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jeudi, 19 septembre 2013

Dans le 10ème comme ailleurs, le logement, c'est maintenant !

Remi feraud, Anne Hidalgo, municipales 2014, logement paris, Paris Habitat OPH

L'accès au logement est la première préoccupation des Parisiens.

Pas étonnant dans ces conditions que les promesses sur ce sujet soient au coeur du discours des candidats en campagne électorale. Du côté NKM, que nous avons interpellé à son QG il y a quinze jours, on nous annonce des avancées pour les retraités et les actifs des classes moyennes. Du côté Anne Hidalgo, nos maires d'arrondissement comme la candidate nous promettent 30% de logements sociaux d'ici 2017.

Vendre du rêve, c'est le principe des campagnes électorales, rien que de très normal, mais en attendant, les mal-logés vivent toujours le cauchemar !

Et au vu de la situation actuelle, nous ne sommes pas dupes: si l'on veut que quelque chose de concret sorte maintenant et plus tard de toutes ces promesses, il faut que les premiers concernés se fassent entendre.

C'est ce que nous avons fait ce matin, dans le 10ème arrondissement , où un comité d'accueil revendicatif et déterminé d'une soixantaine de demandeurs de logement attendait le maire Rémi Feraud qui venait inaugurer le Centre d'Action Sociale , rue Bichat.

Beaucoup de policiers en renfort , mais à la finale un rendez-vous en mairie la semaine prochaine. Evidemment, si nous sommes prêts à discuter, les mots ne remplacent pas les actes , et dans l'attente, les mal-logés en lutte comptent bien se faire entendre à chaque occasion dans cette campagne municipale.


Paris 10ème, les mal-logés viennent voir le... par HLMPOURTOUS

Dans le 10ème comme ailleurs, le logement, c'est maintenant !!!

 Nous venons donc aujourd'hui à la rencontre de Rémi Ferraud, maire du 10ème arrondissement qui vient inaugurer le centre d'action sociale de la rue Bichat.

 Si nous venons manifester, ce n'est pas parce que la mairie refuserait de recevoir les demandeurs de logement de l'arrondissement : dans le 10ème, reconnaissons-le , on est reçu quand on veut. Individuellement, une permanence spéciale est dédiée aux demandeurs, où chaque mois, on trouvera un nouveau document à vous faire apporter. Collectivement, les membres du cabinet de Mr Feraud font preuve d'une courtoisie indéniable, et d'un souci sans failles du détail de chaque dossier .

On ressort toujours content et confiant des rendez-vous en mairie d'arrondissement. Seulement, ensuite il ne se passe jamais rien.

Ainsi, des habitants du 10ème exilés depuis des années en hôtel en banlieue voient leurs enfants scolarisés dans l'arrondissement se faire menacer d'être chassés de leur école. On avait exigé des ressources pour reloger, les deux parents travaillent, s'épuisent en heures de transport, mais cela ne change rien.

Des locataires de Paris Habitat OPH découvrent du plomb dans leur logement, reçoivent des courriers alarmants de la Préfecture sur l'insalubrité : à la mairie d'arrondissement, on affirme d'abord ne pas être au courant, puis l'on prétend ensuite que le locataire n'a pas fait toutes les démarches, et que de simples travaux pourraient peut-être régler la question. Sorti d'un logement insalubre pour être relogé dans un autre logement insalubre, les mal-logés se voient culpabilisés. Pas le maire , ni le principal bailleur social parisien qui a racheté à prix d'or des immeubles en mauvais état à la SAGI.

Les demandes de plus de dix ans ? C'est que le mal-logé n'est pas assez mal-logé.

L'enlisement dans une chambre minuscule d'une résidence sociale pour une personne seule qui pourrait parfaitement accéder à un logement autonome convenable ? C'est toujours mieux que la rue.

L'hébergement contraint chez des proches ? C'est très bien que la solidarité familiale remplisse son rôle, d'autres n'ont pas cette chance.

Une expulsion imminente à cause d'un congé pour vente ? L'expulsable peut continuer à payer des indemnités d'occupation , sans bail et dans la peur du lendemain, au pire il fera le 115, en attendant mieux.

 De toute façon, la mairie fait son maximum dans un « arrondissement très dense », nous dit-on. La preuve , avant l'été on inaugurait en grande pompe , en présence du maire et du Préfet, 82 nouveaux logements sociaux. Du moins, c'est ce que disait la presse. En réalité, il s'agit de 63 places en résidence sociale, donc de l'hébergement et de seulement 19 logements , dont aucun PLA-I. Il ne s'agit pas de contester les besoins éventuels en hébergements. Mais aujourd'hui, si les hébergements sont saturés, c'est bien parce qu'il n'y a pas de logements sociaux au bout de la chaîne.

En ce début de campagne électorale , tous les élus, tous les maires sont prêts à recevoir et à écouter les mal-logés. Malheureusement, dans le 10ème comme ailleurs, nombreux sont ceux , parmi nous, qui ont été « écoutés » en 2008 et n'en sont pas moins mal-logés aujourd'hui. L'accès au logement est la première préoccupation des Parisiens, et si les demandeurs officiellement inscrits sont « seulement » 126 000 , c'est aussi parce que beaucoup d'habitants ont renoncé à faire une demande, au fil des années, à force de non-réponses.

Mais la lutte des mal-logés perdure, on ne nous aura pas à l'usure. Et nous n'attendrons pas 2017 et ses éventuels 30% de logements sociaux promis par Mr Féraud et ses alliés pour exiger nos droits.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

14:26 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : remi feraud, anne hidalgo, municipales 2014, logement paris, paris habitat oph | | |  Facebook

vendredi, 06 septembre 2013

Les mal-logés apportent les vrais chiffres du logement à NKM

Une quarantaine de mal-logés ont rendu ce matin une visite surprise au QG de Natalie Kosciusko-Morizet , rue de La Lune, dans le 2ème arrondissement.
 
Une manifestation destinée à remettre les pendules à l'heure en ce début de campagne pour les élections municipales: en effet, Mme Kosciusko-Morizet semble ne pas avoir les bonnes  informations sur le mal-logement à Paris.
 
A de nombreuses reprises , elle a en effet déclaré que la mairie avait privilégié le "logement très social dans la capitale" ne permettant qu'aux plus riches et aux plus pauvres de se loger. Pour les très riches, c'est vrai, pour les Parisiens modestes et pauvres, ces déclarations sont un comble, comme nous le démontrons, chiffres à l'appui dans le communiqué ci-dessous.
 
Manifestement embarrassé par la manifestation, le directeur de campagne de Mme Kosciusko-Morizet , , Jean-Didier Bertault, également conseiller de Paris et élu du 17ème nous a reçu très rapidement pour nous proposer un rendez-vous vendredi prochain.
 
Ce sera pour nous l'occasion d'évoquer la situation dans l'Ouest Parisien, où beaucoup d' d'arrondissements, gérés par des maires qui sont aussi des soutiens de Mme Kosciusko-Morizet ont moins de 10 , voire 5 % de logement sociaux, ce qui pénalise en premier lieu les habitants et salariés modestes de ces arrondissements. Nous comptons également y rappeler que les 126 000 demandeurs de logement social ne sont pas des Parisiens de seconde zone et que nous ne serons pas les otages de polémiques politiciennes entre candidats.
 
Le drame du mal-logement à Paris doit être une priorité de la campagne.

Un logement pour tous !


 Paris: visite surprise chez NKM par HLMPOURTOUS


Le communiqué diffusé sur place

«  Une politique concentrée sur le logement très social à Paris » ? Où cela, Mme Kosciusko-Morizet ?

 

La campagne des élections municipales ne peut pas se faire sur le dos des 126 000 demandeurs de logement parisiens, ni sur l'ensemble des mal-logés. Voilà ce que nous sommes venus dire collectivement à la permanence publique de Mme Kosciusko- Morizet.

 Depuis le mois de juin et son premier déplacement de campagne , justement sur le thème du logement, les mêmes affirmations sont répétées encore et encore : la politique du logement à Paris ne serait utile qu'aux plus riches et aux « plus pauvres et aux plus aidées » . Mme Kosciusko-Morizet a aussi affirmé que la Mairie de Paris avait une politique « exclusivement concentrée sur le logement très social ».

 Aujourd'hui, à Paris, 70% au moins des 126 000 demandeurs de logement ( le délai moyen d'attente est de plus de dix ans ) ne peuvent accéder qu'à un logement très social ( PLA-I ). Or les PLA-I ne constituent que le quart de la production nouvelle entre 2001 et 2011, il y en a eu un peu plus de 13 000, et dans ce chiffre, il faut également comptabiliser les très nombreux hébergements temporaires.

 Dans ces conditions, présenter les salariés modestes, les précaires, les familles monoparentales, les retraités, brefs, toutes celles et ceux qui ont des ressources faibles, comme les privilégiés de la politique du logement, c'est un comble.

 La situation dramatique au niveau du logement touche certes des catégories sociales de plus en plus nombreuses et il ne s'agit pas de les opposer les unes aux autres : s'il y a besoin de logement intermédiaire, il faut en faire. Mais nous sommes venus rappeler à Mme Kosciusko-Morizet, ce qu'entraîne au quotidien le manque de logements très sociaux pour les Parisiens concernés : l'errance urbaine, l'insalubrité, la rue, les hébergements précaires, la suroccupation, et la privation du nécessaire pour pouvoir payer des loyers hors de prix. Dans ces conditions, nous ne pouvons pas laisser dire que nous sommes des privilégiés de la politique du logement.

Rappelons notamment que dans les arrondissements contrôlés par les maires qui soutiennent la candidature de Mme Kosciusko-Morizet, le taux de logements sociaux , toutes catégories confondues ne dépasse jamais 15%, et qu'il inférieur à 10% dans 6 arrondissements sur 8, et inférieur à 5% dans 5 d'entre eux.

Nous sommes donc venus rappeler ces réalités à Mme Kosciusko Morizet, avec des mal-logés des quartiers concernés.

Le drame du mal-logement, vécu par des centaines de milliers de Parisiens devrait être au cœur de la campagne des municipales , mais pour trouver des solutions en urgence, pas pour servir de sujet de polémiques aux candidatEs . Cela fait déjà deux mandatures que les mal-logés sont pris en tenaille entre Bertrand Delanöe et les maires de l'Ouest Parisien, avec le blocage de toutes les opérations de logement pendant des années, parce que les uns et les autres en font un sujet d'opposition médiatique.

Mal-logés , nous n'en sommes pas moins des Parisiens comme les autres : et nous avons droit à des réponses concrètes à nos problèmes. Nous sommes venus demander à Mme Kosciusko-Morizet quelles étaient les siennes

13:42 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : nkm, municipales 2014, anne hidalgo, expulsions, dalo, blocage des loyers, loi alur | | |  Facebook

jeudi, 06 juin 2013

Rue de la Banque: les mal-logés manifestent encore.

 

rue de la Banque.jpgNotre collectif a manifesté aujourd'hui à l'occasion de l'inauguration de l'immeuble de logements sociaux de la rue de la Banque , logements sociaux qui n'auraient jamais vu le jour sans la lutte des mal-logés. A l'époque, comme les autres organisations de lutte contre le mal-logement, une partie de nos membres , par ailleurs locataires d'hôtels insalubres , ont campé sur place pendant des semaines.

Aujourd'hui, les mal-logés étaient venus crier leur colère et leurs urgences, face au Maire de Paris, à son Adjoint au Logement Jean Yves Mano, au directeur général de Paris Habitat OPH, Stephane Dambrine, face à des élus qui, depuis la lutte de la rue de la Banque, n'ont pas pris les mesures nécessaires pour que cesse enfin le mal-logement.

Fêter la victoire de la rue de la Banque, c'est évidemment continuer la lutte , augmenter la pression sur nos politiques, qui refusent de faire du logement social une priorité absolue, de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour éradiquer le mal-logement.


Rue de la Banque: la lutte des mal-logés continue. par HLMPOURTOUS

Le communiqué diffusé sur place

Rue de la Banque : une victoire des mal-logés, mais la politique des élus n'a pas changé !

 

Bertrand Delanöe et ses élus viennent aujourd'hui inaugurer 18 logements sociaux qui n'auraient jamais vu le jour sans la mobilisation des mal-logés installés dans, et devant l'immeuble de la rue de la Banque, et qui ont affronté la répression et le mépris des pouvoirs publics à partir de 2007.

Si les luttes des mal-logés ont abouti à des victoires comme celles de la rue de la Banque, globalement , les pouvoirs publics n'ont pas mis en œuvre les moyens nécessaires pour que la crise du logement soit résorbée.

En 2007, les mal-logés de la rue de la Banque faisaient partie des 100 000 demandeurs de logement social de la capitale. En 2013, nous sommes 126 000.

En 2007, une partie des mal-logés de la rue de la Banque vivait dans des hôtels insalubres à Paris. En 2013, la Ville de Paris renvoie les familles à la rue vers le SAMU social. Celui-ci propose au mieux des hôtels en grande banlieue, et le plus souvent rien du tout ( jusqu'à 75 % de non réponses cet hiver, selon la FNARS ). Aujourd'hui des familles dorment à la rue chaque soir.

Nous sommes encore là aujourd'hui, car durant toutes ces années, le mal-logement n'a pas reculé massivement, parce que la production de logement social ne correspond toujours pas aux besoins des demandeurs de logement. Nous sommes là parce que près de 80% des 126 000 demandeurs ne peuvent accéder qu'à un PLA-I : or seuls 13 938 PLA-I ont été produits entre 2001 et 20011. Encore faut-il inclure dans ce chiffre, les places de foyer et d'hébergement d'urgence. Nous sommes là parce que seuls 15% des demandeurs peuvent accéder à un PLS, le plus cher des logements sociaux : or 14 660 logements PLS ont été construits entre 2001 et 2011*.

Ce décalage absurde et gigantesque entre les besoins et l'offre de nouveaux logements en terme de loyers aboutit aujourd'hui à ce que 78% des PLS soient attribués à des foyers en dessous des plafonds*. (*source : APUR)

Les congés pour vente et les expulsions qui vont avec continuent. Pire, au sein même du logement social, on trouve de la suroccupation, voire de l'insalubrité grave : certains logements de Paris Habitat OPH sont contaminés au plomb, les murs dévastés par l'humidité.

Nous sommes là parce que nous exigeons un vrai changement de politique à Paris, une vraie prise en compte des besoins des Parisiens mal-logés.

Nous sommes là pour que se multiplient partout les opérations de logements sociaux du type de celle de la rue de la Banque. Mais nous sommes là aussi pour dire à Bertrand Delanöe et à Anne Hidalgo dont il soutient la candidature à la mairie, que les mal-logés en ont assez du double discours face à leur lutte : se revendiquer solidaire sur une lutte médiatisée et fermer sa porte aux revendications le reste du temps, ça suffit. Ne laisser d'autre solution aux mal-logés que les squats, les campements, les occupations pour se faire entendre sur des droits qui devraient être respectés pour chacun , ça suffit.

Il y a quelques semaines, lors d'un rendez-vous avec le cabinet du Maire obtenu suite à notre intervention à l'inauguration du Louxor, on nous promettait de nous recontacter fin mai. Nous n'avons pas été recontactés. Les urgences se sont aggravées, nous sommes donc là aujourd'hui et nous exigeons toujours :

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, MAINTENANT

19:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : 24, rue de la banque, dalo, anne hidalgo, paris habitat oph | | |  Facebook

 
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