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vendredi, 09 décembre 2011

Paris 10ème: quand la mairie diminue le nombre de nouveaux logements sociaux constructibles

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Plus de 70 mal-logés ont manifesté une grande partie de la matinée devant la mairie du 10ème arrondissement.

Le 10ème arrondissement compte 4000 demandeurs de logement inscrits au fichier de la Ville.

Mais chaque année , la marie d'arrondissement n'attribue qu'une quarantaine de logements sociaux, dont certains sont des PLS inaccessibles aux revenus modestes.

Le 10ème arrondissement ne compte que 10,3 % de logements sociaux, alors qu'il s'agit d'un des quartiers de Paris où la demande est la plus forte, et où se concentrent beaucoup de situations de mal-logement : hôtels meublés , appartements suroccupés et insalubres, expulsions programmées à cause des congés pour vente qui se multiplient dans un quartier où les prix à la vente ne cessent d'augmenter.

Pourtant des espaces se libèrent qui pourraient permettre de répondre à la demande : prochainement, une partie de l'hôpital Lariboisière va être reconstruite ailleurs. Mais la Ville de Paris, à la demande de l'AP-HP a déjà annoncé qu'elle modifierait le Plan Local d'Urbanisme afin que le nombre de logements sociaux soit moins important . En effet, l'AP-HP souhaite réaliser de meilleurs profits sur cette opération et vendre le maximum de terrain à des promoteurs immobiliers, donc pour du logement privé hors de prix ou des bureaux.

Le même scénario ne cesse d'être reproduit par les élus : devant les situations dramatiques des mal-logés, et l'insuffisance de la production de logement social, la Ville invoque perpétuellement le manque de foncier pour des logements neufs.

Mais lorsque du foncier existe, il y a toujours une bonne raison de réduire le nombre de vrais logements sociaux programmées : sur la ZAC Mc Donald dans le 19ème, la marie invoque la nécessité de la mixité sociale et le nombre de logements sociaux déjà élevé dans l'arrondissement pour privilégier bureaux, logements privé et PLS, les logements les plus chers du parc HLM.

Dans le 10ème, le faible nombre de logements sociaux devrait donc , dans le même objectif de mixité sociale inciter à la construction massive sur tout le foncier disponible : mais cette fois, c'est un autre prétexte qui est trouvé pour en faire le moins possible.

Dans ces conditions, les mal-logés n'ont pas à croire les discours municipaux selon lesquels le maximum est fait pour répondre à la demande, et ne peuvent que continuer leur lutte.

 


Paris, Mairie du 10ème, les mal-logés sont en... par HLMPOURTOUS

14:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : remi ferraud, paris, logement social, plu, fernand widal, ap-hp, sru, logement d'abord, delanoe | | |  Facebook

jeudi, 17 novembre 2011

Comment a t on vidé les caisses du logement social ? (interpellation de Marie Noëlle Lienemann)

Les mal-logés s'invitent au colloque
de la Fédération nationale des HLM coopératifs


Une centaine de mal-logés se sont invités ce matin au colloque " Logement et Economie Sociale", organisé à l'Institut Montsouris ( 75014) par la Fédération Nationale des Sociétés Coopératives de HLM et un important collecteur du 1% , Amallia. Dans ce colloque devait intervenir également Augustin Romanet , président de la Caisse des Dépôts et Consignations, le financeur du logement social.

Nous étions venus faire entendre notre colère devant toutes les décisions qui organisent le pillage des caisses du logement social: qu'il s'agisse des politiques de subventionnement aux gros propriétaires privés qui ne créent pas de logements bon marché, de la ponction faite sur les fonds du 1% par l'Etat pour des organismes comme l'ANRU, ou de la récente prise en charge des dettes de Dexia par la Caisse des Dépôts.

A quoi sert-il de discuter des solutions à la prétendue "crise du logement", quand dans le même temps, l'argent du logement social est employé à autre chose ? Quel colloque pourrait déboucher sur du concret, quand les caisses sont sciemment vidées ?

Mme Marie Noëlle Lienemann, vice-présidente de l'UESH, , présidente de la FNSCHLM, et sénatrice s'est engagée à nous recevoir sous huit jours, en présence d'un responsable d'Amallia, tandis qu'une délégation du collectif intervenait à la tribune.

Communiqué diffusé sur place ci dessous :


Les mal-logés interpellent Marie-Noelle... par HLMPOURTOUS

COMMENT ON A VIDE LES CAISSES DU LOGEMENT SOCIAL



Les mal-logés s'invitent aujourd'hui au colloque « Logement et économie sociale » , où interviendront notamment des responsables de la Caisse des Dépôts , dont son président Augustin Romanet, des bailleurs sociaux et des responsables d'une société du 1% pour cent Amallia.

Dans ce colloque , on cherchera sans doutes des solutions compliquées à une situation de crise que chacun des acteurs institutionnels du logement social s'accordera à trouver complexe.

Nous sommes venus pour dénoncer une chose très simple, la destruction en quelques années du dispositif de financement du logement social assuré par la Caisse des Dépôts.

 En 2008, nous occupions la banque Dexia pour dénoncer le renflouement à hauteur de 8 milliards d'euros pris sur l'argent public. Aujourd'hui, cette somme paraît bien dérisoire comparé à ce que la Caisse des Dépôts va dépenser pour compenser le nouvel effondrement de la même banque. Et une nouvelle fois, on nous raconte que c'est justement pour sauver le logement social et son financement qu'on vide ses caisses.

Petit à petit, les fonds du livret A sont détournés de leur objectif premier, le financement du logement social : au moment de l'élargissement de sa collecte, il avait été promis qu'une part fixe serait préservée à hauteur de 70% pour le logement, bien sûr cette promesse a fait long feu.
Le dernier plan de rigueur a amené les pouvoirs publics à dire la vérité sur le dispositif Scellier , avant sa suppression : celui ne résolvait rien à la crise du logement mais permettait aux promoteurs de s'enrichir. Mais combien d'argent gaspillé avant cette suppresssion ?
Le prêt à taux zéro , lui est maintenu, alors qu'il est avéré qu'il favorise surtout les ménages aisés, même si son périmètre est restreint au logement neuf , encore un cadeau aux promoteurs privés.
L'accession dite « sociale » à la propriété continue, et avec elle la vente des logements sociaux qui diminue un parc déjà dérisoire au regard des besoins.
La production des vrais logements sociaux , les PLA-I peut bien avoir augmenté de 10% en Ile de France, mais celle des PLS auxquels 75 pour cent des demandeurs ne peut accéder a elle bondi de 142%.
Les ponctions gouvernementales sur les fonds du 1% ont servi à financer des programmes comme ceux de l'ANRU , qui n'aboutissent pas à la production de logements sociaux en plus, bien au contraire. Et ces fonds en moins, sont aussi encore moins de chances pour les salariés cotisants d'obtenir un logement avec le 1%, surtout quand leurs revenus sont bas.


Bref, on vide les caisses du logement social, voilà la seule cause de la crise du logement. Les mal-logés n'ont pas d'autre choix que d'intervenir collectivement  partout ou les responsables, et au premier chef , ceux de la Caisse des Dépôts et les bailleurs sociaux qui appliquent cette politique , viennent prétendre qu'ils ne sont pour rien dans la catastrophe du mal-logement que nous vivons au quotidien.

 

Voir aussi : Les Mal-Logés en Colère occupent DEXIA

Occupation de la Caisse des Dépots et Consignations

ADOMA, la SNI et l'Etat doivent reloger

14:07 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dexia, lienemann, fnschlm, uesh, sni, osica, caisse des dépots, andre yché | | |  Facebook

mardi, 08 novembre 2011

Mal-logement : Paris, ville solidaire ?

Soixante-dix  demandeurs de logement parisiens attendaient ce soir Bertrand Delanoe à l'entrée du gymnase Jean Dame ( 75002 ) , où le maire de Paris tenait un compte-rendu de mandat. Le thème était "Paris Ville Solidaire", une affirmation bien inappropriée , en ces temps de réduction drastique du nombre de logements sociaux produits, notamment par le principal bailleur de la Ville Paris Habitat OPH.

La manifestation animée a amené le cabinet du maire à nous fixer rapidement un rendez-vous à l'Hôtel de Ville, non sans avoir au préalable mobilisé d'importantes forces de police pour nous encadrer .

Il n'y pas de trève d'hiver pour les galères du mal-logement, il n'y en aura pas dans notre lutte !

Un logement pour tous maintenant !

 Communiqué diffusé sur place ci dessous

 


Delanoé : les mal-logés au Compte rendu de... par HLMPOURTOUS

PARIS VILLE SOLIDAIRE ?

C’est le thème du compte-rendu de mandat de Bertrand Delanöe aujourd’hui dans le 2ème arrondissement, à l’occasion duquel le Collectif des Mal Logés en Colère a décidé de manifester.

Il y sera sans aucun doute question de la partie de ping pong à laquelle se livrent depuis des mois l’Etat et la Ville sur la question de l’hébergement d’urgence, ou plus exactement sur celle des milliers de personnes qui n’ont même plus accès à un foyer ou à un hôtel minable et se retrouvent donc dehors.

Sur cette question, le Préfet et le maire se livrent à des batailles de chiffres sur l’action de chacun, et revendiquent la moindre place de dortoir crée.  Le « débat » comme chaque hiver va donc se tenir sur le bout de la chaîne du mal logement, les morts de la rue,  chacun s’en renvoyant la responsabilité.

En 2009, Paris Habitat OPH, premier bailleur de la Ville de Paris a produit 2606 logements. En 2010, seulement 506, soit cinq fois moins.

La production de logements sociaux est issue de conventions signées par l’Etat, les collectivités locales et les bailleurs. Loin des grandes empoignades publiques, tout le monde travaille ensemble au plus haut niveau.
Ce chiffre en annonce d’autres pour 2011 et 2012 : celui de la baisse de nouveaux logements attribuables aux demandeurs. Et donc la hausse des mal-logés maintenus dans les hébergements provisoires, dans les taudis, dans la suroccupation. Mécaniquement ensuite, cela entraînera également la hausse du nombre de ceux à qui il ne sera rien proposé en cas de rupture d’hébergement, et donc celui des personnes à la rue.

Et l’hiver prochain, à nouveau, le Préfet et le Maire se battront à coups de communiqués sur la responsabilité de la situation. Peut-être un peu moins bruyamment que cette année, car les élections seront passées.

Nous, mal-logés n’attendrons pas jusque-là. Nous exigeons de vrais logements maintenant.

 

20:32 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoe, plan grand froid, compte rendu de mandat, sdf, insalubrité, jean yves mano | | |  Facebook

 
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