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mercredi, 27 juin 2012

Présentation des résultats de l'activité 2011 d'Immobilière 3F : les mal-logés ont leur mot à dire

Aujourd'hui, l'un des plus importants bailleurs sociaux français présentait à la presse son rapport d'activités pour l'année 2011.

La direction des 3F est très satisfaite de ses résultats: mais sur le terrain, les locataires comme les demandeurs de logement n'ont pas forcément le même avis et pour cause, les relogements sont bien peu nombreux.

70 d'entre eux ont donc manifesté devant le siège et seront reçus par la direction générale dans les prochains jours.

Ces dernières années, les bailleurs sociaux ont invoqué nombre de mesures de restriction budgétaires et de ponctions sur leurs fonds propres pour justifier une politique gravement insuffisante en matière de production de logement.

Ces dernières semaines, cependant, les premières annonces du Ministère ont concerné l'abolition de quelques unes de ces mesures : nous souhaitons que cette situation profite directement aux demandeurs de logement social et que des garanties soient données à ce niveau.

 Le prélèvement destiné à financer l'ANRU va être supprimé, ce qui représente une économie de 175 millions d'euros tous bailleurs confondus.
 La cession de terrains publics va être proposée aux bailleurs sociaux

Le choix de l'utilisation des  fonds du 1% serait de nouveau  sous la responsabilité des collecteurs et des bailleurs

Mais ces mesures déjà très insuffisantes au regard des besoins ne peuvent profiter aux mal-logés que si des engagements concrets sont pris par les bailleurs sur certains points.

-La vente de logements sociaux doit cesser : ainsi en 2011 , le groupe 3F a effectué 5843 nouvelles mises en chantier, mais opéré 1890 mises en vente. Pour 3 nouveaux logements produits , on en vend donc 1, et ce alors que la production est déjà extrêmement basse par rapport aux besoins.

- Le type de logements produits doit être adapté à la demande , et ce de manière locale : le groupe 3F met en avant une production majoritairement composée de PLUS et de PLA-I. Mais par exemple, dans les banlieues des Hauts de Seine comme Boulogne, bien situées mais manquant gravement de logements sociaux à bas prix, le dernier programme en date est composé de 94 logements intermédiaires inaccessibles à la quasi totalité des demandeurs de logements sociaux pour seulement 38 PLUS. Sur Paris, les programmes les plus importants livrés récemment sont certes classés en PLAI ou PLUS, mais il s'agit en majorité d'hébergements comme les 207 places de foyer livrées Boulevard Pereire.

-Concernant le 1%, le groupe 3F est associé au collecteur SOLENDI .Or il faut bien constater que les salariés aux revenus modestes dont l'entreprise est affiliée à ce collecteur sont les grands oubliés de sa politique. Les propositions de logement adaptés aux faibles revenus sont très rares, et  très mal situées au regard de l'activité professionnelle du demandeur. Les salariés déjà logés par les 3F au titre du 1% et qui demandent une mutation , notamment pour cause de suroccupation n'ont quasiment aucune chance de l'obtenir.

Dans tous ces domaines, nous attendons des changements rapides correspondant à la gravité du mal-logement qui frappe une majorité de Franciliens à revenus modestes et moyens !

13:56 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : immobilière 3f, aedificat, manifestation, pla-i, plsyves laffoucrière, renouvellement urbain | | |  Facebook

jeudi, 16 février 2012

Locataires méprisés, Paris Habitat s'en fiche

Il aura fallu un rapport de la CNIL rendu public pour que les locataires du principal bailleur de la Ville de Paris apprennent qu'ils étaient potentiellement fichés de manière illégale, et que des informations sur leur vie privée, leur santé ou des appréciations insultantes et diffamatoires étaient soigneusement consignés et accessibles au moins à une partie des salariés du bailleur.

Une centaine de locataires mais aussi de demandeurs de logement sont donc venus demander des explications à la société gestionnaire du logiciel qui a permis ce fichage, IKOS.

En effet du côté de Paris Habitat OPH, de son président Jean Yves Mano, mais aussi de Bertrand Delanôe, la réaction a été sans commune mesure avec la gravité des faits: aucune excuse aux locataires, aucune réelle garantie pour l'avenir non plus, aucune vraie précision sur l'utilisation du fichier, notamment dans les commissions d'attribution concernant les demandes de changement de logement.

Ce scandale sans précédent concerne non seulement les locataires de Paris Habitat OPH mais aussi une bonne partie des mal-logés parisiens: le même logiciel est en effet utilisé pour récolter les informations concernant le traitement de l'insalubrité et donc les habitants des logements traités qui font l'objet d'un suivi social, de questionnaires sur leur santé notamment.

Locataires ou demandeurs de logements nous sommes donc venus manifester notre colère et notre inquiétude.

Notre colère, parce que les élus comme les responsables de Paris Habitat OPH traitent l'affaire avec une légèreté qui témoigne du sous-statut des locataires de HLM et des mal-logés: on nous demande de nous contenter de communiqués lapidaires et évasifs face à la violation de nos droits les plus élémentaires.

Notre inquiétude parce que nos problèmes de logement nous contraignent à fournir des informations confidentielles et potentiellement utilisables de manière nuisible aux travailleurs sociaux, aux bailleurs, à la mairie, et qu'aujourd'hui, nous n'avons plus aucune certitude sur ce qui en est fait.

Chaque locataire, chaque demandeur de logement aurait du recevoir des excuses , des assurances et des explications de la part de l'adjoint au Logement de la Ville et de Paris Habitat OPH.

En lieu et place, à notre collectif qui demandait un rendez-vous pour les obtenir, Stéphane Dambrine, directeur général de Paris Habitat  a proposé de nous téléphoner quand il en aurait le temps...

Et comme ne nous contentions pas de cette proposition méprisante, c'est une expulsion policière qui a eu lieu.

Devant un fichage tellement scandaleux qu'il a conduit à un avertissement public de la CNIL , nous n'en resterons pas là.


OPH Paris Habitat : fichage et mépris des... par HLMPOURTOUS




COMMUNIQUE DIFFUSE SUR PLACE


Paris Habitat OPH et SOPRA GROUP : le fichage et le mépris.

 

Locataires de Paris Habitat et demandeurs de logement social, nous sommes venus aujourd'hui manifester au siège de SOPRA GROUP: après la révélation du fichage des locataires pratiqué au travers du logiciel IKOS, mis en place par Paris Habitat OPH et cette société, nous ne pouvons nous contenter des maigres justifications de la Ville de Paris, qui invoque « une minorité de concernés », et surtout met en avant une volonté d' « aider socialement » les locataires.

 Parmi nous, il y a des locataires qui ont fait des demandes de changement de logement, en exposant de bonne foi, le handicap ou la maladie grave d'un des leurs, ou les difficultés sociales engendrées par la suroccupation. A l'accueil des directions territoriales, on encourage les locataires mais aussi les demandeurs de logement à exposer une bonne part de leur vie privée, à fournir des justificatifs médicaux indiquant précisément les pathologies mentales ou physiques, mais aussi les cas de violence conjugale par exemple.

 Le délai d'attente inacceptable pour une première attribution ou un changement de logement incite les demandeurs dans la détresse à dévoiler des informations sensibles, intimes dans l'espoir de faire avancer leur dossier.

 Aujourd'hui nous sommes en droit de savoir ce qui est fait de ces informations par Paris Habitat OPH et son prestataire SOPRA GROUP et devant ce qui a été révélé par la CNIL, nous nous interrogeons légitimement sur d'autres dérives possibles. Une chose est certaine : le logiciel IKOS était utilisé dans le cadre des commissions d'attribution de logement au moins concernant les mutations internes, et donc les appréciations éventuelles révélées par la CNIL étaient accessibles dans ce cadre.

 De plus, selon le rapport d'activité de Paris Habitat OPH de 2006, « Depuis 2001, l’Opac de Paris utilise Ikos comme progiciel au coeur du système d’information pour ses activités de gestion locative, d’attribution des logements » (source : http://www.parishabitatoph.fr/OPAC/Documents%20Biliothque...) »

 Le même logiciel est donc manifestement utilisé pour gérer les candidatures de l'ensemble des demandeurs.

 La société qui commercialise ce logiciel SOFRAGROUP a également réalisé un logiciel de traitement des données concernant l'insalubrité à Paris et ses victimes, logiciel qui centralise notamment les observations des travailleurs et structures faites sur le terrain, auprès des mal-logés concernés (source : http://www.sopragroup.com/page.php?lang_code=FR&menu_...)

 Des centaines de milliers de foyers parisiens sont éventuellement concernés par les révélations de la CNIL : pourtant, aucune excuse, aucun regret n'a été exprimé directement aux locataires et aux usagers de Paris Habitat OPH, ni dans le communiqué du bailleur, ni dans celui de la Ville de Paris

 Le mal-logement nous contraint à nous mettre à nu devant les autorités chargées de nous reloger : notre santé, notre situation socio-professionnelle, celle de nos familles est consignée dans les moindres détails dans les dossiers. Pour autant, nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone, dont le fichage serait un problème moindre, dont la vie privée pourrait être accessible à n'importe qui , sous prétexte que nous sommes demandeurs de logement ou bénéficiaires d'un HLM.

 Nous sommes venus demander des excuses, des explications, la transparence et des garanties pour l'avenir.

17:17 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cnil, fichage, paris habitat oph, jean yves mano, sopragroup | | |  Facebook

vendredi, 06 janvier 2012

Balardgone : Des mal-logés occupent le siège d'AXA

AXA et le mal-logement, une belle histoire d'argent :

la compagnie obtient 90 000 m2 pour des bureaux au "Balardgone", pas un m2 pour le logement social

Près d'une centaine de demandeurs de logement ont occupé aujourd'hui l'un des luxueux immeubles d'AXA à La Défense, siège du secteur assurances.
Début juillet , nous nous étions déjà invités au siège, avenue Matignon. La direction d'AXA après nous avoir envoyé les CRS et tenté la carte de la violence, avait finalement reçu le collectif et promis d'être « à l'écoute » de nos revendications, puis nous avait renvoyé vers le bailleur social qu'elle contrôle , Le Logement Français...mais la direction du bailleur , depuis des mois, nous répète ne pas pouvoir faire grand chose , arguant de la situation de « crise », de la baisse des crédits de l'Etat qui ne lui pas permis de mettre plus de 1368 nouveaux logements sociaux sur le marché cette année, dont AUCUN à Paris, et moins d'une centaine en petite couronne ( source : rapport d'activité 2010 Logement Français ).

Pour l'ensemble du logement social francilien, l'investissement de l'Etat se chiffre à 260 millions d'euros en 2011, contre 324 en 2010.

Que sont ces sommes , comparées au profit qu'Axa , premier investisseur immobilier européen réalise , notamment grâce à la cherté des prix, qui jette des millions de mal-logés dans la précarité ? De la menue monnaie : ainsi pour la seule vente de 7 immeubles de bureaux situés dans les quartiers les plus prisés de la capitale à un fonds d'investissement norvégien, AXA a engrangé 720 millions d'euros en 2011 ( source La Tribune 5 juillet 2011).

Sur le projet « du Balardgone », dans le 15ème arrondissement, AXA a obtenu l'espace pour construire 90 000 m2 de nouveaux bureaux : par contre, pas UN seul logement social n'est prévu dans cette immense opération d'aménagement urbain menée par l'Etat : manifestement l'argument du  manque de foncier disponible toujours ressorti par l'Etat pour expliquer le manque de constructions neuves de HLM ne vaut pas pour AXA !

Selon une étude récente faite pour les associations de mal-logés, dans le secteur immobilier, les entreprises ont augmenté leur profit de 90 % en dix ans. Pendant ces même années, nous en sommes arrivés à 8 millions de mal-logés.

Ces profits toujours plus grands, AXA les a optimisés avec des politiques qui raréfient le logement en région parisienne et conduisent à l'augmentation des loyers : qu'il s'agisse des ventes à la découpe dans la fin des années 2000 ou de l'augmentation de son parc de bureaux au détriment de celui du logement.

AXA peut très bien payer pour les dommages collatéraux crées par son activité immobilière et sans se ruiner , au vu de ses profits faramineux : mais bien loin d'augmenter le financement de son bailleur social, en accord avec l'Etat, la compagnie préfère vendre mille logements sociaux par an.

Les mal-logés ne seront pas les dindons de la farce de la prétendue crise du logement : suite à l'occupation ,lundi matin nous serons reçus par le président du Logement Français et un représentant d'Axa.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Mal-logement : Occupation du siège d'AXA à la... par HLMPOURTOUS

15:22 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : balargone, axa, logement français | | |  Facebook

 
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