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mercredi, 06 mai 2009

DALO+RSA = SDF ?

Le Musée du 104 rue d'Aubervilliers à Paris 19éme recevait les 28 et 29 Avril 2009 les représentants et présidents des différents conseils généraux pour un colloque sur la mise en place du RSA, colloque cloturé par Martin Hirsch.
DALO, RSA, Deux lois aux prétentions sociales qui s'alignent mais ne permettent toujours pas aux demandeurs de logements sociaux d'accéder à un vrai logement.
Le Collectif des Mal-logés en Colère s'est donc invité bruyament au colloque pour poser la question : DALO + RSA = SDF ?

Le communiqué diffusé sur place :

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DALO+ RSA= SDF ?

 

Le Collectif Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui au colloque sur la mise en place du RSA dans tous les départements, organisé par l’Assemblée des Départements de France, auquel participera notamment Martin Hirsch.

Des élus des Conseils Généraux de  toute la France sont présents à cette occasion au 104, rue d’Aubervilliers.

 

Nous mal logés, dont beaucoup sont Rmistes, et parents isolés, aux revenus très bas sommes venus poser collectivement et bruyamment la question à laquelle aucun politique ne juge important de répondre.

 

Qui va nous loger pour le prix d’un RSA ?

 

Un SDF sur trois travaille. A Paris, plus de la moitié des Rmistes actuels et des parents isolés sont à la recherche d’un logement stable.

Aucun propriétaire privé ne loue plus aux revenus en dessous du SMIC mensuel, pas plus qu’aux personnes qui ont des contrats de travail de courte durée, où à temps partiel.

 

Le logement social, manifestement, il ne faut plus y compter.

 

Avant la loi DALO, le maigre contingent préfectoral regroupait les logements aux loyers les moins chers et les revenus les plus bas y étaient automatiquement éligibles.

Aujourd’hui, l’Etat avec la loi DALO a décidé de réserver ce contingent aux dossiers reconnus positifs par des commissions de médiation. Des critères supplémentaires et restrictifs sont donc édictés, et le simple fait de ne pouvoir financièrement accéder à un logement décent dans le privé n’est plus suffisant pour prétendre à un logement HLM.

D’abord il faut réussir à constituer un dossier : disposer d’une adresse fixe, ou d’une domiciliation SDF. Or celles-ci sont distribuées au compte gouttes. Mais aussi prouver soi même la sur-occupation ou l’insalubrité. La moitié des dossiers sont donc refusés.

 

Et pour les « chanceux », DALO se révèle un label de plus qui ne mène pas au relogement.

 

Avec le RSA, on nous demande de chercher un emploi, et de prendre tous ceux qui se présentent, même quelques heures par ci par là, même sans accès à un mode de garde pour nos enfants. Mais il n’y même pas l’ombre dans cette réforme d’une mesure qui permettrait à tous les concernés d’accéder à un vrai logement

 

Des miettes d’emploi, des bouts de salaire et pas de vrai logement, pour les mal logés, voilà le résultat de l’addition DALO plus RSA.

 

« Au possible, nous sommes tenus » répétait Martin Hirsch, avant la mise en place du RSA, se fixant comme objectif l’éradication totale de la pauvreté, avec un premier palier en 2012..

 

Reloger tous les mal logés relèverait-il de l’impossible, dans un pays où des dizaines de milliards d’euros sortent du chapeau quand il s’agit de les verser aux banques ou aux grandes entreprises ?

 

Nous n’accepterons pas en tout cas que le seul « possible » qui nous soit proposé par la loi DALO et le RSA soit celui d’un emploi qui ne permette même pas d’accéder à un logement décent.

 

 

NOUS SOMMES VENUS EXIGER :

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE, PARCE QUE C’EST POSSIBLE, PARCE QUE C’EST LE MINIMUM

Sur la Loi DALO, d'autres articles du Collectif :

DALO : un tri selectif entre les mal-logés

Les Mal-logés en Colère au Secrétariat d'Etat au Logement

Martin HIRSCH interpellé par les Mal-logés en Colère

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14:41 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logés, dalo, rsa, martin hirsch, 104, hlm, logements | | |  Facebook

mercredi, 21 janvier 2009

Solibail: Le rêve pour les propriétaires, toujours rien pour les mal logés

Le dispositif "Solibail" ou "Louez Solidaires" consiste à offrir aux propriétaires des travaux gratuits, des déductions d'impôts sur les revenus des loyers, et des subventions pour la rénovation lourde, dès lors que ceux-ci accpetent de louer leurs logement à des demandeurs de HLM.

Présenté comme un palliatif à l'hébergement d'urgence en hôtels, mais aussi comme un moyen de ne pas laisser à la rue les mal logés dans l'attente de leur relogement, ce dispositif est financé par l'argent du logement social.

Un an et demi après sa mise en oeuvre sur Paris, malgré les dépenses de communication engagées, seuls 200 appartements, la plupart de petite taille ont été débloqués: loin des proclamations triomphales des éluES, la réalité des mal logéEs n'a pas changé.

Le collectif Mal Logés en Colère a donc commencé une campagne , pour que Solibail soit l'hébergement minimum àpour tous ceux qui sont en hôtels dans la rue et en errance et le souhaitent, mais que ce type de dispositifs ne soit pas en réalité une nouvelle manière de pomper l'argent du logement social pour financer les propriétaires privés et la spéculation.


Le 8 janvier, l'occupation d'Habitat et Développement se concluait par une évacuation policière, et un refus de la Ville de Paris de toute discussion, le directeur de cabinet de Jean Yves Mano nous ayant enjoint de "nous démerder ".

Le 15 janvier, une centaine d'entre nous se sont donc invités à un débat organisé par la Ville sur "Le Logement des plus démunis " en présence de Patrick Doutreligne de la Fondation Abbé Pierre.

 

Nos deux communiqués ci dessous :

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logo_H&D_nouveau.JPGOCCUPATION d'HABITAT ET DEVELOPPEMENT

 

Les Mal Logés en Colère sont donc aujourd'hui au siège d'Habitat et Développement, cette « réussite «  , vantée à la fois par Bertrand Delanoe et Christine Boutin tardant à avoir des effets ailleurs que dans les communiqués de presse.

 

Malgré des campagnes de communication couteuses et omniprésentes, malgré les fonds versés aux associations censées développer ce dispositif à Paris, seuls 220 logements  avec un bail précaire ont été débloqués en un an et demi, soit moins de quinze par mois. La plupart sont de petits logements, et ne répondent donc pas aux besoins criants des familles franciliennes. Ce dispositif côute très cher, peut-être un peu moins que les hôtels, mais rien n'est moins sûr, si en plus des loyers un peu inférieurs au prix du marché,  l'on compte les déductions d'impôts de 30 pour cent sur les revenus dégagés par les loyers, les travaux de remise en état totalement pris en charge, le coût de la « médiation », et les possibilités de subvention de travaux lourds ouverts par l'ANAH. Autant d'argent pris sur le budget du logement social, pour une solution qui ne met à terme aucun HLM sur le marché.

 

Mais effectivement, pour les concerné€s c'est toujours mieux que l'hôtel, la rue ou un hébergement précaire. Seulement comme toutes les mesures annoncées en grande pompe, pour pallier aux hébergements pourris, les mal logé(e)s en voient peu la couleur : hébergements de « stabilisation » , maisons relais, résidences sociales, lorsqu'on lit la communication des Ministères et des collectivités territoriales, on se demande pourquoi des gens meurent dans la rue, pourquoi les logements insalubres trouvent encore preneur, pourquoi les hôtels sont toujours pleins.

 

C'est simple : il ne s'agit toujours que de quelques hébergements témoins qu'on fait visiter à la presse en leur promettant des milliers d'autres pour la suite, qui ne viennent jamais.

 

Résultat : pour les mal logés en urgence, c'est toujours rien.

 

Nous sommes donc venus exiger des solutions immédiates, des Solibail tout de suite pour ceux qui le souhaitent , et si ce n'est pas possible un vrai logement maintenant !

 

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Que Faire à Paris pour le relogement des plus démunis ?

Des logements sociaux maintenant, évidemment !

 

img_21262-90x130.jpgLe Collectif Mal Logés en Colère s'invite aujourd'hui au débat organisé par la Délégation à la Politique de la Ville et à l'Intégration de la Ville de Paris, en présence de Patrick Doutreligne, président de la Fondation Abbé Pierre. Dans les médias, Bertrand Delanoe avait annoncé que Mr Doutreligne et la Fondation Abbé Pierre seraient chargés de l'Observatoire Parisien de la Politique du Logement.

 

Les mal logés ne sont-ils pas parmi les mieux placés pour répondre à la question posée dans ce débat organisé par les responsables de la politique du Logement à Paris ?

 

Ce n'est manifestement pas ce que pensent les élus parisiens qui la mettent en œuvre, mais traitent avec le plus profond mépris les collectifs de mal logés qui osent mettre en doute ses résultats.

 

Ainsi, une grande part de ce débat sera certainement consacrée à la mise en œuvre du dispositif « Louez Solidaires », censé permettre à des mal logés en situation d'errance ou en hébergements précaires d'accéder à des logements avec bail précaire , en attendant un éventuel relogement dans le parc social.

Ce dispositif offre aux propriétaires des travaux de remise en état gratuit, des déductions d'impôts très avantageuses. Les propriétaires bénéficient par ailleurs d'un « accompagnement » sans failles, proposé par l'association Habitat et Développement, qui dispose de fonds publics sur le budget du logement pour leur offrir ce service.

 

Nous sommes allés le 8 janvier demander collectivement à Habitat et Développement de permettre aux mal logés d'accéder à ce dispositif.

En effet, au-delà des annonces médiatiques, l'immense majorité des mal logées concernés n'a même pas la possibilité de déposer un dossier : les travailleurs sociaux surchargés des quartiers populaires parisiens n'ont tout simplement pas le temps de traiter les demandes.

 

Contrairement à ce qui est dit, ce dispositif ne s'adresse pas à tous les mal logés en urgence, mais uniquement à ceux qui vivent en hôtel : les habitants des taudis, les hébergés de manière très précaires, la plupart des SDF en sont exclus ! Et même pour les résidents en hôtel, ceux qui sont contraints de survivre dans les plus dangereux, ceux dont les services sociaux de la Ville refusent le financement des nuitées sont interdits de dispositif !

 

Le 8 janvier, nous avons été expulsés par la police. Habitat et Développement nous a indiqué qu'elle s'occupait des propriétaires, pas des mal logés. L'association a tenté de nous obtenir un rendez –vous avec l'adjoint au Logement mais son directeur de cabinet nous a fait savoir par téléphone que nos problèmes ne l'intéressaient pas et que « nous n'avions qu'à nous démerder (sic) tous seuls ».

 

Voilà la réalité de ce dispositif, celles que vivent au quotidien les mal logés de notre collectif et les autres, pendant que les élus se vantent de sa réussite ( 200 logements en bail précaire et pour quel prix de revient ?)

 

Depuis cinq ans, ni le mépris, ni les évacuations policières ordonnées par les élus de la Ville, ni l'expulsion de notre local du 19ème arrondissement également du fait de la Ville, ne nous ont empêché de continuer notre lutte, notamment en dénonçant au grand jour le décalage entre les effets d'annonce et la réalité des politiques menées.

 

Nous continuons, parce que le relogement des « plus démunis », qu'on nous présente comme un problème insoluble n'est qu'une question de volonté dans une des Villes les plus riches du monde qui ne peut prétendre manquer de moyens pour le mettre en œuvre immédiatement.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS TOUT DE SUITE

 

20:30 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : solibail, louez solidaires, logement, paris, habitat et développement, doutreligne | | |  Facebook

jeudi, 29 mai 2008

Loi DALO: le grand bluff

LOI DALO: Le grand Bluff

 

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Intervention collective des mal logés en colère à l'assemblée générale du Conseil National des Villes.


Aujourd'hui, l'assemblée générale du Conseil National des Villes devait notamment aborder "les problèmes soulevés par l'application de la loi DALO ", en présence de Mme Boutin, Ministre du Logement.

En toute logique, nous étions une centaine de mal logés à nous être invités à cette Assemblée Générale. Qui, mieux que les concernés peut évoquer les problèmes crées par cette loi, pourtant censée résoudre la crise du logement dans les meilleurs délais ?

Quatre mois après sa mise en place, nous constatons déjà que la loi DALO ne résoud rien au quotidien.

Au contraire, la loi DALO ne fait que complexifier et ralentir les processus de relogement.


Avant cette loi, les Préfectures avaient déjà des obligations de relogement légales, qu'elles ne tenaient pas, notamment en matière d'insalubrité. Aujourd'hui, pour faire reconnaitre ces obligations, il faut passer par le filtre d'une commission de médiation, puis éventuellement au Tribunal.

Concrètement en région parisienne, les mal logés qui ont déposé des dossiers au mois de février n'ont même pas encore l'attestation de dépôt !

La loi DALO est donc un filtre, une procédure de tri entre les mal logés: les critères très restrictifs permettent de déclarer non prioritaires des milliers de dossiers. Ainsi il faut être en hébergement d'urgence depuis plus de six mois pour pouvoir éventuellement être reconnu prioritaire par la commission de médiation.

Alors que l'accès au logement social était un droit conditionné au niveau de ressources, la loi DALO ne tient aucun compte de certaines catégories de mal logés, notamment ceux dont le loyer dans le privé leur laisse à peine de quoi survivre.

D'autres critères parfaitement subjectifs et arbitraires comme "la bonne foi" ou "la nécessité sociale d'un passage préalable par l'hébergement" permettent aussi d'exclure certains mal logés.

La loi DALO, bien loin d'adapter l'offre à la demande de logements sociaux, fait exactement l'inverse: l'investissement dans les vrais logements sociaux n'augmente pas, des dizaines de milliers de logements sont détruits chaque année, le 1% patronal finance désormais du loyer libre. La loi DALO en définissant des mal logés "prioritaires " et d'autres qui ne le seraient pas vise bien à accompagner cette politique.

Mal logés de toutes conditions, nous sommes donc venus rappeler aux élus du Conseil National des Villes et à Mme Boutin, que le logement social a pour vocation de permettre à tous ceux qui ont des revenus modestes d'être logés à bon marché.

1078627273.jpg Mme Boutin a préféré attendre notre départ, dans sa voiture blindée, ce qui n'est pas très étonnant de la part d'une Ministre qui ne reloge même pas les mal logés qui répondent aux critères pourtant restrictifs définis par la loi DALO. Après de longues négociations avec plusieurs membres de son cabinet, une réunion dans l'urgence a cependant été obtenue.

Le maire de Vaux en Velin et la maire du Havre, également à la présidence et à la vice présidence du CNLV se sont également engagés à rendre publiques nos critiques et la réalité de la loi DALO , telles que les concernés la vivent.

Nous continuerons à venir publiquement à la rencontre de Mme Boutin, Ministre du Logement qui ne veut pas voir les mal logés.

16:46 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dalo, boutin, conseil national des villes, mal logés, logement social, crise du logement | | |  Facebook

 
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