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mercredi, 13 juin 2012

Le Ministère du Logement ne répond plus ? Occupation du SIAO 75 !


Une centaine de mal-logés a investi ce matin les locaux du SIAO, structure centralisatrice de la gestion de l'hébergement d'urgence et du relogement des hébergés sur Paris, au 42, rue des Jeuneurs.

L'occupation a duré toute la matinée et a pris fin après obtention d'une rencontre en urgence à la Préfecture de Région vendredi, ainsi qu'un rendez-vous avec la direction du SIAO demain matin.

Ces rendez-vous obtenus grâce à la mobilisation ne suffisent évidemment pas à nous rassurer au vu de la situation dramatique actuelle: la majorité des appels au 115 reste sans résultats, même pour des situations que les autorités elles-même définissent comme ultra-urgentes, notamment celles des personnes victimes de violences conjugales. Au bout de la chaîne du mal-logement, la rue devient la norme, l'hébergement même ultra-précaire une exception.

La direction du SIAO n'a pas contesté notre analyse, bien au contraire: à la veille de l'été aucune mesure concrète ne semble prise. La vague d'expulsions locatives "traditionnelle" en ce début d'été a commencé et les commissariats n'ont absolument aucune consigne particulière du Ministère pour les éviter. Patrick Rouilly pourtant gestionnaire principal de l'hébergement d'urgence à Paris nous a indiqué ne pas avoir rencontré Cécile Duflot depuis son entrée en fonction

Par ailleurs, il nous a confirmé l'information disponible sur le site du SIAO ( visible ici https://docs.google.com/file/d/0B_mOS5vuBseLWnB2VTJaRWIxL...): à savoir l'entrée en fonction d'un fichier de toutes les personnes hébergées par des structures publiques ou associatives et par le 115, fichier qui donnerait accès NATIONALEMENT aux données confidentielles et personnelles des usagers à tout connecté au fichier, soit à des milliers de personnes. Ce fichier est pour l'heure maintenu, malgré le refus des personnels et de la direction du SIAO d'y entrer de nouvelles données.

Que fait le Ministère ? Une semaine après son entrée en fonctions, Mme Duflot interpellée en direct par notre collectif avait demandé "un peu de temps" pour prendre des mesures d'extrême-urgence .

Pour le moment, il faut bien constater que la situation se dégrade à une vitesse impressionnante et que l'Etat est aux abonnés absents.

Nous n'avons pas d'autre choix que continuer à nous mobiliser !

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Paris : Une centaine de Mal-logés en Colère... par HLMPOURTOUS


Le communiqué diffusé sur place

ENCORE UN ETE DE CAUCHEMAR POUR LES MAL LOGES ?

C'est en tout cas ce que laisse présager la situation actuelle. C'est la raison pour laquelle une centaine de mal-logés reviennent au SIAO, l'organisme chargé du suivi de l'hébergement avec le SAMU Social, que nous avions déjà investi en décembre.

  • Pour ceux qui ont la « chance » d'être déjà dans le dispositif et d'avoir un hébergement précaire, la contrepartie est très lourde : dans son bulletin numéro 4 ( disponible en ligne ici https://docs.google.com/file/d/0B_mOS5vuBseLWnB2VTJaRWIxLXM/edit?pli=1 ) le SIAO lui-même lance un cri d'alerte et demande aux travailleurs sociaux de ne pas utiliser le logiciel de traitement mis en place récemment car « à terme ce logiciel ayant une vocation nationale, ce sont des milliers de personnes qui auront accès à des données confidentielles relevant de la relation entre un travailleur social et la personne qui lui fait confiance »

 

  • La vague d'expulsions qui suit chaque année la fin de la trève d'hiver n'est absolument pas remise en cause : les locataires, notamment ceux soumis à des congés pour vente, mais aussi ceux qui ont accumulé des dettes de loyer, reçoivent les derniers avertissements du commissariat, et les travailleurs sociaux débordés renvoient vers le 115 , et ne sont même plus en capacité de recevoir les personnes.

 

  • Le 115 ne répond tout simplement plus aux nouvelles demandes : des femmes victimes de violences conjugales, des personnes âgées et/ou malades, des familles qui ont épuisé toutes les possibilités d'hébergement précaire chez des proches ou ne peuvent plus financer elles-même l'hôtel sont tout simplement laissées à l'abandon.

 

  • La politique menée pour les familles hébergées par le SAMU ne semble trouver comme explication valable que la volonté de les contraindre à sortir par elles-même du dispositif : en une semaine, un foyer avec enfants scolarisés peut-être transféré du 93 au 95 puis au fin fond du 78.

 

Il y a un mois, nous avions interpellé Mme Duflot sur ces urgences : elle nous avait indiqué ne pas pouvoir faire de miracles en une semaine : malheureusement, sans parler de miracles, c'est aujourd'hui le minimum qui n'est plus assuré, et l'Etat est aux abonnés absents.

 Qu'espère-t-on ? Qu'en désespoir de cause, les demandeurs de logement abandonnent toute revendication à l'égard des pouvoirs publics, se résignent aux solutions de fortune : squats insalubres et précaires, bidonvilles, campements, marchands de sommeil en tous genres ? Que signifie ce fichage généralisé et certainement hors la loi dénoncé par les gestionnaires de l'hébergement d'urgence eux-même ?

 Nous ne nous résignons pas , ni à être invisibilisés, ni à être des citoyens de seconde zone, sans accès au service public du logement, sans même un hébergement, et devant accepter le fichage de données confidentielles pour éventuellement ne pas dormir à la rue !

 

Nous continuons à manifester pour le minimum : un logement décent pour tous.


14:32 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, siao, hébergement d'urgence, samu social, dalo, fichage, manifestation, blocage des loyers | | |  Facebook

mercredi, 11 avril 2012

Balardgone:les mal-logés interpellent Pierre Vaquier le PDG d'Axa Real Estate

 Sur l'immense parcelle parisienne dévolue au projet Balardgone, il n'y aura pas seulement le nouveau Ministère de la Défense: 90 000m2 ont en effet été cédés pour soixante ans à Axa Real Estate, deuxième investisseur immobilier mondial pour construire un énième complexe de bureaux de prestige, dans une capitale où l'on manque cruellement de logements alors que des bureaux restent vides des années.

Après l'occupation du siège d'AXA France en janvier, une centaine de demandeurs de logement sociaux se sont cette fois invités directement au siège d'AXA Real Estate, sur l'Esplanade de la Défense et ont exigé de rencontrer le PDG de l'investisseur Pierre Vaquier, qui nous a reçus après quelques heures d'occupation.

Malheureusement, il n'a pas été en mesure de nous donner des jutsifications valables au fait qu'AXA qui va réaliser des profits vertigineux sur cette opération ne fasse pas profiter le bailleur social dont elle est propriétaire, Le Logement Français d'une partie du foncier disponible sur la parcelle.

Sur intervention d'AXA, nous avons cependant été immédiatement reçus au siège de ce bailleur à la fin de l'occupation.


                           Balardgone : les mal-logés à l'assault d'AXA REIM par HLMPOURTOUS


Ci-dessous le communiqué diffusé sur place

 

 BALARDGONE : 90 000m2 de bureaux pour AXA , et pas un seul logement social !

 

mal logés, manifestation, réquisitionA-t-on besoin à Paris de 90 000 m2 de bureaux supplémentaires ? Non, pas vraiment puisqu'un million de m2 sont actuellement vides et disponibles dans la capitale.

Pourtant dans le 15ème arrondissement, AXA Real Investment, à qui les mal-logés rendent visite aujourd'hui a obtenu un bail à construction de soixante ans sur des terrains appartenant à l'Etat au sein du projet Balardgone.

Pour le deuxième investisseur immobilier mondial qu'est AXA Real Investment, c'est un magnifique cadeau que lui fait l'Etat : les prix à la location de l'immobilier de bureaux à Paris ont bondi de 5% l'année dernière et tous les observateurs s'accordent à dire que ce n'est que le début de la hausse, notamment pour les programmes neufs, bien situés et prestigieux. Or grâce à l'investissement public réalisé aux alentours du Balardgone ( tram mis en service il y a quelques années, nouvelle sortie de métro spécialement pour le site , rénovation des équipements urbains ), AXA verra évidemment ses projets mis en valeur.

Dans le même temps, dans le seul quinzième arrondissement, des milliers de ménages attendent un simple logement. Il reste encore dans cet arrondissement 5% de logements sans sanitaires et/ou sans accès à l'eau courante.

Mais pas un seul instant, il n'a été envisagé par l'Etat de consacrer une partie de ces 90 000m2 à des logements sociaux. AXA , naturellement n'a pas imaginé non plus faire bénéficier le bailleur social dont elle est propriétaire Le Logement Français, d'une partie de ces 90 000m2 pour construire de nouveaux logements, et ce alors même que la direction de ce bailleur social invoque souvent le manque de foncier constructible à Paris et en petite couronne pour expliquer sa maigre production.

Que retire l'Etat de ce cadeau à AXA Real Investement ? 220 millions d'euros à titre de loyer qui seront utilisés pour financer une partie du coût, par ailleurs exorbitant du nouveau Ministère de la Défense.

Le projet Balardgone est un symbole de la politique menée en matière d'urbanisme dans les zones où le besoin en logements à prix abordables est le plus criant : les besoins de la population ne sont absolument pas pris en compte, tandis que les intérêts des grands investisseurs immobiliers, ceux dont les stratégies font exploser la spéculation immobilière depuis des années sont préservés et favorisés.

On brade le foncier disponible pour ensuite prétexter un manque structurel et insoluble de terrains pour faire du logement social.

Nous ne comptons pas laisser AXA s'enrichir sans aucune contrepartie : AXA peut et doit contribuer aux besoins en logement social puisque ses profits viennent en partie de la montée des prix de l'immobilier.

16:31 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : axa reim, balardgone, pierre vaquier, logement français, mal-logés, réquisition, dalo | | |  Facebook

mardi, 31 mai 2011

Les 3éme Assises Régionales du logement interdites aux mal-logés en lutte

Les 3èmes Assises régionales du logement se tenaient aujourd'hui à la Cité Universitaire : il s'agissait de « faire le point sur la situation avec tous les interlocuteurs concernés », selon Jean-Paul Huchon et Emmanuelle Cosse vice-présidente du Conseil Régional chargée du Logement.

Outre ces élus, les représentants de l'Etat, les adjoints au Logement de diverses communes franciliennes , dont Jean-Yves Mano , mais aussi nombre de bailleurs sociaux étaient présents.

Tous ces responsables ont au moins un point d'accord : les mal-logés en lutte, premiers concernés ne sont pas les bienvenus dans ces Assises présentées comme ouvertes : plusieurs cars de CRS nous attendaient en effet de pied ferme devant l'entrée de la Cité Universitaire.

Les élus du Conseil régional prétendent n'avoir aucun poids sur l'Etat pour que celui-ci débloque des budgets pour le logement social, pourtant cela marche très bien lorsqu'il s'agit de gaspiller de l'argent public pour interdire aux demandeurs de logement l'accès aux réunions ou chacun se congratule sur les efforts fournis.

La manifestation bruyante et déterminée de 70 mal-logés a tout de même amené le directeur de cabinet de Jean-Paul Huchon et Emmanuelle Cosse, élue au Logement, à nous recevoir : nous leur avons donc démontré sur des points précis que la politique menée non seulement n'était pas suffisante en moyens au regard des besoins, mais aussi que l'argent investi revenait à tout le monde sauf aux mal-logés dans de nombreux cas.

Quelques exemples :

  • Le Conseil Régional nous dit financer majoritairement des PLUS et des PLA-I , les vrais logements sociaux .Mais Emmanuelle Cosse et le cabinet de Jean Paul Huchon ont dû reconnaître le problème : actuellement de nombreux bailleurs sociaux refusent en commission d'attribution et pour insuffisance de revenus des foyers dont les ressources correspondent cependant légalement aux plafonds de ces logements.

  • Le Conseil Régional met en avant le financement de l'hébergement d'urgence et des structures gestionnaires : mais sur le terrain, une grande partie de ce financement correspond à celui de chambres d'hôtel . De plus en plus, des foyers qui pourraient tout à fait payer un loyer sont condamnées à errer d'hôtel en hôtel, de banlieue en banlieue, tous les trois ou six mois, quand ce n'est pas plus souvent.

  • La lutte contre l'insalubrité se traduit par le financement de travaux au coup par coup dans des logements sur-occupés et souvent dégradés dans le bâti même. Souvent, après avoir bénéficié de subventions importantes, les propriétaires virent leurs locataires pour vendre leur bien.

Malheureusement, la réponse des élus du Conseil régional n'a rien d'original : comme tous les autres , ils reconnaissent que la situation est catastrophique, ne contestent pas les problèmes que nous soulevons mais estiment être "ceux qui font le plus d'efforts"  dans le domaine du logement social, et que nous devrions donc aller manifester ailleurs.

Nous manifestons partout et nombreux : la seule politique du logement correcte est celle qui élimine le mal-logement, elle se juge aux résultats et pas au nombres de colloques , d'assises et d'évènements presse organisés sur le sujet .

Et si les responsables en sont à prévoir des dispositifs policiers démesurés pour ne pas avoir à entendre la colère des expulsés, des expulsables, de ceux qui ne mangent pas leur faim pour payer leur loyer, c'est qu'ils savent eux même combien les actions engagées sont dérisoires au regard de nos besoins.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

Voir aussi : Mal-logement en Ile de France : la colère monte

 


3éme Assises Regionales du logement en Ile de... par HLMPOURTOUS

15:05 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : emmanuelle cosse, huchon, mal-logement, hlm, expulsion, insalubrité, jean yves mano | | |  Facebook

 
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