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jeudi, 29 septembre 2011

Paris 19éme : les mal-logés ne peuvent plus attendre

90 mal-logés se sont invités ce matin à la mairie du 19ème arrondissement.

Cette action faisait suite à notre précédente intervention, à la fin mai, lors de l'inauguration d'un pont suspendu dans le nouveau quartier de la ZAC Mac Donalds.

Cette année, notamment à cause de ces projets immobiliers , le prix à la vente au m2 a augmenté de presque 25 pour cent dans le 19ème arrondissement, c'est la plus forte hausse sur tout Paris.

Les conséquences sur les habitants modestes de ces quartiers sont désastreuses : les propriétaires n'ont qu'une seule idée en tête, vendre leur logement pour faire une plus value, ou évincer les locataires actuels pour relouer à prix d'or. Les menaces d'expulsion sont donc de plus en plus nombreuses et tous les moyens sont utilisés pour faire partir les mal-logés, notamment le non entretien des appartements, ce qui accentue les problèmes d'insalubrité déjà présents.

Au mieux, les habitants aux revenus peu élevés sont condamnés à la suroccupation, car il leur est impossible d'accéder à des surfaces correspondant à la taille de leur foyer dans le privé.

Et le relogement dans le parc social ne vient toujours pas, notamment parce que les nouveaux logements construits dans le 19ème ne correspondent pas aux faibles revenus.

Début juin, nous avions rencontré le directeur de cabinet de Roger Madec, mais depuis nos situations n'ont pas avancé .

Les élus de la Ville de Paris nous exhortent à être patients, mais nous n'avons aucune raison de supporter le mal-logement plus longtemps, car une politique du logement, où l'offre de HLM serait fondée sur les besoins est tout à fait possible.

Suite à notre occupation, nous serons de nouveau reçus par le cabinet du maire, dont nous attendons des actes rapides.

Un logement pour tous, maintenant !


13:17 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | | |  Facebook

vendredi, 23 septembre 2011

Paris 18éme : éradiquer l'insalubrité ou évacuer les mal-logés ?

XVIIIème arrondissement :l'insalubrité éradiquée ? Alors pourquoi évacuer les mal-logés ?

A l'arrivée de Bertrand Delanoe à la mairie de Paris, l'insalubrité était très visible notamment dans le 18ème arrondissement. Dix ans plus tard, les taudis les plus voyants ont certes été détruits. Mais le nombre de demandeurs de logement n'a pas baissé, et parmi eux les victimes de l'insalubrité sont toujours aussi nombreuses, même si ses formes actuelles sont de moins en moins prises en compte.

Ainsi, aujourd'hui une petite centaine de demandeurs de logement venus collectivement à la mairie du 18ème  ont eu une évacuation policière comme seule réponse à leur demande de rendez-vous avec les élus .

Parmi nous, il y a pourtant des habitants d'immeubles frappés d'arrêtés d'insalubrité, où le propriétaire condamné par la Préfecture à faire des travaux, refuse de s'exécuter. Sans proposition de relogement, les habitants de ces immeubles sont en danger permanent.

Parmi  nous il y a aussi de nombreux foyers qui vivent dans des immeubles où des appartements rénovés côtoient des logements dégradés, humides et exigus loués à prix d'or. Cette insalubrité-là, diffuse et invisible de l'extérieur est aujourd'hui la plus courante et la moins prise en compte.

Parmi nous aussi des habitants d'hôtels meublés , où les rénovations de façade masquent des conditions de vie insupportables : sur-occupation, mais aussi de plus souvent accès payant aux sanitaires.

Aujourd'hui, les statistiques officielles sur l'insalubrité ne veulent plus dire grand chose, tant les critères sont devenus difficiles à remplir : il faut parfois un an pour obtenir ne serait-ce qu'une visite préliminaire du service technique de l'habitat, et pour leur dossier DALO, les mal-logés sont astreints à amener des preuves officielles qu'ils ne peuvent obtenir.

Le plus souvent les injonctions de travaux sont la seule action proposée : mais les propriétaires privés savent comment retarder leur exécution, ou n'en faire qu'une partie. Dans un contexte où aucun relogement n'est accessible, les locataires, de fait, subissent une pression énorme lorsqu'ils signalent les problèmes d'insalubrité, et se retrouvent le plus souvent avec un congé pour vente et une menace d'expulsion.

Si les responsables politiques parisiens peuvent invisibiliser l'insalubrité dans les statistiques, ils ne pourront pas faire disparaître les mal-logés dans le réel.

Si pour Daniel Vaillant et Bertrand Delanoe, la solution dans le 18ème, c'est l'évacuation, alors les mal-logés reviendront pour d'autres occupations, jusqu'à ce que l'on prenne en compte nos situations.

UN LOGEMENT POUR TOUS , MAINTENANT


Paris 18éme : La Mairie envahie par des... par HLMPOURTOUS

14:19 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoe, anne hidalgo, insalubrité, hotels, siemp, logements sociaux, goutte d'or, est parisien | | |  Facebook

jeudi, 08 septembre 2011

La mairie du 11ème occupée par les mal-logés : ensemble, c'est tout !

Chassés des hôtels, étranglés par des loyers trop cher, entassés dans des logements trop petits, hébergés précaires chez des proches ou de la famille, en mauvaise santé à cause du plomb, de l'humidité, de l'errance urbaine, nous sommes tous des mal logés.

Depuis des années, on nous somme de prouver que nous sommes prioritaires, on nous assomme de dossiers à monter, de papiers à ramener, de recours au tribunal à effectuer. Notre situation n'est jamais assez urgente ou assez grave, nous gagnons toujours trop ou pas assez.

On nous demande d'avoir le label DALO, mais quand on l'a, on nous rétorque qu'on n'est pas les seuls.

On nous reproche une demande trop récente, mais à ceux qui en ont une vieille de quinze ans, on répond que l'ancienneté n'est pas un critère en soi.

A la Préfecture, on nous rappelle que ce sont les mairies qui ont le plus gros contingent de logements.

En mairie , on nous renvoie à la responsabilité de l'Etat.

 

Individuellement, dans les rendez vous difficilement obtenus, on nous explique qu'on ne peut pas passer avant les 120 000 autres demandeurs de logement parisiens, on nous cite toujours des cas différents du nôtre.

 

Les mal-logés ne veulent pas passer avant, ils veulent passer tout court !

 

Le Collectif des Mal Logés en Colère a donc entamé une nouvelle tournée des mairies parisiennes : le 10ème et le 19ème avant l'été, le 20ème pour la rentrée et le 11ème aujourd'hui.

Les élus venus négocier avec nous, dont Jacques Daguenet , adjoint aux Affaires Sociales et à l'Exclusion ont d'abord tenté de nous diviser, en faisant miroiter aux demandeurs du 11ème, un rendez-vous particulier pour chacun d'entre eux, sans le collectif.

Mais nous savons tous que seuls, nos situations n'avancent jamais.

L'occupation a donc duré jusqu'à engagement des élus de recevoir le collectif.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

 

La vidéo de l'action:

 


Paris : le Collectif des Mal-logés en Colère... par HLMPOURTOUS

16:41 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoe, bloche, logement, paris, dalo, macaq, samu social, hébergement, dal | | |  Facebook

 
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