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jeudi, 10 octobre 2013

Les mal-logés rendent visite au porte-parole d'Anne Hidalgo

A l'occasion des élections municipales , les demandeurs de logement parisiens continuent leur campagne. Après nous êtres invités au QG de NKM, puis être allés à la rencontre des élus du 10ème et du 11ème, nous avons occupé ce matin la mairie du 14ème , dont le maire Pascal Cherki est porte-parole d'Anne Hidalgo. Il nous recevra dès demain.

 Anne Hidalgo est élue de la Ville depuis 2001, première adjointe à l'Urbanisme depuis 2008. Elle sait donc quels sont les problèmes des Parisiens en matière de logement. Son programme pour les municipales est déjà précis, et nous constatons avec colère et inquiétude que les maux des mal-logés y sont oubliés, comme le montrent les quelques exemples ci-dessous. Reflet de la politique du logement qui a été menée ces dernières années,qui a augmenté le nombre de demandeurs de logement.

 « Insalubrité » : en 2010, la Ville communiquait sur le traitement de 1000 immeubles enfin achevés. Seulement, si des taudis très voyants ont été éradiqués, l'insalubrité aujourd'hui, a pris une forme nouvelle, plus discrète : la pénurie de logements permet aux propriétaires de faire un chantage à l'expulsion pour louer des appartements dégradés et refuser de faire les travaux nécessaires. Les services préfectoraux et municipaux sont débordés par cette insalubrité diffuse et il devient de plus en plus difficile d'obtenir même un constat, sans parler du relogement.

«  Suroccupation » : actuellement, 25% des ménages parisiens sont concernés ! D'où une banalisation totale de ces situations, considérées comme un « pis aller » par les responsables politiques. Il est devenu courant, même au sein du logement social, de voir cohabiter trois générations d'adultes, et pour les actifs avec enfants, vivre dans un studio ou un deux-pièces hors de prix dans le privé est considéré comme normal. Pour les Parisiens modestes, une nouvelle catastrophe est en train de se jouer, la CAF ayant décidé de suspendre les allocations logement en cas de suroccupation.

« PLA-I » : derrière ce sigle, il y a la seule catégorie de logement social auxquels peuvent accéder plus de 70% des demandeurs de logement parisiens. Pendant les deux dernières mandatures, il a représenté moins de 20% de la production neuve, entraînant de fait une augmentation des loyers du logement social ( 30% en dix ans en France ).Le logement social neuf devient de plus en plus inaccessible pour les classes populaires, ce qui explique l'augmentation des demandes datant de plus de dix ans, certains demandeurs étant exclus des attributions éventuelles à cause du critère des ressources.

 Anne Hidalgo, pourtant centre son discours sur les « loyers maîtrisés » dans le privé pour loger les « classes moyennes ». Mais contrairement aux idées reçues, le logement social peut également accueillir les classes moyennes, d'ailleurs en France, les ménages aisés représentent actuellement 18% des locataires. Une politique massive de production de logements sociaux peut donc tout à fait être la solution pour les classes populaires et moyenne, que dans cette campagne, les deux candidates principales semblent vouloir opposer.

 Les mots « oubliés »  sont le reflet d'une situation où ce sont les mal-logés qui sont oubliés depuis des années. En témoigne la déclaration choquante d'Anne Hidalgo , à propos des SDF d'origine Rom, sur « Paris qui ne doit pas devenir un campement géant ». Mais lorsque le SAMU social répond à 25% des appels, lorsque les SDF sont renvoyés sur les salles d'attente des hôpitaux, lorsque Paris compte au moins 5000 SDF toutes origines confondues, la chasse aux tentes Queshua faite par la Préfecture empêche peut-être l'apparence du campement, pas sa réalité. Et stigmatiser une partie des SDF n'y changera rien.


Le porte-parole d'Anne Hidalgo reçoit la visite... par HLMPOURTOUS

13:40 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, pascal cherki, expulsions, sur-occupation, caf, roms | | |  Facebook

jeudi, 26 septembre 2013

Dans le 11éme comme ailleurs, le logement c'est maintenant !

Mettre le logement au cœur de la campagne des municipales, obtenir des résultats concrets maintenant et pas seulement des promesses pour demain, c'est l'objectif que nous comptons atteindre en allant réveiller les maires d'arrondissement par des manifestations ou des interpellations directes.

Après le 10ème arrondissement la semaine dernière, les mal-logés manifestent donc devant la mairie du 11ème.

Dans cet arrondissement, nous sommes plus de 7000 demandeurs de logement social officiellement inscrits.

L'insalubrité des logements , comme la sur-occupation y sont monnaie courante , si bien que même la présence de plomb ou d'amiante y est abordée comme une banalité dans les rendez-vous en mairie, l'urgence du relogement même en cas de problèmes de santé graves est un vœu pieux.

L'arrondissement concentre aussi les hébergements d'urgence , hôtels ou foyers . Dans les premiers on stagne des années dans des chambres payées à prix d'or, en s'entendant répéter qu'on n'a pas les moyens de payer un loyer qui serait pourtant beaucoup moins cher. Au lieu de reloger rapidement, la Mairie de Paris a prévu d' « expérimenter » le transfert de la « gestion hôtelière » des familles au SAMU Social. Un symbole fort, socialement on n'est évidemment pas considéré comme un Parisien comme les autres lorsqu'au lieu de voir son cas traité directement par le service départemental compétent, on voit une partie de sa situation sous-traitée à un organisme censé s'occuper au départ uniquement de l'errance urbaine.

Quant aux foyers du 11ème comme le Palais de la Femme, ils sont bien souvent , dans l'esprit des élus, la dernière étape du parcours, ceux qui ont la soit-disant chance d'avoir un hébergement sont censés s'en contenter pendant des années.

De la même manière, lorsque les générations s'entassent sous un même toit, du moment qu'il y a un toit....ce n'est pas vraiment une urgence.

Finalement à Paris, les élus se sont accoutumés à des formes massives de mal-logement : dans le 11ème comme ailleurs, on se félicite des nouveaux logements sociaux produits, on envisage comme Anne Hidalgo «  de poursuivre l'effort », et puis c'est tout. Mais avec un nombre de demandeurs de logement qui n'a cessé d'augmenter ces dernières années, il ne s'agit pas de « poursuivre l'effort », mais de prendre l'urgence à bras le corps, et tout de suite, au lieu de demander de fait, à une partie des Parisiens de s'accoutumer au mal-logement. Comment accepter que la seule innovation proposée par Anne Hidalgo concerne le logement intermédiaire, avec la création d'une agence spécifique, et que rien de neuf ne soit proposé pour le logement social, qui répond pourtant aux besoins de la majorité des Parisiens ,qu'ils aient des revenus modestes ou moyens ?

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

 


Paris, Mairie du 11éme, NON AU MAL-LOGEMENT... par HLMPOURTOUS

15:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | | |  Facebook

jeudi, 19 septembre 2013

Dans le 10ème comme ailleurs, le logement, c'est maintenant !

Remi feraud, Anne Hidalgo, municipales 2014, logement paris, Paris Habitat OPH

L'accès au logement est la première préoccupation des Parisiens.

Pas étonnant dans ces conditions que les promesses sur ce sujet soient au coeur du discours des candidats en campagne électorale. Du côté NKM, que nous avons interpellé à son QG il y a quinze jours, on nous annonce des avancées pour les retraités et les actifs des classes moyennes. Du côté Anne Hidalgo, nos maires d'arrondissement comme la candidate nous promettent 30% de logements sociaux d'ici 2017.

Vendre du rêve, c'est le principe des campagnes électorales, rien que de très normal, mais en attendant, les mal-logés vivent toujours le cauchemar !

Et au vu de la situation actuelle, nous ne sommes pas dupes: si l'on veut que quelque chose de concret sorte maintenant et plus tard de toutes ces promesses, il faut que les premiers concernés se fassent entendre.

C'est ce que nous avons fait ce matin, dans le 10ème arrondissement , où un comité d'accueil revendicatif et déterminé d'une soixantaine de demandeurs de logement attendait le maire Rémi Feraud qui venait inaugurer le Centre d'Action Sociale , rue Bichat.

Beaucoup de policiers en renfort , mais à la finale un rendez-vous en mairie la semaine prochaine. Evidemment, si nous sommes prêts à discuter, les mots ne remplacent pas les actes , et dans l'attente, les mal-logés en lutte comptent bien se faire entendre à chaque occasion dans cette campagne municipale.


Paris 10ème, les mal-logés viennent voir le... par HLMPOURTOUS

Dans le 10ème comme ailleurs, le logement, c'est maintenant !!!

 Nous venons donc aujourd'hui à la rencontre de Rémi Ferraud, maire du 10ème arrondissement qui vient inaugurer le centre d'action sociale de la rue Bichat.

 Si nous venons manifester, ce n'est pas parce que la mairie refuserait de recevoir les demandeurs de logement de l'arrondissement : dans le 10ème, reconnaissons-le , on est reçu quand on veut. Individuellement, une permanence spéciale est dédiée aux demandeurs, où chaque mois, on trouvera un nouveau document à vous faire apporter. Collectivement, les membres du cabinet de Mr Feraud font preuve d'une courtoisie indéniable, et d'un souci sans failles du détail de chaque dossier .

On ressort toujours content et confiant des rendez-vous en mairie d'arrondissement. Seulement, ensuite il ne se passe jamais rien.

Ainsi, des habitants du 10ème exilés depuis des années en hôtel en banlieue voient leurs enfants scolarisés dans l'arrondissement se faire menacer d'être chassés de leur école. On avait exigé des ressources pour reloger, les deux parents travaillent, s'épuisent en heures de transport, mais cela ne change rien.

Des locataires de Paris Habitat OPH découvrent du plomb dans leur logement, reçoivent des courriers alarmants de la Préfecture sur l'insalubrité : à la mairie d'arrondissement, on affirme d'abord ne pas être au courant, puis l'on prétend ensuite que le locataire n'a pas fait toutes les démarches, et que de simples travaux pourraient peut-être régler la question. Sorti d'un logement insalubre pour être relogé dans un autre logement insalubre, les mal-logés se voient culpabilisés. Pas le maire , ni le principal bailleur social parisien qui a racheté à prix d'or des immeubles en mauvais état à la SAGI.

Les demandes de plus de dix ans ? C'est que le mal-logé n'est pas assez mal-logé.

L'enlisement dans une chambre minuscule d'une résidence sociale pour une personne seule qui pourrait parfaitement accéder à un logement autonome convenable ? C'est toujours mieux que la rue.

L'hébergement contraint chez des proches ? C'est très bien que la solidarité familiale remplisse son rôle, d'autres n'ont pas cette chance.

Une expulsion imminente à cause d'un congé pour vente ? L'expulsable peut continuer à payer des indemnités d'occupation , sans bail et dans la peur du lendemain, au pire il fera le 115, en attendant mieux.

 De toute façon, la mairie fait son maximum dans un « arrondissement très dense », nous dit-on. La preuve , avant l'été on inaugurait en grande pompe , en présence du maire et du Préfet, 82 nouveaux logements sociaux. Du moins, c'est ce que disait la presse. En réalité, il s'agit de 63 places en résidence sociale, donc de l'hébergement et de seulement 19 logements , dont aucun PLA-I. Il ne s'agit pas de contester les besoins éventuels en hébergements. Mais aujourd'hui, si les hébergements sont saturés, c'est bien parce qu'il n'y a pas de logements sociaux au bout de la chaîne.

En ce début de campagne électorale , tous les élus, tous les maires sont prêts à recevoir et à écouter les mal-logés. Malheureusement, dans le 10ème comme ailleurs, nombreux sont ceux , parmi nous, qui ont été « écoutés » en 2008 et n'en sont pas moins mal-logés aujourd'hui. L'accès au logement est la première préoccupation des Parisiens, et si les demandeurs officiellement inscrits sont « seulement » 126 000 , c'est aussi parce que beaucoup d'habitants ont renoncé à faire une demande, au fil des années, à force de non-réponses.

Mais la lutte des mal-logés perdure, on ne nous aura pas à l'usure. Et nous n'attendrons pas 2017 et ses éventuels 30% de logements sociaux promis par Mr Féraud et ses alliés pour exiger nos droits.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

14:26 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : remi feraud, anne hidalgo, municipales 2014, logement paris, paris habitat oph | | |  Facebook

 
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