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mercredi, 10 décembre 2014

La SNI finance du logement cher et expulse les demandeurs de logement social.

logo_sni_caisse_des_depots-483x237.jpgCe 10 décembre, la SNI, premier bailleur social public français  tenait une grande conférence de presse pour annoncer la nouvelle: son programme de 10 000 logements "intermédiaires" lancé sur demande de l'Etat en partenariat avec des gros investisseurs privés est très bien parti, et même en avance.

Ce n'est pas étonnant: les investisseurs en question, BNP Paribas, CNP Assurances, Malakoff Mederic vont bénéficier d'une TVA à 10% et de l'exonération totale de la taxe foncière pendant 20 ans. Le fonds abondé par leurs investissement voit ainsi sa rentabilité estimée à 5,8 % dès la première année, grâce à tous ces avantages fiscaux...qui sont autant de rentrées en moins dans les caisses de l'Etat et donc du logement social.

C'est sans doute la raison pour laquelle la SNI et la Caisse des Dépôts n'ont qu'une seule réponse à faire aux demandeurs de logement , salariés, précaires, retraités qui n'ont pas des millions à investir: 80 d'entre eux ont été expulsés à la demande de la SCET, filiale de la Caisse des Dépôts ce mercredi.

En effet si les plans concernant le logement intermédiaire avancent, ceux concernant le logement social attendront: les annonces sur 10 000 logements très sociaux qui doivent être construits par la SNI ne sont pas suivies d'effet majeur, pas de conférence de presse pour annoncer des résultats plus tôt que prévu.

La direction de la SNI a fait au mois d'octobre plusieurs communiqués de presse consécutifs pour affirmer sa volonté de reloger, et même de dialoguer avec les demandeurs de logement social.

Mais le dialogue social selon la direction de la SNI, c'est recevoir une délégation pendant une demi-heure , prendre des engagements...et ne plus donner signe de vie ensuite.

Ces méthodes dilatoires ne peuvent pas fonctionner dans un contexte où des centaines de familles dorment à la rue chaque soit, où le SAMU social ne répond plus aux appels après 10h du matin. La lutte continue , parce que les mal-logés n'ont pas le choix.

 


La SCET occupée par les mal-logés et évacuée... par HLMPOURTOUS

 

Le communiqué diffusé sur place.  

LES MAL-LOGES OCCUPENT UNE FILIALE DU BAILLEUR PUBLIC SNI-Caisse des Dépôts

 

Les demandeurs de logement s'invitent aujourd'hui dans une des filiales du bailleur public S.N.I-Caisse des logo.pngDépôts.

 Hier les salariés du SAMU Social étaient en grève  : dans certaines villes, à partir de dix heures du matin, plus aucune place d'hébergement n'est disponible.

 

Tout au bout de la chaîne du mal-logement, la mise à l'abri n'est donc même plus garantie. Mais ce n'est pas en ouvrant des dortoirs supplémentaires qu'on changera les choses, car le problème se situe à l'autre bout de la chaîne  : la production de logement social.

 

Aujourd'hui des salariés au SMIC, des chômeurs indemnisés , au lieu d'être relogés en HLM, stagnent des années dans les hébergements d'urgence. Des locataires, à qui le propriétaire délivre un congé pour vente, ne sont pas relogés deux ans après, puis expulsés et à leur tour orientés vers le SAMU social. Des jeunes actifs, des familles entières sont hébergés chez des tiers, jusqu'au jour où la rupture d'hébergement intervient, prévisible, mais jamais anticipée par un relogement.

 

Pourquoi l'accès au logement social est-il si difficile  ? Parce que ces dernières années, dans les zones tendues, les bailleurs sociaux ont construit beaucoup trop de PLS, les plus chers des logements sociaux. Ceux-ci sont inaccessibles aux classes populaires. Les grands quartiers d'habitat social de la première couronne ont été «  rénovés  »  : mais si on a détruit des logements dont certains étaient en mauvais état, on a reconstruit avec des loyers beaucoup plus chers.

 

Les bailleurs sociaux comme la SNI ont  donc bien des logements neufs à attribuer  : mais l'agence des Hauts de Seine d'EFIDIS, une des filiales, refuse par exemple les dossiers de demandeurs d'emploi indemnisés à hauteur de 1500 euros, sous prétexte qu'ils ne sont pas assez «  solides  ». ce bailleur n'a réalisé qu'une seule construction neuve en 2013 à Paris et il s'agit d'un foyer  .

 

Il faut un plan d'urgence pour le logement  : et le premier bailleur de l'Etat doit donner l'exemple, et pas avec des effets d'annonce. Cela fait deux ans et demi maintenant que le Ministère du Logement a annoncé un programme de construction massif de PLA-I. Régulièrement, l'annonce est réitérée. Mais ces logements ne sont toujours pas sortis de terre.

 

Lors de notre dernière manifestation à la SNI, en octobre, celle-ci annonçait par voie de presse être prête à travailler avec les organisations de demandeurs de logement. Le résultat  ? Deux mois après, pas même un simple courrier de réponse concernant la situation d'une locataire du bailleur dans une situation épouvantable.

 

L'accès au logement n'est pas un privilège, ni un passe-droits, les bailleurs publics ont une obligation de résultat.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS  MAINTENANT

C'EST POSSIBLE ET C'EST URGENT

 

22:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | | |  Facebook

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