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vendredi, 29 janvier 2010

BATIGERE: les mal logés occupent la filiale "Le Logement Urbain"

Le siège de l'entreprise sociale de l'habitat "Logement Urbain" , filiale du groupe Batigère, a été occupé aujourd'hui pendant plusieurs heures par des dizaines de mal logés, venus exiger le respect des engagements pris par la direction générale de Batigère devant le collectif et par écrit lors d'une précédente occupation.

Devant la détermination des mal logés et leur refus de quitter les lieux, le bailleur social a recouru à l'évacuation policière , suivie d'un contrôle d'identité collectif.

Non seulement Batigère vend des logements construits avec l'argent public, mais le bailleur n'hésite pas à utiliser ces mêmes fonds pour intimider les demandeurs de logement !

En vain, la lutte continue !

COMMUNIQUE DIFFUSE SUR PLACE.

BATIGERE :les mal logés occupent la filiale   « Le Logement Urbain ».

Le bailleur social Batigère a crée une filiale dénommée « Le Logement Urbain », censée répondre aux besoins spécifiques des mal logés, demandeurs de logement ou locataires « en grande difficulté ».Nous occupons aujourd'hui son siège social. après l'occupation du siège social du groupe, le 8 janvier 2010.

BATIGERE est un des bailleurs sociaux qui applique le plus fidèlement possible les orientations gouvernementales : vente massive de logements sociaux existants, participation aux programmes de démolition de l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine. Batigère investit aussi dans le dispositif usufruit social : location d'immeubles au privé pendant quinze ans, avec avantages fiscaux exorbitants consentis aux propriétaires, entretien et remise en état de l'immeuble récupérable ensuite par le privé, sans impôts à payer sur la plus value immobilière réalisée.

Ces deux politiques contribuent à la raréfaction du logement social à bas prix, mais aussi à l'épuisement des fonds du logement social : l'ANRU par exemple fonctionne notamment avec les crédits du 1% patronal.

L'activité de la filiale très sociale de Batigère, mise en avant dans la communication du groupe est très marginale en terme de nombre de logements. Sur un patrimoine de 62 000 logements de Batigère, seuls 300 sont gérés par Le Logement Urbain. Et si le groupe revendique « 1500 logements produits par an », le Logement Urbain lui, évoque 13 logements très sociaux seulement en cours de production !

Par contre, le Logement Urbain s'occupe d' « insertion professionnelle » : il fait travailler, en stage, en petits contrats précaires des « publics en difficulté » sur les chantiers de démolition, de construction, de réhabilitation, ou d'entretien des logements de l'ensemble du groupe. Seulement, ce type de contrats interdit dans l'immense majorité des cas d'accéder à un logement stable, public ou privé.

La politique « très sociale » de Batigère ne règle donc pas les problèmes des mal logés, ni en qualité, ni en quantité.

En réalité, les mal logés ne sont pas les bienvenus chez Batigère : lors de notre précédente occupation, nous avions certes obtenu un rendez-vous avec un responsable du groupe, en présence d'Hubert Cunat, directeur général du Logement Urbain. Mais le bailleur avait également pris la responsabilité d'un contrôle d'identité pratiqué sur des membres du collectif dans ses locaux.Nous devions être reçus ce 28 janvier. Mais notre délégation de quelques personnes est arrivée devant un siège social totalement bouclé, les employés eux même ne pouvant y accéder. La direction générale de Batigère nous a alors informé qu'elle ne recevrait qu'une seule personne du collectif ou rien du tout.

A Batigère, on a donc une bien étrange conception du rôle d'un bailleur social : les demandeurs de logement social aux revenus modestes ou très modestes y sont cantonnés, dans les logements, comme dans les rendez-vous, à une représentation « symbolique ».Nous n'avons donc d'autre choix que continuer notre campagne d'occupations, pour que Batigère remplisse ses devoirs vis-à-vis des demandeurs de logement, quels que soient leurs revenus.

Sur le même sujet voir : l'occupation du siège de BATIGERE et sa Vidéo

 

20:01 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-loges, anru, usufruit-social, esh | | |  Facebook

vendredi, 08 janvier 2010

BATIGERE la misère ?

 

le Collectif des Mal-logés en colère chez BATIGERE.jpg80 mal logés ont occupé ce vendredi 8 janvier le siège du bailleur social Batigère.

 

La raison de notre venue collective chez ce bailleur, propriétaire de 13 000 logements, rien qu'en Ile de France tient en un chiffre : sur l'année 2007, ce bailleur n'a produit que 28 logements très sociaux.

Est-il vraiment besoin de pondre sans arrêt des rapports et des expertises sur le problème du mal logement pour en comprendre les raisons ?

Les logements très sociaux ( PLA-I ) sont les seuls qui sont attribués aux ménages gagnant le SMIC ou moins, les seuls qui correspondent aux revenus des familles monoparentales, les seuls qui permettent de faire face au loyer quand on a des salaires irréguliers, des périodes de chômage, de temps partiels. Selon les estimations des pouvoirs publics eux même, ce type de loyers correspond aux revenus de 70% des demandeurs de logement parisiens.

Batigère assure notamment la fourniture de logements à plusieurs organismes réservataires du 1%. Or les mal logés aux revenus modestes qui cherchent à obtenir un logement par ce biais se voient toujours opposer des refus, même quand ils sont « labellisés » DALO avec toujours le même motif : «  taux d'effort financier trop important au regard des loyers du logement et des revenus du ménage ».

Dans le même temps, Batigère se vante de la vente de quelques 500 logements par an. Quel que soit le niveau de loyer de ces logements sociaux, ils sont toujours inférieurs à ceux du privé. Les foyers qui auraient pu être logés à l'avenir dans ces appartements vont donc aller rejoindre les rangs des demandeurs de logement social en attente, ou être contraints d'accepter les exigences des propriétaires du privé.

A terme, la vente des logements sociaux ne peut qu'entraîner de nouvelles hausses des loyers hors parc social.

Les mal logés n'ont pas d'autre choix que la lutte pour briser le cycle infernal créé par la politique des bailleurs sociaux comme Batigère : le refus de construction massive de HLM, la vente ou la démolition du parc existant,  d'un côté, l'investissement financier dans l'accession à la propriété et les hébergements provisoires de l'autre ne peuvent amener qu'à l'aggravation d'une crise du logement créée de toute pièces.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


18:17 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : logement, vente-hlm, crise, collectif, mal-logés | | |  Facebook

mercredi, 23 décembre 2009

La SNI, premier bailleur social d'Etat, vend nos logements au privé (Vidéo)

Un article de l'édition des Hauts-de-Seine du Parisien daté du mercredi 23 décembre 2009, revenant sur l'occupation d'un bureau de vente de la SNI par le Collectif des Mal-Logés en Colère, bureau responsable de la vente de centaines de logements du premier bailleur social d'Etat vers le secteur privé.

Voir le communiqué du Collectif ici

Le Collectif des Mal-Logés en Colere occupe un bureau de la SNI.jpg

 

18:39 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : oscica, sni, boulogne-billancourt, hauts-de-seine, sru, mixité-sociale, mal-logés | | |  Facebook

 
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