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vendredi, 02 janvier 2015

Sans abri en danger : occupation du Commissariat Général à l’Egalité des Territoires.

CGET, commissariat général égalité des territoiresLe budget du Logement en 2014, c’était 7,8 milliards d’euros,  et dans ces sommes, sont incluses les aides aux investisseurs immobiliers. L’hébergement d’urgence a été crédité à hauteur de 1,3 milliard d’euros.

La décision d’abandonner l’écotaxe pour satisfaire les entrepreneurs aura à elle seule coûté 2 milliards d’euros, soit presque le double du budget de l’hébergement d’urgence. Les aides consenties aux entreprises dans le cadre du Pacte de Responsabilité sont de 50 milliards d’euros.

Cette simple comparaison amène à une conclusion logique et terrible : en fixant la lutte contre le mal-logement comme une priorité, on pouvait sauver les vies de toutes celles et ceux qui sont morts dans la rue ces derniers jours. On pouvait libérer des places en hébergement d’urgence en logeant ceux qui y attendent depuis des années. On pouvait reloger les personnes expulsées ce printemps et cet automne.

Ce 2 janvier, demandeurs de logements, mal-logés, sans abri, en errance urbaine, locataires menacés d’expulsion, hébergés dans des hôtels sordide, en famille et célibataires, nous sommes venus collectivement au Commissariat Général à l’Egalité des Territoires pour dénoncer la réalité brute : nos vies valent moins que beaucoup d’autres choses pour notre gouvernement.

Si nous avons obtenu un rendez-vous au Ministère grâce à notre mobilisation, la direction du Commissariat Général à l’Egalité des Territoires nous a tout de même fait remarquer, que nous n’avions pas choisi le bon jour, et qu’il n’y avait pas grand monde un 2 janvier. Décidément, il est toujours urgent d’attendre, pour reloger les gens, et l’on pourrait même penser que nos politiques sont surtout impatients que les températures baissent, et qu’on parle moins des SDF qui meurent.

Et les mal-logés savent bien qu’effectivement, dans quelques semaines, voire dans quelques jours, les médias en parleront moins. Ce n’est pas ce silence qui empêchera les luttes et les solidarités de continuer.


Sans abris et mal-logés occupent le... par HLMPOURTOUS

Le communiqué diffusé sur place

 MORTS DE LA RUE : il n’y a pas de fatalité.

Face au décès de six sans abri dans la rue, le premier Ministre a appelé à la « vigilance » de chacun pour protéger les personnes en danger.

Nous sommes donc venus aujourd’hui au Commissariat Général à l’Egalité des Territoires, vigilants et solidaires pour dire qu’il y a aujourd’hui 3,52 millions de mal-logés en France, 3, 52 millions de personnes en danger constant. Nous sommes venus pour dénoncer l’absence d’une politique volontariste pour éradiquer le mal-logement et ne plus subir ses conséquences les plus dramatiques.

Quatre cent cinquante quatre personnes sont mortes dans la rue en 2013. C’est une moyenne sinistre qui n’a fait qu’augmenter ces dernières années, en même temps qu’augmentaient toutes les formes de précarité du logement. Le lien est mécanique entre les deux phénomènes et seule une hypocrisie insupportable peut amener certains politiques à chercher des causes autres, à reprocher aux personnes d’avoir refusé un hébergement d’urgence, ou « de ne pas sêtre signalées aux services sociaux ». Au mois de novembre, en Ile de France, 9000 appels sur 17 000 passés au SAMU Social n’ont débouché sur rien.

La mort, dans la cinquième puissance économique mondiale est le bout de la chaîne du mal-logement, après la rue dans laquelle chacun de nous peut basculer.

Quand il n’y a pas de solution de relogement , ni dans le social, ni dans le privé, tout peut aller très vite : l’expulsion à cause d’un loyer trop cher ou d’un congé pour vente, la rupture d’un hébergement chez des proches, la mise à la rue parce qu’on n’a pas la protection d’un bail et qu’on a loué au noir chez un marchand de sommeil, une prise en charge SAMU social qui s’interrompt, et c’est l’errance urbaine.Le nombre de 111 000 SDF avancé officiellement  ne prend pas en compte celles et ceux qui vivent une partie du temps à la rue , dans leur voiture , entre deux périodes de logement ultra-précaire.

Chaque année, au moment des grands froids, les gouvernements  font  mine de n’avoir aucune autre solution que l’ouverture de gymnases ou de réservations de nuitées d’hôtel en grande banlieue. Chaque année, pour se justifier, les Ministres successifs invoquent l’augmentation du nombre de places d’hébergements.

Mais lorsque l’accès au logement est interdit à une part croissante de la population à cause de l’augmentation des loyers du privé et de la raréfaction du logement vraiment social, ceux qui sont déjà hébergés stagnent dans les hébergements. Il ne s’agit pas de créer de nouvelles « places » se résumant bien souvent à des lits-dortoirs, mais de créer de nouveaux LOGEMENTS  sociaux, en masse et pas en saupoudrage, pas avec des loyers trop élevés.

Les mal-logés n’ont pas besoin de visites ministérielles médiatiques et rituelles dans les centres d’hébergement, mais de volonté politique et de moyens concrets. Le mal-logement ne se résorbera pas parce qu’on aura laissé les gymnases ouverts aux sans abri jusqu’en mars, où ceux qui seront remis dehors mourront sans attirer l’attention parce qu’il fera moins froid.

Le gouvernement  a bien trouvé 50 milliards destinés aux entreprises pour alimenter un « Pacte de Responsabilité » .Il en faudrait beaucoup moins pour un plan de relogement massif. Et la responsabilité de la Ministre du Logement et du gouvernement aujourd’hui,  c’est celle de faire le choix de sauver des vies maintenant et durablement.

 

15:39 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cget, égalité, territoires, sylvia pinel, sans abri, sdf, samu social, hébergement d'urgence | | |  Facebook

mercredi, 12 novembre 2014

Sylvain Mathieu, directeur de la DIHAL reçoit la visite des mal-logés au Ministère

sylvain mathieu,dihal,hébergement d'urgence,samu social,plan grand froid,dalo,115,décrets alur,péril,insalubrité,saturnisme,anah,sylvia pinel,accueil inconditionnel,errance urbaine70 mal-logés ont fait irruption cet après-midi dans les locaux fraîchement rénovés du Ministère de l'Ecologie, boulevard Saint Germain. C'est désormais ici que siège le nouveau délégué à l'Hébergement et au Logement, Sylvain Mathieu. Celui-ci a remplacé Alain Régnier, dont les positions contre les expulsions avaient déplu.
 
En ce début d'hiver, nous sommes venus montrer la réalité en face au nouveau délégué: celles de tous les hébergés, de toutes les victimes d'insalubrité , de toutes les personnes en errance urbaine qui vont passer une nouvelle saison dans des hôtels pourris aux quatre coins de l'Ile de France, dans des logements ultra-humides avec des chauffages d'appoint chers et dangereux. Celle de foyers qui attendent un logement depuis dix ans, depuis vingt ans, à qui l'on demande sans cesse de faire des nouvelles procédures, de nouveaux dossiers qui n'aboutissent jamais à rien.
 
Reçus par le directeur de cabinet de Sylvain Mathieu, qui était en réunion à Matignon, nous avons exigé et obtenu l'engagement d'un rendez-vous avec le délégué lui-même. Cet hiver nous ne souffrirons pas en silence, et nous comptons bien multiplier les actions pour le respect d'un droit minimum et élémentaire, le logement.

 


Le Ministère de l'Ecologie (DIHAL) occupé par... par HLMPOURTOUS

Communiqué diffusé sur place
 
Plan Grand Froid  : le mal-logement n’est pas un accident climatique, l’urgence sociale ne dépend pas du thermomètre.


Depuis des années, les gouvernements successifs promettent d’en finir avec la gestion saisonnière de l’hébergement d’urgence. Mais chaque année, dans le plan Grand Froid hivernal, il faut bien inclure des mesures concernant les sans abri et les mal-logés. Tout simplement, parce que le problème de fond du mal-logement n’est pas traité.


En ce début d’hiver 2014, la situation s’aggrave. En Ile de France, la majorité des appels d’urgence au SAMU social ne débouche sur rien  : à Paris, ce sont 205 personnes en famille, qui chaque soir  n’avaient aucune solution cet automne.
Le nombre de refus de prises en charges par le SAMU social, qui est pourtant le dernier recours, n’a fait qu’augmenter ces dernières années  : au lieu d’agir en amont, cet automne, les Préfectures ont aggravé la situation, en donnant le feu vert même pour les expulsions des prioritaires DALO, les seuls mal-logés à être protégés par une circulaire précédente

.
La saturation de l’hébergement d’urgence fabrique l’errance urbaine, crée et aggrave la précarité sociale et professionnelle  : aujourd’hui 70% des familles hébergées en hôtel en Seine Saint Denis ou dans le Val d’Oise viennent de la capitale et y ont leurs enfants scolarisés. Pour ces familles, garder un emploi ou en retrouver un, mettre à jour sa situation administrative, avoir accès aux soins, à une scolarité normale est impossible ou rendu terriblement difficile .Et à ces  mêmes familles, les bailleurs sociaux opposeront des refus de relogement parce que leur dossier est trop précaire.


L’hiver 2014, comme les précédents sera marqué par les conséquences d’une autre forme de mal-logement. Parmi les victimes du fléau des intoxications au monoxyde de carbone, beaucoup le sont à cause de l’insalubrité des logements qui obligent à utiliser des chauffages d’appoint pour moins souffrir du froid. Beaucoup de ménages finissent avec des dettes de loyer et du surendettement à cause des factures énormes pour simplement chauffer des taudis mal isolés.


Dans ce domaine là aussi, l’attentisme est de rigueur  . Confronté à l’habitat indigne, les mal-logés subissent aussi les aléas de l’usine à gaz censée le traiter. Derrière les cas symboliques de marchands de sommeil mis hors d’état de nuire se cache la réalité des centaines de milliers de logement dégradés où le locataire, renvoyé de sa mairie à sa Préfecture, doit attendre que les pouvoirs publics aient classé son problème dans une des innombrables catégories légales qui déclenchent chacune des procédures distinctes et interminables. C’est ainsi que les affections respiratoires graves et chroniques se répandent chez une partie de la population qui passe des hivers sans fin dans des logements pourris par l’humidité , pendant que des propriétaires très au fait des moyens de se protéger encaissent les loyers.


La solution chacun la connaît  : reloger décemment. Seulement, chaque année, les Ministres réaffirment qu’il faut réellement mobiliser le contingent du 1% patronal. Chaque année, on constate l’insuffisance de la production de logements très sociaux, la nécessité d’imposer le respect de la loi SRU, ou d’en finir avec la gestion saisonnière de l’hébergement d’urgence.Et chaque année, on ouvre des gymnases et les salles d’attente des hôpitaux après avoir constaté que les objectifs de construction n’étaient pas remplis, que les hébergements d’urgence comme l’hôtel ou les foyers sont devenus un piège dont les mal-logés ne sortent pas.


Nous sommes venus dire la colère des demandeurs de logement au nouveau Préfet National chargé de l’Hébergement et du Logement, Sylvain Mathieu. Nous sommes venus lui rappeler nos attentes sur son rôle  : pas la distribution de miettes de droit, de nuitées d’hôtel au compte gouttes, ou d’un coup de peinture pour cacher la misère dans nos taudis, mais le respect du droit au logement pour tous, et un vrai plan d’urgence pour le logement.
 

17:53 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sylvain mathieu, dihal, hébergement d'urgence, samu social, plan grand froid, dalo, 115, décrets alur, péril, insalubrité, saturnisme, anah, sylvia pinel, accueil inconditionnel, errance urbaine | | |  Facebook

mercredi, 11 décembre 2013

Aubervilliers: manifestation des habitants mal-logés à la mairie


 Aubervilliers: les mal-logés s'invitent dans la... par HLMPOURTOUS

18:55 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : jacques salvator, aubervilliers, insalubrité, marchands de sommeil, plaine commune habitat, immobilière 3f, rivp | | |  Facebook

 
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