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jeudi, 15 décembre 2011

Saint-Denis : les marchands de sommeil expulsent, la mairie s'en prend aux mal-logés.

Depuis quelques jours une centaine de familles hébergées dans deux hôtels de la Rue Jesse Owens, à Saint-Denis sont confrontées à une énième tentative d'expulsion illégale de la part de l'hôtelier. Celui-ci tente de leur extorquer des sommes invraisemblables pour le paiement des chambres.

 Dans ces deux hôtels, depuis des années , une partie des habitants est totalement abandonnée à son sort par l'Etat et les mairies : la Ville de Paris refuse de les prendre en charge, bien que les enfants soient scolarisés dans la capitale et qu'elles en soient originaires. Les services sociaux de la Seine Saint Denis , eux , les considèrent parisiennes et leur refusent également tous leurs droits.

 Du coté de l'Etat, le SAMU social qui était censé assurer un suivi les a laissés sans nouvelles pendant des mois, parfois des années, refusant notamment de leur délivrer des attestations d'hébergement nécessaires à leurs démarches. Récemment des travailleurs sociaux mandatés par la Préfecture sont venus faire remplir de longs questionnaires : parmi les demandes, certaines concernaient la vie privée des familles et n'avaient d'ailleurs rien à voir avec une procédure de relogement.

 Les travailleurs sociaux sont repartis, sans proposer aucune solution concrète. Aujourd'hui, les mal-logés des deux hôtels sont seuls face aux pressions du propriétaire.

 Notre collectif avait saisi Mr Stéphane Peu, maire adjoint de Saint-Denis et président de Plaine Commune Habitat de cette situation intenable dès le mois de janvier dernier. Au mois de mai, rien n'ayant avancé, nous sommes revenus collectivement en Mairie de Saint Denis. Mr Peu s'engagea alors à nous recevoir mais ne donna pas suite.

 Aujourd'hui, soit 7 mois plus tard, nous sommes revenus à une centaine témoigner de notre solidarité aux familles menacées d'expulsion et méprisées par les élus.

 Les élus de Saint-Denis ont fait procéder à une évacuation policière de la mairie et à un contrôle d'identité pour quelques uns d'entre nous. A Saint-Denis, manifestement, il vaut mieux être marchand de sommeil que mal-logé en lutte.

 Cela ne nous a pas empêché de continuer la manifestation à l'extérieur de la mairie, et de témoigner notre solidarité aux mal-logés expulsés d'immeubles insalubres rue Gabriel Péri, et qui campent dehors non loin de la mairie, puisqu'à eux non plus, aucune solution de logement n'a été proposée.

 La lutte continue, et nous ne laisserons pas expulser en silence.




Saint Denis : des mal-logés expulsés de la... par HLMPOURTOUS

16:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : saint denis, mal-logés, stéphane peu, didier paillard, expulsion, logement d'abord, dalo, marchand de sommeil | | |  Facebook

vendredi, 09 décembre 2011

Paris 10ème: quand la mairie diminue le nombre de nouveaux logements sociaux constructibles

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Plus de 70 mal-logés ont manifesté une grande partie de la matinée devant la mairie du 10ème arrondissement.

Le 10ème arrondissement compte 4000 demandeurs de logement inscrits au fichier de la Ville.

Mais chaque année , la marie d'arrondissement n'attribue qu'une quarantaine de logements sociaux, dont certains sont des PLS inaccessibles aux revenus modestes.

Le 10ème arrondissement ne compte que 10,3 % de logements sociaux, alors qu'il s'agit d'un des quartiers de Paris où la demande est la plus forte, et où se concentrent beaucoup de situations de mal-logement : hôtels meublés , appartements suroccupés et insalubres, expulsions programmées à cause des congés pour vente qui se multiplient dans un quartier où les prix à la vente ne cessent d'augmenter.

Pourtant des espaces se libèrent qui pourraient permettre de répondre à la demande : prochainement, une partie de l'hôpital Lariboisière va être reconstruite ailleurs. Mais la Ville de Paris, à la demande de l'AP-HP a déjà annoncé qu'elle modifierait le Plan Local d'Urbanisme afin que le nombre de logements sociaux soit moins important . En effet, l'AP-HP souhaite réaliser de meilleurs profits sur cette opération et vendre le maximum de terrain à des promoteurs immobiliers, donc pour du logement privé hors de prix ou des bureaux.

Le même scénario ne cesse d'être reproduit par les élus : devant les situations dramatiques des mal-logés, et l'insuffisance de la production de logement social, la Ville invoque perpétuellement le manque de foncier pour des logements neufs.

Mais lorsque du foncier existe, il y a toujours une bonne raison de réduire le nombre de vrais logements sociaux programmées : sur la ZAC Mc Donald dans le 19ème, la marie invoque la nécessité de la mixité sociale et le nombre de logements sociaux déjà élevé dans l'arrondissement pour privilégier bureaux, logements privé et PLS, les logements les plus chers du parc HLM.

Dans le 10ème, le faible nombre de logements sociaux devrait donc , dans le même objectif de mixité sociale inciter à la construction massive sur tout le foncier disponible : mais cette fois, c'est un autre prétexte qui est trouvé pour en faire le moins possible.

Dans ces conditions, les mal-logés n'ont pas à croire les discours municipaux selon lesquels le maximum est fait pour répondre à la demande, et ne peuvent que continuer leur lutte.

 


Paris, Mairie du 10ème, les mal-logés sont en... par HLMPOURTOUS

14:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : remi ferraud, paris, logement social, plu, fernand widal, ap-hp, sru, logement d'abord, delanoe | | |  Facebook

jeudi, 17 novembre 2011

Comment a t on vidé les caisses du logement social ? (interpellation de Marie Noëlle Lienemann)

Les mal-logés s'invitent au colloque
de la Fédération nationale des HLM coopératifs


Une centaine de mal-logés se sont invités ce matin au colloque " Logement et Economie Sociale", organisé à l'Institut Montsouris ( 75014) par la Fédération Nationale des Sociétés Coopératives de HLM et un important collecteur du 1% , Amallia. Dans ce colloque devait intervenir également Augustin Romanet , président de la Caisse des Dépôts et Consignations, le financeur du logement social.

Nous étions venus faire entendre notre colère devant toutes les décisions qui organisent le pillage des caisses du logement social: qu'il s'agisse des politiques de subventionnement aux gros propriétaires privés qui ne créent pas de logements bon marché, de la ponction faite sur les fonds du 1% par l'Etat pour des organismes comme l'ANRU, ou de la récente prise en charge des dettes de Dexia par la Caisse des Dépôts.

A quoi sert-il de discuter des solutions à la prétendue "crise du logement", quand dans le même temps, l'argent du logement social est employé à autre chose ? Quel colloque pourrait déboucher sur du concret, quand les caisses sont sciemment vidées ?

Mme Marie Noëlle Lienemann, vice-présidente de l'UESH, , présidente de la FNSCHLM, et sénatrice s'est engagée à nous recevoir sous huit jours, en présence d'un responsable d'Amallia, tandis qu'une délégation du collectif intervenait à la tribune.

Communiqué diffusé sur place ci dessous :


Les mal-logés interpellent Marie-Noelle... par HLMPOURTOUS

COMMENT ON A VIDE LES CAISSES DU LOGEMENT SOCIAL



Les mal-logés s'invitent aujourd'hui au colloque « Logement et économie sociale » , où interviendront notamment des responsables de la Caisse des Dépôts , dont son président Augustin Romanet, des bailleurs sociaux et des responsables d'une société du 1% pour cent Amallia.

Dans ce colloque , on cherchera sans doutes des solutions compliquées à une situation de crise que chacun des acteurs institutionnels du logement social s'accordera à trouver complexe.

Nous sommes venus pour dénoncer une chose très simple, la destruction en quelques années du dispositif de financement du logement social assuré par la Caisse des Dépôts.

 En 2008, nous occupions la banque Dexia pour dénoncer le renflouement à hauteur de 8 milliards d'euros pris sur l'argent public. Aujourd'hui, cette somme paraît bien dérisoire comparé à ce que la Caisse des Dépôts va dépenser pour compenser le nouvel effondrement de la même banque. Et une nouvelle fois, on nous raconte que c'est justement pour sauver le logement social et son financement qu'on vide ses caisses.

Petit à petit, les fonds du livret A sont détournés de leur objectif premier, le financement du logement social : au moment de l'élargissement de sa collecte, il avait été promis qu'une part fixe serait préservée à hauteur de 70% pour le logement, bien sûr cette promesse a fait long feu.
Le dernier plan de rigueur a amené les pouvoirs publics à dire la vérité sur le dispositif Scellier , avant sa suppression : celui ne résolvait rien à la crise du logement mais permettait aux promoteurs de s'enrichir. Mais combien d'argent gaspillé avant cette suppresssion ?
Le prêt à taux zéro , lui est maintenu, alors qu'il est avéré qu'il favorise surtout les ménages aisés, même si son périmètre est restreint au logement neuf , encore un cadeau aux promoteurs privés.
L'accession dite « sociale » à la propriété continue, et avec elle la vente des logements sociaux qui diminue un parc déjà dérisoire au regard des besoins.
La production des vrais logements sociaux , les PLA-I peut bien avoir augmenté de 10% en Ile de France, mais celle des PLS auxquels 75 pour cent des demandeurs ne peut accéder a elle bondi de 142%.
Les ponctions gouvernementales sur les fonds du 1% ont servi à financer des programmes comme ceux de l'ANRU , qui n'aboutissent pas à la production de logements sociaux en plus, bien au contraire. Et ces fonds en moins, sont aussi encore moins de chances pour les salariés cotisants d'obtenir un logement avec le 1%, surtout quand leurs revenus sont bas.


Bref, on vide les caisses du logement social, voilà la seule cause de la crise du logement. Les mal-logés n'ont pas d'autre choix que d'intervenir collectivement  partout ou les responsables, et au premier chef , ceux de la Caisse des Dépôts et les bailleurs sociaux qui appliquent cette politique , viennent prétendre qu'ils ne sont pour rien dans la catastrophe du mal-logement que nous vivons au quotidien.

 

Voir aussi : Les Mal-Logés en Colère occupent DEXIA

Occupation de la Caisse des Dépots et Consignations

ADOMA, la SNI et l'Etat doivent reloger

14:07 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dexia, lienemann, fnschlm, uesh, sni, osica, caisse des dépots, andre yché | | |  Facebook

 
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