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mercredi, 29 avril 2015

Paris 18ème: manifestation pour dénoncer les logements sociaux vides aux loyers inacessibles.

Loc'Annonces, Ian Brossat, PLS, DALO, Anne HidalgoPlus de 12 000 demandes de logement sont en attente dans le 18ème arrondissement." Oui, mais la Ville construit beaucoup", répond Ian Brossat, élu de cet arrondissement et adjoint au Logement, qui multiplie les visites de presse d'appartements de rêve flambants neufs.

Mais lorsqu'un média a la curiosité de revenir quelques mois après l'inauguration officielle dans certains de ses logements, comme le journal Metro l'a fait, ils ont la surprise de découvrir que nombre d'entre eux sont vides. Ainsi dans le 18ème , Porte de Saint-Ouen, deux immeubles présentent de très nombreux appartements inoccupés.

La raison ? Ces logements flambants neufs sont des PLS , inaccessibles à 80% des demandeurs de logement parisiens. Dans le même temps, toujours sous couvert de mxité sociale, des relogements en PLA-I, aux loyers les plus accessibles , sont refusés par Paris Habitat OPH, le principal bailleur de la ville.

Nous avons manifesté longuement dans la mairie du 18ème arrondissement : lorsque la mixité sociale devient le prétexte de l'exclusion sociale, où est le respect de nos droits ?


Paris 18ème: 12 000 demandeurs HLM, des... par HLMPOURTOUS

Le tract diffusé sur place 

PARIS : DES LOGEMENTS SOCIAUX INTERDITS AUX MAL-LOGES

 

 Il y quelques jours (1), les médias se faisaient l'écho d'une réalité peu croyable au premier abord : de nombreux logements sociaux flambants neufs restent vides. Certains d'entre eux sont situés dans le 18ème arrondissement, où est élu l'adjoint au Logement Ian Brossat : porte de Saint Ouen, trois immeubles récents sont ainsi remplis de logements inoccupés.

 

Pourtant le 18ème arrondissement compte plus de 12 000 demandes en attente : parmi elles de nombreuses situations de rue et de mal-logement insupportable. L'immense majorité des demandeurs ne demanderait rien de mieux qu'un de ces logements et serait prêt à emménager en 24H.

 

Mais ces logements sont des PLS et 80 % des demandeurs inscrits ont des revenus trop faibles pour y accéder. Les loyers sont bien trop chers pour un ouvrier, un précaire , un retraité modeste,  une famille au SMIC, ou un jeune ménage. Il suffit d'aller voir les loyers proposés pour des logements familiaux sur Loc'Annonces , le système de candidature en ligne mis en place par la Ville. Rien en dessous de 1000 euros pour un 4 pièces dans un quartier populaire, et la majorité bien plus cher. Evidemment, c'est 10 à 30 % moins cher que dans le privé. Mais vu la flambée des prix  en 15 ans, cela n'empêche pas que ce soit hors de prix.

 

Comment justifier une politique de construction de logements qui restent vides, alors que l'on manque cruellement de logements accessibles pour l'immense majorité des demandeurs parisiens ? En invoquant le besoin de « mixité sociale ».

 

Mais quel est le résultat réel ? Les habitants mal-logés des quartiers populaires y vivent, dans le mal-logement. Et les élus de la Ville considèrent que les reloger décemment dans ces mêmes quartiers serait porter atteinte à la mixité sociale. C'est totalement absurde, mais pourtant parfaitement assumé.

 

Paris Habitat OPH , premier bailleur social de la Ville refuse officiellement des candidats  habitant déjà dans l'Est Parisien proposés par la Préfecture pour des logements situés dans ces mêmes quartiers. Ces courriers dont nous avons copie donnent comme motif la situation « socio-économique » du demandeur. Cherchez l'erreur : la Préfecture a un contingent qu'elle dit réserver aux DALO...et les bailleurs de la Ville refusent l'attribution ces logements car les familles proposées sont prioritaires DALO. Le gouvernement a décidé d'aller dans le même sens en demandant aux Préfectures de ne plus reloger dans les quartiers « sensibles ».

 

En « contrepartie », les responsables politiques promettent le respect de la loi SRU et la construction de logements sociaux dans les quartiers qui ne l'appliquent pas. Mais la construction de logements sociaux à baissé de 9 % en Ile de France l'année dernière. Et à Paris, la quantité de logements disponibles dans les arrondissements riches est très faible.

 

Concrètement, face à l'urgence sociale du mal-logement, non seulement on nous demande d'attendre des années, mais désormais on refuse aux demandeurs des logements sociaux construits pour eux avec l'argent public.

 

Etre un demandeur de logement devient une tare : on refuse l'accès à un droit fondamental à une partie de la population, comme si elle était un problème en soi. La stigmatisation et le rejet sont institutionnalisés. Ca suffit.

 

 

 

  

 

 

20:44 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : loc'annonces, ian brossat, pls, dalo, anne hidalgo | | |  Facebook

jeudi, 12 février 2015

Centenaire de Paris Habitat OPH: les mal-logés y étaient

paris habitat logo.jpgDemandeurs de logement et locataires, nous avons choisi de célébrer le centenaire du premier bailleur social européen en manifestant ce soir devant l'inauguration de l'exposition qui lui est consacrée au Pavillon de l'Arsenal. A cette occasion, nous invitons la direction actuelle à se souvenir et à méditer sur l'appellation initiale de l'Office  : Office PUBLIC d'Habitation A BON MARCHE.

Nous manifestons parce que derrière le symbole des cent ans, il y a la dégradation, depuis dix ans, de la vocation première du bailleur public  : permettre aux salariés modestes, aux retraités, aux précaires, aux familles d'ouvriers et d'employés de se loger dans de bonnes conditions.

Paris Habitat OPH a cent ans. Une belle longévité, un beau patrimoine, un symbole concret d'un acquis social majeur  : les HLM sans lesquels il n'y aurait jamais eu de droit au logement pour les classes populaires.

L'écart entre l'offre et la demande ne cesse de se creuser  : 80% des Parisiens demandeurs de logement ne peuvent accéder qu'à un PLA-I, la catégorie de logement social aux loyers les plus abordables. Depuis des années, moins de 30% des nouveaux logements relèvent de cette catégorie. Aujourd'hui Paris Habitat OPH , comme les autres bailleurs parisiens sur-produit du PLS , la catégorie aux loyers les plus chers. La majorité de ces logements sont attribués à des foyers en dessous des plafonds qui ont ensuite des difficultés à payer leur loyer.Mécaniquement les loyers deviennent de plus en plus chers dans le parc de Paris Habitat OPH.

 

L'offre pour les foyers modestes se réduit : le bailleur ne peut faire face à ses obligations de relogement , même lorsqu'ils sont imposés par la loi DALO et recourt à des expédients peu honorables. Aujourd'hui, entre une «  proposition de logement  » et un relogement effectif, il peut s'écouler six mois  : pour compenser une réduction de l'offre et maintenir sur le papier un nombre important de propositions annuelles, Paris Habitat OPH propose des logements en travaux longs, ou encore occupés. Quant aux locataires qui souhaitent une mutation, les délais ne cessent de s'allonger  : certains sont désormais en demande depuis dix ou quinze ans, sans proposition.

Depuis des années, la production nouvelle est constituée en grande partie d'achats d'immeubles au privé et non de constructions neuves  : cette politique a un coût énorme, au vu du marché de l'immobilier, surtout pour les achats dans les beaux quartiers. Les logements achetés sont souvent occupés, le restent pendant des années, et cette politique ne répond donc pas à la demande de logement sur le court et le moyen terme. En 2010, à cause de cette politique très couteuse, la production globale du bailleur chutait de 80%

 Si la production neuve présente des garanties de confort et de bas coût énergétique, ce n'est pas le cas des logements rachetés dans le parc ancien  : souvent les travaux de réhabilitation sont faits à minima dans des immeubles présentant des problèmes de bâti et très énergivores en chauffage. D'ailleurs, le dossier de presse de l'exposition des cent ans présente uniquement des photos d'immeubles neufs pour illustrer la production récente du bailleur, et pour cause, les logements rachetés sont souvent beaucoup moins photogéniques.

Cette politique va être amplifiée  : en sus des immeubles, des appartements isolés dans des copropriétés privées vont être acquis par l'office . Rien n'est dit sur le coût à long terme de cette politique  : Paris Habitat OPH sera forcément amené à financer en partie l'entretien, les charges, la réhabilitation d'immeubles qui resteront dans le secteur privé, et ce sera autant d'argent en moins pour le logement social  !

 Paris Habitat OPH est notre bien commun, et quasiment le seul espoir de logement décent , à prix abordable pour les mal-logés de la capitale car même les autres bailleurs de la Ville de Paris ont des loyers beaucoup plus chers. Nous sommes là pour défendre notre patrimoine social et son avenir, même si sa direction actuelle estime que les mal-logés n'ont pas leur mot à dire et nous refuse toute possibilité de dialogue.

Notre dossier Paris Habitat OPH


Les mal-logés fêtent le centenaire de Paris... par HLMPOURTOUS

00:53 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, stephane dambrine, anne hidalo, mal-logement, ian brossat, mixité sociale, pla-i, pls | | |  Facebook

lundi, 15 décembre 2014

Paris Habitat OPH: un cinq pièces vide depuis un an

a-louer.jpgUne nouvelle fois, la question de l’occupation des logements qui appartenaient autrefois à la SAGI et sont désormais dans le patrimoine des deux principaux bailleurs sociaux de la Ville de Paris, La RIVP et Paris Habitat OPH , revient sur le devant de la scène : on découvre « brusquement » que le frère de Bernadette Chirac occupe un logement social dans le Marais depuis trente ans, et qu’il en avait un second jusqu’en 2007.

Scandale après scandale, année après année, la fameuse « gestion transparente » du parc de logements de la Ville de Paris est remise en cause, alors qu’elle est censée être effective depuis quinze ans.

Mais bien au-delà des locataires people et fortunés, d’autres situations, moins spectaculaires démontrent l’étendue du problème.

Notre collectif a été contacté récemment par des riverains d’un immeuble de Paris Habitat OPH situé au 5, avenue Armand Rousseau dans le 12ème arrondissement : selon leur témoignage, dans cet immeuble cossu , un cinq pièces magnifique avec deux salles de bains , trois chambres, un salon et une salle à manger est vide depuis plus d’un an, suite au départ d’une locataire qui l’occupait seule depuis son entrée dans les lieux. Le logement est en très bon état, il aurait  été repeint et rénové immédiatement après le départ de cette locataire.

L’adjoint au Logement de la Ville de Paris, les élus du 12ème arrondissement ont été saisis par écrit d’une situation révoltante, au regard du nombre de familles qui ne trouvent même plus une place au SAMU social, ou qui s’entassent dans des logements trop petits. Comment un appartement fonctionnel et spacieux peut-il être laissé vacant un an durant quand 150 000 personnes attendent un logement social, et parmi elles de nombreuses familles ?

Avertis de cette situation, nous avons cherché à comprendre : il s’avère que cet immeuble fait partie d’un ensemble qui appartenait autrefois à la SAGI : jusqu’en 2005-2006, la Ville de Paris est minoritaire et ne détient que 40% des parts de cette société, qui gère pour elle , environ 35 000 logements. En 2005, Paris Habitat OPH récupère la gestion de 16 000 de ces logements, mais fait un choix très défavorable aux demandeurs de logement.

En effet, l’Office Public de la Ville choisit de maintenir ces logements sous statut PLI : pour Paris, les niveaux de loyer sont de plus de 18euros le m2. Cela rend ces logements totalement inaccessibles à plus de 80% des Parisiens demandeurs de logement.  Qui peut payer un loyer de 1400 ou 1500 euros pour un quatre pièces ? Pas les ouvriers, pas les employés, pas les précaires, pas les familles modestes. Quant aux personnes ayant des salaires leur permettant de faire face à une telle dépense mensuelle, bien évidemment, la plupart n’ont aucun intérêt à privilégier cette solution, plutôt qu’accéder à la propriété .

Au 5, avenue Armand Rousseau, c’est apparemment ce qui se passe : ce logement vide a été visité par une famille, et refusé, et d’après les témoignages recueillis, aucun candidat n’est trouvé par Paris Habitat OPH.

Quel est donc l’intérêt pour les Parisiens de conserver un patrimoine à tel niveau de loyer par Paris Habitat OPH ? Pourquoi des logements restent-ils vides aussi longtemps ? Quel est l’intérêt , même pour Paris Habitat OPH et la Ville de Paris ?

Ces questions sont d’autant plus légitimes que sur l’ensemble d’immeubles et de logements de la rue Armand Rousseau, quatre studios ont été transformés en Plus, c'est-à-dire en logements sociaux ordinaires. On trouve trace de cette transformation dans les états des lieux de la production de logements sociaux 2001-2010 édités par la mairie du 12ème arrondissement et par la Ville de Paris .

Pourquoi cette requalification a-t-elle été cantonnée en 2009 à 4 studios sur un ensemble immobilier beaucoup plus vaste ? Quel est le statut actuel des autres logements ? Comment un 5 pièces peut-il rester vide dans une période de mal-logement effroyable ?

Paris Habitat OPH  ne souhaite pas recevoir notre collectif et a opposé un refus formel et écrit à nos demandes de rendez-vous récentes. Il ne nous est donc pas possible de présenter sa version des faits.

Nous relayons donc les interrogations des habitants qui nous ont contacté  puisque c’est sans doute le seul moyen pour que cet appartement soit enfin attribué.

Mais la récurrence des « anomalies » au sein de l’ex-patrimoine de la SAGI pose des questions bien plus globales, et montre que la gestion de ce parc ne correspond pas aux besoins des Parisiens en attente de logement, bien qu’elle se fasse avec l’argent public.

D'autres infos sur les ex-logements de la SAGI

- Paris Habitat OPH, le compte n'y est pas

- Le cas d'un logement insalubre de la SAGI récupéré par Paris Habitat: il a fallu plusieurs années de lutte pour obtenir  la reconnaissance de l'insalubrité et le relogement de la famille.

13:48 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | | |  Facebook

 
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