Collectif des Mal-Logés en Colère ! : Archives

Avertir le modérateur

mercredi, 30 octobre 2013

Municipales: Hidalgo veut supprimer l'obligation de 25% de logements sociaux dans les programmes immobiliers

DSCF8434.JPGManifestation surprise des mal logés ce matin devant la marie du 19ème, suite aux mesures scandaleuses prévues dans le programme d'Anne Hidalgo. 

L'annonce est passée inaperçue : dans une campagne parisienne où finalement tout le monde s'accorde à dire que le logement intermédiaire est la priorité, Anne Hidalgo peut envisager de sacrifier une partie de la production de logement social déjà dramatiquement insuffisante, puisque 136 000 foyers sont en attente. C'est ainsi que dans son « Pacte pour le logement », Anne Hidalgo annonce son intention de supprimer l'obligation des 25% de logements sociaux dans tout programme de construction neuve, dès lors qu'il sera situé dans un arrondissement ayant déjà 30% de logements sociaux.

 Nous manifestons aujourd'hui dans l'un des arrondissements concernés par cette mesure, le 19ème. Demain, si Anne Hidalgo est élue, les habitants mal-logés de l'arrondissement n'auront donc plus aucune place envisageable dans les nouvelles constructions. Ce sera la même chose dans le 13ème ou dans le 20ème . Qu'on ne nous raconte pas que c'est pour mieux les accueillir ailleurs dans Paris : car dans les arrondissements en déficit de logements sociaux au regard de la loi SRU, de toute façon, les nouveaux programmes sont rares , et les 25% de logements sociaux imposés aux aménageurs se traduisent très peu par du HLM bon marché , des PLA-I. Prenant prétexte de la cherté de l'immobilier et de la nécessité de pouvoir réaliser les programmes avec un budget limité, le plus souvent politiques et promoteurs construisent du PLS, qui ne correspond qu'à 15% de la demande de logement social , ou du PLUS, inaccessible aux précaires, aux travailleurs à temps partiel , aux retraités modestes, aux chômeurs. Par exemple, le programme inauguré à Passy en grande pompe la semaine dernière ne compte que 6 PLA-I.

 Malheureusement les Parisiens modestes en quête de logement ne sont pas un « sujet tendance » pour les municipales .Lors de nos rencontres avec les porte-paroles de la campagne d'Anne Hidalgo, cela nous a été dit très clairement : des élus nous ont affirmé que le logement social était peu apprécié « des Parisiens » , que beaucoup de ces « Parisiens » trouvaient qu'il y en avait déjà trop...Manifestement, les 136 000 foyers demandeurs de logement social, les dizaines de milliers d'autres qui souhaiteraient y accéder mais sont découragés de faire une demande par le peu d'attributions ne sont pour Anne Hidalgo et son équipe que des demi-Parisiens, dont l'avis et la vie importent peu.

 En réalité, c'est bien le concept de mixité sociale, accommodé à toutes les sauces par les élus, qui témoigne d'une hostilité permanente au logement social : une nouvelle fois, la loi SRU , créée pour obliger à construire du HLM dans les zones déficitaires est utilisée pour faire croire que certaines zones auraient déjà « trop » de logement social, même si cela correspond aux besoins des habitants. Mais le logement social, c'est un moyen pour la majorité des classes populaires et moyennes de se loger dans de bonnes conditions, avec un loyer raisonnable, comment peut-on prétendre qu'il pourrait y en avoir trop à Paris, où dans tous les arrondissements, presque toute la population souffre de la cherté du logement privé ? Comment ose-t-on dans le même temps opposer la pénurie de logements disponibles aux demandeurs et proposer d'en faire encore moins dans l'avenir ?

 Au fur et à mesure de cette campagne municipale, nous voyons le logement social devenir une cible, après avoir été négligé. Au départ, l'actuelle première adjointe de Bertrand Delanöe parlait de « poursuivre l'effort » des précédentes mandatures, et c'était évidemment inquiétant en soi, car entre 2001 et 2011 , le nombre global de la production de logements sociaux cache mal la faible proportion de logements très sociaux (environ 20%). Désormais, c'est une régression qui est annoncée avec l'abandon de la règle des 25%, et donc un alignement sur la ligne de l'autre candidate , NKM qui tire à boulets rouges sur le logement bon marché.

 Nous allons donc manifester dans les arrondissements concernés,pour que la lutte contre le logement cher et pour le logement social soit menée, maintenant et demain, dans l'intérêt de tous les Parisiens.

14:13 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, mixité sociale, nkm, pls, pla-i, françois dagnaud, ian brossat | | |  Facebook

jeudi, 24 octobre 2013

Dans le 18ème comme ailleurs, les mal-logés n'attendront pas 2030.

Ce matin, les mal-logés ont manifesté longuement devant le centre communal d'action sociale du 18ème arrondissement, rue Ordener, avant la remise du label Qualiparis  par le maire et son 1er adjoint Eric Lejoindre au CCAS.

Dans le 18ème comme ailleurs, le nombre de demandeurs de logement ne cesse d'augmenter, il atteint 13 000 foyers cette année. Comme partout , la rénovation urbaine et la hausse des loyers ont eu raison du parc social de fait. Les appartements insalubres sont toujours nombreux, les hôtels meublés aussi, et faute de relogement, une partie des habitants de l'arrondissement est désormais ballotée dans les hébergements d'urgence de banlieue. La suroccupation frappe de plus en plus de foyers.

Face à l'urgence absolue du mal-logement, les derniers engagements d'Anne Hidalgo exposés par son porte-parole et élu du 18ème arrondissement , Ian Brossat sont assez inquiétants: en effet, alors que la nécessité de solutions immédiates et d'une politique de production massive à court terme est une évidence, si l'on entend faire respecter le droit au logement, la candidate et son équipe nous parlent de 30% de logements  sociaux ...en 2030. Mais une mandature municipale dure sept ans, et le mal-logement c'est maintenant pour les Parisiens: c'est au présent le droit au logement doit être effectif.

Reçus à l'issue de la manifestation par Mme Claudine Bouygues, adjointe de l'arrondissement et élue au Conseil de Paris, nous lui avons fait part de notre détermination à mettre le logement social au coeur de la campagne et à voir enfin prises en compte nos urgences.


Paris 18ème: les mal-logés s'invitent dans la... par HLMPOURTOUS


Le tract diffusé sur place

30 % de logements sociaux en 2030, oui mais en attendant ?

Le collectif des mal-logés en colère vient à la rencontre des élus du 18ème arrondissement à l'occasion de la remise du label Qaliparis au centre d'action sociale de la rue Ordener. L'un des élus de l'arrondissement est Ian Brossat, nouveau porte-parole de la campagne d'Anne Hidalgo, qui a justifié son ralliement notamment par l'engagement de 30% de logements sociaux à Paris, d'ici 2030.

Pour les demandeurs de logement, cet engagement sur le très long terme est loin d'être suffisant et rassurant : de fait, face aux urgences du mal-logement, comment se satisfaire d'une promesse censée aboutir dans seize ans, quand les annonces précises pour la prochaine mandature sont absentes ? Lors des dernières conférences de presse d'Anne Hidalgo sur le sujet, notamment celle de mardi dernier dans le 17ème arrondissement, on entend beaucoup parler de la nécessité de construire « partout en Ile de France », de « métropoliser la question du logement », mais beaucoup moins d'opérations concrètes et rapides pouvant permettre de reloger les Parisiens en attente !

Actuellement, s'il y a bien un point sur lequel les analyses des mal-logés et des travailleurs sociaux se recoupent, c'est sur la situation catastrophique et l'impuissance auxquels les seconds sont confrontés quotidiennement dans leur travail face à nos demandes : toutes les procédures de relogement, accords collectifs ou DALO sont saturées et bloquées, et le mal-être et le stress au travail sont énorme pour des travailleurs sociaux qui, presque quotidiennement, sont obligés d'informer leurs usagers qu'ils ne peuvent même rien faire pour un simple hébergement.

Dans un arrondissement comme le 18ème, les élus ont souvent la fameuse « mixité sociale » comme priorité et sont réticents à faire des logements sociaux PLA-I ( les seuls dont les plafonds de loyer correspondent aux revenus modestes de plus de 70% des demandeurs ) à la hauteur de la demande. Le problème est que la mixité sociale ne marche que dans un sens depuis deux mandatures : à l'Ouest parisien, la construction de nouveaux logements est évidemment dérisoire, et toujours difficile et très chère. C'est d'ailleurs vrai au sein même des arrondissements : il suffit de consulter la carte de la production dans le 18ème pour constater qu'évidemment très peu de programmes sont réalisés dans la partie Montmartre , et que la zone y est classée très déficitaire.

Nous sommes donc venus manifester aujourd'hui , d'abord pour rappeler l'urgence d'agir maintenant pour les mal-logés, indépendamment des échéances électorales, mais aussi pour obtenir des réponses concrètes, des engagements précis à court terme et pas pour 2030.

15:59 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : label qualiparis, eric lejoindre | | |  Facebook

jeudi, 17 octobre 2013

Ateliers de l'ANAH: Cecile Duflot interdit l'accès aux premiers concernés, les mal-logés

Ce 17 octobre, Cecile Duflot compte se rendre à la manifestation organisée pour les Journées Mondiales du Refus de la Misère, place du Trocadéro....et ce après avoir envoyé la police à des mal-logés venus manifester aux Ateliers de l'ANAH ( Agence Nationale d'Amélioration de l'Habitat), organisés ce matin dans les luxueux salons de l'Espace 15, à deux pas de la Tour Eiffel.

Mme Duflot s'obstine effectivement à refuser la misère...au Ministère, où les demandeurs de logement pauvres ne sont décidément pas les bienvenus , parce qu'ils ont le mauvais goût de lui demander une vraie politique du logement social, désespérément absente. En un an la Ministre du Logement a jeté ses engagements à la poubelle les uns après les autres. Pas de réquisitions, pas d'hébergement inconditionnel même en cas d'extrême-urgence, pas d'arrêt global des expulsions locatives. Elle a aussi renoncé à l'objectif de 150 000 logements sociaux cette année.

Une nouvelle fois, seuls les propriétaires-bailleurs verront les promesses tenues, comme en témoigne le déblocage de fonds en urgence pour 10 000 logements intermédiaires par la Caisse des Dépôts.

La misère, les mal-logés en lutte refusent d'y rester, ce 17 octobre comme tous les autres jours de l'année.

Aujourd'hui, apparemment très énervé par la venue de mal-logés dans un évènement qui pourtant les concernait pleinement, Mr Dominique Braye, président de l'ANAH et élu UMP s'est fait le porte-parole de la Ministre pour nous informer que "les manifestations étaient l'arme des faibles".

La remarque était faite avec mépris, mais nous la prenons comme un conseil avisé: la lutte continue !


Journée Mondiale du Refus de la Misère: Cecile... par HLMPOURTOUS


Le communiqué diffusé sur place

Mal-logement  : financer les bailleurs privés,

réprimer les mal-logés, il y en a assez.

 

Les mal-logés en colère manifestent aujourd'hui à l'occasion des ateliers de l'ANAH ( Agence Nationale d'Amélioration de l'Habitat ) où Cecile Duflot doit intervenir, et où sont également présents de nombreux représentants des collectivités territoriales et des services de l'Etat.

Sur le front du mal-logement, la situation ne cesse de se dégrader, la tension ne cesse de monter  :Le SAMU social ne répond plus à 75% des demandes d'hébergement. En Seine Saint Denis, les services sociaux viennent d'être informés que le dispositif Solibail , alternative à l'hôtel , est saturé, et qu'il ne faut plus y orienter personne. L'objectif de 150 000 logements sociaux ne sera évidemment pas atteint, ce sera au mieux 100 000, après deux années consécutives où la production a déjà chuté de manière dramatique. A Paris, le nombre de demandeurs de logement social est passé de 126 000 à 137 000 en un an .

Mais pour ce gouvernement, qui n'a plus que le mot «  logement intermédiaire  » à la bouche, le logement social, accessible pourtant à au moins 70% des Franciliens , est délaissé dans les faits malgré l'urgence.

En cette rentrée 2013 le gouvernement a bien crée un fonds d'urgence abondé par la Caisse des Dépôts   : entre l'apport initial et le prélèvement sur les livrets ensuite, c'est un milliard d'euros qui sera dépensé par le trésorier de l'Etat, pour 10 000 logements.... intermédiaires. Il s'agit de nouveaux logements privés, dont les propriétaires, la CNP et BNP Paribas, entre autres, devront simplement maintenir un niveau de loyer un peu inférieur à celui du marché pendant dix ans. En échange, outre l'aide directe de la Caisse des Dépôts, les gros investisseurs auront une TVA ramenée à 10% et une exonération de l'impôt sur le foncier.

C'est le monde à l'envers  : jamais les profits des propriétaires-bailleurs n'ont été aussi élevés, étant donné les montants vertigineux des loyers. Et jamais ils n'ont été autant aidés par l'Etat, que ce soit pour les travaux de rénovation qui augmentent la valeur de leurs biens, ou pour proposer des loyers à peine inférieurs à ceux du marché. Quant aux petits propriétaires-occupants, beaucoup n'ont de toute façon pas les moyens de rénover leurs logements, même avec une aide partielle.

 Ces cadeaux sont scandaleux quand on les compare à la manière dont est traité le logement social  : dans le budget 2013, l'investissement total de l'Etat se monte à 500 millions d'euros, 2500 euros par logement, soit une baisse de 54% en dix ans. Aujourd'hui, seuls 52% des fonds dégagés par la collecte sur le livret A sont disponibles pour le logement social .

 Cette bienveillance à l'égard des propriétaires contraste avec la dureté du gouvernement envers les mal-logés  : aucun plan d'urgence de relogement n'a été mis en œuvre, les expulsions locatives se poursuivent , même au sein du logement social. La loi DALO n'est plus qu'une cause d'engorgement des tribunaux administratifs franciliens, où chaque semaine , des matinées entières sont consacrées à faire défiler les prioritaires en attente, avec des audiences de moins de cinq minutes pour chaque dossier.

 Et les mal-logés en lutte ont plus souvent la police que la Ministre du Logement comme interlocuteur.

 Dans la journée organisée par l'ANAH aujourd'hui, il n'y a pas d'atelier «  Reloger maintenant «  : nous sommes donc venus l'imposer, par notre présence.


15:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : journée mondiale du refus de la misère, loi alur, cecile duflot, anah, logement intermédiaire, loyers maîtrisés | | |  Facebook

jeudi, 10 octobre 2013

Les mal-logés rendent visite au porte-parole d'Anne Hidalgo

A l'occasion des élections municipales , les demandeurs de logement parisiens continuent leur campagne. Après nous êtres invités au QG de NKM, puis être allés à la rencontre des élus du 10ème et du 11ème, nous avons occupé ce matin la mairie du 14ème , dont le maire Pascal Cherki est porte-parole d'Anne Hidalgo. Il nous recevra dès demain.

 Anne Hidalgo est élue de la Ville depuis 2001, première adjointe à l'Urbanisme depuis 2008. Elle sait donc quels sont les problèmes des Parisiens en matière de logement. Son programme pour les municipales est déjà précis, et nous constatons avec colère et inquiétude que les maux des mal-logés y sont oubliés, comme le montrent les quelques exemples ci-dessous. Reflet de la politique du logement qui a été menée ces dernières années,qui a augmenté le nombre de demandeurs de logement.

 « Insalubrité » : en 2010, la Ville communiquait sur le traitement de 1000 immeubles enfin achevés. Seulement, si des taudis très voyants ont été éradiqués, l'insalubrité aujourd'hui, a pris une forme nouvelle, plus discrète : la pénurie de logements permet aux propriétaires de faire un chantage à l'expulsion pour louer des appartements dégradés et refuser de faire les travaux nécessaires. Les services préfectoraux et municipaux sont débordés par cette insalubrité diffuse et il devient de plus en plus difficile d'obtenir même un constat, sans parler du relogement.

«  Suroccupation » : actuellement, 25% des ménages parisiens sont concernés ! D'où une banalisation totale de ces situations, considérées comme un « pis aller » par les responsables politiques. Il est devenu courant, même au sein du logement social, de voir cohabiter trois générations d'adultes, et pour les actifs avec enfants, vivre dans un studio ou un deux-pièces hors de prix dans le privé est considéré comme normal. Pour les Parisiens modestes, une nouvelle catastrophe est en train de se jouer, la CAF ayant décidé de suspendre les allocations logement en cas de suroccupation.

« PLA-I » : derrière ce sigle, il y a la seule catégorie de logement social auxquels peuvent accéder plus de 70% des demandeurs de logement parisiens. Pendant les deux dernières mandatures, il a représenté moins de 20% de la production neuve, entraînant de fait une augmentation des loyers du logement social ( 30% en dix ans en France ).Le logement social neuf devient de plus en plus inaccessible pour les classes populaires, ce qui explique l'augmentation des demandes datant de plus de dix ans, certains demandeurs étant exclus des attributions éventuelles à cause du critère des ressources.

 Anne Hidalgo, pourtant centre son discours sur les « loyers maîtrisés » dans le privé pour loger les « classes moyennes ». Mais contrairement aux idées reçues, le logement social peut également accueillir les classes moyennes, d'ailleurs en France, les ménages aisés représentent actuellement 18% des locataires. Une politique massive de production de logements sociaux peut donc tout à fait être la solution pour les classes populaires et moyenne, que dans cette campagne, les deux candidates principales semblent vouloir opposer.

 Les mots « oubliés »  sont le reflet d'une situation où ce sont les mal-logés qui sont oubliés depuis des années. En témoigne la déclaration choquante d'Anne Hidalgo , à propos des SDF d'origine Rom, sur « Paris qui ne doit pas devenir un campement géant ». Mais lorsque le SAMU social répond à 25% des appels, lorsque les SDF sont renvoyés sur les salles d'attente des hôpitaux, lorsque Paris compte au moins 5000 SDF toutes origines confondues, la chasse aux tentes Queshua faite par la Préfecture empêche peut-être l'apparence du campement, pas sa réalité. Et stigmatiser une partie des SDF n'y changera rien.


Le porte-parole d'Anne Hidalgo reçoit la visite... par HLMPOURTOUS

13:40 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, pascal cherki, expulsions, sur-occupation, caf, roms | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu