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jeudi, 03 mars 2011

Société Nationale Immobilière: c'est notre argent, ce sont nos logements

Plus d'une centaine de demandeurs de logement  ont manifesté aujourd'hui devant le siège de la Société Nationale Immobilière, premier bailleur social en France. Face à l'urgence du mal logement, la direction de la filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations n'a qu'une réponse, faire entourer son siège par d'importants renforts de police.

La SNI est l'opérateur public numéro 1 du logement social, l'outil à travers lequel une politique permettant le relogement de tous peut s'exercer ou non.

Au moment où le nombre de demandeurs de logement social atteint des plafonds record, au plus haut niveau de la SNI, pourtant, le président du directoire ne propose rien  de moins que la vente de 10% du parc HLM. Au moment, où de fait, les locataires de logement social sont quasiment les seuls à échapper à la précarité du logement, André Yché, le président du directoire de la SNI remet en cause dans des notes de travail transmises à Benoist Apparu, cette stabilité protectrice, et s'attaque au principe du « bail à vie » pour les habitants des HLM.

Son raisonnement est simple : le secteur HLM serait beaucoup plus efficace s'il adoptait le fonctionnement du secteur privé. Mais plus efficace pour qui ? Pas pour la majorité de la population qui subit aujourd'hui le fonctionnement du marché privé du logement.

Les personnes aux revenus modestes et moyens ne peuvent plus louer, à cause de la spéculation immobilière qui fait monter les loyers, suscite des congés pour vente, permet aux propriétaires de proposer des baux de plus en plus précaires à ceux qui n'ont pas le choix, à cause de la pénurie de logement social.

Elles ne peuvent pas non plus devenir propriétaires : l'accession « sociale » à la propriété est avant tout un endettement massif, et 75 000 ménages ont dû récemment revendre leur bien à perte, faute de pouvoir honorer les traites. Selon un article des Echos, aujourd'hui, avec la même somme d'argent, une personne ne peut acheter qu'un bien deux fois plus petit qu'il y a dix ans.

Voilà le résultat obtenu par le secteur privé en matière de logement : on ne voit pas où est le modèle qu'il faudrait suivre pour le logement social....

Certes les propositions de Andre Yché, qu'il résume dans un livre récemment sorti n'ont rien d'original : la vente des HLM, la réduction maximum du nombre de logements sociaux, tout cela est aussi prôné par l'Union Nationale des Propriétaires Immobiliers. Mais André Yche est le président du premier bailleur social français, et ses « propositions » à Benoist Apparu  sont assorties d'une offre de services : que la SNI devienne la société qui appliquera ces mesures. De fait, la SNI, ces dernières années a entamé cette mutation, en achetant des logements dans les beaux quartiers notamment à Boulogne, non pas pour en faire des logements HLM dans une ville qui en manque, mais des appartements prestigieux revendus aux prix du marché privé.

La SNI est également opératrice pour l'Etat en ce qui concerne certains parcs immobiliers publics, notamment les bâtiments de La Défense du quartier Balard, qui seront désaffectés entre 2012 et 2014. Et Andre Yche lorsqu'il propose la vente de ces bâtiments au privé, évoque une éventuelle transformation en logements sociaux comme un « risque économique ».

Demandeurs de logement sociaux, nous n'avons pas la même notion du « risque économique » : le risque que nous voyons, nous, c'est celui de la destruction du logement social, et de voir s'évanouir la seule solution à nos problèmes de mal-logement.

Mal logés en lutte, nous sommes venus dire à la direction de la SNI, que nous ne laisserons pas faire.

André Yché logement habitat cohésion sociale
Les Mal-logés manifestent à la SNI, premier bailleur public

 

Plus d'infos sur le même sujet:

Quand la SNI joue au promoteur immobilier

Le siège de la SNI occupé

15:13 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sni, andre yché, expulsions, osica, benoist apparu, mal-logement, trève d'hiver, habitat | | |  Facebook

jeudi, 15 avril 2010

ADOMA, LA SNI et l'ETAT doivent reloger !

Les Mal-logés en Colère chez ADOMA.jpgCe jeudi 15 avril, le Collectif des Mal Logés en Colère s'est rassemblé pendant plusieurs heures devant le siège d'ADOMA, ex-Sonacotra, bailleur d'Etat.

Actuellement, la vente d'ADOMA à la Société Nationale Immobilière est en cours de négociation avec l'Etat, actionnaire majoritaire actuel.

Mais il ne s'agit pas de négociations entre sociétés indépendantes: ADOMA, c'est l'Etat, mais la SNI est une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, et celle-ci est la banque de l'Etat !

Une chose est donc sûre: c'est l'argent d'un bailleur social public qui va venir renflouer les caisses de l'Etat, qui utilisera comme bon lui semble l'argent du logement social. Comment les demandeurs de logement pourraient-il être chose que les grands perdants dans cette affaire ?

C'est ce que nous avons demandé au directeur de cabinet du président d'Adoma, qui a finalement reçu le collectif. Notamment à travers un exemple très concret, celui de familles en instance d'expulsion des foyers ADOMA, où elles vivent en suroccupation, faute de relogement. La cause de l'expulsion demandée par ADOMA est le mal logement lui même, c'est à dire l'impossibilité de trouver une autre solution que le maintien dans une chambre de foyer pour une famille entière !

La réponse du responsable d'ADOMA révèle la gravité de la situation, la destruction du logement social en cours: selon lui, les expulsions sèches se produisent parce que le relogement, légitime est difficile voire impossible à mettre en oeuvre ! Et pour cause, selon lui, un bailleur de l'importance d'ADOMA ne sera pas en mesure de se maintenir financièrement à flot si de l'argent n'est pas investi de manière massive !

Ces dernières semaines, les collecteurs du 1% ont évoqué une "faillite possible" de ce dispositif , et également le fait que l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine n'aurait pas les crédits nécessaires pour assurer les réhabilitations et les constructions promises pour l'avenir proche, après les démolitions de centaines de milliers de logements sociaux, faites en temps et en heures, elles !

Après la crise du logement, la faillite du logement social ?

Et les demandeurs de logement dans le rôle des petits actionnaires ruinés et à la rue ?

Nous avons signifié à ADOMA par ce premier rassemblement , que les mal logés n'étaient pas prêts à se laisser voler leur droit en silence. Nous continuerons à refuser concrètement la destruction du logement social, et à exiger que l'ensemble des acteurs publics et étatiques financés par l'argent public utilisent cet argent pour ce à quoi il est destiné:

ADOMA, l'ETAT et la SNI doivent reloger

 


Ci dessous un article sur la vente d'ADOMA à la SNI , publié le 23 mars 2010 dans le Parisien (cliquez)

L'Etat vend ADOMA..jpg

 

 

Voir aussi : Rassemblement devant le siège d'ADOMA

Occupation de la Caisse des Dépots et Consignations

Quand la SNI vend nos logements

Occupation de la SNI

 

 

 

 

17:08 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : adoma, sni, apparu, caisse-des-depots, logement social, mal logés | | |  Facebook

Les mal logés en colère devant ADOMA : VIDEO

20100415-113249.jpgADOMA, LA SNI ET L'ETAT DOIVENT RELOGER !

Ces derniers mois, ADOMA a engagé une politique d'expulsion de ses foyers, notamment celle des mal logés, qui y attendent un logement social depuis des années, suffisamment pour que leur composition familiale ait changé, et qu'il n'aient pas d'autre choix que vivre avec leur famille en suroccupation.

Si nous nous rassemblons aujourd'hui devant le siège d'ADOMA, c'est tout simplement pour que cessent ces procédures d'expulsion et que les mal logés concernés soient enfin relogés, car il n'y aucune impossibilité pratique à ce que soit le cas. L'Etat et  les bailleurs sociaux s'accordent à prétendre que l'hébergement est un pas nécessaire et utile vers le relogement définitif en HLM, une étape forcément temporaire, mais sans rupture avant qu'une solution définitive ne soit trouvée.

Alors comment expliquer que des familles soient expulsées et envoyées, au mieux vers des hôtels, où elles vivront dans la même suroccupation que dans les foyers d'ADOMA, pour un coût supérieur ?

ADOMA est détenue majoritairement par l'Etat, mais aussi par la SNI, filiale de la Caisse des Dépôts et premier bailleur public en France, en terme de nombre de logements. Le groupe privé Caisse d'Epargne Logements détient également des parts de la société. Cette « gouvernance partagée » , logiquement devrait être un gage d'efficacité pour le relogement des mal logés, puisque tous les acteurs sont réunis pour le mettre en place.Les résidents d'ADOMA surtout lorsqu'ils sont expulsables, entrent dans les critères de relogement « urgent » que l'Etat a lui même définis de matière déjà extrêmement restrictive dans la loi DALO.

L'Etat invoque la nécessité de respecter le droit des propriétaires privés lorsqu'il expulse leurs locataires ou occupants sans les reloger pour autant. Mais dans le cas d'ADOMA, l'Etat est l'expulseur et celui qui a l'obligation de reloger !

Actuellement l'Etat pourrait se désengager d'ADOMA au profit du bailleur SNI, lui même propriété de la CDC, la banque ...de l'Etat. Ceci passerait par une vente, dont l'Etat engrangerait le bénéfice pris sur les fonds de son bailleur social, sans garantie que ce bénéfice revienne au budget du logement social. Il y a quelques années, des dizaines de milliers de logements sociaux se sont retrouvés transférés de la SNI, vers ICADE, société privée avec actionnariat majoritaire de la Caisse des Dépôts. Et ICADE , il y a quelques mois a ensuite revendu ces logements à la SNI et à d'autres bailleurs sociaux, dégageant ensuite un bénéfice important pour ses actionnaires privés.

Que se passera-t-il pour ADOMA ? Un scénario similaire est loin d'être exclu. Lors du passage de la SNI, à ICADE, les locataires de nombreux quartiers ont connu des hausses spectaculaires de loyer.

La politique d'expulsion et de non relogement des résidents en suroccupation, plus généralement leur maintien dans la durée dans des hébergements, et la non réponse aux demandes de logement social constitue déjà une réalité insupportable au regard des discours tenus par l'Etat sur ses efforts en matière de logement. Nous exigeons

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

Vidéo du rassemblement :

Voir aussi :

Quand la SNI, bailleur public joue au promoteur immobilier

Les Mal-Logés occupent Jean-Marie MESSIER

Les Mal-Logés occupent un bureau de vente de la SNI (article du Parisien)

 

16:58 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : adoma, sni, icade, dalo, mal-logés, apparu caisse-des-depots | | |  Facebook

 
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