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lundi, 02 mars 2009

Occupation d'Icade: rendez nous nos logements sociaux !

 

 

Les Mal Logés en Colère ont occupé vendredi 28 février le Pôle Logement d’ICADE, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, dans le parc du Millénaire ( 75019) pour exiger l’arrêt immédiat des ventes de logements sociaux par cette société majoritairement détenue par l’Etat, et l’affectation immédiate des bénéfices d’Icade au financement de nouveaux HLM.

 

Face à l’échec flagrant de la loi DALO, la Ministre du Logement ose dire qu « il était évident que l’Etat ne pourrait faire face à son obligation de relogement les premières années ».

 

Lot de consolation ? Les mal logés, même reconnus prioritaires n’auront donc qu’à attendre, mais l’Etat versera 10 à vingt euros par jour par mal logé non relogé !

 

Dans le même temps, ICADE annonce la vente de tout son patrimoine social d’ici la fin 2009, « notamment »  aux bailleurs sociaux, ce qui signifie qu’une partie ira au privé. 34 000 HLM sont mis en vente, leurs locataires soumis à des doublements, des triplements de loyer, comme ça a déjà été le cas, obligés de partir, et de rejoindre les files d’attente des demandeurs de logement.

 

ICADE ose rappeler que les bailleurs sociaux ont la possibilité de racheter ces logements, …au prix du marché. Des logements qui ont été construits avec l’argent public devraient donc être rachetés avec de l’argent public pour rester des logements sociaux !

 

L’Etat compte dégager au moins huit cent millions d’euros des ventes annoncées. Mais ces sommes serviront à combler le vide sidéral des caisses après les cadeaux aux banques. Icade annonce d’ailleurs que l’ensemble de ses bénéfices devrait revenir au Fonds Stratégique d’Investissement dont l’objectif est de financer des entreprises privées, soi disant pour leur permettre de faire face à la crise financière.

 

Bref, tant pis pour la crise du logement, tant pis pour les millions de mal logés qui survivent dans les pires conditions, la bonne santé des banques et des entreprises vaut bien quelques centaines de morts dans la rue chaque année, et l’enfer du mal logement pour tous ceux qui n’ont pas d’autre recours que le logement social qui disparaît.

 

Locataires d’Icade ou mal logés en attente, nous refusons de voir ces logements vendus, nous refusons qu’Icade engrange l’argent public qui permettrait d’en construire d’autres.

 

Nous exigeons que ces 34 000 logements restent dans le parc social au même niveau de loyer

Nous exigeons que l’intégralité des bénéfices d’Icade, promoteur et spéculateur public revienne au financement de nouveaux logements

 

Des logements pour tous, tout de suite !

23:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : icade, logement social, vente, loyers, caisse des dépôts, mal logés | | |  Facebook

jeudi, 22 mai 2008

Les Mal-logés chez Meunier-Habitat

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Des Logements, pas des bureaux !

Le Collectif Mal Logés en Colère occupe aujourd’hui les locaux de Meunier Habitat, promoteur immobilier et aménageur, filiale de BNP Paribas. Meunier Habitat a été choisi par la Ville de Paris, la RIVP et la SAGI pour l’aménagement de la ZAC Claude Bernard, dans le 19ème arrondissement.

 

Ce projet est un des principaux programmes immobiliers de la seconde mandature de Bertrand Delanoe : il concerne un des derniers quartiers populaires de la capitale et l’arrondissement qui concentre le plus de demandeurs de logements sociaux.

 

Pourtant sur l’ensemble du programme, seulement 150 logements sociaux neufs seront construits, sur 30 000 m2 aménagés par Meunier Habitat. Le reste ? De l’accession à la propriété, des bureaux, un complexe cinéma, des commerces. 40 000 m2 ont aussi été cédés à Icade, une des sociétés immobilières les mieux cotées en bourse. Là aussi ce seront des bureaux.

 

Les quelques dizaines de logements sociaux ne peuvent masquer le décalage entre les priorités affichées de la Ville de Paris en matière de logement social et la réalité : là ou il y avait la place pour répondre aux besoins, et des terrains publics pour le faire, la Ville de Paris a choisi de construire un quartier dont les Parisiens modestes seront exclus et ou les promoteurs immobiliers vont réaliser d’immenses bénéfices.

 

Nous n’acceptons pas de voir nos relogements toujours remis à plus tard, nous n’acceptons pas que Jean Yves Mano, adjoint au Logement de la Ville de Paris, déclare qu’ « on ne pourra pas loger tout le monde à Paris » , quand dans le même temps, des dizaines de milliers de m2 sont livrés aux banques et aux promoteurs.

 

Nous sommes donc venus demander des comptes à la BNP Paribas, sur ses projets sur la ZAC Claude Bernard .

Conséquence directe des projets immobiliers prévus sur la ZAC Claude Bernard, la spéculation immobilière bat son plein dans le 19ème arrondissement : les logements privés ont désormais des niveaux de loyer qui les rendent inaccessibles aux catégories populaires, les hôteliers « sociaux » chassent les familles pour se reconvertir en établissements plus chers, les propriétaires multiplient les congés pour vente.

 

Tandis que la filiale immobilière de la BNP engrange les bénéfices, les mal logés sont confrontés aux expulsions et à l’exil vers la lointaine banlieue. Et la BNP, qui a été actionnaire majoritaire de la RIVP pendant des années n’a vu aucun inconvénient à y loger des élus et des hauts fonctionnaires.

Plusieurs bonnes raisons de venir aujourd’hui lui demander des comptes.

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Un logement pour tous, dès maintenant !

17:31 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : 19éme, delanoé, semavip, rivp, mal-logés, bnp, zac | | |  Facebook

vendredi, 29 février 2008

Scandale de la RIVP : les mal-logés en Colère occupent la Mairie du XIVéme arrondissement

ef8615e7b6cb4f10ab8e51fefce69dd2.jpgLA RIVP EST UN BAILLEUR SOCIAL…NOUS EXIGEONS DES LOGEMENTS !

 

La RIVP est aujourd'hui le deuxième bailleur social parisien contrôlé par la Ville de Paris, après l'OPAC. Sur les 52 000 logements de son parc immobilier, plus de 18 000 sont en loyer libre, c'est-à-dire totalement inaccessibles à l'immense majorité des demandeurs de logement parisiens.

Malgré le scandale Bolufer, Pierre Castagnou, maire du 14ème arrondissement et président de la RIVP a annoncé la semaine dernière le maintien du niveau actuel de loyers pour ces logements en loyer libre, et confirmé son refus de les transformer en logements sociaux adaptés aux besoins des demandeurs de logement parisiens.

Comment les promesses de Bertrand Delanöe en matière de logements sociaux peuvent elles se réaliser concrètement ?, Comment la production de vrais logements sociaux va pouvoir augmenter de manière significative, si la politique d'un des principaux bailleurs sociaux consiste à maintenir des loyers libres ?

La RIVP est elle un bailleur social destiné à répondre à la demande de logements à bon marché ou un propriétaire privé ? Un outil au service du logement social financé par l'argent public ou un vulgaire promoteur ? Car les logements à loyer libre ne sont pas le seul secteur ou l'activité de la RIVP ressemble étrangement à celle de n'importe quel investisseur immobilier : ainsi dans le 19ème arrondissement, l'un de ceux qui compte le plus de mal logés à Paris, dans un quartier ou les habitants pauvres ou modestes sont chassés par la flambée des prix , la RIVP achète 7000 m2 pour créer, des locaux commerciaux. Sur l'ensemble de l'opération, seuls 130 logements sociaux sont prévus contre 230 pour du privé ( Axentia et BNP Paribas)

Vendredi dernier, nous étions une centaine à occuper l'antenne nord de la RIVP: lors d'un rendez-vous obtenu suite à cette occupation, la direction de la RIVP a opposé une fin de non recevoir à nos demandes de relogement, tout en confirmant que les 18 000 logements à loyer libre ne deviendraient pas du logement social. Elle nous a proposé un
autre rendez vous avec Serge Contat , directeur général de la RIVP, après le premier tour des élections municipale et sans proposer la moindre avancée concrète.

La Ville de Paris a déboursé 240 millions d'euros pour devenir actionnaire majoritaire de la RIVP. Autant d'argent qui aurait pu être investi dans la construction de logements sociaux, et une dépense qui n'apportera rien de plus aux mal logés: depuis 2000, la Ville de Paris était déjà décisionnaire en matière d'attribution des logements sociaux de la RIVP, le seul avantage du rachat était donc la transformation des logements en loyers libre, en vrais HLM.

Nous sommes donc aujourd'hui venus exiger de Mr Pierre Castagnou, maire du 14ème arrondissement, élu de la majorité municipale et Président de la RIVP de trouver les solutions concrètes qui permettront aux mal logés parisiens d'accéder aux logements de la société qu'il préside. Nous exigeons aussi de le rencontrer avant le premier tout afin de pouvoir rendre compte publiquement des positions sur ces sujets essentiels pour les 109 000 Parisiens demandeurs de
logement.

16:45 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rivp, paris, mal-logés, logement social, municipale, 14éme | | |  Facebook

 
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