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vendredi, 23 septembre 2011

Paris 18éme : éradiquer l'insalubrité ou évacuer les mal-logés ?

XVIIIème arrondissement :l'insalubrité éradiquée ? Alors pourquoi évacuer les mal-logés ?

A l'arrivée de Bertrand Delanoe à la mairie de Paris, l'insalubrité était très visible notamment dans le 18ème arrondissement. Dix ans plus tard, les taudis les plus voyants ont certes été détruits. Mais le nombre de demandeurs de logement n'a pas baissé, et parmi eux les victimes de l'insalubrité sont toujours aussi nombreuses, même si ses formes actuelles sont de moins en moins prises en compte.

Ainsi, aujourd'hui une petite centaine de demandeurs de logement venus collectivement à la mairie du 18ème  ont eu une évacuation policière comme seule réponse à leur demande de rendez-vous avec les élus .

Parmi nous, il y a pourtant des habitants d'immeubles frappés d'arrêtés d'insalubrité, où le propriétaire condamné par la Préfecture à faire des travaux, refuse de s'exécuter. Sans proposition de relogement, les habitants de ces immeubles sont en danger permanent.

Parmi  nous il y a aussi de nombreux foyers qui vivent dans des immeubles où des appartements rénovés côtoient des logements dégradés, humides et exigus loués à prix d'or. Cette insalubrité-là, diffuse et invisible de l'extérieur est aujourd'hui la plus courante et la moins prise en compte.

Parmi nous aussi des habitants d'hôtels meublés , où les rénovations de façade masquent des conditions de vie insupportables : sur-occupation, mais aussi de plus souvent accès payant aux sanitaires.

Aujourd'hui, les statistiques officielles sur l'insalubrité ne veulent plus dire grand chose, tant les critères sont devenus difficiles à remplir : il faut parfois un an pour obtenir ne serait-ce qu'une visite préliminaire du service technique de l'habitat, et pour leur dossier DALO, les mal-logés sont astreints à amener des preuves officielles qu'ils ne peuvent obtenir.

Le plus souvent les injonctions de travaux sont la seule action proposée : mais les propriétaires privés savent comment retarder leur exécution, ou n'en faire qu'une partie. Dans un contexte où aucun relogement n'est accessible, les locataires, de fait, subissent une pression énorme lorsqu'ils signalent les problèmes d'insalubrité, et se retrouvent le plus souvent avec un congé pour vente et une menace d'expulsion.

Si les responsables politiques parisiens peuvent invisibiliser l'insalubrité dans les statistiques, ils ne pourront pas faire disparaître les mal-logés dans le réel.

Si pour Daniel Vaillant et Bertrand Delanoe, la solution dans le 18ème, c'est l'évacuation, alors les mal-logés reviendront pour d'autres occupations, jusqu'à ce que l'on prenne en compte nos situations.

UN LOGEMENT POUR TOUS , MAINTENANT


Paris 18éme : La Mairie envahie par des... par HLMPOURTOUS

14:19 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoe, anne hidalgo, insalubrité, hotels, siemp, logements sociaux, goutte d'or, est parisien | | |  Facebook

jeudi, 08 septembre 2011

La mairie du 11ème occupée par les mal-logés : ensemble, c'est tout !

Chassés des hôtels, étranglés par des loyers trop cher, entassés dans des logements trop petits, hébergés précaires chez des proches ou de la famille, en mauvaise santé à cause du plomb, de l'humidité, de l'errance urbaine, nous sommes tous des mal logés.

Depuis des années, on nous somme de prouver que nous sommes prioritaires, on nous assomme de dossiers à monter, de papiers à ramener, de recours au tribunal à effectuer. Notre situation n'est jamais assez urgente ou assez grave, nous gagnons toujours trop ou pas assez.

On nous demande d'avoir le label DALO, mais quand on l'a, on nous rétorque qu'on n'est pas les seuls.

On nous reproche une demande trop récente, mais à ceux qui en ont une vieille de quinze ans, on répond que l'ancienneté n'est pas un critère en soi.

A la Préfecture, on nous rappelle que ce sont les mairies qui ont le plus gros contingent de logements.

En mairie , on nous renvoie à la responsabilité de l'Etat.

 

Individuellement, dans les rendez vous difficilement obtenus, on nous explique qu'on ne peut pas passer avant les 120 000 autres demandeurs de logement parisiens, on nous cite toujours des cas différents du nôtre.

 

Les mal-logés ne veulent pas passer avant, ils veulent passer tout court !

 

Le Collectif des Mal Logés en Colère a donc entamé une nouvelle tournée des mairies parisiennes : le 10ème et le 19ème avant l'été, le 20ème pour la rentrée et le 11ème aujourd'hui.

Les élus venus négocier avec nous, dont Jacques Daguenet , adjoint aux Affaires Sociales et à l'Exclusion ont d'abord tenté de nous diviser, en faisant miroiter aux demandeurs du 11ème, un rendez-vous particulier pour chacun d'entre eux, sans le collectif.

Mais nous savons tous que seuls, nos situations n'avancent jamais.

L'occupation a donc duré jusqu'à engagement des élus de recevoir le collectif.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

 

La vidéo de l'action:

 


Paris : le Collectif des Mal-logés en Colère... par HLMPOURTOUS

16:41 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoe, bloche, logement, paris, dalo, macaq, samu social, hébergement, dal | | |  Facebook

jeudi, 16 juin 2011

Mal-logement à Paris : la Mairie du 10éme occupée

Ce matin, une centaine de demandeurs de logement social ont occupé la mairie du 10ème arrondissement , manifestant bruyamment jusqu'à obtention d'un rendez-vous avec le cabinet du maire.

Quasiment 10% des habitants du 10ème sont inscrits sur les listes de demandeurs de logement.

La Ville de Paris se félicite d'avoir résorbé l'insalubrité et parle désormais de « poches d'inconfort » dans l'arrondissement. Ce changement de vocabulaire ne change rien à la vie des concernés, il empire simplement leur situation : aujourd'hui, les critères sont devenus si stricts que les commissions de médiation DALO ne reconnaissent quasiment plus l'insalubrité, et la Préfecture estime n'avoir aucun devoir de relogement sur les dossiers non labellisés.

Ce refus de prise en compte concerne aussi toutes celles et ceux qui payent des loyers de plus en plus chers pour des surfaces de plus en plus petites : c'est le mal-logement invisible celui qui condamne les personnes aux salaires modestes, les retraités, les parents isolés à ne pas manger à leur faim , à s'endetter pour ne pas être jetés à la rue.

Les maires d'arrondissement ont toujours la même réponse à nous opposer : ils ont un contingent de logements réduits qui ne correspond pas aux plafonds de ressources trop faibles des demandeurs.

La majorité des demandeurs de logements sont donc désormais écartés de tous les contingents : trop pauvres pour celui de la mairie, pas assez « prioritaires » pour la Préfecture...qui ne reloge pas non plus beaucoup de DALO.

Nous ne pouvons pas accepter la fin de non-recevoir qui nous est faite par les maires d'arrondissement qui sont actuellement à mi-mandat : dans un arrondissement où le mal-logement touche 10% des habitants, le rôle des élus est de prendre le problème à bras le corps et de trouver des solutions pour leurs administrés qui sont des Parisiens comme les autres.

UN LOGEMENT POUR TOUS , MAINTENANT !



Paris : la Mairie du 10éme occupée par des... par HLMPOURTOUS

14:34 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rémi ferraud, delanoe, dalo, sru, sdf, mal-logés, hlm, paris habitat oph, rivp | | |  Facebook

 
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