web analytics

Avertir le modérateur

mardi, 01 juin 2010

Paris Métropole et rénovation urbaine: les mal logés s'invitent aux Entrepôts Mac Donald

Pendant trois jours, du 28 au 30 mai, les élus parisiens et sequano dyonisiens de Paris Metropole, en partenariat avec ICADE et des bailleurs publics organisaient une exposition et des débats sur le thème du "Fabuleux Destin du Nord Est Parisien", à l'entrepôt Mac Donald , l'un des projets phares de la rénovation urbaine de Paris et sa proche couronne

Le programme annonçait la participation d'associations d'"habitants":manifestement les mal logés n'étaient pas inclus dans cette catégorie.

Le Collectif des Mal Logés en Colère s'est donc invité au débat final, où devaient intervenir Pierre Mansat, adjoint de la Ville de Paris chargé de Paris Métropole, Patrick Braouezec, président de Plaine Commune, Jacques Salvator, maire d'Aubervilliers et Didier Paillard maire de Saint Denis.

Parce qu'il y a toujours 110 000 demandeurs de logement social à Paris et que la rénovation urbaine leur rend inacessibles les quartiers populaires de l'Est Parisien, sans leur ouvrir les portes des quartiers aisés de l'Ouest.

Parce que nous refusons de partir pour faire de la place aux bureaux et aux entreprises.

(sous la vidéo le communiqué diffusé sur place)

 


Habitants comme les autres de l'Est Parisien, les mal logés s'invitent aujourd'hui au débat organisé sur «  la Ville au début du 21ème siècle », dans le cadre de l'exposition «  Le Fabuleux Destin de l'Est Parisien », qui se tient au coeur d'un des plus grands projets immobiliers de la proche couronne : l'Entrepot Mac Donalds et ses alentours.

 

Les organisateurs de ce débat ne seront encore une fois pas forcément ravis de notre arrivée: qu'il s'agisse des élus de Paris, d'Aubervilliers ou de Saint Denis ou des sociétés immobilières publiques ou privées, ICADE ou la SEMAVIP. Mais nous sommes encore là, parce que nous n'avons pas le choix.

 

Paris compte toujours plus de 110 000 demandeurs de logement. Et beaucoup sont concentrés dans le 18ème ou le 19ème arrondissement, beaucoup aussi sont désormais hébergés de manière précaire à Aubervilliers ou à Saint Denis.

 

L'objectif dit de « mixité sociale » a dix ans: si le Nord Est Parisien accueille désormais beaucoup plus de logements privés et chers, beaucoup plus d'entreprises et de bureaux, la hausse des loyers dans toutes les communes concernées ne s'est absolument pas accompagnée d'une offre parallèle de logements sociaux dans les communes plus aisées.

 

Si les mal logés du Nord Est parisien n'ont donc toujours à peu près aucune chance d'être relogés à l'Ouest, aujourd'hui, ils en ont encore beaucoup moins de l'être à l'Est. Les hausses de loyer suite à la rénovation urbaine, les privent même de l'accès au parc privé, aussi inconfortable et dégradé soit-il.

 

Le projet centré autour des Entrepôts Mac Donalds est significatif de cette réalité: il comporte certes 600 logements « sociaux », mais sans précision de leur niveau de loyer, PLS ou PLA-I . Mais surtout plus de 70 000 m2 de bureaux, de pépinières d'entreprises et de commerces, et cette implantation future entraîne déjà des phénomènes de spéculation immobilière. Même les taudis sont rachetés à prix d'or par les investisseurs privés.

Dans les communes limitrophes : la rénovation urbaine centrée sur les Grands Moulins de Pantin a entrainé le même phénomène. Et à Saint Denis, comme à Aubervilliers, communes qui estiment avoir suffisamment de logement sociaux, de nombreuses démolitions de HLM ont eu lieu, des logements sociaux sont vendus, ou reconventionnés pour correspondre à des revenus bien plus élevés que les nôtres.

 

Cette réalité, aucun décideur ne semble prêt à la prendre en compte: nous, mal logés et premiers concernés par le destin du Grand Paris, sommes donc venus aujourd'hui nous manifester collectivement .

Comme lors de notre intervention le 17 décembre au premier forum de Paris Métropole, comme lors de l'occupation le 12 mars de l'Atelier du Grand Paris crée par le gouvernement et installé au Palais de Tokyo, nous sommes venus rappeler que la ville de demain ne se fera pas sans nous.

 

Nous sommes venus demander aux bailleurs et aux élus présents aujourd'hui, non pas un « fabuleux destin » pour demain, mais le minimum : un logement pour aujourd'hui.

Pendant trois jours, du 28 au 30 mai, les élus parisiens et sequano dyonisiens de Paris Metropole, en partenariat avec ICADE et des bailleurs publics organisaient une exposition et des débats sur le thème du "Fabuleux Destin du Nord Est Parisien", à l'entrepôt Mac Donald , l'un des projets phares de la rénovation urbaine de Paris et sa proche couronne

Le programme annonçait la participation d'associations d'"habitants":manifestement les mal logés n'étaient pas inclus dans cette catégorie.

Le Collectif des Mal Logés en Colère s'est donc invité au débat final, où devaient intervenir Pierre Mansat, adjoint de la Ville de Paris chargé de Paris Métropole, Patrick Braouezec, président de Plaine Commune, Jacques Salvator, maire d'Aubervilliers et Didier Paillard maire de Saint Denis.

Parce qu'il y a toujours 110 000 demandeurs de logement social à Paris et que la rénovation urbaine leur rend inacessibles les quartiers populaires de l'Est Parisien, sans leur ouvrir les portes des quartiers aisés de l'Ouest.

Parce que nous refusons de partir pour faire de la place aux bureaux et aux entreprises.

Le Fabuleux Destin du Nord Est Parisien.jpg

 

 

 

 

 

14:25 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : entrepôts-mac-donald, mal logés, paris, aubervilliers, saint-denis, mansat, delanoe | | |  Facebook

vendredi, 09 avril 2010

Conseil Régional IDF: les mal logés posent leurs exigences

Ce vendredi 9 avril, une centaine de membres du Collectif des Mal Logés en Colère ont occupé le Conseil Régional d'Ile de France, jusqu'à la venue d'Emmanuelle Cosse vice présidente en charge du Logement.

Pendant la campagne électorale nous avons attentivement écouté les promesses des uns et des autres en matière de logement et d'aménagement du territoire: l'échelon régional est en effet très important, car la Région influe sur la politique en matière d'aménagement du territoire  ( bureaux ou logements ) , au travers d 'établissements publics , notamment l'EPF, qui revendique la mise en place d'un million de m2 de bureaux , mais aussi à travers l'Agence Régionale de Développement, dotée d'un budget énorme destiné à faciliter l'installation et l'implantation durable d'entreprises sur le territoire.

On rappelle assez souvent aux mal logés que "Paris et sa proche couronne ne sont pas extensibles" pour que nous sachions très bien ce que signifie concrètement la priorité accordée par la Région aux espaces dédiés à l'activité économique: les demandeurs de logement sont condamnés , de plus en plus à aller là ou les bureaux ne sont pas, c'est à dire loin , très loin en grande banlieue. La Région participe d'ailleurs financièrement aux opérations de démolition de l'ANRU, qui aboutissent en termes de reconstruction, à moins de logements à bas prix et plus de bureaux sur les mêmes sites.

En Ile de France, la question de la place laissée au logement social dépend d'institutions multiples, raison pour laquelle nous multiplions les interpellations, de l'association du Grand Paris crée par le gouvernement, au Forum Paris Métropole, mis en place par des élus des communes franciliennes.

La vice présidente nous a reçu pendant plus d'une heure, et répété que le Conseil Régional "voulait avoir une parole forte sur les questions du logement".

Une "parole forte", pour une instance décisionnaire, ce sont des actes.

Or à ce niveau, ce n'est pas gagné

- Le conseil Régional investit 210 millions d'euros par an dans le logement, social et non social y compris, puisqu'une partie des fonds vont à l'aide aux propriétaires privées, et pas forcément occupants. Mais si l'on retire de cette somme, le financement des PLI, logements intermédiaires, des PLS logements sociaux inacessibles aux revenus modestes, le financement de l'ANRU, et surtout le financement d'hébergements toujours d'urgence , toujours temporaires , combien reste-t-il pour de vrais logements sociaux, et combien à Paris et en proche banlieue, là où la demande est la plus forte ?

Et ce chiffre inclut aussi la réhabilitation de l'existant, nécessaire et normale mais qui ne produit aucun nouveau logement.

- sur la question des hébergements, Emmanuelle Cosse a pointé leur nécessité , "pour faire sortir les gens des hôtels", mais aussi pour des "personnes en processus medicaux" en ce qui concerne les CHRS: mais en quoi, les mal logés ont-il besoin d'un foyer, d'une maison relais, d'une résidence sociale plutôt qu'un vrai logement ?

Emmanuelle Cosse le disait pourtant elle même en 2007 , à propos des mal logés expulsés du squat de Cachan "Nicolas Sarkozy en avait fait un problème d’immigration parce qu’il était incapable, tout comme le président de la région et celui du conseil général, de répondre à la demande sociale posée : un logement près de mon travail, près de mon école, près de mes proches, bref, là où je vis. Il a fallu une très forte solidarité pour trouver une solution plus ou moins pérenne aux familles de Cachan, qui commençaient visiblement à gêner par leur résistance. Et depuis, ceux qui avaient accepté des solutions temporaires tels des hébergements en hôtel ne sont guère plus avancés."

C'est effectivement la solidarité et la lutte qui peuvent permettre aux demandeurs de logement social d'imposer leur exigence : un logement pour tous maintenant, et de faire en sorte que les décisionnaires ne se contentent pas de mesures cache misère .

La vice présidente chargée du logement nous a finalement proposé un nouveau rendez-vous dans un mois. Nous lui avons signifié que la lutte des mal logés sera un élément à prendre en compte toute la nouvelle mandature qui s'ouvre, et jusqu'à ce qu'il y ait en Ile de France comme ailleurs, un logement pour tous !

 

Sur le même sujet, voir également:

Occupation de l'EPF Ile de France

Les mal logés au forum de Paris Métropole

Les mal logés expulsés du Grand Paris

 

18:39 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : emmanuelle-cosse, logement, conseil-régional, hébergement, huchon, foncier, aménagement, ard, epf | | |  Facebook

vendredi, 12 mars 2010

Les mal logés expulsés du Grand Paris ( video)

Des "hébergements adaptés". Voilà ce que promet généreusement Benoist Apparu, dans les médias, aux demandeurs de logement déjà expulsés ou menacés de l'être dès le 15 mars.

Dans la réalité, quand les mal logés , pour qui même les "hébergements adaptés" se traduisent par la rue ou quelques nuits d'hôtel viennent collectivement interpeller le Ministère, Benoist Apparu n'a qu'une solution, dont le cout lui importe peu, pour une fois: l'évacuation policière.

Aujourd'hui, c'est à l'issue de l'occupation de l'Association du Grand Paris, à son siège prestigieux du Palais de Tokyo, que la réponse policière a une nouvelle fois été la seule face à notre exigence : un logement pour tous.

Mais la lutte des mal logés ne connaît pas de trève, nous ne nous adapterons jamais aux expulsions et à l'errance urbaine !

Voir aussi:Le communiqué de l'occupation


Fin de la trêve d'hiver : Mal-loges et Grand-Paris
envoyé par HLMPOURTOUS.

19:19 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : expulsion, logement-social, mal-logés, grand-paris, palais-de-tokyo, trève-hivernale | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu