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samedi, 30 mars 2013

Convention Logement EELV: Cecile Duflot attendue par les mal-logés

2013-03-30 13.54.35.jpgIl y a deux semaines, soixante-dix mal-logés étaient évacués par la police et sans aucun dialogue d'une annexe du Ministère du Logement .

Nous sommes donc revenus aujourd'hui demander des comptes à Mme Duflot à l'occasion de la convention organisée par EELV Paris sur le logement, où la Ministre était annoncée à quatorze heures.

Manifestement avertis de notre venue, les élus EELV avaient sollicité un cordon de police pour interdire l'entrée de la réunion "ouverte à tous" aux premiers concernés. 

Devant notre détermination à manifester tout l'après-midi si besoin était, le Ministère nous a finalement proposé un rendez-vous pour la semaine prochaine avec un membre du cabinet de Mme Duflot. 

Ce sera l'occasion pour nous de porter notre colère et notre incompréhension devant l'absence d'une vraie politique du logement social, et le refus de mettre en oeuvre des moyens massifs pour résorber le mal-logement .


                         Convention-Logement EELV : les mal-logés... par HLMPOURTOUS


Le tract diffusé sur place


Les mal-logés viennent rappeler ses engagements à leur Ministre

 

Le 24 mai 2012, notre collectif de mal-logés interpellait Cecile Duflot sur la gravité de la situation et la nécessité impérative de mesures d'urgences, massives et rapides lors d'une réunion pour les élections législatives A l'AFP, Mme Duflot répondait « on ne peut pas tout changer en sept jours », et s'engageait à nous recevoir en personne, « au Ministère dans un cadre plus tranquille » « pour mettre cartes sur table ».

La Ministre du Logement n'a jamais honoré cet engagement, pris devant des dizaines de mal-logés, qu'apparemment il n'était pas grave de tromper avec de faux espoirs, et de surcroît, elle nous a envoyé les forces de l'ordre à chaque fois que nous sommes venus lui rappeler cet engagement.

L'affaire serait anecdotique si l'indifférence face aux attentes des mal-logés, et la répression comme réponse à leur situation catastrophique ne concernait que notre collectif. Ce n'est pas le cas.

 Au « meilleur » des cas, cet hiver , la moitié des appels au 115 n'ont abouti à aucune solution, même précaire, et le pourcentage des appels sans réponse est souvent monté jusqu'à 80%. Comme le dénonce Médecins du Monde, le plus souvent les réponses apportées étaient des hébergements de quelques jours, avec remise à la rue ensuite.

La construction et la production de vrais logements sociaux PLA-I en masse, la seule solution pour loger les classes populaires n'est absolument pas une priorité de l'Etat, et le budget alloué aux aides à la pierre est bien trop bas pour que les bailleurs et les collectivités territoriales choisissent de faire ce type de logements : encore une fois, les nouveaux logements sociaux seront en grande partie du PLS inacessibles à 75% des demandeurs. La seule annonce récente faire par Mr Hollande et Mme Duflot c'est la construction de logements « intermédiaires » supplémentaires, alors que les PLS souvent ne trouvent pas preneurs parce qu'ils sont trop chers

A l'automne, une vague d'expulsions locatives sans précédent , dénoncée par toutes les associations a eu lieu : une circulaire a été prise deux ou trois jours avant la fin de la trève d'hiver, après cette vague : mais elle ne concerne que les prioritaires DALO. Or obtenir le fameux label est un parcours du combattant, long, fastidieux et souvent impossible : près de la moitié des dossiers sont rejetés, bien plus dans certains départements.

 Pas de mesures d'urgence, pas de moyens massifs pour le moyen terme. Et toutes les portes fermées pour les mal-logés. Voilà le bilan de l'année passée.

 Mal logés en lutte, nous sommes venus aujourd'hui à la rencontre de notre Ministre, qui prétendait il y a un an, vouloir « discuter cartes sur table » avec nous.

 Nous sommes venus exiger ce que Madame Duflot considérait également comme le minimum, du temps où elle critiquait la politique de destruction du logement social et de mépris des mal-logés de son prédécesseur, Benoist Apparu : des moyens massifs pour du vrai logement social, des mesures d'urgence immédiates pour le relogement des mal-logés, l'arrêt de toutes les expulsions, et le dialogue social.

 Tant qu'il n'y aura pas eu de changement de politique réel, les mal-logés ne changeront pas non plus : nous sommes toujours en colère, et plus déterminés que jamais à obtenir l'égalité des droits et donc l'accès à un logement de qualité pour tous.

 

16:33 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, expulsions, réquisitions | | |  Facebook

jeudi, 07 mars 2013

Paris 19ème: le mal-logement doit être la priorité de François Dagnaud

Ce matin, les mal-logés ont manifesté devant la mairie du 19ème arrondissement, afin de se rappeler au bon souvenir du nouveau maire François Dagnaud.

Ces quinze dernières années, le 19ème arrondissement s'est transformé : en apparence, les nouveaux bâtiments ont éclos de partout. Mais les bureaux, les programmes de logements privés hors de prix, et les logements intermédiaires , les PLS inaccessibles à 75 % des mal logés représentent une grande partie de ces constructions, tandis que les rénovations des logements sociaux ont abouti à des augmentations de loyer au sein même du parc HLM.

Le résultat est connu : les habitants aux revenus modestes de l'arrondissement ont le choix entre partir ou survivre en suroccupation , même au sein du logement social , où les générations s'entassent dans un même appartement.

Sous couvert de mixité sociale, on a trop souvent fait comprendre aux personnes aux revenus modestes qu'ils n'étaient plus les bienvenus dans leur propre quartier.

Les mal-logés étaient donc là ce matin pour faire passer le message à leur nouveau maire : le logement est un des principaux problèmes rencontrés par les habitants du 19ème arrondissement, et il va bien falloir le résoudre, notamment en arrêtant de prioriser la construction de bureaux ( voir à ce sujet notre occupation de la SEMAVIP, la société d'aménagement de la Ville de Paris, chargée notamment des projets urbains concernant le 19ème).


Paris : Mairie du 19éme, les mal-logés sont en... par HLMPOURTOUS

14:31 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | | |  Facebook

jeudi, 24 janvier 2013

Politique de la Ville, politique de l'autruche: Quartiers en scène interdit aux mal-logés

2013-01-025.jpgLa Politique de la Ville, c'était le sujet de la journée "Quartiers en Scène " organisée au 104, rue d'Aubervilliers, dans le 19ème arrondissement. Le programme annonçait que le Maire de Paris et le Ministre de la Ville entre autres viendraient à 17h à la "rencontre des habitants des quartiers populaires", à l'occasion de l'évènement.

Pourtant, malgré cette intention affichée de dialogue, plusieurs cars de CRS étaient positionnés dès 15h autour du 104. Et les dizaines de mal-logés venus à la rencontre de leur Ministre et de leur Maire se sont vus refuser l'accès à un lieu public, dont l'entrée principale est restée fermée pendant plusieurs heures, tandis que les vigiles de la Mairie de Paris triaient sur le volet les invités autorisés à entrer par une porte de service. 

Au bout d'une heure de manifestation, la police venait nous transmettre un message du Maire et du Ministre: personne ne recevrait les mal-logés, nous n'avions qu'à rester dans le froid si bon nous semblait.

Mais les slogans de la manifestation parvenant jusqu'à l'intérieur du bâtiment , au bout d'une nouvelle heure de manifestation, un directeur de cabinet de Bertrand Delanöe nous proposait finalement de nous recevoir immédiatement.

Drôle de politique de la Ville , que celle qui consiste à obliger les habitants des quartiers populaires à rester des heures dans le froid, juste pour pouvoir faire état de leurs revendications aux responsables politiques.

Drôle de manière d'appliquer la "concertation" tant vantée par le Ministre de la Ville François Lamy, que celle qui consiste à envoyer la police aux mal-logés, qui aux dernières nouvelles sont également concernés par la Politique de la Ville.

En tout état de cause, ce n'est pas la politique de l'autruche qui règlera l'urgence sociale du mal-logement, et nous continuerons à nous mobiliser pour exiger que les centaines de milliers de demandeurs de logement d'Ile de France cessent d'être considérés comme des habitants de seconde zone.


                         François Lamy aux Quartiers en scène : les mal... par HLMPOURTOUS

Le tract diffusé sur place:

Politique de la Ville : les mal-logés ont-ils encore le droit d'habiter quelque part ?

 

Le Collectif des Mal Logés en Colère s'invite aujourd'hui à l'évènement « Quartiers en Scène » organisé par la Ville de Paris au 104, rue d'Aubervilliers, en présence du Maire, du Ministre de la Ville et de nombreux élus.

Aujourd'hui pour les centaines de milliers de mal-logés franciliens, la Politique de la Ville se résume à un seul mot : l'exclusion.

L'espoir d'obtenir le minimum, un logement décent s'éloigne au fur et à mesure des déclarations politiques : Jean Yves Mano a annoncé à l'automne que l'objectif de création de logements sociaux , déjà notoirement insuffisant au regard du nombre de demandeurs n'avait pas été tenu l'an dernier.

Lors de ses vœux à la presse, Cecile Duflot, Ministre du Logement, a commencé par déclarer qu'elle s'attendait à ce que « la situation soit pire en 2013. ».

Derrière ces déclarations , le réel , pour les mal-logés, c'est de voir leur demande rejetée par tous les interlocuteurs : les maires nous renvoient vers l'Etat , décrétant que l'urgence sociale n'est pas de leur ressort, l'Etat nous renvoie vers les bailleurs, arguant de leur pouvoir décisionnel sur leur parc, et les bailleurs nous rejettent la responsabilité sur les maires et leur refus de construire du logement social en masse, notamment à Paris.

Pour les 126 000 demandeurs de logement parisien, la Politique de la Ville se résume à un mur, de plus en plus grand, qui leur interdit tout accès à leurs droits. La sur-occupation, l'insalubrité, le coût des loyers, de plus en plus exorbitant, l'errance urbaine rend impossible toute vie professionnelle, toute stabilité scolaire et sociale, sans parler des atteintes à la santé.

Dans les quartiers populaires, ceux dont il est question aujourd'hui, l'augmentation des prix de l'immobilier, constante et démesurée, ne cesse de précipiter de nouveaux foyers dans la précarité du logement. Quelques dettes de loyers, un congé pour vente et c'est l'expulsion....Sans même la garantie d'un hébergement, puisque le SAMU Social ne répond plus qu'à un appel sur deux, et que l'Aide Sociale à l'Enfance oppose des ruptures de prise en charge des hébergements à un nombre croissant de familles.

 Nous venons interpeller nos politiques , parce que la réponse concrète à certaines questions urgentes ne peut plus attendre.

Le financement des 150 000 logements sociaux annuels promis par le gouvernement va-t-il être assuré , et ce alors que les experts du monde HLM comme les associations confirment que les fonds actuels ne permettront même pas d'atteindre les 100 000

Sur ces 150 000 logements, le nombre de PLA-I, qui pour l'instant plafonne à moins de 30% va-t-il être relevé à la hauteur des besoins réels , alors que 75% des demandeurs Franciliens ne peuvent accéder qu'à ce type de HLM

Quand les terrains et bâtiments parisiens dont la liste a été publiée à l'automne vont-ils être cédés pour faire du logement social ? La Ville de Paris va-t-elle augmenter la proportion de 40% dédiée aux HLM sur ces surfaces, notamment dans les quartiers riches, où va-t-elle ouvertement contrevenir à son objectif affiché de « mixité sociale » ?

Une Politique de la Ville sans réponse immédiate à ces questions ne peut-être qu'une politique qui exclut d'emblée une partie des habitants de la métropole, les reléguant dans le non-droit le plus absolu.

C'est pourquoi les mal-logés en lutte sont venus aujourd'hui chercher des réponses dans un événement où la revendication d'un logement pour tous maintenant a toute sa place.


20:07 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : françois lamy, anne hidalgo, quartiers en scène, politique de la ville, acse, vicelow, le 104 | | |  Facebook

 
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