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jeudi, 28 mars 2013

Bureaux vides, logement chers: la SEMAVIP de nouveau occupée

La lutte pour plus de logements et moins de bureaux continue, notamment dans le 19ème arrondissement: la SEMAVIP avait été occupée une première fois le 4 janvier, pour dénoncer une situation absurde, où la Ville de Paris tout en continuant à favoriser la construction de bureaux, se montre incapable de répondre aux préoccupations des habitants qui sont 126 000 au moins à avoir besoin d'un logement social.

Suite à notre première occupation, les élus du 19ème arrondissement nous avaient assuré de leur écoute , et s'étaient engagés à nous répondre concrètement: mais ils n'ont pas donné suite.

A la veille de la rupture de la trève hivernale, nous sommes donc revenus au parc de bureaux d'ICADE où la SEMAVIP a son siège.


                            Paris : Les mal-logés ré-occupent la SEMAVIP... par HLMPOURTOUS


Un article de Business Immo sur l'occupation

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14:18 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : semavip, trève hivernale, expulsions sans relogement | | |  Facebook

jeudi, 21 mars 2013

Les mal-logés évacués d'une annexe du Ministère du Logement (La Défense)

 Soixante-dix mal logés ont été évacués des locaux du Ministère du logement a la Défense, occupés depuis ce matin.

Pas de plan d'urgence pour le logement, ni même pour l'hébergement, répression et mépris des mal loges, voila le bilan d une journée que François Hollande avait pourtant annoncé comme porteuse de mesures importantes contre la crise du logement

Les mesurettes annoncées ne permettront pas de produire les 150 000 logements annonces: on ne construit pas de vrais logements sociaux avec un budget en berne.

Le grand plan sur le logement a fait pschitt: alors que le nombre de mal loges n a jamais été aussi important, alors que les loyers n ont jamais été aussi chers, alors que même un emploi stable n'assure plus l'accès a un logement décent, le président n annonce que des crédits pour les propriétaires

Pour le reste, le président n'a fait que répéter des annonces déjà faites il y a plusieurs mois: si la simple mise a disposition de terrains pour construire met un an avant de commencer, les 150 000 logements annonces ne verront pas le jour sous cette mandature

Nous refusons que le mal logement soit considéré comme la normalité pour des millions d habitants de ce pays

Un logement pour tous maintenant !



Des mal-logés évacués d'une annexe du Ministère... par HLMPOURTOUS

 

Logement : le changement dans la continuité, ça suffit , des actes maintenant 

Dans quelques jours, la « trève hivernale » des expulsions va prendre fin, et dès le 15 mars, certaines structures d'urgence vont également fermer. Le gouvernement avait tout un hiver pour agir, mais sur le court, comme sur le long terme, rien n'a réellement avancé depuis l'automne. Et ce n'est pas le report de quinze jours de la reprise des expulsions qui va changer quoi que ce soit : cette annonce montre surtout que nombre d'expulsions vont avoir lieu ensuite et que rien n'a été fait pour les anticiper et les empêcher.

C'est pourquoi les mal-logés s'invitent au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD).à La Défense , dont les rapports doivent guider l'élaboration de la prochaine loi sur le logement et l'urbanisme , prévue pour le printemps. Nous sommes là pour exiger enfin, de vraies mesures à application immédiate pour le relogement de tous ,le développement du parc social, et l'arrêt de toutes les expulsions.

Cecile Duflot annonçait un arrêt des expulsions des « prioritaires DALO » : actuellement, le traitement d'une demande DALO en Ile de France est devenu si lent, que l'expulsion arrive plus vite que l'octroi du fameux label. De plus, les départements comptent interrompre le financement des chambres d'hôtel dès mars, ce qui se traduira par des expulsions, DALO ou pas DALO. La trève hivernale n'est pas terminée, et déjà le SAMU social renvoie les appelants vers les salles d'attente des urgences des hôpitaux, notamment la Pitié Salpêtrière

Les bailleurs sociaux eux-même expulsent désormais pour des dettes de loyer minimes et anciennes, et les personnes concernées, parce qu'elles sont locataires de HLM n'ont pas le label DALO qui les protégeraient d'une expulsion.

La circulaire de non-expulsion des seuls DALO labellisés est donc un leurre, qui ne concernera qu'une minorité de mal-logés expulsables.

Cecile Duflot a beaucoup réagi à la mise en lumière par les médias de quelques situations de suroccupation inacceptables, promettant de mettre un frein à la « location abusive de petites surfaces »....Mais un studio reste la seule surface accessible dans le privé pour les familles modestes, le nombre de celles qui vivent dans moins de quinze mètres carrés ne cesse de s'accroitre. Au sein même du logement social, les situations de suroccupation explosent , les générations s'entassent, et désormais les bailleurs sociaux franciliens n'hésitent pas à expulser les victimes de la suroccupation pour « troubles du voisinage »

Cecile Duflot, au début de l'hiver, promettait que les 150 000 logements promis par le président seraient réalisés : l'effondrement de la construction l'amène aujourd'hui à parler de « nouveaux dispositifs » en faveur des promoteurs. Mais en ce qui concerne le logement social, rien n'avance : ni la mise à disposition du foncier public pour la construction de vrais logements sociaux, ni la fixation d'un nombre obligatoire de PLA-I ( seuls HLM accessibles à 75% des demandeurs ) dans chaque programme. Alors que le scandale de la vente des logements sociaux commence à être connu, notamment grâce à la commission régionale de la Cour des Comptes, qui vient de pointer des ventes à des prix scandaleusement bas de la part d'un très grand bailleur OPIEVOY, aucun frein n'est mis à cette destruction lente du parc social.

Même la mini-mesure symbolique annoncée mille fois par le gouvernement, la fameuse réquisition de bâtiments n'a pas été mise en œuvre : annoncée successivement pour la rentrée, puis avant le début de l'année, puis pour février, elle est désormais remise à une date indéterminée, Cecile Duflot ayant annoncé une communication sur le sujet fin mars.

Nous sommes là pour exiger le respect des engagements . Un logement pour tous maintenant !

 

 

 

19:34 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, expulsion | | |  Facebook

jeudi, 21 février 2013

Cecile Duflot fera-t-elle du Grand Paris le Grand Cauchemar des mal-logés ?

palais de tokyo,aigp,conférence francilienne du logement,paris métropole,cecile duflotLorsqu'il s'agit de créer de nouvelles institutions, Cecile Duflot est toujours partante: concernant le Grand Paris, la société homonyme, plus Paris Métropole , plus l'Atelier International du Grand Paris ne lui suffisent pas. Elle envisage aujourd'hui de créer pas moins de deux nouvelles structures , une Conférence Francilienne du Logement et "La Métropole Paris-Ile de France".

Sans doute les compétences en matière de construction de logement, d'urbanisme, de gestion de l'hébergement ou d'habitat indigne n'étaient-elles pas encore assez diluées et complexifiées en Ile de France, où Etat et collecvités territoriales se renvoient la patate chaude du mal-logement condamnant une partie croissante de la population à l'errance urbaine et à l'impossibilité d'avoir un interlocuteur qui résolve leur situation.

Aujourd'hui les mal-logés ont occupé pendant plusieurs heures le siège de l'Atelier International du Grand Paris pour dénoncer cette fuite en avant, destinée à esquiver le vrai problème, celui de la propension de tous les élus locaux à éviter de faire du vrai logement social , à tenter de se débarasser des catégories modestes de la population. 


Grand Paris : Les mal-logés réquisitionnent le... par HLMPOURTOUS

 

Le tract diffusé sur place

Le Grand Paris, c'est le Grand Cauchemar des mal-logés.

 Les mal-logés s'invitent à l'Atelier du Grand Paris au Palais de Tokyo. Nous venons dénoncer la cacophonie actuelle et les batailles que se livrent les élus franciliens , sans que l'Etat intervienne pour y mettre un terme et faire que le droit au logement soit respecté partout en Ile de France. Cecile Duflot , pour ménager le Conseil Régional et les communes vient ainsi d'annoncer DEUX autorités pour le futur Grand Paris en matièrede logement, la Conférence Francilienne du Logement et la Métropole Paris Ile de France, toutes deux compétentes, ce qui revient à laisser prédominer la bataille des intérêts particuliers

 

En Ile de France, neuf personnes sur dix estiment que se loger correctement est un problème. 406 000 demandes de logement social sont en attente, et ce chiffre n'est que la face visible du besoin en logements décents, car une grande partie des franciliens ne fait plus de demande, face au peu de chances d'obtenir une réponse. 41% pour cent des demandes ont plus de trois ans.

Si parfois les politiques et les médias s'émeuvent de situations particulièrement catastrophiques, le mal-logement est devenu quelque chose de parfaitement accepté dans ses formes les plus banales : 21 % des ménages parisiens vivent en inconfort ou en surpeuplement, 115 000 Franciliens vivent sans eau courante ni sanitaires. 

Dans l’ensemble de l’Île-de-France, 1 852 000 ménages vivent dans des logements de qualité moyenne ou mauvaise qui comportent au moins un défaut important (humidité, problèmes d’installation élèctrique, de chauffage, d’évacuation d’eau, d’exposition insuffisante à la lumière ou encore d’infiltration d’eau).

L'errance urbaine, est un phénomène en perpétuelle extension et invisible, car les personnes concernées finissent par ne plus avoir d'existence administrative réelle : aujourd'hui une partie des Franciliens alterne sans fin les hébergements chez des tiers, les abris de fortune dans sa voiture ou dans la rue, les hébergements de courte durée dans des structures publiques ou des hôtels.

La préoccupation principale des collectivités locales en matière de peuplement est d'attirer les catégories aisées et d'évincer les catégories modestes , et l'Etat laisse faire. Résultat , les crédits du logement social sont dévoyés, notamment en petite couronne , où les nouvelles constructions sont essentiellement de l'intermédiaire, interdits aux bas revenus. En 2010, dans les Hauts de Seine, 6500 PLS ont été financés et seulement 470 PLA-I .

Pour empêcher toute fixation des mal-logés en difficulté sur «  leur » territoire, les collectivités territoriales se livrent des batailles rangées sur l'hébergement qui aboutissent à des situations iniques pour les concernés : un foyer du 93 se verra proposer une place en foyer à l'autre bout des Yvelines, alors que des demandeurs du 78 se verront proposer un appartement-relais en Seine et Marne, tandis que Paris enverra ses mal -logés dans les hôtels de Seine Saint Denis.

Dans le cadre du projet Grand Paris, le logement devrait être la priorité, car il condamne une part importante de la population francilienne à des conditions de vie insupportables, où l'alternative est le logement indigne ou l'hébergement précaire à Paris ou en petite couronne, ou alors l'éloignement des zones d'emploi et la relégation urbaine.

Ce n'est pas le cas : en dehors de quelques vagues déclarations ministérielles, toute latitude est laissée aux collectivités territoriales pour continuer à ne pas construire de logements à bon marché et à exclure une partie de la population selon leur bon vouloir.

Cecile Duflot a déclaré que le « Grand Paris serait aussi celui du Logement » : nous exigeons d'être reçus et d'avoir des réponses concrètes quant à la réalisation de cette promesse.

15:58 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : palais de tokyo, aigp, conférence francilienne du logement, paris métropole, cecile duflot | | |  Facebook

 
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