web analytics

Avertir le modérateur

jeudi, 24 novembre 2011

RIVP : scandale des loyers libres, les mal-logés occupent le nouveau Siège du bailleur

Une centaine de mal-logés ont été évacués par d'importantes forces de police du futur siège social de la RIVP, 13, avenue de la Porte d'Italie. Nous occupions les lieux depuis 11H ce matin.

La récente mise en lumière des conditions de logement de Jean-Pierre Chevènement, locataire du bailleur social contrôlé par la Ville de Paris illustre une nouvelle fois le scandale des 14 000 logements à loyer libres détenus par la RIVP: ces 14 000 logements échappent totalement aux règles du logement social, avec des loyers élevés, des conditions d'attribution jamais explicitées par la RIVP, qui n'a même pas pu communiquer à la Cour des Comptes, les ressources des occupants de ces logements.

Il y a des années déjà que les élus de la Ville et la direction de la RIVP se sont engagés à résoudre la question des loyers libres, qui pourraient très bien être conventionnés en vrais logements sociaux: mais la situation est toujours la même, et le nombre de ces logements a même augmenté entre 2009 et 2011, selon le rapport d'activité du bailleur.

Pendant ce temps, 120 000 demandeurs de logement attendent toujours, et la RIVP n'est même pas en mesure de proposer une solution de logement aux occupants des hébergements d'urgence qu'elle gère.

Les mal-logés n'ont pas l'intention de se contenter des déclarations de principe en faveur du logement social faites par les élus et le Maire de Paris: dans la réalité, entre 2009 et 2010, la production de logements de Paris Habitat OPH a diminué de près de 78%, et la RIVP refuse de rendre ses logements à loyers libres accessibles aux demandeurs à faibles revenus.
Bref la politique menée par les deux principaux bailleurs de la Ville ne correspond en rien à l'urgence de la situation.

Les bailleurs sociaux et la Ville n'ont que des évacuations policières à proposer aux mal-logés, notre lutte ne peut donc que s'intensifier.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT


Communiqué diffusé sur place ci dessous :



Scandale de la RIVP : les mal-logés occupent le... par HLMPOURTOUS


Derrière l’anecdote du logement de Chevènement,

 le vrai scandale de la politique de la RIVP.

 

Une centaine de mal-logés s’invitent aujourd’hui au futur nouveau siège social de la RIVP , avenue de la Porte d’Italie.

Une nouvelle fois, la question de la politique du logement social menée à Paris est évoquée à travers une « affaire », celle du logement de Jean-Pierre Chevènement à 1500 euros de loyer, situé dans un très beau quartier de la capitale. Ces « affaires » sont récurrentes, mais les mal-logés ne peuvent se satisfaire de la simple dénonciation d’une situation scandaleuse, si les causes n’en sont jamais évoquées.

Près de 30 % du parc de la RIVP est constitué de logements non conventionnés à loyers libres : si la part de ces logements a proportionnellement diminué, par rapport au patrimoine global du bailleur social, en valeurs absolues, le nombre total de ces logements a pourtant augmenté ces dernières années. Il ne s’agit donc pas d’une politique révolue, mais d’une extension de l’offre sur ce type de logements.

Or, la RIVP est un bailleur social, incapable de répondre à la demande et de remplir son rôle, celui du relogement des mal-logés. La situation est à ce point catastrophique, que le bailleur ne satisfait même pas les demandes de changement de ses propres locataires. Et les foyers qui occupent les hébergements d’urgence gérés par ce bailleur, dont des hôtels sociaux,  y croupissent en sur-occupation pendant des années.

Dans ce contexte, comment expliquer que le bailleur maintienne tels quels, dans son parc, des logements souvent situés dans des quartiers de prestige, à Paris et en banlieue, avec des niveaux de loyers de toute façon beaucoup trop chers pour les demandeurs de logement ordinaires, quand bien même les occupants de ces logements actuels les libéreraient ? Comment ces logements sont-ils attribués ? A qui ?

A ces questions la RIVP ne répond jamais,  sa direction a été incapable de communiquer les ressources des occupants de ces milliers de logement à la Cour Régionale des Comptes pour son précédent rapport.

A chaque évocation du scandale de ces logements, au travers d’un locataire médiatisé, la direction de la RIVP affirme «  ne pouvoir rien faire » concernant ce parc.

 Pourtant, afin d’augmenter sur le papier le nombre de nouveaux logements sociaux à Paris, le bailleur a bien conventionné 7000 logements « ILM 28 » en logements sociaux PLS, ce qui ne change rien dans le réel, puisque ces logements, les briques rouges de la petite ceinture, avaient déjà des niveaux de loyer proches de ceux du logement social.

Ce que la RIVP peut faire pour les ILM 28, pourquoi ne le fait-elle pas pour les loyers libres, permettant enfin à ces dizaines de milliers de logements d’entrer dans le cadre du logement social, et d’être transformés à terme en vrais HLM, attribués à des demandeurs ayant les plafonds de ressources correspondants ?

Où est la transparence tant vantée par la Ville de Paris dans cette affaire ?

Si à côté des 14 276 logements en loyers libres, la RIVP avait une offre adaptée à l’urgence de la situation en matière de mal-logement, il n’y aurait pas de problème : mais aujourd’hui, les logements PLA-I, correspondant aux revenus de 70% des demandeurs de logement parisiens ne représentent que 2% du parc total du bailleur.  Et lorsque la RIVP annonce fièrement la mise sur le financement de 670 nouveaux PLA-I pour 2011, elle oublie de préciser que la majorité d’entre eux sont des places de foyers ou des hébergements temporaires.

La RIVP est un bailleur social, son parc doit immédiatement s‘adapter à la demande de logements sociaux !

16:27 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rivp, chevenement, delanoe, mairie, paris, logement social | | |  Facebook

jeudi, 03 novembre 2011

Paris Habitat OPH : effondrement de la production de logements en 2010

« La vocation de notre Office est d’offrir un toit à tous les parisiens qui ne peuvent y accéder aux conditions du marché privé. »
Jean Yves Mano, Président de Paris Habitat OPH, rapport d'activité 2010.

En 2010, la production de logements du premier bailleur parisien a subi une chute brutale, que ne nie pas sa direction : seuls 580 logements ont été produits. Et encore sur ce chiffre, deux tiers, 380 unités, sont des logements acquis occupés * (soit une chute de 78% !)

Qu'est ce qui explique cette chute ?


Ces dernières années, la majeure partie de la production a consisté à acheter des immeubles au privé, et à les re-conventionner. Bien souvent, la majorité des appartements était occupée, et en partie par des locataires aux revenus bien supérieurs à la limite pour pouvoir prétendre à un logement social. Souvent situés dans des quartiers chers, ces logements ont nécessité un immense investissement financier, au détriment des programmes neufs.

La production s'est effondrée, en raison de la chute de l'achat de logements acquis occupés : les investisseurs privés n'ont pas mis autant de biens sur le marché ou ont choisi de les vendre à d'autres que Paris Habitat OPH. De plus, la montée des prix de l'immobilier
conduit à ce que le prix d'achat d'un logement soit de plus en plus élevé, et les finances du bailleur social ne suivent pas.

Voilà comment on en arrive à cette réduction dramatique de la production : 2606 logements en 2009, 560 en 2010, dont seulement 58 constructions neuves.*

Cela fait plusieurs années que notre collectif de mal-logés dénonce cette politique fondée sur l'acquisition de logements occupés dans les quartiers chers, d'un côté, et la construction neuve réservée en grande partie à des logements PLS dans les quartiers populaires de
l'autre. Elle aboutit aujourd'hui à l'effondrement de la production, sans même avoir conduit à une réelle mixité sociale : il suffit de consulter le nombre d'attributions de HLM dans les arrondissements de l'Ouest en 2010. Moins de dix par arrondissement dans le centre, aucun
dans le 7ème, et 130 dans le 16ème, dont une bonne partie à la périphérie de l'arrondissement, dans sa partie populaire !

Paris, certes arrivera à 20% de logements « au titre de la loi SRU » en 2014 : mais depuis 2001, seulement 12 222 PLAI ont été agrées, contre 13 000 PLS.
Soixante-dix pour cent des demandeurs de logement ne peuvent accéder qu'à un PLA-I et Paris Habitat OPH était le seul bailleur social à en offrir massivement : l'effondrement de sa production est une catastrophe pour les Parisiens modestes.

Voilà pourquoi nous manifestons devant la Direction Territoriale Nord-Ouest : nous voulons des réponses concrètes de la direction générale sur la manière dont elle va remplir la vocation qui est celle de Paris Habitat OPH,  « offrir un toit à tous les Parisiens qui ne peuvent accéder au marché privé »  comme l'a rappelé son Président.

*source : Rapport d’activité 2010 de Paris-Habitat OPH


Paris Habitat OPH : chute de la production de... par HLMPOURTOUS


Sur le même sujet :

- Logement social à Paris : comment "produire" sans créer

- Paris Habitat : les expulsions sont plus rapides que la production de logement

- Inauguration du Réseau Social de Toit à toit de Paris Habitat OPH

- Paris Habitat envisage de porter plainte en diffamation contre des mal-logés

- Paris Habitat : le compte n'est pas bon pour les mal-logés

- Vente du siège de Paris Habitat, une affaire bien Opac

15:54 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, jean yves mano, sru, paris, hlm | | |  Facebook

mercredi, 29 juin 2011

AXA et le mal-logement, une belle histoire d'argent

Soixante-dix mal logés ont investi ce matin le siège d’AXA 27, avenue de Matignon. Alors que les manifestants entraient tranquillement dans le hall, ils ont été violemment chargés par la police, qui a évacué ceux déjà à l’intérieur. L’intervention a entraîné l’hospitalisation d’une retraitée  demandeuse de logement.

Malgré la répression, la manifestation s’est poursuivie devant le siège et en face des immenses locaux de bureaux toujours vides depuis l’évacuation de l’hiver dernier.

La direction d’AXA n’a finalement pas eu d’autre choix que recevoir une délégation du collectif : nous avons réaffirmé aux responsables présents notre détermination à faire pression sur un groupe qui est à la fois investisseur immobilier, en partie responsable de la hausse des prix des loyers dans la capitale et en proche couronne et actionnaire majoritaire du bailleur social Le Logement Français, à qui Axa ne donne pas les moyens de répondre aux besoins des Franciliens en matière de logement social.

La direction d’AXA s’est dite sensible à nos revendications et nous a proposé un autre rendez-vous dans les jours qui viennent.

La lutte continue !

Communiqué ci dessous :


AXA et le Logement-Français interpellés par des... par HLMPOURTOUS

 

AXA et le mal-logement, une belle histoire d'argent


Qui a été un des principaux acteurs des ventes à la découpe qui ont fait flamber les congés pour vente et diminuer l'offre de logements familiaux dans la capitale ?

Qui a obligé la Ville de Paris à lui racheter 900 logements pour éviter la mise à la rue des locataires avec des fonds publics qui auraient pu servir à construire du neuf ?

Qui avait à Paris un parc composé pour les trois quarts de logements d'habitation, et a choisi d'en transformer une bonne part en bureaux (aujourd’hui le ratio est de 50/50) pour augmenter ses profits ?


C'est AXA, dont des mal-logés occupent aujourd'hui le siège : AXA par toutes ces activités a considérablement raréfié l'offre de logements privés accessibles sur la capitale, et a contribué en conséquence à la spirale de l'augmentation des prix des loyers, qui rend impossible l'accès à un logement décent et adapté à ses revenus pour la majorité des franciliens.

L'hiver dernier, l'occupation d'un immeuble immense et vide depuis cinq ans mettait en lumière le rôle de l'assureur dans la crise du logement.
A cette occasion, les dirigeants d'AXA ont alors mis en avant leur activité sociale en rappelant qu'ils étaient actionnaires majoritaires du bailleur HLM Logement Français.

Nous venons donc aujourd'hui collectivement leur demander des comptes sur cette activité : en effet, il y a peu lors d'une occupation de ce bailleur, on nous a notamment répondu que celui-ci n'était absolument pas en mesure de répondre à la demande de logements sociaux, ni à Paris, ni en banlieue et surtout pas pour les familles, car il n'y aurait pas de logements disponibles.

Pas étonnant : parmi les grandes décisions prises par le Logement Français pour les prochaines années, il y a notamment la vente de 200 logements sociaux par an minimum. Le groupe prévoit certes la mise sur le marché de 1800 logements en 2011 : mais la moitié de ces logements sont en acquisition-conventionnement, ce qui signifie très peu de logements disponibles avant cinq ou dix ans pour les demandeurs, puisqu'il s'agit d'appartements occupés. De plus, la proportion de logements PLA-I (correspondant aux besoins de 70% des franciliens) y est faible et le groupe continue de construire des logements intermédiaires ( PLI) et des PLS, trop chers pour l'immense majorité des demandeurs de logements sociaux.

Cette politique qui n'est pas une politique sociale va être étendue à d'autres bailleurs sociaux, puisque le Logement Français est engagé dans une campagne de rachat du parc et des OPHLM des communes franciliennes, notamment celles qui ne respectent pas la loi SRU et souhaitent se désengager au plus vite de toute politique du logement, par exemple Saint Maur les Fossés.

La direction du Logement Français affirme qu'elle n'a pas les crédits nécessaires pour faire mieux et répondre à la demande des demandeurs de logement : mais son actionnaire lui s'enrichit en permanence avec sa politique immobilière qui crée le mal-logement.

A cela, les responsables du Logement Français nous ont répondu qu'il fallait aller le dire directement à AXA : nous avons suivi le conseil et sommes là aujourd'hui

13:54 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : axa, logement francilien, logement français, axa reim, expulsion, manifestation | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu