web analytics

Avertir le modérateur

jeudi, 24 octobre 2013

Dans le 18ème comme ailleurs, les mal-logés n'attendront pas 2030.

Ce matin, les mal-logés ont manifesté longuement devant le centre communal d'action sociale du 18ème arrondissement, rue Ordener, avant la remise du label Qualiparis  par le maire et son 1er adjoint Eric Lejoindre au CCAS.

Dans le 18ème comme ailleurs, le nombre de demandeurs de logement ne cesse d'augmenter, il atteint 13 000 foyers cette année. Comme partout , la rénovation urbaine et la hausse des loyers ont eu raison du parc social de fait. Les appartements insalubres sont toujours nombreux, les hôtels meublés aussi, et faute de relogement, une partie des habitants de l'arrondissement est désormais ballotée dans les hébergements d'urgence de banlieue. La suroccupation frappe de plus en plus de foyers.

Face à l'urgence absolue du mal-logement, les derniers engagements d'Anne Hidalgo exposés par son porte-parole et élu du 18ème arrondissement , Ian Brossat sont assez inquiétants: en effet, alors que la nécessité de solutions immédiates et d'une politique de production massive à court terme est une évidence, si l'on entend faire respecter le droit au logement, la candidate et son équipe nous parlent de 30% de logements  sociaux ...en 2030. Mais une mandature municipale dure sept ans, et le mal-logement c'est maintenant pour les Parisiens: c'est au présent le droit au logement doit être effectif.

Reçus à l'issue de la manifestation par Mme Claudine Bouygues, adjointe de l'arrondissement et élue au Conseil de Paris, nous lui avons fait part de notre détermination à mettre le logement social au coeur de la campagne et à voir enfin prises en compte nos urgences.


Paris 18ème: les mal-logés s'invitent dans la... par HLMPOURTOUS


Le tract diffusé sur place

30 % de logements sociaux en 2030, oui mais en attendant ?

Le collectif des mal-logés en colère vient à la rencontre des élus du 18ème arrondissement à l'occasion de la remise du label Qaliparis au centre d'action sociale de la rue Ordener. L'un des élus de l'arrondissement est Ian Brossat, nouveau porte-parole de la campagne d'Anne Hidalgo, qui a justifié son ralliement notamment par l'engagement de 30% de logements sociaux à Paris, d'ici 2030.

Pour les demandeurs de logement, cet engagement sur le très long terme est loin d'être suffisant et rassurant : de fait, face aux urgences du mal-logement, comment se satisfaire d'une promesse censée aboutir dans seize ans, quand les annonces précises pour la prochaine mandature sont absentes ? Lors des dernières conférences de presse d'Anne Hidalgo sur le sujet, notamment celle de mardi dernier dans le 17ème arrondissement, on entend beaucoup parler de la nécessité de construire « partout en Ile de France », de « métropoliser la question du logement », mais beaucoup moins d'opérations concrètes et rapides pouvant permettre de reloger les Parisiens en attente !

Actuellement, s'il y a bien un point sur lequel les analyses des mal-logés et des travailleurs sociaux se recoupent, c'est sur la situation catastrophique et l'impuissance auxquels les seconds sont confrontés quotidiennement dans leur travail face à nos demandes : toutes les procédures de relogement, accords collectifs ou DALO sont saturées et bloquées, et le mal-être et le stress au travail sont énorme pour des travailleurs sociaux qui, presque quotidiennement, sont obligés d'informer leurs usagers qu'ils ne peuvent même rien faire pour un simple hébergement.

Dans un arrondissement comme le 18ème, les élus ont souvent la fameuse « mixité sociale » comme priorité et sont réticents à faire des logements sociaux PLA-I ( les seuls dont les plafonds de loyer correspondent aux revenus modestes de plus de 70% des demandeurs ) à la hauteur de la demande. Le problème est que la mixité sociale ne marche que dans un sens depuis deux mandatures : à l'Ouest parisien, la construction de nouveaux logements est évidemment dérisoire, et toujours difficile et très chère. C'est d'ailleurs vrai au sein même des arrondissements : il suffit de consulter la carte de la production dans le 18ème pour constater qu'évidemment très peu de programmes sont réalisés dans la partie Montmartre , et que la zone y est classée très déficitaire.

Nous sommes donc venus manifester aujourd'hui , d'abord pour rappeler l'urgence d'agir maintenant pour les mal-logés, indépendamment des échéances électorales, mais aussi pour obtenir des réponses concrètes, des engagements précis à court terme et pas pour 2030.

15:59 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : label qualiparis, eric lejoindre | | |  Facebook

jeudi, 10 octobre 2013

Les mal-logés rendent visite au porte-parole d'Anne Hidalgo

A l'occasion des élections municipales , les demandeurs de logement parisiens continuent leur campagne. Après nous êtres invités au QG de NKM, puis être allés à la rencontre des élus du 10ème et du 11ème, nous avons occupé ce matin la mairie du 14ème , dont le maire Pascal Cherki est porte-parole d'Anne Hidalgo. Il nous recevra dès demain.

 Anne Hidalgo est élue de la Ville depuis 2001, première adjointe à l'Urbanisme depuis 2008. Elle sait donc quels sont les problèmes des Parisiens en matière de logement. Son programme pour les municipales est déjà précis, et nous constatons avec colère et inquiétude que les maux des mal-logés y sont oubliés, comme le montrent les quelques exemples ci-dessous. Reflet de la politique du logement qui a été menée ces dernières années,qui a augmenté le nombre de demandeurs de logement.

 « Insalubrité » : en 2010, la Ville communiquait sur le traitement de 1000 immeubles enfin achevés. Seulement, si des taudis très voyants ont été éradiqués, l'insalubrité aujourd'hui, a pris une forme nouvelle, plus discrète : la pénurie de logements permet aux propriétaires de faire un chantage à l'expulsion pour louer des appartements dégradés et refuser de faire les travaux nécessaires. Les services préfectoraux et municipaux sont débordés par cette insalubrité diffuse et il devient de plus en plus difficile d'obtenir même un constat, sans parler du relogement.

«  Suroccupation » : actuellement, 25% des ménages parisiens sont concernés ! D'où une banalisation totale de ces situations, considérées comme un « pis aller » par les responsables politiques. Il est devenu courant, même au sein du logement social, de voir cohabiter trois générations d'adultes, et pour les actifs avec enfants, vivre dans un studio ou un deux-pièces hors de prix dans le privé est considéré comme normal. Pour les Parisiens modestes, une nouvelle catastrophe est en train de se jouer, la CAF ayant décidé de suspendre les allocations logement en cas de suroccupation.

« PLA-I » : derrière ce sigle, il y a la seule catégorie de logement social auxquels peuvent accéder plus de 70% des demandeurs de logement parisiens. Pendant les deux dernières mandatures, il a représenté moins de 20% de la production neuve, entraînant de fait une augmentation des loyers du logement social ( 30% en dix ans en France ).Le logement social neuf devient de plus en plus inaccessible pour les classes populaires, ce qui explique l'augmentation des demandes datant de plus de dix ans, certains demandeurs étant exclus des attributions éventuelles à cause du critère des ressources.

 Anne Hidalgo, pourtant centre son discours sur les « loyers maîtrisés » dans le privé pour loger les « classes moyennes ». Mais contrairement aux idées reçues, le logement social peut également accueillir les classes moyennes, d'ailleurs en France, les ménages aisés représentent actuellement 18% des locataires. Une politique massive de production de logements sociaux peut donc tout à fait être la solution pour les classes populaires et moyenne, que dans cette campagne, les deux candidates principales semblent vouloir opposer.

 Les mots « oubliés »  sont le reflet d'une situation où ce sont les mal-logés qui sont oubliés depuis des années. En témoigne la déclaration choquante d'Anne Hidalgo , à propos des SDF d'origine Rom, sur « Paris qui ne doit pas devenir un campement géant ». Mais lorsque le SAMU social répond à 25% des appels, lorsque les SDF sont renvoyés sur les salles d'attente des hôpitaux, lorsque Paris compte au moins 5000 SDF toutes origines confondues, la chasse aux tentes Queshua faite par la Préfecture empêche peut-être l'apparence du campement, pas sa réalité. Et stigmatiser une partie des SDF n'y changera rien.


Le porte-parole d'Anne Hidalgo reçoit la visite... par HLMPOURTOUS

13:40 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, pascal cherki, expulsions, sur-occupation, caf, roms | | |  Facebook

jeudi, 26 septembre 2013

Dans le 11éme comme ailleurs, le logement c'est maintenant !

Mettre le logement au cœur de la campagne des municipales, obtenir des résultats concrets maintenant et pas seulement des promesses pour demain, c'est l'objectif que nous comptons atteindre en allant réveiller les maires d'arrondissement par des manifestations ou des interpellations directes.

Après le 10ème arrondissement la semaine dernière, les mal-logés manifestent donc devant la mairie du 11ème.

Dans cet arrondissement, nous sommes plus de 7000 demandeurs de logement social officiellement inscrits.

L'insalubrité des logements , comme la sur-occupation y sont monnaie courante , si bien que même la présence de plomb ou d'amiante y est abordée comme une banalité dans les rendez-vous en mairie, l'urgence du relogement même en cas de problèmes de santé graves est un vœu pieux.

L'arrondissement concentre aussi les hébergements d'urgence , hôtels ou foyers . Dans les premiers on stagne des années dans des chambres payées à prix d'or, en s'entendant répéter qu'on n'a pas les moyens de payer un loyer qui serait pourtant beaucoup moins cher. Au lieu de reloger rapidement, la Mairie de Paris a prévu d' « expérimenter » le transfert de la « gestion hôtelière » des familles au SAMU Social. Un symbole fort, socialement on n'est évidemment pas considéré comme un Parisien comme les autres lorsqu'au lieu de voir son cas traité directement par le service départemental compétent, on voit une partie de sa situation sous-traitée à un organisme censé s'occuper au départ uniquement de l'errance urbaine.

Quant aux foyers du 11ème comme le Palais de la Femme, ils sont bien souvent , dans l'esprit des élus, la dernière étape du parcours, ceux qui ont la soit-disant chance d'avoir un hébergement sont censés s'en contenter pendant des années.

De la même manière, lorsque les générations s'entassent sous un même toit, du moment qu'il y a un toit....ce n'est pas vraiment une urgence.

Finalement à Paris, les élus se sont accoutumés à des formes massives de mal-logement : dans le 11ème comme ailleurs, on se félicite des nouveaux logements sociaux produits, on envisage comme Anne Hidalgo «  de poursuivre l'effort », et puis c'est tout. Mais avec un nombre de demandeurs de logement qui n'a cessé d'augmenter ces dernières années, il ne s'agit pas de « poursuivre l'effort », mais de prendre l'urgence à bras le corps, et tout de suite, au lieu de demander de fait, à une partie des Parisiens de s'accoutumer au mal-logement. Comment accepter que la seule innovation proposée par Anne Hidalgo concerne le logement intermédiaire, avec la création d'une agence spécifique, et que rien de neuf ne soit proposé pour le logement social, qui répond pourtant aux besoins de la majorité des Parisiens ,qu'ils aient des revenus modestes ou moyens ?

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

 


Paris, Mairie du 11éme, NON AU MAL-LOGEMENT... par HLMPOURTOUS

15:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu