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mardi, 22 décembre 2009

Quand la SNI , bailleur social d'Etat joue au promoteur immobilier

logo-sni.gifPlus de 80 mal logés ont occupé le bureau de vente de l'opération "Villa Pau Casals" 37, Bd Jean Baptiste Clément à Boulogne (92) , depuis ce matin jusqu'à 18H.

Nous exigions un engagement de rendez vous avec la direction de la SNI ( Société Nationale Immobilière) afin d'avoir des réponses sur cette bien étrange opération: au moment ou Benoist Apparu Secrétaire d'Etat au Logement déclare vouloir concentrer les efforts en matière de logement social sur les "zones qui en manquent", le premier bailleur d'Etat contrôlé par la Caisse des Dépôts et Consignations, vend trois cent appartements à Boulogne dans les Hauts de Seine !

Après une journée d'attente et de menaces d'évacuation policière, nous avons obtenu l'engagement écrit d'être reçus par la direction de la SNI dans les jours qui viennent: en attendant , nous prenons note des déclarations d'Yves Chazelle , membre du directoire de la SNI à l'AFP, déclarations qui marquent son embarras dans ce dossier.

Monsieur Chazelle affirme que "275 logements sociaux " onté été crées dans cet ensemble immobilier. Il oublie de préciser que ces 275 logements avant leur rachat par la SNI avaient pour beaucoup des loyers "loi de 48", c'est à dire inférieurs ou égaux à ceux du HLM. Parmi ces locataires, certains nous indiqué souffrir de suroccupation et demander en vain un relogement à la SNI.

Monsieur Chazelle affirme par ailleurs vouloir "promouvoir la mixité sociale" : doit on lui rappeler qu'à Boulogne, juste à côté du bois, il y a suffisamment de revenus aisés pour ne pas ajouter encore 300 logements à 7000 euros le m2 !

En tout état de cause, la SNI est un bailleur social et public et n'a aucune raison de jouer les promoteurs.

Le Collectif Mal Logés en Colère sera reçu demain par Benoist Apparu , suite à l'occupation du Secrétariat d'Etat au Logement du 10 novembre. Nous aurons notamment l'occasion d'évoquer le fossé existant entre les déclarations publiques et la politique réellement menée sur le terrain par la SNI, premier bailleur français contrôlé par la Caisse des Dépôts et Consignations.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

 

La dépêche de l'AFP

dg_y_chazelle.jpgDes mal-logés occupent le bureau de vente d'un bailleur social à Boulogne

BOULOGNE-BILLANCOURT (Hauts-de-Seine), 22 déc 2009 (AFP) - Entre 70 et 80 membres du "Collectif des mal-logés en colère" ont occupé mardi un bureau de vente de la Société nationale immobilière (SNI) à Boulogne-Billancourt, pour protester contre la mise en vente de 300 logements, a constaté une journaliste de l’AFP. "Voilà donc 300 logements qui auraient pu être attribués à des mal-logés, dans un département qui construit très peu de logements sociaux, en prétextant toujours le manque de foncier disponible", dénonce le collectif dans un tract. "Ces appartements font partie d’un lot de 17 immeubles rachetés par la SNI à un fonds d’investissement", ajoute ce tract. Des membres de ce collectif ont expliqué à l’AFP qu’ils souhaitent un rendez-vous avec la direction et "des explications sur ce programme". "La SNI dit qu’il n’y a pas de logements disponibles, ce sont toujours les mêmes discours", ont-ils ajouté, précisant qu’ils doivent rencontrer mercredi le Secrétaire d’Etat au logement Benoist Apparu. "Nous avons créé 275 logements sociaux ici, il n’y en avait aucun avant", a précisé sur place à l’AFP Yves Chazelle, membre du directoire du groupe SNI. "En matière de logement social, on ne peut pas faire n’importe quoi. Cette opération a été réalisée en toute mixité de population, avec des logements sociaux, pour fonctionnaires, en location libre et en accès à la propriété", a-t-il ajouté. Le collectif des mal-logés avait occupé le siège de la SNI, dans le XIIIe arrondissement de Paris, au mois de novembre.

     

    Le communiqué du collectif diffusé sur place

     

    SNI : quand le premier bailleur social d’Etat devient promoteur dans les Hauts de Seine….




    villa pau casals.jpgLe Collectif des Mal Logés en Colère intervient aujourd’hui au bureau de vente «  Villa Pau Casal » , à Boulogne Billancourt.

    A première vue , rien ne distingue le programme immobilier « Villa Pau Casals » d’autres opérations de prestige dans la deuxième ville la plus peuplée d’Ile de France, également une des plus riches, avec pourtant seulement 11% de logements sociaux

    Sur le site internet de l’opération, 300 appartements sont proposés à la vente à environ 7000 euros le m2. Pas étonnant, pour des appartements situés juste à côté du Bois de Boulogne.

    Mais voilà, le promoteur qui met en vente ces 300 logements est…le premier bailleur social français, la Société Nationale Immobilière, détenu par la Caisse des Dépôts et Consignations, c'est-à-dire l’Etat !

    Voilà donc trois cent logements qui auraient pu être immédiatement attribués à des mal logés, dans un département qui construit très peu de logements sociaux, en prétextant toujours le manque de foncier disponible.

    Ces appartements font partie d’un lot de 17 immeubles rachetés par la SNI à un fonds d’investissement (Restaura) qui les avait acquis pour 80 millions d’euros cinq ans auparavant. Ce même fonds d’investissement les a revendu 90 millions à la SNI, soit une plus value de 10 millions d’euros !

    Pendant cette période de cinq ans, le fonds d’investissement a laissé volontairement les logements se dégrader, au point que des rapports de sécurité très défavorables ont été rendus par les pompiers. Nombre de locataires sont donc partis ! La SNI a donc acheté des logements en très mauvais état, et rénove ceux qu’elle vend !

    Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement déclarait récemment que l’effort de productions de logements sociaux devrait être concentré sur les zones qui en manquent . Mais à moins de considérer que les centaines de milliers de mal logés de la petite couronne francilienne comptent pour du beurre, ces déclarations sont en total décalage avec la politique menée sur le terrain par le premier opérateur public HLM et par la Caisse des Dépôts.

    Au nom de la « mixité sociale », la SNI a détruit des milliers de HLM bon marché dans les banlieues populaires. Mais lorsqu’elle rachète des logements dans une banlieue riche qui en manque, c’est pour jouer au promoteur !


    Après avoir dénoncé l’opération de rachat par la SNI de logements déjà payés par l’argent public , et qui ont rapporté six cent millions d’euros de dividendes aux actionnaires d’ICADE, le Collectif Mal logés en colère manifeste aujourd’hui pour que les logements de la Villa Casals soient immédiatement attribués aux mal logés qui en ont besoin.


    Sur le même sujet voir

    La vidéo de l'occupation du bureau de vente de la SNI: http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/...

    Occupation du siège national de la SNI : http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/...

    Occupation du Secrétariat d'Etat au Logement le 10 novembre 2009: http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/...

    19:44 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sni, vente logements sociaux, collectif, mal logés apparu, caisse des dépôts | | |  Facebook

    jeudi, 19 novembre 2009

    Six cent millions d’euros en plus pour les actionnaires d’ICADE, deux milliards en moins pour le logement social !

    Jeudi 19 novembre 2009 : 80 Mal-logés en Colère ont occupé plusieurs heures le siège de la Société Nationale Immobilière, à Paris.

     

     

    Six cent millions d’euros en plus pour les actionnaires d’ICADE, deux milliards en moins pour le logement social !

    DALO-mal-logés.jpg

    Nous occupons aujourd’hui le siège national de la Société Nationale Immobilière, le bailleur social de la Caisse des Dépôts et Consignations.

     

    Avec d’autres bailleurs HLM, la SNI vient de finaliser le rachat, avec les fonds du logement social, de plus de vingt cinq mille logements à ICADE une autre filiale de la Caisse des Dépôts, qui en partage l’actionnariat avec des investisseurs privés.

     

    Ces vingt cinq mille logements ont été financés par l’argent du logement social, à l’époque où ils faisaient partie d’une seule et unique structure HLM, la SCIC, contrôlée par l’Etat.

     

    L’Etat a donc privatisé des logements pour ensuite les racheter : une opération étalée sur plusieurs années qui permet aujourd’hui aux actionnaires privés d’ICADE d’empocher 600 millions d’euros de dividendes, grâce aux deux milliards que la vente rapporte à la société. Certes l’Etat lui, aussi au travers de l’actionnariat de la Caisse des Dépôts au sein d’ICADE va également empocher une part de dividendes, mais cette somme ira dans la caisse du Fonds Stratégique d’Investissement. Ce fonds public, créé au prétexte de répondre à la « crise » est destiné à aider financièrement les grandes entreprises.

     

    Pas un sou de cette vente n’ira donc aux mal logés. Par contre, ce seront bien deux milliards en moins dans les caisses des bailleurs sociaux, et principalement de la SNI pour l’investissement dans la construction de nouveaux logements sociaux. Les logements rachetés dans leur immense majorité avaient des loyers comparables à ceux des HLM, et ne représenteront donc pas une nouvelle offre pour les mal logés, même en cas de départ de leurs occupants actuels.

     

    A ces deux milliards pris sur le budget du plus gros bailleur HLM français, il faut ajouter le coût de la rénovation de ces logements, dont ICADE a sciemment négligé l’entretien et les travaux de mise aux normes, ayant depuis longtemps prévu de les revendre.

     

    La SNI a donc des comptes à rendre à tous les demandeurs de logement social, à qui elle oppose une fin de non recevoir en prétextant la difficulté à obtenir des crédits pour construire des HLM adaptés à leur revenus.

     

    Nous refusons de payer la facture de ces deux milliards d’euros.

    Nous n’acceptons pas de subir encore et encore le mal logement et les déclarations d’irresponsabilité des dirigeants de la SNI, qui n’ont jamais d’argent pour répondre à nos problèmes, mais en trouvent pour engraisser les actionnaires d’une société privatisée.

     

    Si l’argent ne manque pas, où sont nos relogements ?

     

    UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

     

     

    16:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sdf, sni, icade, demandeurs de logements, cdc | | |  Facebook

    mardi, 06 octobre 2009

    Vente du siège de Paris Habitat , une affaire bien OPAC.

    paris habitat.jpgUne centaine de Mal-logés en Colère a investi cet après-midi la Direction Terittoriale Paris-Nord de Paris-Habitat. L'achat du nouveau siège de la principale société HLM de la Ville de Paris à couté 138 Millions d'Euros alors que la valeur de l'ancien siège n'est estimée qu'à 35 Millions d'Euros. D'où viennent les 103 millions d'euros supplémentaires? Comment comprendre le décalage entre les sommes investies dans le nouveau siège et le manque cruel de construction de nouveaux logements Paris-Habitat extremement bas en 2009 alors que le nombre de demandeurs de logement de la capitale n'a jamais été aussi élevé.

    Suite à l'occupation, rendez vous à été pris avec la direction générale de Paris-Habitat, la question sera posée à cette occasion, et les réponses relayées sur ce blog.

     

     

    Vente du siège de Paris Habitat , une affaire bien OPAC.

     

    Depuis son changement de sigle, le premier bailleur social parisien, soigne la communication : nouveau logo, nouveau site, nouveau blog « interactif », un nouveau siège à deux pas de l’ancien.

     

    Le Collectif des Mal Logés en Colère investit aujourd’hui la direction de Paris-Habitat du nord-est parisien, à l’occasion d’un vernissage en présence de Jean-Yves MANO, président de Paris-Habitat et adjoint au logement du Maire de Paris. Offrir la possibilité aux locataires de Paris-Habitat d’exposer leurs œuvres peut être une initiative sympathique, mais locataires et demandeurs de logement sociaux doivent bien constater que cette frénésie de communication et d’investissement sur des projets autres que le logement social se double d’un silence pesant sur la question du coût du nouveau siège et des conditions de la revente de l’ancien.

     

    Rappel des faits : en 2006, Jean Yves Mano, président de Paris Habitat et adjoint au Logement de la Ville de Paris annonce que le produit de  la vente du siège de la rue du Cardinal Lemoine « permettrait à l'Opac de disposer de fonds propres pour produire 1 500 logements dans le centre et l'Ouest parisiens ».

     

    Bonne nouvelle pour les mal logés ? Pas vraiment puisqu’un an tard, le même Jean Yves Mano annonce l’achat d’un nouveau siège : la valeur de l’ancien est estimée à 35, 8 millions d’euros, celui-ci vaut plus du double, 80 millions d’euros, plus 43 millions d’euros de travaux annoncés ! Finalement, quinze millions d’euros supplémentaires seront investis. 138 millions d’euros pour le siège d’un bailleur social !

     

    Quant à la vente de l’ancien siège, elle ne sera finalement conclue qu’à l’été 2009 : certes, il y aura finalement une trentaine de logements sociaux sur le site de l’ancien siège ; Seulement, à quel prix ?

    En effet, une clause du contrat de vente avec la SODEARIF, relatée par le Parisien retient l’attention : la SODEARIF achète l’ancien siège à Paris Habitat, mais Paris Habitat lui rachète d’office les logements sociaux pas encore construits en VEFA (vente en état futur d’achèvement) !

     

    Nous sommes mal logés, pas experts en ingénierie financière, ni dirigeants de sociétés HLM : mais il n’y a pas besoin de grandes compétences pour comprendre que ce déménagement a coûté la bagatelle d’au moins 100 millions d’euros , sur les crédits du logement social. Le « plaisir » de se voir opposer une fin de non recevoir à sa demande de logement, dans des bureaux certes flambants neufs , nous le payons un peu cher !

     

    Paris Habitat met cependant en avant une « production » de logements sociaux importante en 2008 : 1798 nouveaux logements. Seulement, la « production » inclut aussi les rachats d’immeubles déjà occupés, soit plus de 600 cette année, logements qui ne sont donc pas disponibles pour les demandeurs en attente. Et sous prétextes de « mixité sociale », ces logements sont souvent achetés dans les quartiers ou le prix de l’immobilier est le plus fort.

     

    Avec plus de 110 000 demandeurs de logements en attente, Paris Habitat , premier bailleur social parisien peut-il se permettre une telle politique sans que les mal logés le payent par des délais d’attente inacceptables ?

     

    Si la mixité sociale consiste à diversifier les activités dans les quartiers populaires, alors pourquoi Paris Habitat n’a-t-il pas installé son prestigieux siège social dans ces quartiers, ce qui aurait considérablement  divisé le prix de revient ?

     

     

    Nous sommes venus aujourd’hui collectivement poser ces questions et nous attendons que le directeur général de Paris Habitat y réponde avec précision.

     

     

    19:59 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat, opac, parisiens, dalo, hlm, delanoé | | |  Facebook

     
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