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jeudi, 31 mars 2011

Paris Habitat ne reloge pas, mais veut faire taire les mal-logés

Notre collectif a appris ce jour par voie de presse ( dépêche AFP reproduite ci-dessous ) que la direction de Paris-Habitat OPH avait l'intention de déposer plainte pour intimidation, menaces et diffamation à notre encontre.

Cette annonce de plainte est l'unique réponse apportée par le premier bailleur social parisien à nos légitimes exigences d'explications sur le contenu précis de la politique menée et sur l'emploi des fonds du logement social.

Pour un bailleur qui met la « transparence » au premier rang de sa communication, cette intimidation ridicule démontre le malaise soulevé par les divers dossiers que nous portons lors de nos actions

- Le cout faramineux du nouveau siège, et les dysfonctionnements graves que la Cour des Comptes met également en avant, sans que Paris Habitat ait à ce jour annoncé porter plainte pour «diffamation »

- Le résultat pour le moins scandaleux, au regard des fonds investis, de certaines opérations d'acquisition en milieu occupé : les centaines de logement achetés dans les beaux quartiers à la Caisse des Mines ont mis presque deux ans pour être reconventionnés, et la situation n'est pas exceptionnelle puisqu'au 34, rue Alexandre Dumas dans le 11ème arrondissement, le délai de huit mois atteint à ce jour, nous est présenté comme « parfaitement normal »...

D'autre part, dans cet immeuble, UN SEUL LOGEMENT était libre de tout occcupant, l'investissement réalisé par le bailleur ne permettra donc qu'une seule attribution nouvelle à moyen terme

- La lenteur effarante de certains projets du bailleur, pour lesquels l'argent public a déjà été dépensé : ainsi, au 63-65 boulevard de Charonne, des bâtiments immenses sur la plus grosse parcelle constructible du 11ème arrondissement restent vides depuis 2007, et le projet de logements n'est pas prévu avant 2014...

Lors de nos rendez-vous avec la direction de Paris Habitat, nous avons l'habitude de nous voir opposer avec mépris notre « méconnaissance » des procédures et du droit immobilier, et d'entendre répéter que la politique menée est parfaitement claire et adaptée...

Mais dans ce cas, pourquoi la direction n'a-t-elle pas d'autre recours que de tenter de nous faire taire avec des plaintes au pénal ?

Pour notre part, nous prenons cette menace comme un encouragement et une reconnaissance du problème représenté par les 120 000 demandeurs de logement en attente, par tous les locataires de Paris Habitat, dont le loyer augmente mais qui ne trouvent jamais de réponse à leur demandes de changement de logement pour suroccupation ou handicap.

La menace de la répression ne nous fera pas taire, car aucune répression ne peut être pire que le mal-logement, l'insalubrité, la rue, l'errance, la suroccupation, les expulsions que nous vivons au quotidien.

La lutte collective, c'est notre dignité , et nous ne sommes pas prêts d'arrêter  d'occuper,  de manifester,  de dénoncer publiquement le détail des politiques du logement menées à Paris, comme nous l'avons dit à la direction lors de notre dernier rendez-vous : que Paris Habitat prépare ses avocats, le combat ne fait que commencer et nous l'assumerons ensemble.

Et ça, ce n'est pas une menace, c'est une promesse.

 

La dépêche AFP , publié à la suite de l'occupation de la Direction Territoriale Paris EST de Paris Habitat

AFP) - Des bureaux de l'établissement public Paris Habitat, qui gère les HLM, ont été occupés jeudi pendant deux heures et demie par une cinquantaine de personnes à l'appel du Collectif des mal-logés en colère, a-t-on appris de sources concordantes. Elles ont occupé de 10H30 à 13H00 environ la direction territoriale de Paris-Habitat, place du Colonel-Fabien (10e arrdt) selon la direction de l'établissmeent public, premier bailleur social public français. Dans un communiqué, les manifestants ont réclamé des "réponses immédiates" sur deux opérations menées par Paris Habitat. Au 34, rue Alexandre Dumas, Paris Habitat "a racheté un immeuble déjà occupé et alors que les logements sont conventionnés depuis quasiment un an, les loyers encaissés sont toujours du niveau de ceux du privé". Le collectif cite également l'achat d'un immeuble et d'un terrain au 65 boulevard de Charonne, qui "depuis 2007 ne débouche sur rien et où la réalisation de logements a été repoussée jusqu'a 2014". Selon le collectif, il y a 120 000 demandeurs de logement à Paris.
La direction de Paris Habitat, qui a déjà fait une main courante auprès du commissariat du 5e arrondissement pour "propos diffamatoires, menaces diverses et intimidation" après une occupation précédente de ses bureaux par ce même collectif, a dit sa volonté de porter plainte. L'occupation, le 24 février, visait à dénoncer le déménagement du siège social du premier bailleur parisien, épinglé par la Cour des comptes.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © (2011) Agence France-Presse »



Voir aussi : Paris Habitat OPH : la production s'effondre en 2010

19:08 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, collectif, mal logés, hlm, acquisition | | |  Facebook

Paris-Habitat OPH : les expulsions de mal-logés sont plus rapides que la production de logements

En cette fin de trêve d'hiver, à Paris, 900 places d'hébergement ferment sans solution alternative, aggravant un peu plus la situation des demandeurs de logement parisiens, qui sont 120 000 à attendre une solution à leur galère sans fin.

Le premier bailleur social parisien non seulement ne tient pas compte de cette urgence, mais se permet de faire expulser par des centaines de CRS, les demandeurs mal-logés qui viennent exiger des explications sur des opérations immobilières, pour lesquelles beaucoup d'argent a déjà été dépensé, mais qui ne débouchent pas sur de nouveaux logements sociaux.

Plus de 80 mal-logés ont eu la force pour toute réponse ce matin, lors de l'occupation de la Direction Territoriale Est de Paris Habitat.

La direction de Paris-Habitat OPH n'a donc rien à dire

- Sur le 34, rue Alexandre Dumas 75011: l'immeuble acheté occup :é , conventionné et compté comme logement social depuis presque un an ne l'est toujours pas dans la réalité. Comme dans le cas des logements rachetés à la Caisse des Mines, les locataires qui sont en dessous des plafonds de revenus HLM payent toujours le même loyer que lorsque le propriétaire était privé! Par un «heureux hasard», la direction annonce que la situation sera régularisée à la fin de ce mois: en ce qui concerne les logements de la Caisse des Mines, Paris Habitat avait aussi « par hasard» régularisé les loyers juste après que nous ayons dévoilé publiquement la situation.

Par ailleurs, dans tout l'immeuble, un seul logement était libre de tout occupant, cette opération ne créera donc qu'un seul HLM disponible de suite sur tout un immeuble acheté !

-Sur le 63-65 boulevard de Charonne 75011 : une des plus grosses parcelles constructibles de Paris, et la plus importante dans le 11ème a été achetée à EDF en 2007. Depuis cette date, les bâtiments sont restés vides et les tentatives d'occupation se sont soldées par des expulsions policière. En février 2011, après quatre ans d'inactivité, Paris Habitat annonce une centaine de logements sociaux...mais pas avant 2014.

Les tours de bureaux, comme celle qui va être construite par Unibail dans le 15ème sont annoncées pour la même date. A Paris, pour une raison inconnue, les bureaux sortent donc de terre deux fois plus vite que les logements sociaux... et le premier bailleur social manque de fonds pour construire mais pas pour payer des évacuations policières.

Malgré la répression contre les mal-logés en lutte, à Grenoble comme à Paris, la mobilisation s'amplifie.

Nous ne laisserons pas dilapider les fonds du logement social

Des logements maintenant !




Paris-Habitat OPH emploie la répression pour... par HLMPOURTOUS

18:30 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat oph, 65 boulevard de charonne, jean yves mano, delanoé, manifestation, mal-logement, hlm, logements sociaux | | |  Facebook

jeudi, 24 février 2011

Paris Habitat: le compte n'est pas bon pour les mal-logés

Jeudi dernier, une centaine de demandeurs du logement du collectif des Mal-Logés en Colère manifestaient devant le siège social du premier bailleur parisien suite à la publication du Rapport de la Cour des Comptes, qui confirme le cout exorbitant de ce nouveau siège.

Comment comprendre la politique de Paris Habitat ? Incapable de faire face à la demande de logement ( 120 000 demandeurs à Paris ), incapable de répondre aux demandes de changement de ses propres locataires en suroccupation ou en situation de handicap, le bailleur social trouve par contre les fonds pour un siège de luxe, pour la location supplémentaire de bureaux dans le privé, et surtout pour l'achat d'immeubles déjà occupés dans les beaux quartiers !

Sourde à toute critique, la direction générale du bailleur social avait refusé de nous recevoir la semaine dernière, estimant n'avoir aucun compte à rendre aux demandeurs de logement et aux locataires.

Aujourd'hui, nous avons donc décidé d'occuper les locaux loués par le bailleur à un propriétaire privé, en l'occurrence plusieurs étages dans un immeuble luxueux juste en face du Jardin des Plantes, au 27, rue Buffon !

Pendant que les mal logés se privent de tout, le bailleur ne se prive de rien.

Nous avons maintenu l'occupation jusqu'à être reçus au siège par la direction : Mr Bethiol directeur de cabinet de Pierre Lemas, Mme Barron , secrétaire générale de l'OPH, Mr Collin directeur chargé des locations, Mr Romano, directeur adjoint .

Les explications sur le cout du nouveau siège ne nous ont évidemment pas convaincus : comment est- il possible qu'un bailleur social, spécialiste en immobilier ait pu ne pas vérifier la nécessité d'un désamiantage du bâtiment ? Ce n'est pas très rassurant pour les locataires d'immeubles rachetés ...

Cependant, nous nous félicitons d'avoir ramené la direction de Paris Habitat à la réalité : la politique du premier bailleur social ne se mènera pas dans le mépris des premiers concernées. Si elle ne répond pas à l'objectif premier d'un bailleur social, le relogement rapide des demandeurs, les mal-logés en colère seront là pour maintenir la pression.

 

 

Le communiqué diffusé sur place

OU VA PARIS HABITAT ?

Une centaine de mal-logés occupent aujourd'hui les locaux loués par Paris Habitat Rue Buffon pour ses services informatiques.

Ces locaux, loués très cher dans un quartier riche de la capitale alors que le nouveau siège devait accueillir toutes les activités centrales, sont symboliques de la dérive incompréhensible de la politique du premier bailleur social parisien.

Ces dernières années, les grands projets « innovants » n'ont pas manqué à Paris-Habitat OPH :

  • - Le nouveau siège: la vente de l'ancien devait dégager des fonds pour la construction de logements, et le bâtiment choisi économiser de l'énergie. A la finale, il faut louer des locaux à l'extérieur pour accueillir tous les salariés, le nouveau siège est plus énergivore que l'ancien et le surcoût est de 90 millions d'euros par rapport au projet initial.

 

  • - Les logements dans les beaux quartiers: Paris Habitat s'est lancée d'une part dans l'acquisition d'immeubles occupés, là où le prix du m2 est le plus cher. Alors que la demande de logement social explose, que l'urgence est reconnue par tous, ces acquisitions portent sur des appartements qui se libèrent en moyenne au bout de dix ans.

Dans le même temps, dans les quartiers moins chers de la capitale, on laisse les investisseurs             privés récupérer le foncier disponible !

Le résultat est là : Paris Habitat premier bailleur social ne répond plus à la demande, ne remplit plus son objectif premier, loger les salariés et les personnes aux revenus modestes et moyens. Non seulement, le nombre d'attributions est ridicule au regard des besoins, mais Paris Habitat a de plus en plus de mal-logés à l'intérieur de son parc de logements sociaux : aucune mobilité n'est possible, les grands logements manquent et des milliers de familles sont donc en suroccupation !

Le handicap n'est pas pris en compte non plus, faute de logements adaptés et personnes âgées et/ou invalides vivent donc dans des conditions épouvantables.

Paris Habitat répond à ses usagers par le mépris : quand bien même les 120 000 demandeurs de logement sociaux sont là pour démontrer l'inadéquation de sa politique, la direction du bailleur continue la politique de la porte fermée, malgré les manifestations qui se multiplient devant son siège, notamment.

Les mal -logés n'ont donc pas d'autre choix que maintenir la pression pour que le bailleur revienne à l'essentiel : construire maintenant du logement neuf, ce n'est pas du luxe !

Paris Habitat, c'est notre argent, c'est nos logements !

Voir aussi :

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2010/...

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2010/...

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2010/...

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/...

 

17:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat oph, cour des comptes, mal-logement, sru, dalo | | |  Facebook

 
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