centre... par HLMPOURTOUS

 

Le communiqué diffusé sur place
 

MAL LOGEMENT, L'URGENCE C'EST MAINTENANT

Les mal-logés investissent aujourd'hui le Centre d'Analyses Stratégique du premier Ministre.

 

Les déclarations politiques se suivent et se ressemblent : François Hollande, Cecile Duflot ne cessent de proclamer que le mal-logement est une priorité, que des mesures vont être prises, réquisitions, loi de cession des terrains publics, mise en place d'un dispositif hivernal digne de ce nom et qui ne s'arrêtera pas avec la fin des grands froids.

 

Mais la réalité ne change pas d'un pouce : l'aggravation de la condition des mal-logés ne fait que s'intensifier.

Le SAMU Social ne peut toujours pas répondre aux demandes d'hébergement : concernant les familles, un système de rotation inhumain, dont nous pouvons fournir des exemples précis a été mis en place. Une famille est accueillie pour une semaine, puis on lui explique que la prise en charge va s'interrompre quelques jours, avant de reprendre et de s'interrompre de nouveau. Des enfants sont déscolarisés, des personnes perdent leur emploi.

Le gouvernement parle de réquisitions de casernes ou d'hôpitaux , et pour plus tard, mais alors pourquoi expulser impitoyablement les mal-logés qui se réfugient dans des logements vides ?

Cecile Duflot évoque la mise en place de « super PLA-I », un jour où l'autre....Mais pourquoi ne pas commencer par reconventionner à des loyers abordables des PLS ( les niveaux de loyers les plus chers du HLM) dont certains ne trouvent même pas preneurs et restent vide des années, faute d'adéquation avec les revenus des demandeurs de logement sociaux ?

François Hollande a de nouveau évoqué la nécessité de mettre rapidement à disposition des terrains publics pour du logement social en Ile de France...seulement la liste fournie aux journalistes pour Paris comporte des monuments historiques ( notamment la Halle Freyssinet qu'on ne pourra donc pas démolir ), des adresses de Ministères ( notamment celui du porte-parolat du gouvernement et Secrétariat des Droits de la Femme dont la fermeture n'est pas prévue à notre connaissance.,) et de nombreux bâtiments actuellement occupés par les services du Ministère de la Défense..;qui ne seront vidés qu'en cas d'achèvement du Balardgone, projet sur lequel le président a demandé un audit et qui est donc incertain. Bref, au moins un tiers des adresses citées correspond à des projets hypothétiques et au mieux sur le très long terme .

Pendant ce temps, 12 000 logements sociaux ont été vendus en 2011, 21 700 ont été démolis ( source commissariat général au Développement durable (CGDD)), et rien dans le projet de loi Logement ne prévoit de mettre fin à cette hémorragie.

Cecile Duflot le dit elle-même, elle est « muselée » et ne fait qu'appliquer la politique de la majorité sous la conduite du premier Ministre : c'est donc au Centre d'Analyses Stratégique du Premier Ministre que nous sommes venus porter notre colère et nos revendications, pour qu'enfin une réponse soit apportée d'urgence au mal-logement.

19:09 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : centre d'analyse stratégique, expulsions, dalo, cecile duflot, hébergement d'urgence, samu social, sdf | | |  Facebook

 
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