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mardi, 08 novembre 2011

Mal-logement : Paris, ville solidaire ?

Soixante-dix  demandeurs de logement parisiens attendaient ce soir Bertrand Delanoe à l'entrée du gymnase Jean Dame ( 75002 ) , où le maire de Paris tenait un compte-rendu de mandat. Le thème était "Paris Ville Solidaire", une affirmation bien inappropriée , en ces temps de réduction drastique du nombre de logements sociaux produits, notamment par le principal bailleur de la Ville Paris Habitat OPH.

La manifestation animée a amené le cabinet du maire à nous fixer rapidement un rendez-vous à l'Hôtel de Ville, non sans avoir au préalable mobilisé d'importantes forces de police pour nous encadrer .

Il n'y pas de trève d'hiver pour les galères du mal-logement, il n'y en aura pas dans notre lutte !

Un logement pour tous maintenant !

 Communiqué diffusé sur place ci dessous

 


Delanoé : les mal-logés au Compte rendu de... par HLMPOURTOUS

PARIS VILLE SOLIDAIRE ?

C’est le thème du compte-rendu de mandat de Bertrand Delanöe aujourd’hui dans le 2ème arrondissement, à l’occasion duquel le Collectif des Mal Logés en Colère a décidé de manifester.

Il y sera sans aucun doute question de la partie de ping pong à laquelle se livrent depuis des mois l’Etat et la Ville sur la question de l’hébergement d’urgence, ou plus exactement sur celle des milliers de personnes qui n’ont même plus accès à un foyer ou à un hôtel minable et se retrouvent donc dehors.

Sur cette question, le Préfet et le maire se livrent à des batailles de chiffres sur l’action de chacun, et revendiquent la moindre place de dortoir crée.  Le « débat » comme chaque hiver va donc se tenir sur le bout de la chaîne du mal logement, les morts de la rue,  chacun s’en renvoyant la responsabilité.

En 2009, Paris Habitat OPH, premier bailleur de la Ville de Paris a produit 2606 logements. En 2010, seulement 506, soit cinq fois moins.

La production de logements sociaux est issue de conventions signées par l’Etat, les collectivités locales et les bailleurs. Loin des grandes empoignades publiques, tout le monde travaille ensemble au plus haut niveau.
Ce chiffre en annonce d’autres pour 2011 et 2012 : celui de la baisse de nouveaux logements attribuables aux demandeurs. Et donc la hausse des mal-logés maintenus dans les hébergements provisoires, dans les taudis, dans la suroccupation. Mécaniquement ensuite, cela entraînera également la hausse du nombre de ceux à qui il ne sera rien proposé en cas de rupture d’hébergement, et donc celui des personnes à la rue.

Et l’hiver prochain, à nouveau, le Préfet et le Maire se battront à coups de communiqués sur la responsabilité de la situation. Peut-être un peu moins bruyamment que cette année, car les élections seront passées.

Nous, mal-logés n’attendrons pas jusque-là. Nous exigeons de vrais logements maintenant.

 

20:32 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoe, plan grand froid, compte rendu de mandat, sdf, insalubrité, jean yves mano | | |  Facebook

jeudi, 03 novembre 2011

Paris Habitat OPH : effondrement de la production de logements en 2010

« La vocation de notre Office est d’offrir un toit à tous les parisiens qui ne peuvent y accéder aux conditions du marché privé. »
Jean Yves Mano, Président de Paris Habitat OPH, rapport d'activité 2010.

En 2010, la production de logements du premier bailleur parisien a subi une chute brutale, que ne nie pas sa direction : seuls 580 logements ont été produits. Et encore sur ce chiffre, deux tiers, 380 unités, sont des logements acquis occupés * (soit une chute de 78% !)

Qu'est ce qui explique cette chute ?


Ces dernières années, la majeure partie de la production a consisté à acheter des immeubles au privé, et à les re-conventionner. Bien souvent, la majorité des appartements était occupée, et en partie par des locataires aux revenus bien supérieurs à la limite pour pouvoir prétendre à un logement social. Souvent situés dans des quartiers chers, ces logements ont nécessité un immense investissement financier, au détriment des programmes neufs.

La production s'est effondrée, en raison de la chute de l'achat de logements acquis occupés : les investisseurs privés n'ont pas mis autant de biens sur le marché ou ont choisi de les vendre à d'autres que Paris Habitat OPH. De plus, la montée des prix de l'immobilier
conduit à ce que le prix d'achat d'un logement soit de plus en plus élevé, et les finances du bailleur social ne suivent pas.

Voilà comment on en arrive à cette réduction dramatique de la production : 2606 logements en 2009, 560 en 2010, dont seulement 58 constructions neuves.*

Cela fait plusieurs années que notre collectif de mal-logés dénonce cette politique fondée sur l'acquisition de logements occupés dans les quartiers chers, d'un côté, et la construction neuve réservée en grande partie à des logements PLS dans les quartiers populaires de
l'autre. Elle aboutit aujourd'hui à l'effondrement de la production, sans même avoir conduit à une réelle mixité sociale : il suffit de consulter le nombre d'attributions de HLM dans les arrondissements de l'Ouest en 2010. Moins de dix par arrondissement dans le centre, aucun
dans le 7ème, et 130 dans le 16ème, dont une bonne partie à la périphérie de l'arrondissement, dans sa partie populaire !

Paris, certes arrivera à 20% de logements « au titre de la loi SRU » en 2014 : mais depuis 2001, seulement 12 222 PLAI ont été agrées, contre 13 000 PLS.
Soixante-dix pour cent des demandeurs de logement ne peuvent accéder qu'à un PLA-I et Paris Habitat OPH était le seul bailleur social à en offrir massivement : l'effondrement de sa production est une catastrophe pour les Parisiens modestes.

Voilà pourquoi nous manifestons devant la Direction Territoriale Nord-Ouest : nous voulons des réponses concrètes de la direction générale sur la manière dont elle va remplir la vocation qui est celle de Paris Habitat OPH,  « offrir un toit à tous les Parisiens qui ne peuvent accéder au marché privé »  comme l'a rappelé son Président.

*source : Rapport d’activité 2010 de Paris-Habitat OPH


Paris Habitat OPH : chute de la production de... par HLMPOURTOUS


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15:54 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, jean yves mano, sru, paris, hlm | | |  Facebook

mardi, 13 septembre 2011

Paris Habitat : les mal-logés présents à l'inauguration du réseau social « De toit à toit »

Près d'une centaine de locataires de Paris Habitat OPH et de demandeurs de logement social ont manifesté ensemble ce soir, devant le siège du premier bailleur parisien. Nous n'étions évidemment pas invités à la petite fête donnée par la direction en l'honneur de l'ouverture du réseau social interne aux locataires , en présence de nombreux élus dont Jean Yves Mano, l'adjoint au logement de la Ville de Paris.

Nous sommes venus quand même , en nombre, pour rappeler que les locataires comme les mal-logés attendent de Paris Habitat OPH qu'il réponde à leurs besoins avant de se lancer dans le superflu.

C'est loin d'être le cas dans le réel, et un service virtuel n'y changera rien : 120 000 demandeurs de logement attendent une politique immédiate et ambitieuse de mise sur le marché de logements sociaux adaptés aux ressources. La sur-occupation est devenu le problème des milliers de locataires du bailleur qui ne parviennent pas à obtenir un changement de logement.

Les antennes de proximité ferment alors que la qualité d'habitat se dégrade dans certains ensembles du bailleur, où par exemple les ascenseurs restent quatre mois sans fonctionner.

Notre présence collective à cette inauguration nous a permis d'obtenir un rendez-vous dès demain matin avec le directeur -adjoint de Paris Habitat OPH, Gilles Romano, qui nous tenait porte close depuis des mois.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Paris-Habitat OPH : Inauguration perturbée pour... par HLMPOURTOUS




Le communiqué diffusé sur place




Paris Habitat OPH diversifie ses activités mais oublie le principal, le logement social !


Avant Paris Habitat OPH, s'appelait OPAC de Paris. Dans les années 70 et 80, le bailleur social a construit massivement des logements sociaux de qualité, répondu en partie et convenablement à la demande en réalisant sans hésiter de la construction neuve pour les plus modestes des Parisiens.

C'était un bailleur social ordinaire, avec des antennes de proximité ouvertes tous les jours et un siège social correct : être locataire de l'OPAC de Paris, c'était avoir la sécurité d'un bail à vie mais aussi la possibilité de changer de logement quand la famille s'agrandissait.

Depuis quelques années, l'OPAC de Paris est devenu Paris Habitat OPH : le bailleur social a désormais un siège luxueux, à l'architecture dernier cri, qui a coûté aussi cher que celui d'une boîte privée. Paris Habitat OPH fait plein de nouvelles activités : des expos d'art, des locaux pour les entreprises et les commerces, des logements pour de nouvelles populations,les PLS, inaccessibles aux salariés les plus modestes.

Aujourd'hui Paris Habitat OPH organise une soirée de lancement de son nouveau réseau social, et n'a pas lésiné sur les moyens pour que le cocktail offert aux journalistes soit réussi, allant jusqu'à payer une agence qui fait aussi la communication pour Yves Rocher...

Pendant ce temps 120 000 demandeurs de logement attendent, et le délai au delà duquel leur demande sera considérée comme anormalement ancienne est de dix ans. Parmi ces demandeurs, des  milliers de foyers sont déjà locataires du bailleur, mais attendent en vain un changement, qu'il soit motivé par la sur-occupation ou par un handicap.

Pendant ce temps, certaines antennes de proximité ne sont plus ouvertes que sur rendez-vous, dans des cités où l'on annonce l'arrêt des ascenseurs pendant quatre mois consécutifs sans rien proposer aux personnes âgées ou aux handicapés qui habitent dans les étages.

Pendant ce temps, la moitié des logements nouveaux sont des logements rachetés occupés, souvent à des prix très élevés , où le départ des locataires au dessus des plafonds du logement social prend en moyenne six ou sept ans, alors que des centaines de milliers de personnes vivent .dans l'urgence absolue du relogement.

Mal-logés et locataires de Paris Habitat pour certains d'entre nous, notre lutte dérange, et la direction de Paris Habitat non seulement ne répond pas à nos demandes mais n'hésite pas à nous menacer de plaintes et à nous envoyer la police comme unique interlocuteur. Le bailleur n'a pourtant pas la même sévérité vis à vis d'associations qui ont sous loué à des entreprises privées des locaux lui appartenant et devant être transformés en logements sociaux.

Mais notre lutte ne s'arrêtera pas : une nouvelle fois ce soir, les mal-logés en colère s'invitent à la fête pour exiger le minimum : un logement adapté à nos besoins et à nos ressources, ni plus ni moins

Un bailleur social , ça sert à ça, et nous sommes venus manifester ce soir pour le rappeler !

20:12 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logés, bailleur social, paris habitat, panne ascenseurs, association locataires, dossier dalo, jean yves mano, delanoe | | |  Facebook

 
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