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jeudi, 06 décembre 2012

Occupation d'Unibail: des tours pour les bureaux, la rue pour les mal-logés, ça suffit!

Unibail-Rodamco, Tour Triangle, PLU, Anne Hidalgo, réquisitions, Ville de Paris, foncier disponible

Ce matin, l'investisseur numéro un du secteur de l'immobilier commercial Unibail Rodamco a eu la suprise de recevoir la visite de 70 mal-logés parisiens.

A Paris, Unibail bénéficie de toutes les largesses, de toutes les facilités pour ses investissements.

Il ya quelques années, la Ville de Paris a investi 800 millions d'euros pour la rénovation du forum des Halles. Une rénovation qui profitera avant tout à Unibail qui a par ailleurs acquis le centre commercial à des conditions très avantageuses pour la société, mais beaucoup moins pour le budget de la Ville, qui a été cette année insuffisant pour produire le nombre de logements sociaux programmés.

Et cette année, nouveau cadeau pour Unibail Rodamco: la Ville autorise une dérogation au Plan Local d'Urbanisme pour permettre à Unibail d'ériger une tour de bureaux de 180m de haut, la Tour Triangle. Une véritable provocation quand on sait qu'en matière de logement, la hauteur maximum est de 37m2, et que les élus refusent les programmes importants, privilégiant de très petits ensembles de nouveaux HLM ne répondant évidemment pas à la demande. Et Unibail ne devra payer que 6 millions d'euros de loyer par an pour la Tour Triangle, alors que les bénéfices escomptés seront d'environ 50 millions d'euros annuels.

En ce début d'hiver, les politiques s'agitent médiatiquement, annonçant quelques réquisitions, inaugurant en grande pompe chaque nouvelle place d'hébergement. 

Mais, en coulisses, la politique pratiquée sur le fond ne fait qu'aggraver la crise du logement: on ne peut pas prétendre lutter contre le ma-logement en faisant toujours plus de place à l'immobilier de bureaux dans une capitale déjà saturée, on ne peut pas construire de nouveaux logements sans un budget conséquent, et on ne peut pas avoir un budget conséquent lorsqu'on ne fait pas en sorte que les grands investisseurs mettent la main au porte-monnaie quand ils obtiennent de nouvelles surfaces dans la capitale.

Les mal-logés en lutte comptent bien faire en sorte que ça change !

Des tours pour les bureaux, la rue pour les mal-logés , ça suffit.
Le Logement c'est maintenant


                              Paris : Assez de cadeaux à UNIBAIL, des... par HLMPOURTOUS


LE COMMUNIQUE DIFFUSE SUR PLACE


Les mal-logés s'invitent aujourd'hui chez le premier groupe européen d'immobilier commercial Unibail, qui a obtenu des pouvoirs publics le droit de construire une tour de 180 mètres de haut pour y exploiter des bureaux, quand la hauteur maximum à Paris est normalement de 37 m2.

Le projet pharaonique de la Tour Triangle est un symbole de la politique immobilière menée dans les zones tendues qui manquent de logement : tout est possible pour les investisseurs commerciaux, quand rien ne l'est pour les Franciliens  mal-logés.

La Ville de Paris vient d'annoncer qu'elle n'avait pu remplir l'objectif annoncé en termes de production de logements sociaux, soit-disant parce qu'elle n'aurait pas eu le financement nécessaire. 

Unibail-Rodamco, Tour Triangle, PLU, Anne Hidalgo, réquisitions, Ville de Paris, foncier disponiblePour les logements sociaux, les pouvoirs publics et la Ville prétendent toujours manquer de foncier et d'argent : mais pour une tour de bureaux, on concède à Unibail un bail emphythéotique de très longue durée, pour un loyer dérisoire, de 2,4 à 6 millions d'euros, alors qu'Unibail peut prévoir un retour sur investissement d'environ 50 millions d'euros. 

 Unibail a aussi bénéficié de conditions extrêmement avantageuses sur le Forum des Halles se contentant de s'engager à verser 222 millions d'euros à la Ville pour le centre commercial, alors que celle-ci a investi presque un milliard d'euros pour la rénovation des Halles. Et Unibail a obtenu un délai de paiement...de dix ans.

Quand il s'agit de logements sociaux, les élus refusent de faire autre chose que de petites unités, pour l'esthétique et la mixité sociale. Mais lorsqu'il s'agit d'une tour de bureaux, on peut sans problème construire des tours immenses, et évidemment sans se préoccuper du nombre immense de bureaux déjà vacants dans la capitale.

Dans le même temps, 126 000 demandeurs de logement social sont recensés à Paris, il y au moins 15 000 SDF en Ile de France, désormais même les familles sont laissées à la rue par le SAMU Social. 

Et même si quelques terrains publics sont cédés à la Ville pour construire du logement, Jean-Yves Mano a déjà annoncé que les surfaces affectées au logement social constitueraient au maximum 40% de la surface totale !

La crise du logement n'est pas une fatalité tombée du ciel : elle résulte de choix politiques, dont celui d'accorder tous les privilèges aux grands investisseurs immobiliers, aux entreprises et aux bureaux, et de ne tenir aucun compte des besoins criants en logement social !

En cet hiver meurtrier pour les mal-logés, les politiques s'agitent médiatiquement, nous promettent quelques réquisitions, inaugurent en grande pompe quelques places symboliques d'hébergement. Mais la solution au mal-logement , ce n'est pas quelques mesurettes, ce sont pas quelques symboles qui ne résolvent rien sur le fond. C'est d'abord et en urgence donner la priorité au logement dans les budgets et dans les opérations d'aménagement et cesser de faire les quatre volontés des investisseurs immobiliers !

14:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : unibail-rodamco, tour triangle, plu, anne hidalgo, réquisitions, ville de paris, foncier disponible | | |  Facebook

mercredi, 19 septembre 2012

Mairie du 19ème: les manifestations de mal-logés interdites ?

Ce matin plus de quatre vingt mal logés ont manifesté aux portes de la mairie, et sont restés malgré les violences policières ordonnées par le maire pour tenter de nous faire partir.

Le mal-logement dans le 19ème arrondissement en cette rentrée 2012 a de multiples visages

  • Des femmes de plus de soixante ans à la rue à qui le SAMU social, dernier recours possible, ne peut offrir que cinq nuits d'hôtel non reconductibles.

  • Des familles qui ont payé pendant des années des loyers de presque 1500 euros, et qui désormais expulsables voient leur candidature rejetée par les bailleurs sociaux sous prétexte qu'elles ne gagnent pas assez.

  • Des congés pour vente qui se multiplient et causent des expulsions, parce que les propriétaires profitent de la montée des prix de l'immobilier pour réaliser des plus values énormes.

  • Des couples, des familles entières qui s'entassent dans des chambres de bonne ou des studettes, et à qui l'on répond que leur dossier n'est pas prioritaire, car la suroccupation est au fond une forme « légère » de mal-logement.

  • Des logements sociaux non-entretenus et insalubres, ou les habitants qui croyaient être sortis du mal-logement avec un HLM reçoivent un jour la nouvelle par la Préfecture que celui-ci est plein de plomb et que la santé de leurs enfants est en danger.

Le mal-logement est une violence, que chaque demandeur de logement social prend de plein fouet chaque matin, qui détruit inexorablement la santé, la vie professionnelle et sociale des concernés.


Pendant cinq années , les mal-logés en lutte ont eu droit de surcroît à la violence de l'Etat, au mépris total et à la répression continue de la part du gouvernement Sarkozy.


Pendant cinq années, la Ville de Paris et les mairies d'arrondissement nous ont répondu ne pouvoir rien faire tant qu'un gouvernement de leur couleur politique ne serait pas aux commandes.

C'est chose faite : mais au lieu de prendre des mesures d'urgence pour résoudre immédiatement une partie des problèmes de logement, les élus parisiens se barricadent dans leur mairie et osent même tenter de faire évacuer de simples manifestation sur leur parvis par la force et la violence policière.


C'est ce qui s'est passé ce matin à la mairie du 19ème : nos élus s'imaginaient sans doute que des coups, des menaces d'arrestation et de poursuites nous feraient cesser notre rassemblement.


Mais nous sommes restés et nous reviendrons. Et c'est une logique bien déraisonnable de penser que la répression peut décourager les mal-logés, car rien n'est plus insupportable que les conditions de vie qui nous sont faites, et seule la lutte peut les changer.

Le changement c'est maintenant, le logement pour tous c'est maintenant, nous saurons l'imposer, puisque ceux qui en ont fait la promesse s'avèrent incapables de l'appliquer eux-même.

 


Paris 19ème: violences contre une manifestation... par HLMPOURTOUS

16:12 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mixité sociale, roger madec, anne hidalgo, pla-i, paris habitat oph, mutation logement, samu social, hébergement d'urgence | | |  Facebook

jeudi, 21 juin 2012

Politique de la Ville: les mal-logés interpellent François Lamy

Quatre vingt dix mal logés ont investi aujourd'hui le secrétariat général à la Ville, placé sous l'autorité de François Lamy, avec le cabinet duquel un rendez-vous a été obtenu pour le début de la semaine prochaine.

A bien des égards, la politique de la Ville menée sous la mandature précédente a précipité la crise du logement que des millions d'entre nous connaissent. François Lamy est chargé notamment de la politique du logement dans la Ville et de la rénovation urbaine et c'est à ce titre que nous l'interpellons aujourd'hui à travers notre occupation.

 

  • L'orientation de l'ANRU, présentée comme un moyen de rénover les quartiers populaires a amené une raréfaction de l'offre de logements sociaux à bon marché, et une augmentation conjointe des prix de l'immobilier privé dans les quartiers populaires concernés : certes, le nombre de logements reconstruits est égal sur le papier à celui des logements détruits. Mais les niveaux de loyer , comme la priorité accordée à l'accession à la propriété dans les zones les plus attractives de ces quartiers a conduit à la relégation urbaine une partie de la population et à la baisse du nombre de logements vraiment sociaux disponibles en petite et moyenne couronne.

 

  • La régionalisation des politiques de relogement en Ile de France, sous tendue par l'idée qu'au fond , le Grand Paris serait le nouvel horizon de réflexion marque en réalité une accentuation des inégalités : les SDF, les errants urbains hébergés de manière précaire sont écartés de la petite couronne par des mécanismes inexorables. Beaucoup de communes par des ruses diverses qui vont de l'exclusion des services sociaux pour les habitants «  de fraîche date » à la limitation des domiciliations administratives, mais aussi à la construction d'hébergements , de résidences temporaires en lieu et place de vrais logements, parviennent à se débarrasser de leurs pauvres, de leurs salariés modestes, de leurs précaires

 

  • Par divers moyens juridiques, la qualification de logement social sur le papier ne correspond pas forcément à la réalité : de fait les PLS sont inaccessibles à 75 pour cent des demandeurs de logement franciliens, ce sont pourtant ceux dont la production augmente le plus vite. De même des dispositifs comme l'Usufruit Locatif Social permettent à des investisseurs privés de bénéficier d'exonérations fiscales et d'avantages financiers pour des logements qui n'ont de social que le nom et le label SRU, et qui dans quinze ans seront de toute façon rebasculés dans le privé.

 

La soi-disant politique de mixité sociale a bien fonctionné...quand il s'est agi d'amener des entreprises, des bureaux et des catégories sociales supérieures dans les quartiers populaires les mieux situés, dont les habitants modestes doivent partir . Mais à l'inverse, et comme il fallait s'y attendre, les quartiers favorisés n'ont pas accueilli les mal-logés, sauf de manière anecdotique.

 Nous sommes venus demander un véritable changement dans ces politiques.

La qualification de logement social doit être réservée aux logements accessibles aux classes populaires et moyennes, et la production doit être adaptée à la demande et aux revenus réels des demandeurs

Les vrais logements sociaux ne doivent plus être relégués dans des quartiers excentrés et mal desservis en transports

 Le Grand Paris ne peut être fait en choisissant sciemment de condamner une partie de sa population mal-logés à l'errance dans toute l'Ile de France.


15:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : françois lamy, cnv, anru, cus, attribution logements, rénovation urbaine, blocage des loyers, sru, acse | | |  Facebook

 
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