web analytics

Avertir le modérateur

vendredi, 22 février 2008

Occupation de la RIVP par une centaine de Mal-logés en Colère !

2fa5b1db1958b63387879dfdb5569fe9.jpgLA RIVP EST UN BAILLEUR SOCIAL…
NOUS EXIGEONS DES LOGEMENTS !


La RIVP est aujourd’hui le deuxième bailleur social parisien contrôlé par la Ville de Paris, après l’OPAC. Sur les 56 000 logements de son parc immobilier, plus de 18 000 sont en loyer libre, c'est-à-dire totalement inaccessibles à l’immense majorité des demandeurs de logement parisiens.

Le scandale autour du directeur de cabinet de Christine Boutin, logé dans l’un de ces appartements n’a pas seulement mis en lumière le clientélisme et le double discours politique.

Il a surtout fait éclater une réalité intolérable pour les mal logés : les collectivités publiques gèrent des logements de luxe, des logements dont les loyers n’ont rien à voir avec ceux d’un bailleur social.

Aujourd’hui, à quelques semaines des élections, Pierre Castagnou, président de la RIVP et maire du 14ème arrondissement fait une annonce pour le moins contradictoire avec les ambitions affichées de l’équipe municipale sortante pour la prochaine mandature : d’un côté la promesse d’un effort sans précédent sur le logement social. De l’autre, les 18 000 logements de la RIVP vont, selon Pierre Castagnou garder leur statuts et donc rester inaccessibles aux Parisiens précaires et modestes. Pire certains vont voir leurs loyers s’aligner progressivement sur les prix du marché privé !

Comment les promesses de Bertrand Delanöe peuvent elles se réaliser concrètement ?, comment la production de vrais logements sociaux va pouvoir augmenter de manière significative, si la politique d’un des principaux bailleurs sociaux consiste à maintenir des loyers libres ? Même en cas de départ des occupants actuels, sur le tiers de son parc immobilier

La RIVP est elle un bailleur social destiné à répondre à la demande de logements à bon marché ou un propriétaire privé ? Un outil au service du logement social financé par l’argent public ou un vulgaire promoteur ? Car les logements à loyer libre ne sont pas le seul secteur ou l’activité de la RIVP ressemble étrangement à celle de n’importe quel investisseur immobilier : ainsi dans le 19ème arrondissement, l’un de ceux qui compte le plus de mal logés à Paris, dans un quartier ou les habitants pauvres ou modestes sont chassés par la flambée des prix , la RIVP achète 7000 m2 pour créer, des locaux commerciaux. Sur l’ensemble de l’opération, seuls 130 logements sociaux sont prévus contre 230 pour du privé ( Axentia et BNP Paribas ).

Il y a un an, lors de la prise de contrôle de la RIVP par la Mairie de Paris, les élus parisiens et le nouveau président de la société annonçaient leur intention de développer son rôle « d’acteur majeur du logement social » ( communiqué de la Ville du 19 septembre 2006 ). Plus d’un an après, on est loin du compte. D’ailleurs , le nouveau directeur du logement social , Serge Contat, exerçait anciennement la même fonction à l’ANAH ( Agence Nationale de l’Amélioration de l’Habitat ) dont le rôle principal consiste à organiser le financement des propriétaires privés, grands ou petits, sans contreparties sur la durée en termes de niveau de loyers.

Si la politique pratiquée par la RIVP lui permet réellement de répondre aux besoins des mal logés, fonction première des bailleurs sociaux, alors nous demandons à Mr Castagnou et à Mr Contat de le prouver en répondant immédiatement à nos besoins.


Collectif « Mal-Logés en Colère »

 

18:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logés, paris, rivp, loyers libres, hlm, castagnou, bolufer | | |  Facebook

jeudi, 11 octobre 2007

Occupation de la Société Nationale Immobilère par une centaine de Mal-logés en Colère !

La centaine de demandeurs de logement du collectif Mal-logés en Colère à occupé ce matin les locaux parisiens de la SNI pendant près de deux heures. (12 rue Daniel Stern, 75015) initiant ainsi une campagne d'actions contre les plus gros bailleurs sociaux.
Une rencontre entre des représentants des bailleurs sociaux qui composent la SNI, Jean Salines le directeur de l'agence parisienne de la SNI, et le collectif sera organisée sous peu afin d'étudier les dossiers que nous allons présenter.


-----------------------------------------------------------

communiqué :

Aujourd'hui s'ouvrent les Assises du Renouvellement Urbain, où des Ministres, des bailleurs sociaux vont une nouvelle fois parler de la crise du logement. "Réunions de Chantier"  de Mme Boutin à Lyon, réunions du PARSA et du DALO toujours très médiatisées, Entretiens de l'ANAH ( Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat ), ce lundi
, les colloques , les évènements médiatiques se multiplient sur le front du logement.Ce ne sont cependant  pas dans ces grandes agoras que les décisions sont prises, mais dans les sociétés qui contrôlent pour le compte de l'Etat, la construction, l'acquisition , et la vente
de logements


Nous occupons la  SNI parce que les décisions qui sont prises ici sont la cause des problèmes à l'autre bout de la chaine du logement.

Comment s'étonner de la saturation de l'hébergement d'urgence, que des centaines de milliers de personnes restent bloquées dans des hôtels ou dans des foyers, quand la SNI qui regroupe des bailleurs comme EFIDIS, ou OSICA ( ex-SCIC ), n'a mis sur le marché qu'un millier de logements sociaux neufs sur le marché, chiffre en baisse de 700 unités en deux
ans ? En 2006, 150 millions d'euros avaient été investis, seulement 110 le seront en 2007 .

Si le principal bailleur public ne construit pas plus, d'où sort la soi-disant hausse du nombre de logements sur le marché vantée par Christine Boutin ?

Non seulement la construction n'a rien à voir avec les besoins réels, mais la SNI vend des logements sociaux. Six cent logements ont été cédés en 2006, et le même nombre acheté. Gain en termes de nouveaux logements : Zéro.

Ces quelques chiffres expliquent notre présence dans les locaux parisiens de la SNI : de plus, la SNI qui a apparemment si peu d'argent à investir dans le logement social, dépend de la Caisse des dépôts et Consignations, qui finance et prête des sommes colossales lorsqu'il s'agit de détruire du HLM à bon marché, par le biais de l'ANRU qui tient ses Assises aujourd'hui.

Nous resterons dans les locaux jusqu'à ce que M.Achet, président du Directoire de la SNI vienne nous y rejoindre pour résoudre concrètement les problèmes de logement rencontrés par les mal-logés à cause des carences de la politique de la SNI

14:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : bailleurs, sni, efidis, mal-logés, anru, anah osica, démolitions | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu