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jeudi, 21 mars 2013

Les mal-logés évacués d'une annexe du Ministère du Logement (La Défense)

 Soixante-dix mal logés ont été évacués des locaux du Ministère du logement a la Défense, occupés depuis ce matin.

Pas de plan d'urgence pour le logement, ni même pour l'hébergement, répression et mépris des mal loges, voila le bilan d une journée que François Hollande avait pourtant annoncé comme porteuse de mesures importantes contre la crise du logement

Les mesurettes annoncées ne permettront pas de produire les 150 000 logements annonces: on ne construit pas de vrais logements sociaux avec un budget en berne.

Le grand plan sur le logement a fait pschitt: alors que le nombre de mal loges n a jamais été aussi important, alors que les loyers n ont jamais été aussi chers, alors que même un emploi stable n'assure plus l'accès a un logement décent, le président n annonce que des crédits pour les propriétaires

Pour le reste, le président n'a fait que répéter des annonces déjà faites il y a plusieurs mois: si la simple mise a disposition de terrains pour construire met un an avant de commencer, les 150 000 logements annonces ne verront pas le jour sous cette mandature

Nous refusons que le mal logement soit considéré comme la normalité pour des millions d habitants de ce pays

Un logement pour tous maintenant !



Des mal-logés évacués d'une annexe du Ministère... par HLMPOURTOUS

 

Logement : le changement dans la continuité, ça suffit , des actes maintenant 

Dans quelques jours, la « trève hivernale » des expulsions va prendre fin, et dès le 15 mars, certaines structures d'urgence vont également fermer. Le gouvernement avait tout un hiver pour agir, mais sur le court, comme sur le long terme, rien n'a réellement avancé depuis l'automne. Et ce n'est pas le report de quinze jours de la reprise des expulsions qui va changer quoi que ce soit : cette annonce montre surtout que nombre d'expulsions vont avoir lieu ensuite et que rien n'a été fait pour les anticiper et les empêcher.

C'est pourquoi les mal-logés s'invitent au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD).à La Défense , dont les rapports doivent guider l'élaboration de la prochaine loi sur le logement et l'urbanisme , prévue pour le printemps. Nous sommes là pour exiger enfin, de vraies mesures à application immédiate pour le relogement de tous ,le développement du parc social, et l'arrêt de toutes les expulsions.

Cecile Duflot annonçait un arrêt des expulsions des « prioritaires DALO » : actuellement, le traitement d'une demande DALO en Ile de France est devenu si lent, que l'expulsion arrive plus vite que l'octroi du fameux label. De plus, les départements comptent interrompre le financement des chambres d'hôtel dès mars, ce qui se traduira par des expulsions, DALO ou pas DALO. La trève hivernale n'est pas terminée, et déjà le SAMU social renvoie les appelants vers les salles d'attente des urgences des hôpitaux, notamment la Pitié Salpêtrière

Les bailleurs sociaux eux-même expulsent désormais pour des dettes de loyer minimes et anciennes, et les personnes concernées, parce qu'elles sont locataires de HLM n'ont pas le label DALO qui les protégeraient d'une expulsion.

La circulaire de non-expulsion des seuls DALO labellisés est donc un leurre, qui ne concernera qu'une minorité de mal-logés expulsables.

Cecile Duflot a beaucoup réagi à la mise en lumière par les médias de quelques situations de suroccupation inacceptables, promettant de mettre un frein à la « location abusive de petites surfaces »....Mais un studio reste la seule surface accessible dans le privé pour les familles modestes, le nombre de celles qui vivent dans moins de quinze mètres carrés ne cesse de s'accroitre. Au sein même du logement social, les situations de suroccupation explosent , les générations s'entassent, et désormais les bailleurs sociaux franciliens n'hésitent pas à expulser les victimes de la suroccupation pour « troubles du voisinage »

Cecile Duflot, au début de l'hiver, promettait que les 150 000 logements promis par le président seraient réalisés : l'effondrement de la construction l'amène aujourd'hui à parler de « nouveaux dispositifs » en faveur des promoteurs. Mais en ce qui concerne le logement social, rien n'avance : ni la mise à disposition du foncier public pour la construction de vrais logements sociaux, ni la fixation d'un nombre obligatoire de PLA-I ( seuls HLM accessibles à 75% des demandeurs ) dans chaque programme. Alors que le scandale de la vente des logements sociaux commence à être connu, notamment grâce à la commission régionale de la Cour des Comptes, qui vient de pointer des ventes à des prix scandaleusement bas de la part d'un très grand bailleur OPIEVOY, aucun frein n'est mis à cette destruction lente du parc social.

Même la mini-mesure symbolique annoncée mille fois par le gouvernement, la fameuse réquisition de bâtiments n'a pas été mise en œuvre : annoncée successivement pour la rentrée, puis avant le début de l'année, puis pour février, elle est désormais remise à une date indéterminée, Cecile Duflot ayant annoncé une communication sur le sujet fin mars.

Nous sommes là pour exiger le respect des engagements . Un logement pour tous maintenant !

 

 

 

19:34 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, expulsion | | |  Facebook

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