Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

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vendredi, 28 décembre 2012

Expulsions d'Hotels : les familles dans l'incertitude à brève échéance

Lors de l'occupation de l'ACSE (voir ci dessous), le Ministère du Logement nous a fait savoir que les expulsions du millier de personnes hébergées en hôtel à Paris et en Seine Saint Denis étaient "suspendues"

Evidemment , si la nouvelle se confirme, c'est un répit pour les mal-logés concernés: cependant, pour le moment, individuellement, les familles n'ont reçu absolument aucune confirmation écrite ou même orale. De plus, le Ministère est bien incapable de nous dire quelle va être la suite des évènements , quelles solutions vont être proposées , combien de temps cette "suspension" des expulsions programmées va durer.
 
Pour nombre de ces hôtels, notamment ceux situés en Seine Saint Denis, les menaces d'expulsions imminentes ont été légion depuis 2009: à chaque fois, c'est uniquement la mobilisation des mal-logés et la médiatisation qui en découle qui contraint les pouvoirs publics à intervenir. 
 
A l'automne dernier, l'ensemble de ces foyers a fait l'objet d'une opération de recensement par le SIAO , mandaté par l'Etat: cette opération avait été présentée comme le début d'un processus de relogement aux familles, à qui l'on a fait espérer , enfin, une solution durable. 
 
Mais l'immense majorité n'a jamais été recontactée, et encore moins relogée: les familles n'ont toujours pas de suivi social régulier et efficace, et aujourd'hui, les enfants de ces familles scolarisées sur Paris sont menacés de déscolarisation sans solution alternative.
 
Il est inacceptable de laisser des milliers de personnes vivre ainsi dans la précarité la plus absolue, avec des menaces d'expulsion récurentes, surtout lorsqu'on sait que ces familles , pour beaucoup, ont déjà subi d'autres hôtels et d'autres expulsions auparavant.

L'hébergement précaire n'est pas une solution, il faut des relogements !

 

Le Collectif des Mal-Logés en Colère occupe l'ACSE :

les expulsions, en hiver comme en été, ça suffit !


Toutes les familles à la rue sont désormais hébergées en région parisienne, clame fièrement le Ministère du Logement, dans ses dernières communications....sans dire un seul mot des personnes qui vont se retrouver mises à la porte de plusieurs hôtels parisiens et de Seine Saint Denis, dans à peine trois jours.
 
Si 80 mal-logés occupent aujourd'hui l'ACSE , l'Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l'Egalité des Chances ( 209 rue de Bercy) c'est évidemment pour obtenir en urgence du Ministère du Logement et de la Ville une solution immédiate et digne pour ces familles.
 
Mais c'est aussi pour dénoncer l'indifférence totale des pouvoirs publics au sort des foyers hébergés et en errance urbaine: Etat et collectivités territoriales se renvoient la balle pour la prise en charge, administrative, sociale et scolaire des familles dont le lot commun est la valse des hébergements d'urgence. 
 
Aujourd'hui par exemple, les écoles et collèges parisiens menaçent de déscolariser 300 enfants , au départ hébergés dans des hôtels parisiens , puis transférés de banlieue en banlieue, parfois d'une semaine à l'autre, souvent pendant des années. Bien évidemment les mairies d'"accueil" de ces familles refusent bien souvent de scolariser les enfants, ne considérant pas non plus les mal-logés comme des habitants de leur commune.
 
Aujourd'hui, à l'heure où le gouvernement parle de "grande bataille pour l'emploi", l'errance urbaine de ces mal logés aboutit également très souvent à la perte du travail: comment s'organiser , surtout quand on est employé dans l'aide à la personne ou le bâtiment, ou en intérim pour à la fois assumer ses obligations professionnelles et jongler avec toutes les difficultés que génère la vie lorsqu'on ne sait même pas où l'on dormira la semaine prochaine.
 
Quelle égalité des chances pour les parents et les enfants dans ces conditions ?
 
Voir dépeche de presse ici : Lavieimmo.com
 


Expulsions au SAMU-SOCIAL ? Des mal-logés... par HLMPOURTOUS

16:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : samu social, cécile duflot, expulsion | | |  Facebook

jeudi, 20 décembre 2012

Paris: manifestation pour de vrais engagements contre la crise du logement

Aujourd'hui à la Maison de la Chimie, Ministres , présidents des grandes agences liées au logement ( ANRU , ANAH...), présidents des fédérations de HLM, sont réunis pour répondre à une question fondamentale : quels engagements de politique sociale en matière de logement pour le quinquennat ?

Mal-logés en lutte nous sommes venus manifester , car nous avons notre idée sur ce que devrait être cette politique sociale : production massive de logements sociaux adaptés au niveau de ressources des demandeurs, qui sont dans leur majorité, des salariés modestes, des retraités, des jeunes en formation, des chômeurs.

Ces dernières années, alors que l'offre privée devenait inaccessible à des millions de personnes, à cause d'une explosion des loyers (qui ont par exemple doublé en région parisienne), le type de logements produits par les bailleurs sociaux changeait lui aussi en plus cher : la hausse du nombre de logements sociaux totaux est due pour moitié ( 46%) à la production de PLS. Ce type de HLM inaccessible à plus de 75% des demandeurs de logement a été multiplié par 10 en dix ans, quand le nombre de PLA-I n'a été multiplié que par deux. L'augmentation du parc social, en quantité et en types de logement n'a donc absolument pas compensé la disparition du logement privé à bon marché.

De plus, le budget logement n'augmente pas : les crédits du Ministère sont passés de 8,3 milliards d'euros à 7,8 de 2012 à 2013. L'aide à la pierre pour la construction directe n'a été augmentée que de 50 millions d'euros, et les rallonges budgétaires annoncées depuis ne concernent que l'hébergement d'urgence. D'ores et déjà, les bailleurs sociaux ont annoncé que le fameux objectif de 150 000 logements ne serait pas atteint en 2013. Et au mieux, le gouvernement prévoirait que le nombre de PLA-I passe de 33 à 40% de la production totale de nouveaux logements, alors que plus de 75% des demandeurs actuels ne peuvent accéder à d'autres types de logement.

Le compte n'y est pas : si la mobilisation des mal-logés , mais aussi des travailleurs du secteur du logement et de l'hébergement amène les ministres à multiplier les annonces, les crédits et les mesures nécessaires en urgence et sur le long terme ne sont pas là. Et l'on continue à vendre 12 000 logements sociaux par an !

Et dans le même temps, les collectivités territoriales se désinvestissent : en Seine Saint Denis comme à Paris, les Conseils Généraux interrompent les prises en charge d'hôtel pour les familles au titre de l'Aide Sociale à l'Enfance. Le SAMU social étant saturés, ce sont des milliers de familles qui risquent tout bonnement la rue.

Face à cette non-prise en compte des besoins réels, nous sommes déterminés à nous mobiliser pour obtenir le minimum dans un pays riche :

UN LOGEMENT POUR TOUS !

 


                         Politique du logement : le compte n' est pas bon... par HLMPOURTOUS

14:46 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, pla-i, intermédiation locative, dalo, hébergement urgence, aide à la pierre, ush, uesh, thierry bert, réquisitions | | |  Facebook

lundi, 17 décembre 2012

Versailles Habitat: locataires en colère contre le mauvais état du parc social et les logements vides

Des logements sociaux en mauvais état que le bailleur refuse d'entretenir et une partie du parc qui reste vide alors que listes d'attente s'allongent pour les mal-logés, c'est un quotidien qui est aussi le nôtre.

Nous nous faisons donc le relais de cette initiative de locataires du bailleur Versailles Habitat, dont nous sommes pleinement solidaires.

 

 

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17:24 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : logement social, versailles habitat, association des locataires modérés, bailleurs sociaux, réquisitions, nombre de logements vides | | |  Facebook

jeudi, 13 décembre 2012

Lutte contre l'exclusion, le compte n'y est pas: les mal-logés sont en colère

Conseil National de Lutte contre l'Exclusion

Quatre-vingt mal-logés ont investi aujourd'hui la Direction générale de la Cohésion Sociale où se tenait l'Assemblée Pleinière du Conseil National de Lutte contre l'Exclusion présidé par Etienne Pinte

Nous étions là pour dire notre colère devant une crise du logement et de l'hébergement sans précédent dont aucun décideur ne semble prendre la mesure réelle.Nous l'avons répété à nos interlocuteurs: les mal-logés sont fatigués des effets d'annonce, des rallonges budgétaires de dernière minute qui ne suffisent même pas à couvrir tous les besoins en hébergement d'urgence. 


Nous sommes déterminés et mobilisés pour obtenir une vraie politique du logement sur le court et le long terme, c'est à dire une politique qui parte des besoins, une politique de production massive de logement social avec des plafonds de loyer adaptés à la réalité sociale de ce pays, aux bas salaires, aux petites retraites, aux situations de précarité et de chômage.

Pour le moment le compte n'y est pas.

Dans l'attente, la lutte continue

Ci dessous le tract diffusé sur place :


LUTTE CONTRE LA PAUVRETE : MEME DISTRIBUEES EN GRANDE POMPE, QUELQUES MIETTES NE FONT PAS UNE BAGUETTE

Les mal-logés s'invitent aujourd'hui à l'assemblée générale du Conseil National des Politiques de Lutte contre la Pauvreté et l'exclusion.

Nous venons dire notre colère après les résultats de la Conférence Nationale contre la Pauvreté, qui s'est tenue cette semaine.

Voilà ce que valent nos vies de mal-logés : une rallonge budgétaire de 100 millions d'euros, la moitié qui financera à peine les besoins en hébergement pour cet hiver, l'autre destinée à des rustines qui ne résoudront certainement pas la crise du logement.

Certes , il est scandaleux et insupportable que des dizaines de milliers de personnes n'aient même pas un hébergement d'urgence et que 300 d'entre elles trouvent la mort dans la rue chaque année.

Mais c'est encore plus inacceptable de profiter de cette urgence absolue pour considérer qu'un hébergement précaire constitue une politique de lutte contre la pauvreté. Pourtant aujourd'hui, le budget de l'hébergement d'urgence est équivalent au budget du logement social. Mais l'hébergement n'est pas une réponse au mal-logement, et lutter contre la pauvreté, ce n'est pas en faire des foyers ou des résidences précaires la norme pour une partie de la population.

Tout le monde sait et reconnaît que le vrai problème est le blocage total des processus de relogements, dû à une baisse constante du nombre de logements sociaux disponibles avec des plafonds de loyers correspondant à ceux des demandeurs. Seule l'extension du parc social, la construction massive, le reconventionnement des PLS en PLA-I peut permettre de réguler les prix du marché privé, aucune autre solution ne fonctionne.

Ainsi, le gouvernement a-t-il également annoncé quelques dizaines de millions d'euros pour les dispositifs d'intermédiation locative, du type Louez Solidaire ou Solibail : mais ces dispositifs ne sont pas efficaces au regard de leur coût.

En effet, ce sont des propriétaires privés qui encaissent les loyers et bénéficient d'aide aux travaux de rénovation, sans que le logement ne tombe à terme dans le parc public. Ces logements constituent une solution très temporaire, la plupart des propriétaires ne renouvelant pas le bail au bout de trois ans. On les présente comme une alternative à l'hôtel , mais en réalité, ils ne constituent qu'un palliatif à l'absence de relogement pour le parc social, et ne font nullement baisser le nombre de demandeurs de logement coincés dans les hôtels.

Les mal-logés en ont assez d'une politique qui consiste à dire que « presque rien », c'est mieux que « rien ».

Nous n'avons aucune raison d'accepter la situation présente, aucune raison de nous résigner à être des millions , salariés, retraités, jeunes, familles monoparentales ou nombreuses, pour qui un simple logement avec un loyer adapté aux ressources est un objectif inatteignable avant des années et des années de galère, ou de misère totale à cause de l'argent englouti dans le paiement du loyer..

Nous n'en pouvons plus de la stratégie de communication de ce gouvernement, qui distribue les maigres rallonges budgétaires au compte-gouttes pour faire de chacune d'elle un événement médiatique, qui annonce quelques réquisitions à venir avec au moins vingt communiqués de plusieurs Ministres depuis des mois. On peut distribuer les miettes en grande pompe, cela ne fait pas une baguette.

DES VRAIS LOGEMENTS MAINTENANT !


Luute contre la pauvreté: les mal-logés... par HLMPOURTOUS

16:31 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : etienne pinte, samu-social, hébergement d'urgence, exclusion | | |  Facebook

jeudi, 06 décembre 2012

Occupation d'Unibail: des tours pour les bureaux, la rue pour les mal-logés, ça suffit!

Unibail-Rodamco, Tour Triangle, PLU, Anne Hidalgo, réquisitions, Ville de Paris, foncier disponible

Ce matin, l'investisseur numéro un du secteur de l'immobilier commercial Unibail Rodamco a eu la suprise de recevoir la visite de 70 mal-logés parisiens.

A Paris, Unibail bénéficie de toutes les largesses, de toutes les facilités pour ses investissements.

Il ya quelques années, la Ville de Paris a investi 800 millions d'euros pour la rénovation du forum des Halles. Une rénovation qui profitera avant tout à Unibail qui a par ailleurs acquis le centre commercial à des conditions très avantageuses pour la société, mais beaucoup moins pour le budget de la Ville, qui a été cette année insuffisant pour produire le nombre de logements sociaux programmés.

Et cette année, nouveau cadeau pour Unibail Rodamco: la Ville autorise une dérogation au Plan Local d'Urbanisme pour permettre à Unibail d'ériger une tour de bureaux de 180m de haut, la Tour Triangle. Une véritable provocation quand on sait qu'en matière de logement, la hauteur maximum est de 37m2, et que les élus refusent les programmes importants, privilégiant de très petits ensembles de nouveaux HLM ne répondant évidemment pas à la demande. Et Unibail ne devra payer que 6 millions d'euros de loyer par an pour la Tour Triangle, alors que les bénéfices escomptés seront d'environ 50 millions d'euros annuels.

En ce début d'hiver, les politiques s'agitent médiatiquement, annonçant quelques réquisitions, inaugurant en grande pompe chaque nouvelle place d'hébergement. 

Mais, en coulisses, la politique pratiquée sur le fond ne fait qu'aggraver la crise du logement: on ne peut pas prétendre lutter contre le ma-logement en faisant toujours plus de place à l'immobilier de bureaux dans une capitale déjà saturée, on ne peut pas construire de nouveaux logements sans un budget conséquent, et on ne peut pas avoir un budget conséquent lorsqu'on ne fait pas en sorte que les grands investisseurs mettent la main au porte-monnaie quand ils obtiennent de nouvelles surfaces dans la capitale.

Les mal-logés en lutte comptent bien faire en sorte que ça change !

Des tours pour les bureaux, la rue pour les mal-logés , ça suffit.
Le Logement c'est maintenant


                              Paris : Assez de cadeaux à UNIBAIL, des... par HLMPOURTOUS


LE COMMUNIQUE DIFFUSE SUR PLACE


Les mal-logés s'invitent aujourd'hui chez le premier groupe européen d'immobilier commercial Unibail, qui a obtenu des pouvoirs publics le droit de construire une tour de 180 mètres de haut pour y exploiter des bureaux, quand la hauteur maximum à Paris est normalement de 37 m2.

Le projet pharaonique de la Tour Triangle est un symbole de la politique immobilière menée dans les zones tendues qui manquent de logement : tout est possible pour les investisseurs commerciaux, quand rien ne l'est pour les Franciliens  mal-logés.

La Ville de Paris vient d'annoncer qu'elle n'avait pu remplir l'objectif annoncé en termes de production de logements sociaux, soit-disant parce qu'elle n'aurait pas eu le financement nécessaire. 

Unibail-Rodamco, Tour Triangle, PLU, Anne Hidalgo, réquisitions, Ville de Paris, foncier disponiblePour les logements sociaux, les pouvoirs publics et la Ville prétendent toujours manquer de foncier et d'argent : mais pour une tour de bureaux, on concède à Unibail un bail emphythéotique de très longue durée, pour un loyer dérisoire, de 2,4 à 6 millions d'euros, alors qu'Unibail peut prévoir un retour sur investissement d'environ 50 millions d'euros. 

 Unibail a aussi bénéficié de conditions extrêmement avantageuses sur le Forum des Halles se contentant de s'engager à verser 222 millions d'euros à la Ville pour le centre commercial, alors que celle-ci a investi presque un milliard d'euros pour la rénovation des Halles. Et Unibail a obtenu un délai de paiement...de dix ans.

Quand il s'agit de logements sociaux, les élus refusent de faire autre chose que de petites unités, pour l'esthétique et la mixité sociale. Mais lorsqu'il s'agit d'une tour de bureaux, on peut sans problème construire des tours immenses, et évidemment sans se préoccuper du nombre immense de bureaux déjà vacants dans la capitale.

Dans le même temps, 126 000 demandeurs de logement social sont recensés à Paris, il y au moins 15 000 SDF en Ile de France, désormais même les familles sont laissées à la rue par le SAMU Social. 

Et même si quelques terrains publics sont cédés à la Ville pour construire du logement, Jean-Yves Mano a déjà annoncé que les surfaces affectées au logement social constitueraient au maximum 40% de la surface totale !

La crise du logement n'est pas une fatalité tombée du ciel : elle résulte de choix politiques, dont celui d'accorder tous les privilèges aux grands investisseurs immobiliers, aux entreprises et aux bureaux, et de ne tenir aucun compte des besoins criants en logement social !

En cet hiver meurtrier pour les mal-logés, les politiques s'agitent médiatiquement, nous promettent quelques réquisitions, inaugurent en grande pompe quelques places symboliques d'hébergement. Mais la solution au mal-logement , ce n'est pas quelques mesurettes, ce sont pas quelques symboles qui ne résolvent rien sur le fond. C'est d'abord et en urgence donner la priorité au logement dans les budgets et dans les opérations d'aménagement et cesser de faire les quatre volontés des investisseurs immobiliers !

14:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : unibail-rodamco, tour triangle, plu, anne hidalgo, réquisitions, ville de paris, foncier disponible | | |  Facebook

 
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