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jeudi, 14 février 2013

Paris, ville de bureaux: occupation de la SEMAPA

semapa, sdrif, conseil de Paris, PLUUn million et demi de m2 de bureaux vides dans la capitale, soit l'équivalent d'au moins 20 000 logements quand 126 demandeurs sont en attente. Face à un chiffre pareil, qui aurait l'idée absurde de construire encore plus de bureaux dans les années à venir ?

C'est pourtant le projet des élus de la Ville , qui contestent désormais le schéma régional ( SDRIF ) qui prévoit de doubler la part du nombre de logements construits par rapport aux bureaux dans les programmes immobiliers des années à venir. Et dans le même temps, la mairie oppose le manque de foncier disponible aux Parisiens qui ont besoin d'urgence de nouvelles constructions de logements.

Après l'occupation de la SEMAVIP, chargée de l'aménagement de l'Est parisien Les mal-logés sont donc venus occuper la SEMAPA, société d'aménagement urbain appartenant à la Ville et gérant notamment la Rive Gauche , où ce sont plus de 750 000 m2 de nouveaux bureaux qui sont en train de voir le jour ! L'occasion de rappeler à la direction de la société et à nos élus que nous ne sommes pas des Parisiens de seconde zone, et également que la Ville doit loger les travailleurs de la capitale , au lieu de les envoyer en grande couronne , les laisser croupir dans des taudis ou engloutir tout  leur salaire dans le loyer.


Des Logements pas des bureaux (les mal-logés... par HLMPOURTOUS

 

Communiqué diffusé sur place

Paris : 1,5 million de m2 de bureaux vides, 126 000 demandeurs de logement en attente, ça suffit !

 

La SEMAPA, comme la SEMAVIP fait partie des sociétés chargées par la Ville de Paris des grands aménagements urbains. Nous l'occupons aujourd'hui en réaction aux prises de position de la majorité municipales sur le SDRIF au dernier Conseil de Paris: Bertrand Delanöe et ses élus contestent en effet le taux trop élevé de construction de logements qu'imposerait le schéma régional d'aménagement, et souhaiterait au contraire qu'il y ait plus de possibilités de faire de nouveaux bureaux.

A Paris, en juin 2012, 1,4 millions de m2 de bureaux étaient vides et les experts immobiliers estiment que cet excédent représente l'équivalent d'environ 20 000 logements.( source Le Monde et Immogroup Consulting, janvier 2013) Et le phénomène s'étend également aux villes de la petite couronne. Les politiques urbaines de ces dernières années se font en dépit de toute prise en compte des besoins réels dans une métropole parisienne qui compte 126 000 demandeurs de logement. Demandeurs à qui l'on oppose sans cesse le manque de terrains disponibles. Pourtant dans le cas des opérations en cours de la SEMAPA sur le 13ème arrondissement (1), comme dans celles de la SEMAVIP dans l'Est Parisien , le nombre de m2 alloués aux bureaux est toujours supérieur à celui alloué au logement.

Les ma-logés ne peuvent accepter ce refus de prendre en compte leurs besoins, pas plus qu'ils ne peuvent accepter la justification donnée par les élus de la Ville qui défendent la création de nouveaux bureaux à Paris au nom de l'emploi. Car les travailleurs parisiens sont parmi les plus mal-logés de France justement parce que le manque de logements dans la capitale et en petite couronne est criant et s'est accentué ces dernières années.

Salariés du nettoyage , employés de bureaux , salariés des services publics de la Ville , dans l'animation, dans la petite enfance, dans les écoles, dans les services sociaux , employés du commerce n'ont plus aucune solution de logement convenable : les quartiers qui les accueillaient autrefois dans le parc social de fait constitué par le logement privé bon marché ont vu les loyers flamber à cause de la rénovation urbaine qui a fait la part belle aux bureaux. Aujourd'hui ils ont le « choix » entre des hébergements précaires ou indignes à Paris et en petite couronne, ou des heures de transport pour venir de la Grande Couronne, voire au delà. Et lorsque l'Adjoint au Logement Jean Yves Mano répète que 28 000 demandeurs de logement à Paris «  ne sont pas Parisiens » pour minorer les besoins, il oublie de préciser qu'une grande partie d'entre eux travaille à Paris et a donc vocation à y vivre.

La proposition du SDRIF est très modérée : doubler la proportion de logements par rapport aux bureaux, chaque année. En réalité, il faudrait également et surtout augmenter le nombre de logements sociaux. Mais que cette proposition soit écartée et qualifiée de « déraisonnable » par la municipalité est inacceptable : et ce d'autant plus que Paris est une ville riche qui ne manque absolument pas de rentrées d'argent public liée à la présence d'entreprises sur son territoire !

Les Parisiens aux revenus modestes ne sont pas des Parisiens de seconde zone, dont les besoins ne comptent pas lorsque des opérations d'aménagement sont prévues. C'est ce que nous sommes venus dire à la Semapa.

  1. par exemple 745 000m2 de bureaux contre 585 000 m2 de logements ( dont seulement la moitié de social) pour la ZAC Paris Rive Gauche ou 12 000m2 de logements pour 42 000 m2 de bureaux à Porte d'Ivry

17:09 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : semapa, sdrif, conseil de paris, plu | | |  Facebook

vendredi, 04 janvier 2013

Occupation de la SEMAVIP: trop de bureaux vides, trop de logements chers !

Paris : trop de bureaux vides, trop de logements chers, un changement de cap est nécessaire.

Les mal-logés s'invitent aujourd'hui à la SEMAVIP, société d'aménagement de la Ville de Paris, pour contester une politique urbaine faisant la part belle aux bureaux et négligeant les besoins en logement.

En 2000 à Paris, il y avait environ 50 000 logements du parc privé dont le loyer correspondait à 12 euros le m2.En 2012, il en reste à peine 4000. En moyenne, les loyers parisiens ont augmenté de 10% à la relocation chaque année (source OLAP ).

Cette hausse a été bien plus importante dans les arrondissements populaires comme le 19ème ou le 20ème arrondissement, et le « parc social de fait » a quasiment disparu.

Les élus parisiens ne tiennent aucun compte de cette réalité, se contentant de considérer la loi SRU et son quota minimum de logements sociaux comme le maximum faisable pour les Parisiens qui ne peuvent plus accéder au privé. Résultat , 126 000demandeurs de logement attendent dans les pires conditions de vie au quotidien.

Dans le même temps, la Région Ile de France compte un million de m2 de bureaux vides, et par exemple 40% de la production neuve de 2010 n'a pas trouvé preneur.

Cela n'empêche pas la municipalité parisienne de continuer à programmer des opérations d'immobilier de bureau et d'entreprises sur les terrains qui pourraient possiblement servir à du logement social pour le plus grand bonheur des investisseurs privés....Cette même municipalité ira ensuite expliquer l'impossibilité de faire plus de logement social par la « réalité du peu de foncier disponible à Paris ».

La SEMAVIP, société d'aménagement de la Ville de Paris offre sans cesse de nouveaux terrains aux investisseurs immobiliers privés pour des bureaux , et ce dans les quartiers où les mal-logés sont pourtant les plus nombreux : 49 000m2 de bureaux neufs sur la ZAC Mac Donalds ( 75019), 40 000m2 également sur la ZAC Claude Bernard ( 75019), 50 000 m2à Porte des Lilas, 31 000 m2 dans le 20ème arrondissement, 31 000m2 également sur la zone de la Porte Pouchet ( 75017).

S'y ajoutent les projets pharaoniques autorisés par la Ville en dérogation au Plan Local d'Urbanisme, comme la tour Triangle de 180 m2 de haut dans le 15ème arrondissement.

Quand cette politique en contradiction totale avec les besoins des Franciliens et des Parisiens va-t-elle s'arrêter ?

Dans le même temps, la Ville n'est même pas parvenue à remplir son propre objectif de production de logements sociaux cette année. Pourtant, celui-ci est déjà très insuffisant au regard des besoins, et c'est criant dans certaines opérations d'aménagement pilotées par la SEMAVIP. Ainsi sur le quartier Ourcq Jaurès, qui abritait avant rénovation une population faite en grande partie de familles aux revenus modestes, sur 275 logements familiaux reconstruits après destruction des anciens immeubles, 194 sont en accession à la propriété , et seulement 80 sont des logements sociaux.

Et les élus parisiens restent inflexibles, malgré l'aggravation de la situation des mal-logés : ainsi l'adjoint au Logement de la Ville, Jean Yves Mano a décidé que seule 40% de la surface des terrains qui vont être cédés par l'Etat dans le cadre de la loi récemment votée seront destinés au logement social.

Cette politique doit changer ! Du logement maintenant !

(Sur les bureaux à Paris voir aussi : les mal-logés occupent UNIBAIL)


Paris :Des logements pas des bureaux... par HLMPOURTOUS

14:13 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : semavip, zac claude bernard, mairie de paris, bureaux | | |  Facebook

vendredi, 28 décembre 2012

Expulsions d'Hotels : les familles dans l'incertitude à brève échéance

Lors de l'occupation de l'ACSE (voir ci dessous), le Ministère du Logement nous a fait savoir que les expulsions du millier de personnes hébergées en hôtel à Paris et en Seine Saint Denis étaient "suspendues"

Evidemment , si la nouvelle se confirme, c'est un répit pour les mal-logés concernés: cependant, pour le moment, individuellement, les familles n'ont reçu absolument aucune confirmation écrite ou même orale. De plus, le Ministère est bien incapable de nous dire quelle va être la suite des évènements , quelles solutions vont être proposées , combien de temps cette "suspension" des expulsions programmées va durer.
 
Pour nombre de ces hôtels, notamment ceux situés en Seine Saint Denis, les menaces d'expulsions imminentes ont été légion depuis 2009: à chaque fois, c'est uniquement la mobilisation des mal-logés et la médiatisation qui en découle qui contraint les pouvoirs publics à intervenir. 
 
A l'automne dernier, l'ensemble de ces foyers a fait l'objet d'une opération de recensement par le SIAO , mandaté par l'Etat: cette opération avait été présentée comme le début d'un processus de relogement aux familles, à qui l'on a fait espérer , enfin, une solution durable. 
 
Mais l'immense majorité n'a jamais été recontactée, et encore moins relogée: les familles n'ont toujours pas de suivi social régulier et efficace, et aujourd'hui, les enfants de ces familles scolarisées sur Paris sont menacés de déscolarisation sans solution alternative.
 
Il est inacceptable de laisser des milliers de personnes vivre ainsi dans la précarité la plus absolue, avec des menaces d'expulsion récurentes, surtout lorsqu'on sait que ces familles , pour beaucoup, ont déjà subi d'autres hôtels et d'autres expulsions auparavant.

L'hébergement précaire n'est pas une solution, il faut des relogements !

 

Le Collectif des Mal-Logés en Colère occupe l'ACSE :

les expulsions, en hiver comme en été, ça suffit !


Toutes les familles à la rue sont désormais hébergées en région parisienne, clame fièrement le Ministère du Logement, dans ses dernières communications....sans dire un seul mot des personnes qui vont se retrouver mises à la porte de plusieurs hôtels parisiens et de Seine Saint Denis, dans à peine trois jours.
 
Si 80 mal-logés occupent aujourd'hui l'ACSE , l'Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l'Egalité des Chances ( 209 rue de Bercy) c'est évidemment pour obtenir en urgence du Ministère du Logement et de la Ville une solution immédiate et digne pour ces familles.
 
Mais c'est aussi pour dénoncer l'indifférence totale des pouvoirs publics au sort des foyers hébergés et en errance urbaine: Etat et collectivités territoriales se renvoient la balle pour la prise en charge, administrative, sociale et scolaire des familles dont le lot commun est la valse des hébergements d'urgence. 
 
Aujourd'hui par exemple, les écoles et collèges parisiens menaçent de déscolariser 300 enfants , au départ hébergés dans des hôtels parisiens , puis transférés de banlieue en banlieue, parfois d'une semaine à l'autre, souvent pendant des années. Bien évidemment les mairies d'"accueil" de ces familles refusent bien souvent de scolariser les enfants, ne considérant pas non plus les mal-logés comme des habitants de leur commune.
 
Aujourd'hui, à l'heure où le gouvernement parle de "grande bataille pour l'emploi", l'errance urbaine de ces mal logés aboutit également très souvent à la perte du travail: comment s'organiser , surtout quand on est employé dans l'aide à la personne ou le bâtiment, ou en intérim pour à la fois assumer ses obligations professionnelles et jongler avec toutes les difficultés que génère la vie lorsqu'on ne sait même pas où l'on dormira la semaine prochaine.
 
Quelle égalité des chances pour les parents et les enfants dans ces conditions ?
 
Voir dépeche de presse ici : Lavieimmo.com
 


Expulsions au SAMU-SOCIAL ? Des mal-logés... par HLMPOURTOUS

16:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : samu social, cécile duflot, expulsion | | |  Facebook

 
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